‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 143 sur 1672 · BAIL · texte numérisé non relu

BAIL

BAILLEMKNT.

très-commun en France, atteint de 3 à lim : feuilles pennées à folioles uvales, arrondies, an peu échancrees au sommet; fleurs jaunes, disposées en épis, paraissant en mai et du nuit jusqu'à la fin de l'automne. Les fruits, ou baguenaudes, sont des gousses vésiculeuses d'un vert rougeâtre, <|ui éclatent avec bruit quand on les presse entre les doigts; les graines sont légèrement purgatives. On cultive encore : le B. d'K~ Ihiopin, a fleurs écarlates ; le B. d'Orient, à fleurs rouges marquées de deux taches jaunes; le B. d'Alep, ;i fleurs jaunes, etc.

BAGUETTE divinatoire. On a toujours armé d'une baguette les magiciens, les sorciers, les devins, par souvenir sans doute delà verge miraculeuse de Moïse et d'Aaron, ou de la baguette magique de Circé ou de Médée; maison désigne particulièrement sous le nom de baguette divinatoire une baguette de coudrier, courbe ou fourchue par un bout, au moyeu de laquelle certains individus prétendent découvrir les sources d'eau cachées, les mines, les trésors enfouis, etc. L'opérateur tient la baguette horizontalement entre ses mains, en la laissant libre de se mouvoir, et dès qu'il approche de l'endroit cherché, elle se met spontanément à tourner entre ses doigts. L'art de s'en servir s'appelle rhabdomancie, et celui qui est doué de la vertu de découvrir ainsi les sources, rhabdomancien, hydroscope et sourcier. A la fin du jtvn" siècle, un paysan lyonnais, nommé J.Aymar, et plus tard un nommé Bleton se sont donnés pour d'habiles rhabdomanciens. Voy. Source.

baguette «'ou, nom vulg. de la Giroflée jaune.

bii.i E i 1 1 s PASSER par i.es), punition corporelle qu'un infligeait autrefois aux soldats pour des fautes contre la discipline; elle consistait à passer, nu jusqu'à la ceinture, entre deux haies de soldats armés de baguettes de saule ou d'osier, di nt ils frappaient le patient lorsqu'il passait devant eux. Cette punition, supprimée en France en 1 788, subsiste encore en Angleterre, en Prusse et en Russie.

BAIU'T (orig. inc). Ce mot, qui désignait d'abord une serti- de coffre dont le couvercle, fait en voûte, était recouvert de cuir et garni de clous rangés avec soin, s'applique au j. à toutes sortes de coffres, pourvu qu'ils soient ani iens. Quelques uns de ces vieux meubles, sculptés avec art, sont recherchés par les amateurs.— En Architecture, on nomme pierres taillées en bahut celles qui sont arrondies par-dessus, comme les couvercles de bahut: telles sont p. ex. les pierres qui forment l'appui d'un quai, d'une terrasse, etc.

BAI (du lut. badins), couleur brun rouge, se dit et du poil de certains chevaux et du cheval qui a ce poil. On distingue le bai clair, le bai doré, le bai bru/i, le bat châtain, le bai fauve, le bai cerise. On dit bai miroité, lorsque la robe du cheval est parsemée de taches rondes d'une teinte plus claire que la teinte générale.

BAIE. En Botanique, on appelle baies [en lat. bac cm tons 1rs fruits charnus, sans loges distinctes, dont

les graines ou pépins nagent sans nrdra au milieu de la pulpe : tels sent 1"S grains de rai lins, les groseilles, etc. ; on étend Ce nom à la fraise, à la frain-

b lis", à la mûre, etc . Formées de fruits agrégés ou syncarpt i. On ledonne aussi, mais improprement, à

cl 'S fruits déni 1rs graines sont contenues dans des

. tels que ceux de la belladone, de la mendie, du genévrier, etc.

En Architecture, le mot baie (du vieux français bayer, ou> rir la bouche , désigne toutes s irtes d'où vertures percées dans 1rs murs pour j placer une port.- ou des fenêtres.

baie. \'<>i/. <;

BAIBRINE. I oy. BayI rime.

h vil 'du 'e. lat. balium;debqjulare, bailler, donner . variété du Louag ■ i oy. cemol ),cont ai parléquel l'une des parties s'engage, moyennant un prix ciné l'autre partie s'oblige à payer, à procurer à celle-

idanl un certain temps, i usage ou la joue d'une chose. Si cette chose est nu bien rural, le bail

prend le nom particulier de bail à ferme. Celui qui fournit la chose s'appelle bailleur; celui qui paie le prix, preneur el aussi métayer ou colon partiaire,si le prix consiste dans une portion des fruits.

