‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 1302 sur 1672 · PRESSE · texte numérisé non relu

PRESSE

PHESTIDIGITATEUR.

Ch. Derriey, etc. Voir les Rapports du jury de l'Exposit. univ. de 1867 (t. IX).

presse s'entend aussi de tous les produits de la presse ou de l'imprimerie, c.-à-d. de tous les ouvrages imprimés. Sous le nom de presse périodique, on distingue les journaux et les revues. Voy. ces mots.

Par Liberté de la presse, on entend la liberté de mettre au jour, par la voie de l'impression, ses idées, ses opinions, sur toutes sortes de matières, sans être obligé de les soumettre à la censure et sans être inquiété. La liberté de la presse, aujourd'hui reconnue dans tous les pays libres, est un droit pour lequel les nations les plus civilisées n'ont cessé de lutter. Cette liberté n'existait pas en France avant 1789, ou du moins elle était extrêmement limitée par la censure. Elle fut proclamée par l'Assemblée constituante et réglée par le décret du 14 septembre 1791. A la suite de plusieurs vicissitudes, elle fut reconnue par la Charte de Louis XVIII, et confirmée de nouveau par la Charte de 1830. Depuis, il a été rendu de nombreuses lois qui ont eu principalement pour objet la j presse politique et les journaux, tantôt étendant, tantôt restreignant leur liberté. Telles sont la loi du 17 mai 1819, sur la répression des crimes et délits j commis par la voie de la presse ; la loi du 26 mai 1819, relative à la poursuite de ces crimes et délits ; la loi du 10 juin 1819, relative à la publication des journaux, auxquels elle impose l'obligation d'un éditeur res- J ponsable; la loi du 25 mars 1822, qui édictait de; nouvelles mesures de répression ; la loi du 18 juillet 1828, qui fixait les conditions de la publication libre des journaux: la loi du 8 octobre 1830, appliquant le jury aux délits de la presse; la loi du 9 septembre 1835, sur les crimes, délits et contraventions de la presse ; le décret du 6 mars 1848, abrogeant la loi précédente ; les lois du 27 juillet 1849 et du 16 juill. 1850, contre les excès de la presse (cette dernière prescrit de signer les articles); le décret du 17 février 1852, qui, en soumettant les journaux àl'autorisation, fixait le tarif des cautionnements, les rendait justiciables de la police correctionnelle, permettait de les suspendre après deux avertissements et de les supprimer après deux condamnations ; la loi du 11 mai 1808, qui a supprimé l'autorisation préalable et les avertissements, mais en conservanttoutefois le cautionnement et le timbre : elle a substitué à l'action préventive de l'administration la répression par les tribunaux, rétabli l'emprisonnement pour délits de presse, permis d'ordonner l'exécution provisoire nonobstant appel, et puni d'une amende de 500 fr., sur la plainte de la partie intéressée, toute publication dans un écrit périodique, d'un fait relatif à la vie privée. Enfin une dernière loi votée en juillet 1870, avait déterminé d'une manière précise la nature et la gravité des délits de presse et réduit le timbre des journaux politiques à 4 centimes pour le département de la Seine et à 1 centime pour les autres départements. L'Assemblée nationale de 1871 y a apporté de nouvelles modifications relativement aux délits de presse ; elle a aussi rétabii le cautionnement et le timbre supprimés par le décret du 9 octobre 1870. — Consulter les Code* et Commentaires des lois sur la presse de H. Celliez, Parant, Grattier, Bonnin,Chassan, H. Dubois, et, en dernier lieu, G. Rousset, Nouveau code annoté de la presse (1856); Bories et Bonassies, Dictionnaire pratique et complet de la presse (1852).

Pour l'histoire de la presse et du journalisme, Voy. l'art. Journal, en y ajoutant : Peignot, Essai historique sur la liberté d'écrire chez les anciens et au moyen âge, et sur la liberté de la presse depuis le xve siècle (Paris, 1832) ; Leber, De Fétat de la pi'esse et des pamphlets depuis François 1" jusqu'à LouisXlV (1834) ; Cucheval-Clarigny , Histoire de la presse péi iodique en Angleterre et aux États-Unis (1857).

