RAMOLLISSEMENT
leur. » Quelquefois, il se borne à reproduire une proposition sous une forme différente, comme dans une série d'équations. 11 se fonde souvent sur Yanalogie. — Dans les sciences démonstratives, comme les mathématiques, la déduction s'emploie exclusivement. Dans les sciences expérimentales, comme la physique, l'induction donne les lois qui servent de principes, et la déduction en tire les conséquences. Voy. Induction, Déduction, Syllogisme, Équation, etc.
L'évidence propre au raisonnement est médiate et démonstrative, parce qu'elle résulte du rapport établi entre plusieurs jugements qu'on a disposés dans l'ordre propre à faire ressortir leur liaison. Elle suppose l'évidence immédiate ou intuitive dans chacun de ces jugements. C'est aussi par ce caractère que le raisonnement se distingue de la raison dont il dérive et à laquelle il se rattache parce qu'il en applique les principes. Voy. Certitude, Démonstration.
RÂLE (orig. germaniq.) en lat. rhonchus. Dans le langage vulgaire, le mot râle désigne le bruit que font entendre les moribonds en respirant : il est produit par le passage de l'air à travers les mucosités accumulées dans le larynx, la trachée artère ou les grosses divisions des bronches. — Les médecins appellent ainsi tous les bruits contre nature que peut produire le passage de l'air pendant l'acte respiratoire, soit en traversant des liquides ou des mucosités qui se trouvent dans les bronches, soit en raison d'un rétrécissement partiel des conduits aériens. Tous ces bruits anormaux peuvent se ramener à deux types généraux : les râles secs, sibilants ou vibrants et les râles humides ou bulleux. Voy. Auscultation et Stéthoscope.
râle, Rallus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Ëchassiers macrodactyles, et type de la famille des Ral/idés. Les Râles courent avec rapidité et ne volent guère. Ils vivent isolés dans les joncs, les broussailles, etc. Les deux espèces les plus connues sont le Râle d'eau (R. aquaticus), d'un roux brun, avec des nuances blanchâtres et grises, et le bec rouge, plus long que la tête, et le Râle de genêts {R. crexj, vulg. Roi des cailles, parce que son arrivée annonce celle de ces oiseaux : il est d'un brun fauve, tacheté de noirâtre en dessus et gris roussâtre en dessous ; il a le bec plus court que la tète. On cite encore le R. d'eau poussin {R.pusi/lus), le R. de Haillon (R. Raillonii), qui fréquentent surtout l'Europe orientale; le R. marouette (R. porzaua), qui ressemble à une poule d'eau, etc. La chair des râles est estimée.
RALINGUE (de l'anglo-saxon raa, vergue et lœccan, saisir), cordage cousu autour des bords d'une voile pour la fortifier. On distingue la /{. de têtière ou d'envergure, qui borde la partie supérieure delà voile; lafi.de fond ou de bordage, qui borde la partie inférieure, et les deux R.dechute,qm bordent les côtés verticaux. — Ralinguer, mettre en ralingue, c'est déposer les voiles dans la direction du vent qui soufile, de manière qu'elles ne reçoivent le vent sur l'une ni sur l'autre face.
RALLUS, nom latin scientifique du genre Râle.
RALUTS, nom vulgaire des angelots d'or frappés à Paris en l/|27,par Henri VI, roi d'Angleterre, alors maître de la France. Voy. Angelot.
RAMADAN ou iumazan , le carême des Musulmans. Voy, ce mot au Dict. dllist. et de Géogr.
RAMAGE (du lat. ro/naticum, branchage), une des opérations de la fabrication du drap. Voy. Rame.
RAMASSE (de l'ital. ramasxa, du lat. ramus, branche), espèce de traîneau fait de branches d'arbre, guidé par un homme qui se tient en avant pour en modérer le mouvement et dans lequel les voyageurs desrendent les montagnes couvertes de neige.
Les voyageurs qui traversent les Alpes en descendent souvent les pentes en ramasse.
RAMBERGE (de l'angl. row-barge, barque à rames . ancienne espèce de navire de guerre do la
Méditerranée, adoptée ensuite par les Anglais. Sa fer. ne était longue et étroite.
