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SONNET

laillcs. C'est pour les premiers un aliment sain et rafraîchissant, mais qui a besoin d'être mêlé a d'autres alimrnts échauffants. — En Médecine, on emploie l'eau de son comme émollient, en lavements, en cataplasmes, en bains.

Son ou Taches de rousseur. Voy. Éphéliues. SONATE (de l'ital. sounta), composition instrumentale, formée de trois ou quatre morceaux de caractères différents, un allegro, un adagio, un presto ou rondo, auxquels on joint souvent un menuet ou scherzo. La sonate est faite quelquefois pour un seul instrument, et quelquefois pour plusieurs. Ce genre de composition, quia eu jadis une grande vogue, est maintenant presque abandonné. On cite parmi les meilleures sonates : pour le violon, celles de Corelli, Tartini, Viotti, Baillot, Kreutzer ; pour le piano, celles d'Emm. Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, démenti, Dusseck, Ilummel, Moschelès, Kalkbrenner, Field, etc, ; pour les instruments à vent, celles de Cramer, Reicha, Devienne, Berbiguier, etc.

SONCHUS, nom latin botaniq. du genre Laiteron. SONDE, SONDAGE 'de sonder, du lat. suhundare). \ " En Marine,on appelle sonde, un instrument qui consiste en un plomb attaché à une corde, et dont on si- sert à la mer ou dans les rivières pour connaître la profondeur de l'eau ou la qualité du fond. Cette ligne est graduée de brasse en brasse par des nœuds qui aident à en calculer la longueur. Le plomb, de forme conique, est creusé à la partie inférieure, afin de recevoir un morceau de suif destiné à rapporter des échantillons do la nature du fond. Le plomb pour les petites sondes servant habituellement à l'arrivée sur rade, et appelées sondes à la main ou courantes, pèse environ de 3 à h kilogr. Outre le plomb de tonde, on emploie aussi au sondage des douces de sonde, des lances de sonde et des sondes mécanique* ou balhomèlres : tel est p. ex. le sondeur Lecoëntre, qui, au moment où il touche au fond, marque la hauteur du fond au moyen d'une aiguille qui parcourt un cercle divisé. On peut avec la marine atteindre d'énormes profondeurs: un sondage exécuté le 30 octobre 1852, pendant la traversée de Rio-Janeiro au Cap, a descendu jusqu'à 14.191 mètres. En pleine mer, la sonde atteint rarement le fond. Dans certains parages, au contraire, tels que la Manche d'Angleterre, les indications de la sonde font connaître sur la carte le lieu où l'on est. — On appelle sonde de pompe la tige en fer graduée, plongée verticalement dans la partie la plus basse du navire, et servant à indiquer la quantité d'eau qu'il fait; sonde dcpêthe, un morceau de plomb que les pécheurs amarrent à l'haim d'une ligne pour le faire couler et indiquer la profondeur de l'eau. 2° Le sondage à travers le sol est d'une application fréquente dans l'exploitation des mines, pour le percement des puits artésiens, la recherche des eaux minérales, etc.; mais en ce sens on dit plutôt forage I (Voy. ce mot et Pins). — Voir aussi les Ra /.ports do MM. Gernaert, Ch. Laurent Degousée, Dubo J. Lefrançois [Jury de l'Exposition universelle de

18G7, t. VIII).

En Chirurgie, on appelle sonde tout instrument que l'on introduit soit, dans la cavité de certains organes, pour découvrir la cause cachée de quelque mal, soit dans le trajet des plaies, des fistules, pour en reconnaître l'état ou en évacuer Les liquides. Il se dit particulièrement des tubes cylindriques que l'on introduit dans la vessie, et que l'on nomme aussi algalies. On appelle cathétérisme l'art qui consiste à ■ ir de ces sondes I Voy. ce mot et Lithotbitib). — Les sondes varient de ferme, de grandeur, suivant leur destination : on les fait en métal ou en gomme

élastique. On appelle S. brisée une grande s, unie

, droite, et composée de deux parties qui se joignent au moyen d'uni' \ is ■ elle sert à explorer les plan s pénétrantes; elle sert aussi d'aiguille à téton ; S. cannelée, une tige d'acier ou d'argent, droite, mousse à l'une de ses extrémités, terminée à l'autre

par une plaque fendue et munie dans toute sa longueur d'une cannelure : elle sert à guider la pointe des instruments tranchants au milieu des organes; S de Helloc, une sonde courbe à ressort qui sert pour le tamponnement des fosses nasales, la ligature des polj pes, etc. Il y a encore la S. à dan/, pour la cystotomie; la S. d'Ane/, pour sonder les points la- CTJ maux, etc.

