‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 134 sur 1672 · AVALANCHE · texte numérisé non relu

AVALANCHE

sidor an XII, Arrêté du préfet de la Seine du 24 déc. 1821). En cas de signes ou de présomption de mort violente, c'est seulement au procureur de la république de décider si l'autopsie est nécessaire et de désigner ceux qui devront la faire: toute fois, dans certains cas urgents, par exemple un état de putréfaction trèsavancé, l'officier de police peut, en l'absence du procureurue la république, fane procéder à l'autopsie (C. civ., art. 77 et 81; C. dlnstr. crim., art. 43 et 44; Décision minist. du 23 oct. 1824).

AUTORISATION [A' autoriser ■ . En Droit, on nomme ainsi le consentement donné à un acte fait par une personne qui est sous notre dépendance, ou qui ne peut agir sans notre participation : il faut qu'une femme soit autorisée par son mari ou par la justice, un mineur par son père ou par son tuteur; un avoué par celui qu'il représente, un syndic par sa communauté, un administrateur de commune ou d'hospice par l'autorité à laquelle il est subordonné. Il faut, en outre, des autorisations spéciales pour attaquer en justice les députés et les fonctionnaires.

AUTORITÉ (du lat. auctoritas), se dit et du droit de commander et de ceux qui exercent ce droit. On distingue : A. législative, administrative, judiciaire, municipale. Voy. Pouvoir..

Abus d'autorité. Voy. Abus.

En Philosophie, on entend par Autorité la confiance qu'on accorde à la science ou au jugement d'une personne. Elle doit toujours être raisonnée, comme celle qu'on accorde à un expert ou à un témoin (Voy. ces mots). C'est donc à tort qu'on répétait dans certaines écoles : « Le maître l'a dit », et que la Scolastique accordait une aveugle confiance à toutes les assertions d'Aristote. A la méthode d'autorité qui empruntait ses principes aux anciens sans discuter leur valeur (non disputatur de principiis), Descartes a substitué !a méthode d'examen, dont le critérium est l'évidence (ne recevoir aucune chose pour vraie qu'on ne lu connaisse évidemment être telle). Voir Pascal, de l'Autorité en matière de philosophie. Voy. Certitude et Critérium. — Voy. aussi Foi.

Al'TOSITE (du gr. aCxôfftTOç, qui se nourrit de soi-même), nom donné par Is. Geoffroy St-Hilaire aux monstres simples qui sont capables de vivre et de se nourrir par le jeu de leurs propres organes, <2t qui, par conséquent, peuvent subsister plus ou moins longtemps hors du sein de leur mè?e.

AUTOXJK,Àstur(d'Asturie,çrov. d'Espagne), genre d'Oiseaux, de l'ordre des Rapaces diurnes, famille -des Falconidés. Ce genre se divise en 3 sous-genres, les Autours propr. dits, les Eperviers et les Harpies. — L'Autour propr. dit est semblable à la buse, mais un peu plus grand : il a le bec court, convexe en dessus, les doigts longs, les tarses écussonnés et plus courts que ceux des eperviers. On trouve des autours dans les deux hémisphères. L'A. ordinaire (Falco gallinarius ou palumbarius), seule espèce connue en Europe, est brun en dessus et blanc rayé de brun en dessous. Il habite les collines boisées et se nourrit de poules, de pigeons, de lapereaux, de rats, etc. Il n'y a que la femelle qui s'appelle autour : le mâle se nomme tiercelet ; et comme il y a d'autres oiseaux de proie dont les mâles s'appellent tiercelets, il faut dire tiercelet d'autour, pour le distinguer du faucon, du gerfaut, etc.

AUTOURSERIE. On employait autrefois l'autour, ainsi que l'épervier, pour la chasse aux perdrix et aux faisans. Cette chasse était appelée autourserie ou chasse du bas vol, par opposition avec la chasse du haut vol, qui se fait avec le faucon (Voy. Faicoxtver.iE). L'autour, en effet, chasse en rasant la terre et non en s'élevant comme le faucon. On ne le chaperonne point. On le prend jeune pour l'habituer à partir de dessus le poing, et à revenir à la voix de ■son maître. On a des chiens pour faire lever 1" gibier: dès que l'autour le voit, il part, et, lorsqu'il l'a atteint, on le lui retire en lui présentant quelques morceaux de viande. — Ce genre de chasse étaitconnu

des Romains. Autrefois, en France, l 'autourserie était le délassement! îles particuliers et des simples gentilshommes, tandis que la fauconnerie était celui des rois et des princes. Auj. encore elle est pratiquée en

Allemagne, en Pologne, en Perse, peur la chasse de la perdrix, du faisan, du canard, de l'oie sauvage, du lièvre et du lapin. En Perse, on chasse même la gazelle avec l'autour, en lui apprenant à ne trouver sa nourriture que dans les yeux d'une gazelle empaillée.