Un des noms vulgaires de la Mercuriale annuelle,
RAMBOCR, espèce de Pomme fort grosse et un peu acide, ainsi appelée parce qu'elle fut d'abord cultivée dans les environs de Rambour ou Rambures (Somme). On distingue le R. blanc et le R. rouge.
RAME (du lat. remus). Outre son acception ordinaire, par laquelle il désigne tout instrument de bois plat par un bout, arrondi par l'autre, dont on se sert pour faire voguer un bateau (Voy. Rameurs, Aviron, Godille, Pagaie, etc.), ce mot s'emploie pour désigner : 1° les rameaux de bois sec que l'on fiche en terre près des pois, des haricots ou autres plantes grimpantes, pour leur servir de points d'appui, ce qu'on appelle les ramer ; 2° un instrument à l'aide duquel on sèche et tend les pièces de drap : cette opération s'appelle ramage; 3° la ficelle qui fait hausser les lisses du tisserand et du rubanier; 4 ' la réunion de vingt mains de papier.
Coton de rames, se disait d'un coton Blé de médiocre qualité qui venait de Judée, et dont on se servait pour faire la trame des voiles.
On appelle encore rame, la farine mêlée de son telle qu'elle sort de dessous la meule.
RAMEAU (du lat. ramellus, dimin. de ramus), petite branche d'arbre. Voy. Branche.
Dimanche des rameaux,cn\ui qui précède laPàque : c'est le dernier du carême. On l'appelle ainsi parce que les fidèles y portent des rameaux bénits en commémoration de l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem : ces rameaux sont, selon les pays, de buis, d'olivier, de palmier, etc. On lui donne encore les noms de pâques fleuries. En Italie, on l'appelle le dimanche des palmes. Voy. Palme.
Rameau d'or, nom vulgaire de la Giroflée de» murailles doublée par la culture.
RAMEURS (de ramer), ceux qui rament. C'est à l'aide de rameurs distribués en plusieurs raiiLles anciens faisaient marcher leurs galères {Voy. Galère). Aujourd'hui, on ne se sert de rameurs que pour faire marcher les bateaux ou autres embarcations plus ou moins légères. On dit souvent nager, nageurs, pour ramer, rameurs.
rameurs, tribu d'Insectes hémiptères, de la famille des Géocorises . Voy. ce mot.
RAMI1.R (c.-à-d. oiseau qui se tient sur les branches), nom que portent deux espèces de nos pigeons. sauvages : le Ramier propr. dit ou Grand R (Columba pa/umbus), et le Petit Ramier ou Colnm'nn (C. œnas). La couleur de leur plumage est généralement le cendré plus ou moins bleuâtre. Les l'.amiers son trépan dus ilans les bois de toute ri] u rope ; ils se nourrissent de glands, de faînes et même de frai» ses, dont ils sont très-friands. Ils aiment à se p-rcher sur la cime des hauts arbres: c'est là qu'ils établissent leur nid. Voy, Colomue et Pigeon.
RAMIFLORE (du lat. ramus, rameau, el fleur , se dit, en Botanique, d'une plante don les Meurs naissent sur les rameaux, comme Y Arbre de .lutlrr,\i> Rh'imuus ramiflorus, etc.
KAMILLE (diminutif de rameau), nom donné, en Botanique, aux plus petites divisions des ram : Voy. Branche). — On donne aussi ce nom aux bourgeons, produits de la dernière sève, qui oui de croître en longueur et dont l'extrémité est terminée par an œil bien fermé.
RAMOLLISSEMENT (de ramollir), se dit, on Médecine, d'une altération particulière d caractérisée par une diminution de la consisl normale ou de la cohésion naturelle à chaque tissu. Tantôt le tissu conserve son apparence i mais il se déchire avec une grande facilité : tantôt d est réduit en une pulpe plus ou moins difflueni ramollissement peut envahir tout un organe ou être limité à un point plus ou moins circonscrit. On ne s'explique pas toujours les causes de ce mal : le plu* souvent il est le résultat d'une inflammation aigu* ou chronique. Quand il affecte les os, le ramollissement prend les noms de rcchitism, .
RAMULE.
HA-NGIER.
