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AUSCULTATION

de Champignons, de la famille des Funginées, qui ont la forme d'ane oreille. L'A. mesentérique croît en France but les vieilles Bouches, notamment sur celles ■ 1 s noyers.

AURICULE(du lat. aurîcula, petite oreille), nom que l'on donne en Anatomie à l'oreille externe ou pavillon de l'oreille.

En Zoologie, on nomme Auricule : 1° les crêtes foriii -es >ur les côtés de la tête de certains oiseaux par les pennes les plus élevées, chez les chouettes, p. , . 2<> un genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulmobranches, caractérisés par leur coquille ovale, oblongue, à ouverture entière, pourvue d'un péristome externe et d'un épaississement, et munit; de dents en nombre variable. Les auricules sont demi-aquatiques et habitent le voisinage des eaux saumâtres. L'A. de Midaa de l'Inde, et VA. de Judas, sont les espèces les plus grandes. On en trouve de fossiles dans les terrains tertiaires.

En Botanique, on nomme Auricu/e (Primula auricuia), vulg. Oreille d'ours, un genre de la famille des Primulacéos, à calice campanule, a colonne ventrue, et remarquable par l'élégance de ses fleurs. L'A. commune ou A. des fleuristes, qui orne tous les parterres dès le début du printemps, est originaire des Alpes. La culture en a obtenu un très-grand nombre de variétés qu'on divise en U classes : les pui'es, qui n'ont qu'une seule couleur; les ombrées ou liégeoises, qui sont à deux couleurs ; les poudrées ou anglaises, qui sont recouvertes d'une sorte de poussière blanchâtre, et les doubles, parmi lesquelles on cite une variété noire.

Ou nomme encore Auricules les appendices en forme d'oreille qui se trouvent à la base des feuilles Bauge), ou de3 pétioles (citron), ou des stipules Qungermannie).

AUIUQL'E (du lat. aurum). En Chimie, cette épithète exprime toute combinaison dont l'or fait la base : acide aurique, sels auriques.

Dans la Marine, on nomme Voile aurique toute voile trapézoïdale, telles que celles qui se hissent dans la direction des étais ou s'enverguent sur des cornes. L'usage de ces voiles a, dans les bâtiments dits traits carrés, des inconvénients qui les y ont fait abandonner. On ne les emploie guère que dans les lougres et les chasse-marées.

Al'llOCIIS (de l'ail. Auerochs, bœuf de plaine, bu'uf sauvage), Boa urus, espèce du genre Bœuf, qui parait être le Bison plutôt que VUrus des anciens. L'aurochs a le pelage composé de deu\ sortes de poils, les uns, fauves, doux et laineux, espèce de bourre rerouvrant les parties inférieures; les autres, ceux du dos et des régions antérieures, plus longs,

bruns, durs et grossiers. Son menton porte une barbe

longue et pendante ; ses cornes sont grosses, rondes et latérales; son front bombé. L'aurochs est, après l'éléphant et le rhinocéros, le plus gros «les quadrupèdes mammifères. Le maie, haut, de 2 m., a jusqu'à Sm,33 de long. ('.et animal, très-farouche a l'étal i turc, peut être réduit en domesticité lorsqu'il est pris jeune, il devient du reste fort rare : très-répandu autrefois dans les forêts de l'Europe tempérée, auj. confiné dans relies de la Lithuanie, des Krapacks et du Caucase, On l'a considéré comme la Bouche de nos bœufs domestiques. Voy. Bckuf. AURONE, Artemisia abrotanum, espèce du genre

Armoise, que l'on cultiva dans les jardins. On la

nomme aussi 1 urone mâle, Citronelle ou Garde robe. L'aurone est no arbuste très ramifié, dont les feuilles,

pressées entre les doigts, exhalent un leur de ci-

tron ; elle jou ii des propriétés de l'armoise commune,

mais à o i moindre degré. Cette plante croit natu-

r illemenl dans le midi de la France. — <>n nomme

e femelle une plante d'un autre genre de ta

môme famille, la Santoline petit -cyprès.