Presse des matelots, enrôlement forcé de matelots en Angleterre. En certaines circonstances, on enlève de vive force des hommes de toute profession pour les faire servir comme matelots sur les bâti-

ments de guerre : c'est de préférence sur les matelots marchands ou pêcheurs que s'exerce cet acte de violence. La presse des matelots a été autorisée en Angleterre par un acte du parlement de 1779, pour les cas où les enrôlements volontaires seraient insuffisants. — En France, l'institution de l'inscription maritime (Voy. ce mot) dispense le Gouvernement d'avoir recours à ce moyen odieux.

PRESSION (du lat. pressio). C'est l'action d'un corps qui fait effort pour en mouvoir un autre; telle est l'action d'un corps pesant qui repose sur un support, p. ex., celle de l'air atmosphérique sur la surface de la terre. Les anciens attribuaient a l'horreur de la nature pour le vide un grand nombre de phénomènes, dont la cause, aujourd'hui connue, est la pression de l'atmosphère. Cette pression sur la surface de la terre est égale à la pression d'une colonne d'eau de même base et d'environ 10 mètres (32 pieds) de hauteur, ou d'une colonne de mercure d'environ 754 millimètres (28 pouces). Voy. Air, Baromètre, Pompe, Presse, Comi'ressibilité, Élasticité.

PRESS1ROSTRES (du lat. pressas, serré, comprimé, et rostrum, bec), groupe d'Oiseaux, de l'ordre des Échassiers, caractérisés par un bec médiocre, mais assez fort pour percer la terre et y chercher des vers. Les Pressirostres, parmi lesquels on range les genres Vanneau, Pluvier, Outarde, Huitrier, Courc-vite et Cariama, forment une section du sous-ordre des Limicoles. Voy. ce mot.

PRESSOIR (du lat. pressorium), machine qui sert à extraire par foulage ou pression du raisin, des poires, des pommes, des olives et des plantes oléagineuses, les sucs qu'ils contiennent. Le pressoir le plus simple est le pressoir à cage, sorte de presse à vis, dans laquelle la pression s'opère au moyen d'un grand arbre ou bi^as de levier qui a son point d'appui entre quatre jumelles: ce pressoir a l'inconvénient de fatiguer extrêmement la vis, laquelle, en raison de l'inclinaison même du levier, ne tourne pas perpendiculairement dans son écrou ; souvent même il la fait casser ou plier ; il exige en outre, à cause de sa longueur, plus d'emplacement que les autres, et est d'un prix considérable, en raison de la quantité et de la force du bois qu'il exige. On emploie de préférence le pressoir à ètiquet et le pressoir a tesson, qui coûtent ] moins et occupent moins de place : ils se composent d'une table inférieure, recevant la matière à presser, d'une table supérieure, qui lui est superposée, et d'une vis, engagée par le haut dans un écrou, reposant sur la table supérieure ; la vis est mise en mou- ! vement par un volant, un cabestan ou un levier. — j Dans les usines, on emploie des presses hydraulii ques, bien supérieures aux pressoirs précédents. Pressoir d Hérophile. Voy. Confluent.

PRESTANT (du lat. prœstans, qui l'emporte), un des principaux jeux de l'orgue et l'un de ceux que l'on nomme jeux de mutation : c'est sur lui que s'accordent tous les autres jeux.

PRESTATION (du lat. prœstatio), se dit, en termes de Jurisprudence, de certaines redevances qu'on doit payer en nature, et spécialement d'une espèce ; de corvée à laquelle sont soumis les habitants de j toute commune. Aux termes de l'art. 3 de la loi du 21 mai 1836 : « Tout habitant, chef de famille ou d'établissement porté au rôle des contributions directes, peut être appelé à fournir, chaque année, une prestation de 3 jours, pour sa personne et pour chaque individu mâle, valide, âgé de 18 ans au moins, et de 60 ans au plus, membre ou serviteur de la famille, et résidant dans la commune. La prestation pourra être acquittée eu nature ou en argent, au gré du contribuable. » C'est le plus souvent pour la réparation des chemin s vicinaux que l'on réclame les prestations. Prestation de serment. Voy. Serment.

PRESTIDIGITATEUR (de l'adj. franc, preste, j habile, et du lat. digitus, doigt), individu dont le métier consiste surtout à faire des tours subtils avec les ' doigts : on les appelle aussi escamoteurs, joueurs de

PRÉTEIUT10N.

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