(Voy. ces mots). — Le ramollissement cérébral est considéré comme une gangrène moléculaire. L'expression symptomatique de cette affection est analogue à celle de l'apoplexie cérébrale ; mais le plus souvent le début en est lent et graduel : il survient, par intervalles, des attaques convulsives simulant l'épilepsie; la perte de la mémoire, l'engourdissement de la sensibilité et la gône des mouvements dans un côté du corps sont les symptômes dominants. La durée est ordinairement longue et la terminaison toujours fatale. — Voir sur ce sujet Rostan etDurand-Fardel.
RAMONAGE (du v. fr. rumon, balai fait de rameaux). Outre le ramonage à la main, qui se fait, à l'aide d'une raclette, par de jeunes enfants, on peut, quand le tuyau est trop étroit pour qu'un enfant puisse y entrer, ramoner à la corde, en faisant descendre et monter à travers la cheminée une longue corde entourée d'un hérisson, espèce de tête-de-loup formée de lames ou de pointes d'acier ou de tôle trèsflexibles. On peut encore, quand le tuyau de cheminée est en pierre ou en briqueset qu'on n'a pasù craindre l'incendie, brûler la cheminée, c.-à-d. allumer un grand feu qui consume la suie. — Le ramonage des cheminées est à la charge des locataires ; il doit être fait aux époques déterminées par l'usage des lieux sous peine d'amende en cas d'incendie.
RAMPANT, en termes de Blason, se dit en général de tous les animaux qui, dans les armoiries, sont représentés debout et s'élevant comme le long d'une rampe : on oppose ce mot à passant.
RAMPE (de ramper), balustrade d'appui qui règne dans toute l'étendue des escaliers. Les rampes se font tantôt en balustres de pierre, de marbre, de bronze ou de bois, tantôt en enroulements de fer ; elles sont couronnées ou par des plates-bandes plus ou moins ornées, ou par un corps arrondi et continu, en fer ou en bois, sur lequel la main s'appuie, et qu'on appelle main courante. On distingue les rampes droites, courbes, par ressaut, dont le contour est interrompu par des paliers, etc. La construction des rampes d'escalier en bois est une des parties les plus délicates de la menuiserie. On appelle rampistes ceux qui se livrent à cette spécialité.
En Architecture, rampe se dit aussi de la partie d'un escalier par laquelle on monte d'un palier à un autre. — Par extension, on a donné le nom de rampe à un plan incliné en pente douce par lequel on monte et on descend, et qui tient lieu d'escalier dans les jardins, dans les ouvrages de fortification, le long des quais, ainsi qu'à la pente d'une colline, etc. — En Hydraulique, on appelle rampe une suite de chandeliers qui accompagnent les cercles d'une cascade et forment une succession de jets.
Dans les Théâtres, rampe se dit de la rangée de lumières qui est placée au bord de la scène, et qu'on lève ou qu'on baisse à volonté. '
Rampes du limaçon, en Anatomie. Voy. Limaçon.
RAMPHASTOS*, nom latin du genre Toucan!
RAMPES, se dit du Cheval qui marche sur la pince de son fer. Ce défaut peut résulter d'une direction vicieuse du sabot, dont la pince est relevée, plus ou moins perpendiculaire, ou même inclinée en arrière.
UAMS, jeu de cartes qui se joue à (,, 5 ou 6 personnes avec un jeu de 32 cartes. Chaque joueur revoit 5 cartes et un certain nombre de jetons. Celui qui donne peut échanger une de ses cartes contre la retourne. Si tout le monde passe, il fait rams, c.-à-d. se débarrasse de 5 jetons. Quand on joue, chaque joueur se débarrasse d'autant de jetons qu'il a l'ait do levées; celui qui n'en fait aucune est ramsé, c.-à-d. prend 5 jetons. Le gagnant est celuiquis'est débarrassé le premier de tous ses jetons.
RAMULE (du lat. ramulus, dimin. de ramus, rameau), nom donné, en Botanique, aux organes caulinaires de l'Asperge et du Fragon, qu'on regarde Communément comme des feuilles, et qui sont, en réalité, des rameau \ avortés, ou plutôt métamorphosés d'une manière particulière. On dit aussi cla (ode.