SONGE (du lat. somnium). Le songe se distingue du rêve, en ce que les idées y sont bien suivies, qu'il a toute l'apparence de la réalité et qu'on se le rappelle dans son entier, tandis que le rêve est plus décousu et fugitif : on nomme tonget et non rêves ces conceptions poétiques qui jouent un si grand rôle dans les épopées et les tragédies classiques, comme \zsonge d' Agamemnon, d'Homère, etla songe a'At Italie, de Racine.

De tout temps, on a vu dans les songes quelque chose de prophétique : la Bible attribue cette vertu au songe de Jacob, à ceux de Pharaon et <: grands officiers, que Joseph réussit à interprète!-, a celui de Nabuchodonosor qu'expliqua Daniel, Dans l'histoire profane, on cite le songe d'Alexandre à l'égard de Cassandre, celui de Calpurnie sur la mort de César, de Brutus aux champs de Phuippea. C'était chez les Égyptiens, chez les Juifs et les Chaldéens, un art révéré que celui de deviner les se: les Grecs ont aussi cultivé cet art, qu'ils appelaient onéirocritie {Voy. ce mot, : Aristote et Artémidore ontécrit Sur les songes. Plusieurs divinités, Hercule, Amphiaraùs, Sérapis, rendaient leurs oracles en songe. Aujourd'hui encore, beaucoup de personnes accordent une grande foi aux révélations des somnambules magnétiques. — Les conciles ont condamné l'interprétation des songes. Notre législation défend également de faire profession de deviner ou d'expliquer les songes (C. pén., art. 4~9, § 7). — Voir : Leunclavius, Ue significatis insûmniomm; l'ai Richard, Théorie des songes; Formey, Essa ïur les songes; Pierquin, Mémoire sur les songes .Montpellier, 1839); Burdach, Traité de physiologie, n<. voy. Rbvb, Sommeil, Somnambulisme.

La Fable faisait des Songes les enfants du Se. et de la Nuit : elle distinguait des Songes vrais et des Songes faux, les premiers sortant des Enfers par une porte d'ivoire, et les seconds par une porte de corne. so.MCA, terme du jeu debassette.il se dit d'une, carte qui vient en gain ou en perte le plus tôt qu'elle puisse venir pour faire perdre ou gagner. SONICÉPI1ALE, insecte. Vog. Viullette. SONNA ou sinvv (c.-à-d. tradition), recueil qui contient les traditions de la religion mahométane : c'est un supplément au Coran. Voy. Sommités an . dHist. et de G ogr.

SONNERIE, son de plusieurs cloches qui se font entendra suit ensemble, suit successivement. Ç ques sonneries d'églises forment une sorte de musique qui a son charme : on 1rs nomme alors caril- '■ ou. ce mot). — Sonnerie se dit aussi : r de nblage des rouages et des mouvements qui servent à faire sonner une pendule, une montre; 2° de l'appareil électrique qui fait mouvoir un timbre. Voy. ce mot.

Dans ['Armée, sonnerie se dit des airs destinés à être joués sur la trompette ou le clairon, pour indiquer les diverses parties du service militaire, Burtout

clans la cavalerie : les principales sonneries sont la </< nérale, le réœU% le boute-selle, Y appel, la retraite, la charge. — Dans la Marine, sonner le quart. avertir la partie de l'équipage qui est couché lever pour venir faire le quart ; c'est avertir les iri-iis. du quart de pomper.

SONNET (de l'ital. sonetto . petit poème de 1 . partagés en deux quatrains soi d tux rimes,et eu di ux

tercets qui SOU' divisés par le sens, comme doivent

l'être aussi les deux quatrains. Le sonnet n'admei ni vers faibles, ni expressions impropres, et l'idée qui le termine doit avoir quelque chose de piquant ri

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