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BALANCIER

Dans la B. romaine (ainsi nommée parce qu'elle V'tait usitée chez les Romains), Les bras du fléau sont •d'inégale longueur; le poids équilibrant, qui est constant, s'applique sur le long bras, à des distances variables du point de suspension ; le corps à peser se place sur un plateau, à l'extrémité du petit bras, ou ■s'y attache par un crochet. Supposons que, le plateau étant vide, le fléau soit horizontal ; un poids de 1 kilogr. placé sur le plus long bras et à une distance du point de suspension égale au bras le plus court, ferait équilibre à un corps placé sur le plateau et pesant 1 kilogr.; mais si l'on écarte du point de suspension le poids mobile, et qu'on le place à une distance double, triple, etc., il fera équilibre à un corps pesant 2, 3 kilogr., etc. Pour peser avec une romaine, il faut donc que le plus long bras soit gradué, c.-k-d. divisé en parties égales chacune au petit bras, à partir du point de suspension de la balance ; la division à laquelle le poids mobile doit être placé pour faire équilibre à un corps, indique le rapport du poids mobile avec le poids de ce corps. — Dans la B. à levier coudé, on n'emploie aussi qu'un poids unique ; mais celui-ci demeure toujours fixé au môme point du fléau ; le point d'appui est également fixe, et les différences de poids sont indiquées par les variations de l'angle que fait le bras du levier coudé avec la verticale.

Outre ces deux dernières balances à poids constant et qu'on appelle aussi pesons, on emploie encore des B. à ressort, où l'on apprécie le poids des corps par la flexion d'un ressort. Certains pèse-lettres sont construits d'après ce principe. Comme la force des ressorts s'altère assez promptement, ces instruments ne sont pas susceptibles d'une grande précision. — Voy. aussi Hydrostat.

L'usage de la balance remonte à une très-haute antiquité. Les anciens la plaçaient dans la main de Thémis ou Astrée et en faisaient le symbole de la Justice.

balance hydrostatique, appareil imaginé par Galilée, sert à déterminer le poids spécifique des liquides et des solides. C'est une balance ordinaire, dont l'un des plateaux porte en dessous un crochet. On pèse d'abord le corps sur cette balance à la manière ordinaire; on l'attache ensuite à un fil de soie qu'on suspend au crochet de la balance, on le plonge dans l'eau et on le pèse dans cet état ; il éprouve alors une perte de poids représentée par le poids du volume d'eau déplacé. Ex. :un corps pèse dans l'air 45 gr., dans l'eau 42 gr. ; l'eau déplacée pèse donc 3 gr. : son volume et par conséquent celui du corps sontdonc de 0m,03 cubes. Donc le poids d'un centimètre cube du corps, ou poids spécifique, est 45 : 3 =15. — On se sert aussi de cette balance pour démontrer \eprincipe d'Archimède. Pour cela, on suspend à l'un des bassins un cylindre creux, et au-dessous de celui-ci un second cylindre plein qui remplit exactement le premier. Puis on équilibre ce système en mettant de la grenaille dans l'autre bassin. On fait descendre le fléau jusqu'à ce que le cylindre plein soit complètement immergé dans l'eau d'un vase placé au-dessous. L'équilibre est alors rompu ; mais si l'on remplit d'eau le cylindre creux, le fléau redevient horizontal. Le cyl'ndre plein, plongé dans l'eau, éprouvait donc une pression ou poussée, dirigée de bas en haut et égale au poids d'un volume d'eau égal à son propre volume. Archimède imaginace procédé pour reconnaître si la couronne du roi Hiéron était en or pur, ou si l'on y avait mêlé par fraude un autre métal.