RAMURE (de rame, branchage), le bois d'un cerl ou d'un daim. La ramure du cerf est ronde; celle du daim est plate. On compte l'âge des vieux cerfs aux branches de leurs ramures.
RAN, nom donné, dans plusieurs pays, au Bélier, à cause de l'espèce de bêlement court et rauque qu'il fait entendre souvent au moment du rut.
Dans quelques vignobles, ce mot se dit des fosses qu'on creuse pour planter la vigne.
RANA, nom latin du genre Grenouille. Voy. ce mot.
RANATRE, Ranatra, vulg. Scorpion aquatique, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Hydrocorises, tribu des Népides : corps linéaire, tête petite, yeux globuleux et saillants ; abdomen terminé par deux filets sétacés ; pattes longues et grêles. Les Ranâtres vivent dans les eaux dormantes ; elles sont très-voraces. La /{ . linéaire (Xepa linearis) est longue de plus de 0m,05 ; son corps gris en dessus, jaune en dessous.
RANCANCA, Ibycter, genre d'Oiseaux de proie, de l'ordre des Rapaces diurnes, famille des Falconidés : bec droit, convexe en dessus, à mandibule supérieure crochue, à bords droits et lisses; tarses nus, réticulés, courts, forts; ongles peu crochus, les joues, le haut du cou et le jabot sont dépourvus de plumes. Les Rancancas n'ont aucune inclination à la voracité ni à la rapine; ils habitent les forêts de la Guyane, où ils font retentir leur voix bruyante. L'espèce type, le R. à veirtre blanc (/. leucogaster) a le plumage d'un noir bleu foncé, à l'exception du ventre qui est blanc. Le Petit aigle d' Amérique ou à gorge ?iue, dont on fait quelquefois une espèce à part, paraît devoir être rapporté à l'espèce précédente.
RANCE, rancidité (du lat. rancidus), se dit d'une graisse, d'une huile, et en général de tout corps gras qui, par l'influence de l'air, dont il a absorbé l'oxygène, a pris une odeur forte et une saveur acre dues au développementd'acides gras, tels que l'acide stéarique et l'acide oléique. On prévient cette altération pour la graisse, le beurre, l'huile, en les conservant dans des caves dont la température est peu variable, et en les tenant renfermés dans des vases de médiocre capacité, bien bouchés et le moins remués possible. Quant au lard salé, comme l'humidité ferait fondre le sel, on le tient au grenier exposé à un courant d'air loin des rayons du soleil.
Rance se dit encore du marbre blanc et rougebrun, veiné de blanc cendré et de bleu.
RANCHES (du lat. ramex), chevilles de fer ou de bois qui traversent l'échelier ou rancher d'une grue et qui servent d'échelons.
RAIVCIO (c.-à-d. ranci), nom donné au vin d'Espagne qui a jauni en vieillissant.
RANÇON (du lat. redemptio), somme convenue que l'on paye pour tirer des mains de l'ennemi un prisonnier. L'usage des rançons, aussi ancien que la guerre, a surtout été en vigueur au moyen âge : on sait, que St-Louis, fait prisonnier en 1250 à la bataille de la Massoure par les Sarrasins, rendit pour sa rançon la ville de Damiette, et paya £00,000 livres pour celle des autres prisonniers. Le vassal était souvent obligé de payer la rançon de son seigneur : c'était une des aides féodales.
RANÇON (de l'ital. rancone, rampicone, crochet), espèce de hallebarde, dont le fer avait à chacun des côtés une courbure en forme d'hameçon.
RANELLE (dimin. du lat. raua, grenouille), Ranella, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Muricidées. LesRanelles.voisines des Murex.s'en distinguent surtout par leur ensemble plus déprimé, et parce que leurs bourreletsépineux forment seulement deuxrangéesopposées. Cesmollusquesserencontrentàl'étatfossile depuisl'étage falunien. Les espèces vivantes se trouvent sur le sabledesmers chaudes. On remarque la R. bourse, vulg. Grenouille, la R.géante,\& R. margmée, etc.
RANGIER ou ranger, ancien nom du Renne, s'emploie encore dans le langage héraldique.
H A Pli ami:.
Il APPORT.
RANGIFER, nom latin scientifique du Benne.
raMDës (du g.-type '""", grenouille), famille de Batraciens anoures. Voy. Batraciens.