AUTRUCHE (du gr. otpovôôç), Struthio, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Écliassiers brévipennes ou coureurs, caractérisé par sa taille gigantesque, ses jambes demi-nues, ses deux doigts dont l'externe est plus court que l'interne, et ses ailes rudimentaires impropres au vol. Son bec déprimé, ses grands yeux et sa petite tète, lui donnent un air stupide qui a passé en proverbe. Ses plumes fournissent un ornement fort recherché et sont un important objet de commerce. On ne connaît qu'une espèce d'autruche, l'A. d'Afrique, que les Grecs appelaient Oiseauxchameau. Cette espèce se trouve dans l'intérieur de l'Afrique et en Asie, dans l'Inde en deçà du Gange. La taille de l'autruche dépasse 2m et son poids 40 kilogr. Elle est herbivore, mais si vorace, qu'elle avale indistinctement avec ses aliments tout ce qui se présente, comme bois, pierres, fragments de métaux, etc. C'est le seul oiseau qui urine. Sa chair, défendue par la loi aux Hébreux, était, au contraire, estimée des Romains. Plusieurs tribus d'Afrique s'en nourrissent. Ses œufs pèsent plus d'un kilogr. L'autruche les dépose sur le sable, où ils éclosent à. la chaleur du soleil ; cependant elle les couve la nuit et dans les saisons froides. L'autruche ne peut voler ; mais, en revanche, sa force et sa rapidité à la course sont incroyables : les meilleurs coursiers ne peuvent l'atteindre que lorsqu'elle est fatiguée, et après 8 ou 10 heures de poursuite; aussi s'en sert-on comme de monture. Ceux qui chassent l'autruche la tuent a coups de bâton pour éviter de gâter s,;s plumes. Certaines tribus d'Afrique en élèvent en domesticité de nombreux troupeaux. — On donne le nom d'A. d'Amérique au Nandou. Voy. ce mot.

AUXILIAIRES (Livres). Voy. Livres de commerce. — Verbes. Voy. Verre.

AVAL (de à et val ou vallée, c.-a-d. vers le bas), le côté vers lequel descend un fleuve, une rivière ; il est l'opposé d'amont. Le pays d'aval est celui où l\ n arrive en descendant la rivière. Naviguer en ava , c'est suivre le cours de l'eau. On dit par corruption : aller à vau-l'eau, pour : se laisser entraîner par le courant. — Dans la Marine, on appelle Vent d'aval tout vent qui souffle sur nos côtes en venant du large, depuis le S.-O. jusqu'au N.-O., en passant par l'O. ; il est l'opposé du vent d'amont.

aval (pour à valoir). Dans le Corn: ippelle

aval ou aval de garantie, une souscription qu'un tiers appose à une lettre de change ou b. un billet à ordre négociable; il suffit pour cela de mettre au-dessous sa signature avec ces mots: bon pour aval. Le plus souvi nt on donne son aval sur le billet même; quelquefois on le donne par acte séparé. Le donneur d'aval s'engage solidairement ainsi envers le porteur à payer le montant du titre, à défaut de celui sur qui ïa lettre de change est tirée ou qui a souscrit le billet à ordr? (C. de comm., art. lui-! 45).

AVALANCHE (du bas-latin avalantia, descente), masse de neige qui roule du sommet des hautes montagnes, grossit dans sa course, et renverse tout ce qu'elle rencontre. La fonte des neiges, au printemps, est la principale cause de la formation des avalanches; la terre s'échauffe aux rayons du soleil, et, communiquant sa chaleur à la base de la neige qui repose sur elle, en détermine la fusion, de manière que les couches supérieures s'en détachent et viennent ainsi rouler avec fracas sur le flanc des montagnes. La moindre agitation de l'air peut provoquer la chute d'une avalanche; c'est pour celé, qu'on recommande le silence dans le voisinage des

Page 1