SÉQUESTRATION
— C'est au mois de septembre que s'ouvrent ordinairement les vendanges dans nos climats.
SEPTÉNAIRE (du lat. septenarius), c.-a-d. qui contient se/d. Il se dit d'un espace de sept ans dans la vie de l'homme quand on en divise tout le cours en plusieurs parties, chacune de sept ans, a compter du jour de la naissance. — En Médecine, les septénaires sont des espaces de .?!?//( jours: c'étaient, dans la doctrine des jours critiques, autant de périodes qui partageaient le cours des maladies
SEPTENNALITÉ, mot créé sous la Restauration pour désigner la durée de sept ans assignée par la loi du 16 juin 1824 à la Chambre des Députés.
SEPTENTRION (du lat. septenthio, de septem, sept, et triones, bœufs de labour), nom qu'on donnait aux étoiles de la Petite Ourse, est devenu synonyme de Nord. Voy. Cardinaux (points).
SEPTICÉMIE (du gr. stjtctmcôç, qui putréfie, et aïjxa, sang), altération du sang due au développement d'un principe morbifique; l'infection purulente ou putride, la fièvre typhoïde, la lièvre puerpérale, etc., ont. été attribuées à la septicémie.
SEPTICIDE (du lat. septum, cloison, et cœdere, couper), se dit, en Botanique, des péricarpes s'ouvrant par des sutures correspondantes aux cloisons.
SEPTini. Voy. CALENbiuF.r. républicain.
SEPTIÈME (du lat. seplùnus). En Musique, on appelle septième un intervalle dissonant renversé de la seconde et comprenant sept notes (d'ut à si). On distingue la S. majeure, composée de 5 tons et 1 demi-ton, renversement de la seconde mineure, la S. mineure, composée de U tons et 2 demi-tons, renversement de la seconde majeure; la S. diminuée, composée de 2 tons et 3 demi-tons, renversement de la seconde augmentée ; la S. augmentée, renversement de la seconde minime : cette dernière n'est point en usage. — Reicha compte k accords de septième, qui tous ont leurs renversements. — Les accords de septième se chiffrent par un 7 ; le 1er renversement par l (le 5 est barré pour l'accord de septième dominante) ; le 2', par f ou par un 6 barré ; le ■ î", par un U ou par un 2, etc.
On donne le nom de septième de sensible au l" renversement de l'accord de 9e majeure sans fondamentale (sol dièse, si, ré, et fa dièse).
SEPTIFÈRE (du lat. septum, cloison, et fero, porter), se dit, en Botanique, des valves du péricarpe, lorsqu'elles portent des cloisons qui restent fixées sur elles après la déhiscence du fruit.
SF.PTIQUE (du gr. animxôç, qui produit la putréfaction), se dit des substances, des miasmes ou autres principes morbifiques, qui déterminent des affections gangreneuses (venin de la vipère, seigle orgoté), ou qui produisent une sorte de décomposition des liquides et des tissus organiques (acide sulfhydrique, pus, etc.). Voy. Antiseptiques.
SEPT-OEIL, nom vulgaire de la Lamproie de rivière. — Sept-oeil rouge, nom del'Ammocète rouge.
SEPTUAGÉSIME (du lat. septuagesimus , 70''), le dimanche qui précède la Sexagésime et qui est le 3° avant le l°r dimanche de Carême.
SEPTUM (en latin cloison), désigne, en \natomie, certaines parties du corps qui séparent deux cavités, comme le S. lucidum, qui sépare les deux ventricule-; latéraux du cerveau ; le S. médium du cœur, qui sépare les oreillettes et les deux ventricules; le S. narium, cartilage qui sépare les narines, etc.
septuor, composition musicale peur sept parties, pour sept voix ou pour sept instruments. On cite le septuor île Lodoîska de Cherubini, les septuors de Beethoven, de Kalkbrenner, etc.
SEPULCRE (du lat. sepulcrum) tombeau, monument, ou lieu particulier préparé pour recevoir la dépouille d'un mort. H ne se dil guère qu'en parlant, des tombeaux des .luifs, particulièrement des sépultures creusées dan - le roc, ou bien pral dans unouvragede maçonnerie, où le corps repose, renfermé dans un cercueil ou dans un simple linceul.
