‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 132 sur 1672 · AUTOCRATE · texte numérisé non relu

AUTOCRATE

de la caisse du tympan et des sinus frontaux. — Cette méthode de diagnostic, indiquée déjà par Hippocrate,

fut mise en honneur et portée d'emblée à un haut degré de perfection par Laënnec, en 1816. Le Traité de l'auscultation médiate de Laënnec a été annoté par Andral (1837). MAI. Barth et Roger, ajoutant quelques détails, et dogmatisant les découvertes de Laënnec, ont produit un bon Truite d auscultation et de mon (1841 et 44). L'auscultation du cœur en particulier doit de grands progrès à M. Bouillaud.

AUSPICE. Voy. Augure.

AUSSIÉRE ou Haussière (de hausser?), cordage composé de 3 ou 4 cordes ou torons tordus ensemble et dont on fait les câbles ; il a une circonférence d'en v. 0m,33. On s'en sert communément pour remuer de lourdes masses et pour changer de place les navires.

AUSTEIt, nom latin du vent'.'u midi, qu'on dérive du grec aùw, sécher.

AUSTRAL (d'auster), tout ce qui appartient au sud : Y hémisphère austral, le pôle austral, etc. — Les Terres australes (Nouv.-Hollande, etc.) ont été découvertes en 1605, par les Hollandais. Plusieurs navigateurs ont cru à l'existence d'un continent austral, situé à de hautes latitudes, et faisant contrepoids aux partiesboréales de l'Asie et de l'Amérique. L'existence de ce continent est encore à prouver.

AUSTRÈGUES (de l'ail, austragen, rapporter, décider), nom qu'on donnait dan» L'Empire germanique à des arbitres devant lesquels les électeurs, princes, comtes, barons, prélats et nobles immédiats, avaient le droit de porter certaines causes. Il y avait 3 sortes d'attstrègues : ceux de plein droit, pour les princes et États immédiats de l'Empire, ceux qu'on nommait par compromis et ceux que les empereurs acordaient à des villes impériales ou à d'autres membres nu Saint-Empire. L'établissement des austrègues date du xme siècle. Ils furent, depuis, remplacés par la Diète pour toutes les contestations élevées entre les membres de la Confédération germanique.

AUTA>(du b.-lat. altanus), vent du midi qui vient de la haute mer.

AUTEL (du lat. ait are), construction érigée sur un lieu élevé, consacrée à la divinité, et sur laquelle les premiers hommes consommaient leurs sacritices ou déposaient leurs offrandes. On en trouve chez tous les peuples. Dans le temple des Juifs, il y avait deux autels, l'un d'airain et servantauxholocaustes, l'autre d'or et servant à brûler des parfums. Dans les temples païens, le granit, le porphyre, les riches métaux, servaient à la construction des autels. Ils avaient la forme d'un piédestal carré, triangulaire ou même circulaire. On les ornait de sculptures, de bas-reliefs et d'inscriptions, et on les entourait d'une balustrade d'or et d'airain, dont l'enceinte formait le sanctuaire. — Chez les Chrétiens, l'autel est une espèce de table carrée, de marbre, de bois, de pierre ou de métal, élevée h hauteur d'appui, et placée dans les églises ou les chapelles de telle sorte que, autant que possible, la face du prêtre soit tournée vers l'orient. A l'endroit où le prêtre consacre le pain mystique est une pierre marquée de 5 croix, et sous laquelle sont renfermées des reliques de saints. La cérémonie de .a bénédiction de cette pierre par Févêque est la consécration de l'autel. Au-dessus de l'autel se trouve le tabernacle, devant lequel une lampe brûle jour et nuit quand le St-Sacrement y est exposé. Lorsqu'il y a plusieurs autels dans la même église, l'autel principal, érigé dans le chœur, est dit maitre-autel. Il y a des autels portatifs, que les missionnaires portent avec eux dans leurs courses apostoliques : ce sont des pierres carrées, beaucoup plus petites et plus minces que celles des autels fixes.

autel, constellation de l'hémisphère austral, qui a trois étoiles tertiaires : elle est placée sous la queue du Scorpion.

AUTEUR. Sur les Droits d'auteur, Voy. CoNTr.rî m o\ et Propriété littéraire.

