‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 145 sur 1672 · BALANCE · texte numérisé non relu

BALANCE

péchait de tirer ; on la 8xaensuite.au bout du fusil au moyen d'une douille à ressort 1701). Auj. elle est généralement remplacée par le sabre-baïonnette, dont la poignée est disposée de manière à pouvoir s'adapter au canon du fusil : ce dernier perfectionnement est dû au commandant Thierry (1840).

BAÏOQUE (de l'ital. bajocco), monnaie de cuivre qui a cours dans l'État romain, est le 20e de la lire livre et vaut à peu près 0,r,05.

BAISE-MAIN. Dans l'origine, le vassal rendait hommage à son seigneur en lui baisant la main. Plus tard, le baise-main ne fut plus qu'une partie de l'étiquette des cours : cet usage subsiste encore en Espagne et en Russie. On nomme aussi A"* <e-maui l'audience que le sultan donne aux ambassadeurs, parce que ceux-ci lui baisaient jadis la main. — On appelle encore baise-main la cérémonie qui a lieu au moment de l'offrande : autrefois le curé donnait sa main à baiser; il ne donne plus auj. que \apaix.

B AISEMENT des pieds. Il se dit : 1° de l'action de baiser les pieds du pape ou plutôt la croix brodée sur sa mule ; 2° de la coutume observée dans l'Église par laquelle, le jeudi saint, l'officiant qui a célébré la messe lave et baise les pieds de 13 vieillards ou de 13 enfants, en commémoration du pareil acte de Jésus-Christ pendant la Cène.

BAISSE ET HAUSSE DES FONDS. T'oy. Boi'RSE.

BAJET, espèce d'Huître, commune sur les côtes occidentales de l'Afrique, a la coquille plus épaisse que l'huître ordinaire, très-aplatie et presque ronde.

BAJOCIEN (étage), nom donné, en Géologie, à celui des étages jurassiques qui succède à l'étage toarcien ou lias supérieur, et précède l'étage bathoriien. Il est aussi désigné sous le nom A'Oohte inférieure, à cause du calcaire ferrugineux dont il est quelquefois composé. — Aux environs de Bayeux,où est son type français, il présente, à partir de la base, des couches limoneuses et une oolite ferrugineuse célèbre par ses fossiles, dont l'épaisseur ne dépasse pas 2m ; de 10 à 12m de calcaire blanc grenu; 1™ de calcaires bleus, et enfin 10m de couches argileuses connues sous le nom de terre à foulon (fulier's earth). En Bourgogne, ce même étage est composé de masses puissantes de calcaires à entroques, surmontées de calcaires à polypiers, lesquels sont recouverts euxmêmes de calcaires marneux d'un blanc jaunâtre. — Parmi les nombreux Fossiles de cet étage, il faut citer Y Ammonites humphriesianus, la Trigonia costata, l'Ostrea subcrenafa, qu'on rencontre principalement mx niveaux inférieurs, et VOstrr/i aruminata,c[\i\ caractérise surtout la terre à foulon ou les couches synchroniques.

BAJOIHE (de baiser). On nomme ainsi, en Numismatique, une pièce de monnaie ou une médaille

qui a pOUT effigie deux tètes de profil superposées.

BAJOUE (de ba, particule dépréciative, et joue), partie de la tète du cochon et de quelques antres mammifères qui s'étend depuis l'œil jusqu'à la mâchoire. — Dans les arts mécaniques, on nomme ainsi les bosou coussinets qui tiennent ;mx jumelles de la machine, avec laquelle les vitriers apprêtent le plomb pour garnir les vitres.

BAJOYEBS (du viens fr. bajœ, panier, manne : de bajulare, porter). On nomme ainsi, en architecture, les murs de revêtement d'une chambre d'écluse, ainsi que 1 is murs ou ailes des culées des ponts.