RANINE, terminaison de l'artère linguale {Voy. Li.ngi ai), a été ainsi nommée parce que c'est là que se forme la rauule. Voy. ci-après.
RANULE, tumeur sous la langue, synonyme de Grenouillette. Voy. ce mot.
RANUNCULUS,nom botaniq. du genre Renoncule.
RANZ ou ra.\z des vaches (de l'allem. Ranz, file, marche), nom donné, en Suisse, aux airs que l<s bouviers jouent sur la cornemuse en faisant paître leurs trou peaux: chaque canton a ses airs particuliers. On rapporte que les Suisses engagés au service de l'étranger ne pouvaient entendre répéter l'un de ces airs sans éprouver un besoin invincible de revoir leur patrie: les uns désertaient, les autres mouraient de langueur. 11 était défendu d'en jouer sous peine de mort. Le ranz des vaches est généralement un air simple et même grossier ; mais il produit un grand effet dans les montagnes. C'est un trois-huit composé de 3 adagios plaintifs séparés par 2 courts alleyros.
RAPA, nom latin botanique du genre Rave.
RAPACES (du lat. rnpax, ravisseur), dits aussi Oiseaux de Proie, en lat. Accipitres, premier ordre de la classe desOiseaux, caractérisé par un bec fort et crochu, par des serres acérées et par une membrane appelée dre qui garnit la base de leur bec. Ce sont des animauxcarnassiersqui ne vivent quede rapines. Tous OBI la vue très-perçante; mais les uns ne peuvent l'exercer qu'au grand jour, et les autres ont besoin du crépuscule ;de là la division desRapaces en deux familles, les Diurnes (Aigle. Vautour, Faucon, etc. )et \&3 Nocturnes (Duc, Chouette, Hibou, etc.). En génér il, lis femelles sont plus grandes que les mâles.
RAPATEEEE (orig. inc), grosse toile fabriquée avec du poil de la queue des chevaux, sert à faire des sacs, des enveloppes, des tamis.
RAPATRIEMENT (de rapatrier, ramener dans la patrie). C'est aux agents consulaires qu'est dévolu le soin de fournir les moyens de rentrer en France aux marins naufragés, aux enfants d'origine française abandonnés à l'étranger, à tout Français sans ressources qui demande à rentrer en France.
RÂPE (de râper, orig. germaniq.), instrument en métal, ordinairement en fer-blanc, percé de plusieurs trous, et dont on se sert pour réduire les corps en pulpe ou en poudre. On se sert surtout de la râpe, dans les ménages, pour le sucre, le chocolat, le poivre, et, dans les usines, pour le tabac, les betteraves, les pommes de terre (qu'on réduit en fécule), etc. Il y a des râpes garnies de lames de scie ou de couteaux tranchants, des râpes à lames dentelées, etc. Dans les grandes usines, on fait mouvoir la râpe par une manivelle, par un manège ou par la vapeur.
On appelle encore râpe une lime à grosses entailles, à l'usage des menuisiers, serruriers, etc.
Râpe, ta Botanique, se dit pour rafle. Voy. Rafle.
RÂPÉ, petit vin qu'on fait en mettant des grappes de raisin, avec leur râpe ou rafle, dansdes tonneaux sans les écraser, et en remplissant le tonneau d'eau; OU bien en mettant des sarments ou des branches de chêne sous le pressoir, entre les lits de raisin : ce procédé échurcit promptement le vin, mais lui Ote ii ute valeur. Le màde-copeaux est une espèce de râpé.
RAPETTE, AsperugO\ genre de la famille desBori niées, renferme des plantes herbacées dont les feuilles sont rudes au toucher connu • une râpe. La R. couvhAe (A. proeumAen*), croit en Europe dans les il- ui eu H nés et sur le bord des champs. On s'en sert, en Italie, en guise de bourrache, et les paysans mangent ses feuilles dans la soupe.
R vi'HAMi., maladie convulshre qui consiste dans une contraction des membres avec douleur* très vielle a linéique rapport avec l'ergotisme I OV. l'iiM.i . On I attribue aui semences de la Ravenelle (Raphanùtrum arvente), qui se trouvent quelquefois mêlées avec le blé.