On entend plus spécialement par Droits d'auteur

les allocations accordées aux auteurs dramatiques, et

qui leur sont payées chaque fois qu'on joue leurs pieus sur un point quelconque du territoire — A Paris, le droit des auteurs et compositeurs au Théâtre impérial de l'Opéra est fixé à lasomme de 500 fr. par service pour toute la composition du spectacle Décret du 10 déc. 1860). En conséquence, il est alloué à un ouvrage seul, 500 fr. ; à un grand opéra avec ballet en un acte, 375 et 1 25 fr. ; à deux opéras, l'un en 4 ou 3 actes, l'autre en 2 ou 3 actes, 300 et 20:> fr. ; à un opéra en 2 actes et à un ballet en 2 ou 3 actes, 250 fr. chacun ; à un opéra en 1 acte avec ballet en 2 ou 3 actes, 200 et 300 fr.; à un opéra ou ballet en 2 ou 3 actes, avec 2 opéras ou ballets en l acte, 250 fr. pour le 1er et 125 fr. pour chacun des deux autres; enfin pour un opéra en 1 acte avec deux ballets en 1 acte, 200 fr. pour le 1er et 150 fr. pour chacun des deux autres. — Au Théâtre-Français les droits sont ainsi fixés depuis le 19 nov. 1859 : pour les pièces qui occupent la soirée entière, 15 p. 100 de la recette brute ; pour les pièces qui ne composent pas tout le spectacle, de 3 et 1/2 à 11 p. 100. — Les théâtres des départements sont divisés en cinq classes, dont la première, qui comprend nos grandes villes, paye, suivant le nombre d'actes, de 36 à 18 fr. Ces droits, dans les départements, sont perçus par des agents dramatiques.

AUTHE>TlQUE(du gr. aù8evrixôç;d'aù0évT7|;,qui agit de sa propre main). En Jurisprudence, on appelle actes authentiques lesactes émanés d'officiers publics ayant le droit d'instrumenter dans le lieu où ils ont été rédigés et avec les formalités requises. — Dans la Critique historique, on nomme écrits authentiques ceux qui sont réellement de l'auteur auquel le titre les attribue, et du temps auquel la tradition les rapporte : on oppose, en ce sens, authentique au mot apocryphe ( Voy. ce mot). — Dans l'histoire du Droit romain, les Authentiques sont la traduction authentique des Novelles de Justinien, traduction revêtue par l'empereur Justin II de la sanction de l'autorité publique. On donne aussi ce nom aux extraits des Novelles publiés en 1130 par Irnérius et revus au xme siècle par Accurse.

En Musique, on nomme mode authentique un mode ou ton dont la dominante est la quinte de la finale. On regarde aussi comme authentiques tous les tons, pourvu que la modulation soit régulière, parce qu'on ne reconnaît jamais pour finale que la note qui a pour dominante la quinte à l'aigu ou la quarte au grave. L'Eglise latine a aujourd'hui 4 tons authentiques : le 1er, le 3e, le 5e et le 7e ; on les nomme ainsi parce que ce furent les 4 tons approuvés par St Ambroise, à qui on doit le plain-chant.

AUTOBIOGRAPHIE (du gr. aùrô;, soi-même, [Bt'o;, vie, et ypàçto, écrire), récit qu'un personnage fait de sa propre vie. — Ce mot, tout moderne, peut s'appliquer aux détails qu'à différentes époques quelques hommes célèbres ont donnés sur leur propre histoire, sous le nom de Confessions, comme St Augustin et J.-J. Rousseau, ou sous ceux de Mémoires, comme Benv. Cellini, Gœthe, Alfieri, Casanova, Goldoni, Cibler, Marmontel, Chateaubriand, etc., de Confidences, comme Lamartine, etc.

AUTOCIITIIONES (du gr. à'jToyOwv, issu du sol même\ nom que les Grecs donnaient aux peuples qui se prétendaient originaires du pays même qu'ils habitaient. Ce mot est à peu près synonyme d'aborigènes {Voy. Arorigènes zuDict.d'Hist.et de Géogr.). Les peuples anciens, sur;out les Athéniens, tenaient à honneur de passer pour autochthones.

AUTOCLAVE (du gr. (tjt6:, et du lat. clavus, clou), vase qui se ferme de lui-même par la pression de la vapeur. Cet appareil n'est autre chose qu'un perfectionnement de la marmite de Pnpin (Voy . ce mot). On a voulu introduire l'autoclave dans les ménages comme marmite économique pour soumettre à une prompte et puissante coction la viande et autres aliments ; mais l'usage n'en serait pas sans danger.

AUTOCRATE (du gr. aÙ70Xp<XT7);), souverain ab-

Al TOMATE.

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