balance de torsion, appareil inventé vers 1784, par Coulomb pour mesurer les forces d'attraction et de répulsion des corps électriques ou aimantés. Il se compose d'un fil d'argent très-fin qui porte une aiguille de gommo laque horizontale, à l'extrémité de laquelle se trouve une balle de sureau. Une autre balle de sureau isolée est fixée à l'appareil. On l'électrise ; alors elle attire la balle mobile, et la repousse après le contact. D'après la torsion qu'éprouve le fil d'argent on évalue •en unités de poids la force répulsive, puis on cal-

cule la quantité d'électricité des balles à l'aide dos formules de la physique {Voy. Électromètre]. — 0:i appelle B. bifile un appareil imaginé par M. Harris, pour le même objet que la balance de torsion. C'est le célèbre allemand Gauss qui a fait usage le premii r de la suspension bifdaire, à propos de ses études sur le magnétisme terrestre. Le levier horizontal qui doit être soumis à l'action d'une force attractive ou répulsive, est suspendu par deux fils de coton parallèles. Quand la pesanteur seule agit sur le système, ! s deux fils se placent dans un même plan vertical. Al si le levier est dévié, les fils sortent de ce plan, le levier s'élève un peu, en restant horizontal, et h s choses se passent à peu près comme si au lieu de deux fils, on avait un seul fil de métal capable d'être tordu; l'angle de déviation du levier est proportionnel à la force qui produit la déviation.

On possède encore, en Physique, la B. électro-magnétique de Becquerel, destinée à mesurer les intensités des courants électriques au moyen de poids. M. Cazin a aussi employé récemment une B. éieclrt dynamique pour mesurer en unités de poids l'action mutuelle de deux portions de courants électriques.

balance, Libra, constellation zodiacale qui a 4 étoiles disposées en quadrilatère, dont une assez belle et 3 tertiaires. Au temps d'Hipparque '130 av. J.-C), le soleil entrait dans cetteconstellation à l'équinoxe d'automne; mais il y a longtemps que la constellation ne coïncide plus avec ce signe. Auj. le signe de la balance représente 30 degrés à partir du signe équinoxial A . Le nom de Balance a été donné à la constellation, soit parce que les jours et les nuits sont d'égale longueur lorsque le soleil entre dans le signe de la Balance, soit parce qu'on a voulu diviniser la balance de Thémis.

Faire la Balance, c'est, dans la Tenue des livres, arrêter et solder, sur le grand-livre tenu en partie double, tous les comptes des débiteurs et des créanciers d'une maison de commerce. Cette balance a pour objet de connaître la situation des affaires d'un n gociant; elle doit être régulièrement faite à une époque fixe de chaque année ( Voy. B:l\n et Inventait.! .

— Faire la balance d'entrée, c'est transporter s ■ de nouveaux livres tous les comptes arrêtés sur les anciens. On débite, au journal, le compte de balance d'entrée de tous les articles dont le compte de balan<e de sortie a été crédité ; et, par contre, on crédite ce même compte de balance d'entrée de tous les articles dont la balance de sortie a été débitée, en observant en même temps de débiter et créditer les débiteurs et créanciers originaires.

La Balance du commerce est le résultat des importations et des exportations d'un pays comparées ensemble; ce résultat s'obtient par le relevé des registresdesdouanes. — C'est seulement à partirduwT > i du xvue siècle qu'on a commencé à établir ces sortes de balances. Voy. Exportation.

BALANCELLE (de l'ital. paranzello), embarcatii n d'origine napolitaine, pointue des deux bouts et naviguant à la voile ou à l'aviron. Les balancelles n'ont qu'un seul mât, une grande voile à antenne et un<>. vingtaine d'avirons. Ce genre d'embarcation, autrefois très-commun dans la Méditerranée, ne se trouve plus guère que sur les côtes d'Espagne.

BALANCEUR, espèce de Gros-bec de l'Amérique méridionale, qui vole en se balançant.

BALANCIER (de balancer). En Mécanique, on appelle ainsi toute partie d'une machine qui a un mouvement d'oscillation, et qui sert à donner un mouvement de va-et-vient à une autre partie. Ainsi dai la machine à vapeur ordinaire (système de Watt), le balancier est une large pièce de fonte fixée pa: milieu sur des appuis fixes, articulée par une de ses extrémités avec la tige du piston, et par l'autre av< c une tige, appelée bielle, qui sert à imprimer un mouvement de rotation continu à la manivelle du volant.

— Dans une pompe à incendie, le balancier est une pièce de bois placée horizontalement sur un point

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