RAPHAN'i'S, nom latin et botanique du Radis a fait donner le nom de Raphanéeskuae tribu de Crucifères dont le Radis est le type.
RATIIE du gr. ç.iyrn suture), nom donné, en Anatoinie, à certaines lignes saillantes qui ressemblent à une couture, comme celle qui divise le scrotum et le périnée en deux parties latérales. En Botanique, on nomme raphé ou vastâuctenoe I petite masse de vaisseaux filiformes et spiraux, pla- I ces sur le coté de l'ovule, qui va du liile ou ombilic | externe à l'ombilic interne, dit chalaze. Voy. ces mots. RAPHIA, espèce de Sagouier. l'oy.ce mot. RAPIIIDE d i gr. paçΣ, aiguille), nom donné-, en : Botanique, aux cristaux disposés comme un h i d'aiguilles que l'on rencontre dans les cellule^ i taies des Orchidées et de quelques autres plant' s. RAPHH>iE(dugr. paqpi;, aiguille), Rùphkha, genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères, famille d"> Planipennes et type de la tribu des RaphidUnts : tête i grande et aplatie; antennes filiformes ; prothorax <y- I lindrique, aussi long que l'abdomen; pattes anj res simples; abdomen armé d'une tarière saillante chez les femelles. Ces insectes se rencontrent principalement dans le voisinage des bois. Lu Angleterre, on les appelle Mouches-serpents (Snake flies), à cause j de leur facilité à se mouvoir en tous sens.
RAPHIPTERUS, genre d'Oiseaux palmipèdes, le ! même que la Merganette. Voy. ce mot.
RAPIDES, nom donné à des sortes de cascades I qui se trouvent dans certains fleuves, surtout en Amérique, et qui en entravent la navigation, sans cependant former de véritables chutes d'eau. El 1> • produites par une différence de niveau dans le lit du | fleuve que. l'eau franchit brusquement, la pente aug- : mentant la rapidité de son cours.
RAPIDOLITHE. Vby. Wernékitç.
RATIÈRE (orig. incert. , épée longue et affilée, ! employée comme arme de duel, et qui porte comme garde une coquille Hémisphérique percée de trous dans lesquels l'épéé de l'adversaire peut
RAPISTRE, Rnpistrum, genre de la famille des i Crucifères, tribu des Raphanées, établi par Boerhaave: L'espèce la plus connue est le Rapistre dà dans le midi delà France, en Italie, etc. Le Rapistre parait se confondre avec la Caméïine. Voy. ce mot. RAPPE, au pluriel Rappen, monnaie de compte de Suisse, valant un peu plus d'un centime. \ système décimal ayant été adopté en Suisse en 1850, le rappe a été assimilé à notre centime.
RAPPEL (de rappeler). Dans les Assemblées délibérantes, on prononce, selon les cas, le rappela l'ordre, le rappel à la question, le rappel an ment, toutes expressions qui s'expliquent d'elles-mêmes. — En Angleterre, on entend par rappelle rapport ou la dissolution de l'union législatif depuis 1801, entre l'Angleterre et llrlande. On sait que le célèbre O'Gonnell rte cessa de pousser au rappel. En Comptabilité, le rappel est une mesure pécuniaire par laquelle on alloue a un fonctionnaire un traitement arriére, ou même par laquelle on décide qu'il to ichera un traitement à punir d'une époque
antérieure à son entrée en fonctions.
Dans l'Art mi itaiic, c'est une batterie de tambour ou une sonnerie de clairons, d'une mesure rapide et pressante, par laquelle on donne à des militaire l'ordre de se rassembler immédiatement.
RAPPORT (de rapporter . Dans son acception la plus ordinaire, ci' mot signifie un compte rendu, un eiDOSé sommaire que l'on fait à quelqu'un sur un travail quelconque dont on I été chargé : les ministres adressent des rapports au souverain pour motiver les projets de loi ou de décret qu'ils leur soumettent ; les commissions adressent des rapports au corps délibérant dont ils font partie, etc.
Dois les Tribu n:oi\, les juges d'instruction sent à la Chambre du conseil un rapport d'ap quel celle-ci décides'il y a lieu ou non desuh tre l'inculpé. Le juge rapporteur est celui qui