AURORf du lat. atirorn), lumière faible, de teinte

• e, qui commence à colorer L'atmosphère quand

le 9ole - au dessous de l'horii

qui continue à augmenter jusqu'au lever de cet astre I oy. Crépi scule). — Les poètes ont fait de l'Aurore une divinité et lui ont créé une intéressante légende. Voy. le Dict. d'Etat, et de Géogr.

ackore boréale, phénomène lumineux qui apparaît quelquefois dans le ciel, la nuit et du coté du nord, ce qui le fait aussi appeler lumière polaire. On l'observe accidentellement dans nos climats; mais il se montre fréquemment dans les pays plus voisins du pôle arctique, en Laponie, en Norwége, en Islande, en Sibérie. On en a aperçu également dans les régions australes. L'aurore boréale se présente bous l'aspect d'un arc enflammé, qui subsiste pendant plusieurs heures; l'espace sombre entouré par cet arc est traversé, de temps à autre, par des éclairs diffus et colorés, tandis que l'arc lui-même est continuellement agité par des traits éclatants qui, lancés au dehors, dépassent le zénith, et vont concentrer leur lumière dans un espace presque circulaire appelé la couronne de l'aurore boréale. — Ce phénomène parait être intimement lié à la cause du magnétisme terrestre. En effet, le sommet de l'arc lumineux est toujours situé dans le plan du méridien magnétique du lieu de l'observation; le centre de la couronne se trouve toujours sur le prolongement de la boussole d'inclinaison ; enfin, dès qu'une aurore boréale est signalée, on constate, même dans les lieux très-éloignés de son apparition, des perturbations dans l'inclinaison et la déclinaison de l'aiguille aimantée. — La cause des aurores boréales resta longtemps obscure. Gassendi fut le premier qui les regarda comme des phénomènes naturels ; Halley leur attribuait une cause purement magnétique; Eberhard et Paul Frisi en cherchèrent au contraire l'explication dans l'électricité atmosphérique. Cette dernière opinion, adoptée par Canton, Beccaria, Franklin, Dalton, et combattue par Volta et Biot, a été mise hors de doute par MM. Peltier et Delarive. Selon ces derniers, les vapeurs qui s'élèvent entre les tropiques avec l'air dilaté se dirigent vers les pèles, au travers des r< gions supérieures de l'atmosphère, et s'y condensent en particules glacées, tandis que l'électricité qu'elles ont conservée, se trouvant renfermée dans un petit espace, atteint une tension considérable, et finit par se combiner avec l'électricité du sol. De la L'aurore boréale : l'accumulation dos particules glacées autour du pôle en forme le segment obscur; les décharges électriques qui se produisent tout autour de ce segment en sont les rayons lumineux. Enfin, les variations brusques que ces décharges produisent dans le courant terrestre expliquent les perturbations subies par l'aiguille aimantée pendant le phénomène.— On a pu produire artificiellement Bn petit de véritables aurores boréales.

AURUB.ES (du lat. aurum, or), combinaisons de l'or avec un autre métal. Elles sont attaquables pai

l'eau régale, et donnent ainsi une solution qui précipite eu pourpre par le proto-chlorure d'etain. Les seuls composés île < e Relire qu'on connaisse sont : VA.

d'argent ou or argentifère, et VA. de palladium et d'argent, appelé aussi auro poudre.

AUSCULTATION du lat. auscultatio).On désigne ainsi, dans le langage médical, une méthode de diagnostic, qui ■ mr la connaissance des bruits que l'organisme en fonction produit, tant dans l'état

sain que dans l'état de maladie. Mlle comprend l'étude et l'appréciation de tous les bruits qui peuvent et i-e perçus soit à distance, soit par l'oreille immédia leuieitt appliquée sur la région qui résonne, ou encor,' par l intermédiaire d'instruments destini s duire I,' son, p. ex. le stéthoscope [Voy. ce mot .Les praticiens préfèrent auj., avec raison, au stéthoscope, l'application immédiate de l'oreille seule [Voy. Psi-

i i bsion . — L'auscultation s'applique le plus généralement au diagnostic et an traitement des maladies des poumons et du cœur. Elle a été en outre appliquée au diagnostic des fractures, de la péritonite adbésive, de la grossesse, des maladies de l'encéphale,

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