' — Pour le St-Sépulcre, église de Jérusalem, bâtie sur l'emplacement même où fut enseveli Notre-Seignenr, et pour les Chevaliers <ln St-Sépulcrè, Voy- Skpi i cm: au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SÉPULTURE (du lat. sepuliura). L'obligation de donner la sépulture aux morts a été regardi tous les peuples civilisés comme un devoir de religion : les Égyptiens, les Grecs, les Romains surtout étaient fort scrupuleux dans l'accomplissement de ce devoir : ils auraient cru se rendre coupables d'un crime horrible en y manquant, même envers des étrangers. Ils étaient persuadés que ceux uî ne recevaient point la sépulture erraient pendant cent ans sur les bords du Styx. La privation des honneurs de la sépulture était considérée comme la plus sévère des punitions ; pour les Romains, c'était le comble de l'infamie.
Dans les pays catholiques, les règles ecclésiastiques défendent d'accorder la sépulture chrétienne à celui qui n'est pas catholique ou qui a abjuré sa foi, ainsi qu'à celui qui est mort dans l'impénitence ou dans un flagrant délit ; mais il faut que la profession de l'impiété ou de l'erreur ait été publique. ! ou que le crime soit notoire. L'application des règles ' relatives aux refus de sépulture ne doit être faite ! qu'avec une extrême prudence, ces refus étant do ' nature à compromettre l'honneur des familles, en j même temps qu'à flétrir la mémoire du défunt, et ' pouvant quelquefois provoquer des troubles dangereux. Pour prévenir tout excès en ce genre, il a été décidé en France que tout individu doit être veli suivant le rit du culte qu'il a professé pendant sa vie, à moins qu'il n'ait formellement demandé le contraire ('Décision du 16 juillet 1806\ Dans les localités où différents cultes sont professés, chaque culte a son lieu de sépulture particulier. Il peut être fait dans les cimetières des concessions de terrains aux personnes qui désirent y posséder une place distincte et séparée pour y fonder leur sépulture ou celle de leurs parents (S. de famille construire des caveaux, monuments ou tnm' ' Décr. du 23 prairial, an XII). — Voy. Violation.
Le mode de sépulture a varié selon les temps, • selon les idées que chaque peuple se faisait de la vie future et du sort des âmes. Les Égyptiens embaumaient leurs morts afin de les conserver; les Juifs les déposaient dans des sépulcres (Voy. ce mot) ; les Grecs et les Romains brûlaient les corps et renfermaient les cendres dans des urnes, qu'ils plaçaient dans des tombeaux. L'usage de mettre les morts en terre (inhumation), emprunté aux Juifs, s'est répandu par toute la terre avec le Christianisme. Dans les premiers siècles de l'Église, les corps des martyrs furent ensevelis dans les églises. Plus tard. on ('tendit cet honneur aux personnes distinguées par leur piété, et dans la seito on en vint à l'accorder à tout le monde. Cet usage, dangereux pour la
salubrité publique, n'a cessé en France qu'en 1777. — Voir E. Feydcau, Histoire des usages funèhres ,-t des- sépultures des peuples anciens . i850: . Voy. Funérailles, [NHOlfATIOH et CCMBTIERB.
SEyi'AMKN (ÉTA(.i-), nom sens lequel quelques géologues réunissent des couches distraites de l'étage ftimméridien inférieur el de l'étage corallien supérieur, et qui sont caractérisées par la Tereùratula humeralù et la Pùvnigena Scussuru.
SÉQUENCE (du lat. sequentia), nom que l'on donne, dans certains jeux de cartes, à une
de caries de la même couleur et dent les nombres se suivent : la séquence prend SOO nom de la carte la plus haute. — Voy. Pro&B.
SÉQUESTRATION (de séquestre), crime qui ron-
Biste à enlever par violence une personne peur la
tenu- en chartre privée (Vay, ce mot; el comme en séquestre, si la séquestration a duré plus d'un mois.
elle e -I punie des travaux f pétUÎté ; Si
elle a duré moins de 10 jours et si la personn
questrée a été rendue à la liberté avant les pour-