BAJULE (du lat. bajulus, porteur .Ce nom, donné d'abord à un des magistrats les plus importants du Bas 1 apire, spécialement a celui qui était chargé de l'éducation du prince, désigna, an moyen ige, le principal ministre d'État. Charlemagne do;; nould pour bajule '< son Bis Louis d Aquitaine. En Italie, bajule signifiait la même chose que régent en et protecteur en Angleterre. — Les églises Bl l a monastères eurent aussi divers fonctionnaires

portant le nom de bajule, et par suite celui de (

c'est de ce dernier qu'on dérive le nom de bailli. BALADINS [de ballade, danse , danseurs de théâ-

tre et de carrefour, étaient déjà nombreux chez les Romains ; ils furent mis en vogue au moyen âge par les trouvères, qui les introduisirent à leur suite dans les châteaux pour distraire les nobles châtelains. Les baladins faisaient jadis partie de la confrérie desménentrier», et étaient gouvernés par un chef qu'on appelait leroi des baladins. Yoy. Jongi.ecb, Saltimbanque, Batblbob.

BAL.EMCEI'S (c.-à-d. en latin, à tête de ba oiseau de l'ordre des Échassiers hérodiens, haut de plus delm,et semblable à lacigogne par la forme de ses ailes et de ses pattes, a pour caractère principal une tète énorme, munie d'un bec massif. On ne connaît encore que l'individu tué en 1830, sur les bords du Nil Blanc, par le voyageur anglais Parkyns.

BALAIS (de l'arabe ba/chash), rubis couleur de vin paillet. Yoy. Rubis et Spinei.le.

BALANCE (du lat. bilanx), instrument qui sert à trouver le poids d'un corps. C'est un levier droit du premier genre. Voy. Levier.

La B. ordinaire se compose d'une verge ù"acior trempé, appelée fléau, dont les deux bras sont d' longueur: ce fléau porte à ses extrémitésdeux bassins ou plateaux suspendus à l'aide de chaînes ou de tiges métalliques, et repose par son milieu sur une ligne fixe autour de laquelle il oscille librement. Le contact du fléau et du support a lieu sur le tranchant d'un couteau d'acier fixé au premier, et pos une chape ou sur un plan d'acier parfaitement poli ; la suspension des plateaux aux extrémités du fléau s'établit de la même manière. Le corps à peser, placé dans l'un des bassins, a pour poids la somme de ceux qui, placés dans l'autre bassin, lui font équilibre. Comme il est très-difficile d'atteindre une exactitude parfaite dans l'égalité des deux bras du fléau, on a recours, dans les cas qui exigent une grande précision, à la méthode des doubles pesées, due à Borda. On commence par tarer le corps à peser, à l'aide de grains de plomb, de sable, etc.; on le remplace ensuite par des poids connus, de manière à faire équilibre à la tare; ceux-ci dûment alors exactement le poids du corps. L'emploi de cette méthode exige que la balance soit très-sensible, c.-à-d. qu'elle trébuche sous le moindre poids excédant celui qui fait l'équilibre; la balance remplit cette condition quand le centre de gravité du fléau est placé un peu au-dessous de son point de suspension ; si ce centre était situé trop bas, la balance serait paresseuse; elle serait folle et l'équilibre ne pourrait être stable, si le centre de gravité se trouvait au-dessus du point de suspension. Une balance est d'autant plus sensible que les bras du fléau sont plus allongés; ils doivent être en même temps as uats pour ne pas plier sous la charge. Parmi les meilleures balances ordinaires, on doit citer surtout laB. de Fortin. — Dans la li de Roberval, il y a un fléau semblable, à celui de la balance ordinaire ; mais les bassins sont au-dessus du fléau, C6 qui permet de peser des corps d'un assez grand volume. Les tiges qui portent 1 s bassins s'appuient respectivement sur les extrémi es du fléau, et elles sont articulées ;'t leur partie inférieure à un levier mobile autour de son milieu. Par cette disposition, ces tiges restent verticales quand le Beau oscille, el les bassins sont maintenus horizontaux. < lette balance est moins sensible que la balance ordinaire.

La /.'. de Qu ntenx, qu'on appelle aussi B. basent-; est employée peur la pesée des corps volumineux.

Le corps est posé sur un plateau horizontal, et Cel i- CÎ s'abaisse, sans cesser d'être hori/.ontal, en transmettant son mouvement par un système de lei un Beau disposé comme celui d'une balance ordinaire. Ce fléau porte un bassin dans lequel on met des poids marqués pour ramener le plateau à son niveau, et. par conséquent pour équilibrer le corps. Cet équilibre s'obtienl à l'aide d'un poi Is 10 ou 100 fois plus petit que celui du corps, de sorte qu'on multiplie les poids marqués parlOou par 100 pour avoir le poids cherché.

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