Le bal peut être fait verbalement ou par écrit, sous seing privé OU par devant notaire. La durée des baux varie au gré des parties contractantes : i n les fait orid. de 3, 6 ou 9 ans. A défaut de C mention, la durée du bail d'une maison est réglée par l'usage des lieux: le bail d'un fonds de terre dure tout le temps nécessaire pour que le preneur en recueille les fruits. 11 ne cesse point par la mort du bailleur, ni par celle du preneur; mais il peut cesser par la perte de la chose louée et par la résiliation pour cause d'inexécution des engagements contracl , — Les obligations du bailleur sont: 1" de délivrer la chose, 2U de l'entretenir en bon état (cependant les réparations locatives sont à la charge du preneur), 3" d'en garantir la jouissance paisible. Les obligations du preneur sont : 1" d'user de la chose en bon père de famille, 2° de payer le prix aux époques convenues, à peine de résiliation du bail, 3" de faire les réparations locatives, U" à la fin du bail de restituer la chose telle qu'il l'a reçue. Il aie droit décéder son bail à un autre, si cette faculté ne lui a pas été interdite.

On nomme Baux par anticipation, ceux que l'on fait longtemps avant l'expiration du bail courant : ceux qui seraient faits plus de 2 ans avant cette expiration, s'il s'agit de maisons, et plus de 3 ans, s'il s'agit de biens ruraux, lorsqu'ils émanent d'un simple administrateur, sont réputés n ils si l'administrateur n'a plus ses pouvoirs au moment de l'ouverture du bail; — Ji. judiciaires, ceux qui sont faits, par la seule autorité de justice, des biens saisis sur un propriétaire poursuivi par des créanciers; — B. à longues années, ceux qui ont une durée de plus de 9 ans; — B. à vie, ceux q i sont faits pour toute la vie du preneur ou du bailleur: ils peuvent être continués sur trois tètes Buccessh ement. — Il y a aussi des

B. à comptant ou à champart par lesquels un propriétaire concède la jouissance d'une terre à charge de la cultiver ou même de la planter ; et des B. à convenant ou à domaine congéable, usités de temps immémorial en Bretagne, par lesquels une personne concède la jouissance perpétuelle d'un fonds avei faculté perpétuelle aussi de congédier le preneur. — 11 y avait enfin, dans l'anc. Droit, des B. à rente, contrats de vente où le prix consistait dans une rente foncière non rachetable {Voy. Rente), et des B. à culture ou locatairie perpétuelle, par lesquels on concédait la jouissance perpétuelle d'un fonds. Voir

C. Nap., art. 1713-1778. — Vou. aussi Cheptel, Location, Terme, Conck et Tacite recondiciio.x.

BAI LE. Voy. BvjiLE.

It.Vll.LAHI> ou BailurcB 'de bailler, donne riété très-productive de l'Orge commune, i ou. Orge.

îtAii.Li:, sorte de baquet plus large du fond que du haut dont on se sert dans la Marine pour divers usages, notamment pour j mettre le brai dont on enduit les fentes el les joints du navire.

BÀ1LLEHRNT (de bâiller, pour bayer, ouvrir la bouche). Le bâillement consiste en une inspiration lento al profonde, la bout he étant grande ouverte,

suivie d'une expiration lente B ssi et gradin -, I

voile du palais se tend par un mouvement convulsîf devant l'ouverture des fosses nasales; le diaphragme s'abaisse profondément, puis il v relève avec lenteur. Ce phénomène échappe à l'influence de la volonté,

qui peut à peine le modifier: son point de dép dans un état particulier du système nerveux.

d'action réflexe dont les conditions sont mal connues. Il parait avoir pour effet d'introduire uni grande quantité d'air dans les poumons et de I portion ner à la quantité de sang qui a besoin d revivifiée : aussi le voit-on se produire toutes i que la circulation se ralentit, sous l'influence du froid, du sommeil, de la digestion, de l'affaiblissement qui résulte de toute fatigue. On i •

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