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BABORD

l'oxygène. Il en existe 5 : deux composés indifférents, }b protoxyde et le deutoxyde ou bioxyde d'azote; et trois acides : l'acide nitreux ou azoteux, l'acide hyponitrique, dit aussi vapeur nitreuse ou rutilante, ut l'acide nitrique ou azotique.

Leprotoxi/de d'azote, dit aussi oxi/de azoteux ou nitreux, est un gaz incolore et inodore, d'une densité de 1,52. Il se liquéfie et se solidifie même par l'action d'un grand froid et d'une forte pression. Il se décompose aisément par l'action de la chaleur : quand on y plonge une allumette présentant encore quelques points d'ignition, il la rallume entièrement, comme le ferait le gaz oxygène pur; c'est que le mélange d'azote et d'oxygène, qui résulte de la décomposition du protoxyde d'azote par le feu, renferme, sous le même volume, plus d'oxygène que l'airatmosphérique (33,33 p. 100 au lieu de 21). Le protoxyde d'azote ne peut être respiré impunément que pendant quelque temps seu lement: il fi nitrait, en effet, par asphyxier comme l'hydrogène et l'azote, par privation d'oxygène. Suivant quelques-uns, le protoxyde d'azote produirait, quand on le respire, une sensation délicieuse, accompagnéd'un rire insolite : ce qui l'a fait nommer gaz hilarant. On le préconise beaucoup auj. comme anesthèsique ' Voy. ce mot). On l'obtient en soumettant à l'action de la chaleur le nitrate d'ammoniaque. Ce sel renferme de l'azote, de l'hydrogène et de l'oxygène [AzO*H-j-AzH8J dans des proportions telles, que, par l'effet d'une simple transposition moléculaire, il peut en résulter de l'azote et de l'eau [Az'0 + 2HsO].

Le deutoxyde d'azote, dit aussi oxyde azotique ou nitrique (Az^O2), est un gaz incolore comme le protoxyde. Il est impossible d'en apprécier l'odeur ; car il se convertit immédiatement, au contact de l'air, en vapeurs rutilantes, très-corrosives, connues sous le nom d'acide hyponitrique. Il se produit très-souvent dans l'action de l'acide nitrique sur les métaux : on l'obtient, entre autres, en versant de l'aride nitrique affaibli sur de la tournure de cuivre ou de fer. Il éteint les corps en combustion.

Priestley a découvert enl776 le protoxyde d'azote ; on lui doit aussi les premières notions exactes sur le deutoxyde, que Haies avait déjà obtenu avant lui. Bertbollet, Dalton.Davy, Gay-Lussac, ont soumis ces deux oxydes à des analyses exactes.

Pour les combinaisons acides, Voy. leurs noms.

AZOTEUX (ACIDE). Voy. NrrRBUX(ACIDl ••).— (Oxydi . Voy Azote protoxyde i>';.

AZOTII oi a/.oi.ii. Voy. A/.ocil.

AZOTIQUE (acide). Voy. Nitrique (acide). — (oxyde). \oy. Azote mi ioxyded').

AZOTITES. Voy. NlTRlTES.

AZOTURES, combinaisons de l'azote avec un autre corps. L'azote ne s'unit directement et au ro ige qu'avec quelques métaux, mais il se combini spécialement avec le magnésium, le bore, et surtout le titane ; les azotures qu'on obtient par des moyens détournés, p. ex. à l'aide de l'ammoniaque, sont, en général, des combinaisons très-peu stables qui se détruisent par l'action de la chaleur, souvent même par l'effet seul du choc : tels sont les azotures conn.a s sous les noms de chlorure d'azote, iodure d'azote, or fulminant, argent fulminant, etc. Voy. Ahidores.

AZOTLBE DE CAlUiONE. Vo1J. CïANOGÉNE ; — A. D'HY-

drogéne. Voy, Ammoniaque.

AZUR (par corruption du persan /«zw,bleu de ciel). L'azur est une des couleurs héraldiques : cette couleur céleste est le symbole de la justice. Les arra< s des rois de France étaient trois fleurs de lis d'or en champ d'azur. A défaut de couleur, l'azur est marqué dans les livres de blason par des traits qui vont horizontalement de gauche à droite, d'un côté à l'autre de l'écu.

On nomme.4. de cuivre, l'Azurite ( Voy. ce mot) ; — Bleu d'azur, une matière colorante d'un beau bleu ( Voy. Bleu) ; — Pierre d'azur, Lapis lazuli, un minéral d'un bleu d'azur, plus connu sous le nom de Lazulite. Voy. ce mot.

AZURITE, dit aussi Azur de cuivre, Cuivre carbonate bleu [Voy. Ci ivre carbonate). — Voy. aussi Klaprothine.

AZYGOS (\EixE),dugr. àÇuyo;, impair, tronc veineux qui va de la veine cave supérieure au-dessus du cœur à l'un des points de la veine cave inférieure, a laquelle il s'unit dans la partie inférieure de l'abdomen, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une des veines lombaires. — Morgagni donnait le nom d'/izygos à la luette, formée par la réunion des deux palato-staphylins, qu'il considérait comme un seul muscle.

AZYME (du gr. àÇ-juo;), pain sans levain à l'uBage des Juifs. Voy. le Dict. d'Uist. et de Géogr.

B, consonne labiale et 2e lettre de presque tous les alphabets anciens et modernes. — Comme lettre numérale, fi' valait 2 chez, les Grecs, fi 2,000 ; chez les Romains B valait 300 ; ïï 3,000. — Dans les calendriers, B est la 2e des lettres nundinales et dominicales. — Comme abréviation, B peut signifier, chez les anciens, Brutus, Balbus, et, devant un nom de saint, beatus (bienheureux) ; chez les modernes, Barhélemy, Benoit, Bernard, etc. ; dans les fastes, il indique une fonction remplie pour la seconde fois [bis). B. F. signifie bonœ fortunœ ou bonum fatum; B. V., lieue vixit\ B.Q., Itene quiescat; en tète d'une préface, B. L. veut dire bénévole lector. — Suv les effets de commerce, B. P. F. signifie bon pour francs. — En Musique, B-fa-si, ou simplement B, désigne chez les Allemands la note si. Dans la gamme des Anglais, 6 correspond au ré des Français. Pour B mol et B gttarre, Voy. Blmol et Bécarre. — Sur les monnaies, B est la marque de Rouen ; BB celle de Strasbourg. — Dans les formules chimiques et minéralogiques, B désigne le bore; Ba le baryum, Bi le bismuth, et Br le brome; pour les anciens chimistes, B désignait le mercure.

BABA, sorte de gâteau dans la composition duquel on fait entrer des raisins de Corinthe, du muscat de

Malaga, du cédrat, du safran, de la crème, etc. Cette pâtisserie a été introduite en France par le roi de Pologne Stanislas.

BABEURRE (pour bas-beurre), ou lait de bei rre, résidu de la préparation du beurre; ce n'est que du petit-lait tenant en suspension du caséum et une petite quantité de beurre. Voy. Beiirrb.

BABICHON, espèce d'épagneul. Voy. Épagneul.

BABIROL'SSA (en malais cochon-cerf), Sus babirussa, genre de Mammifères voisin des Sangliers, dont il se distingue surtout par le nombre et la l'orme des dents. Leurs canines supérieures, que l'on avait prises d'abord pour des cornes (d'où leur nom), percent la peau du museau et se recourbent en arrière jusqu'à s'implanter quelquefois dans l'os du front. Les formes trapues de cet animal, son museau allongé, sa peau dure, épaisse et ridée lui donnent quelque ressemblance avec le rhinocéros; sa queue est grêle et terminée par un bouquet de poils. Les babiroussas habitent les forêts marécageuses de l'archipel Indien. On les réduit facilement en domesticité. Leur chair est comestible.

BABORD (de Ynll.Back, château d'avant, etde bord, parce qu'autrefois dans la marine du Nord le château d'avant était sur la gauche;, ou Bas-bord, côté gau-

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