‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 15 sur 1672 · ACADEMIE · texte numérisé non relu

ACADEMIE

ACAN'iliOPTERYGlENS

tm genre important qui renferme des arbrisseaux et des arbres, les uns inermes et les autres armés d'aiguillons, à feuillage très-iéger, leurs feuilles se décomposant en un très-grand nombre de folioles très-fines : dans quelques espèces ces folioles avortent et se changent en une sorte de lame dite phyl- Iode; fleurs petites en épis ou en tètes globuleuses à l'aisselle des feuilles : calice urcéolé à U ou 5 dents, corolle plus longue que le calice, étamines nombreuses, ovaire unistyle ; gousse uniloculaire, sèche et bivalve. On en compte près de 300 espèces, à fleurs jaunes, blanches, rouges ou verdâtres ; la plupart sont équatoriales. Les principales sont : VA. à fruits sucrés de St-Domingue, l'A. mielleux de l'Arabie, VA. à grandes gousses de l'Amérique, l'A. féroce de Chine, l'A. saponaire de Cochinchine, l'A. balsamique du Chili, VA. d'Egypte ou Gommier rouge et l'A. du Sénégal ou Gommier blanc, qui fournissent la gomme arabique ; l'A. catechu de l'Inde, qui donne le cachou; l'A. pudique, qui, au moindre attouchement, replie ses feuilles; l'A.julihrizin ou de Constantinople, vulg. Arbre de soie, à fleurs blancrosé dont les étamines forment de magnifiques aigrettes; l'A. de Ste-Hélène, dont les rameaux pendent comme ceux du saule; l'A. blanchâtre de l'Australie; l'A. de Farnèse ou Casse du Levant, dont les fleurs sont employées en parfumerie, etc.

L'Acacia de nos jardins, ou Faux acacia, dit aussi Robinier, parce qu'il fut introduit d'Amérique en France par J.Robin, botaniste-herboriste deHenri IV, appartient à la famille des Papilionacées, tribu des Lotées: feuilles pennées avec impaire, corolle irrégulière à carène obtuse, étamines diadelphes, ovaire à 16 ou 20 ovules. Tout le monde connaît son joli feuillage, ses fleurs en grappes exhalant une odeur suave. On en trouve dans nos bosquets de 15 à 18 espèces, à fleurs blanches, jaunes ou roses. — L'A. blanc ou commun peut atteindre plus de 201» ; il vient bien dans les terres sablonneuses et légères, mais ne pousse point dans la craie. Ses racines traçantes s'étendent fort loin et peuvent nuire aux arbres voisins. Son bois est dur, solide et d'une maille très-fine : aussi convient-il au\ menuisiers et aux tourneurs ; on l'emploie même comme bois de charpente en Amérique, et comme il se pourrit difficilement, il est propre aux pilotis, aux échalas, etc. Les bestiaux sont friands de ses feuilles. On le multiplie de semis, de drageons; il pourrait se mettre en taillis et en coupes réglées pour faire du bois de chauffage, car il brûle bien sans être sec. — L'A. glutineux, dont les fleurs sont d'un beau rose ; l'A. parasol, dont le port est distingué et qui se multiplie par la greffe sur l'espèce commune ; l'A. boule, sans épines, sont au nombre des plus jolies variétés que l'on cultive dans nos jardins.

ACADÉMIE. Ce mot a successivement désigné :

1° Un gymnase d'Athènes, établi dans des jardins qui avaient appartenu, dit-on, au héros Académus ; — 2° L'école philosophique que Platon ouvrit dans ces jardins et les autres écoles qui en sortirent ; — 2° Diverses sociétés scientifiques, littéraires et artistiques {Voy. Institut et le Dict. d'Hist. et de Géogr.); — l\° Les divisions de l'administration universitaire de France : ces divisions, dirigées par un recteur (Voy. ce mot), ont été établies en 1808; leur nombre a souvent varié, il est actuellement de 17 ; — 5° Des écoles analogues à nos Lycées ou à nos Facultés ; c'est surtout en Belgique et en Prusse que cette dénomination est usitée ; — 6° Des écoles d'armes, d'équitation, ou même de musique; on a par suite étendu ce nom à un théâtre : l'Opéra est dit Académie nationale de musique.

Dans les Arts du dessin, on nomme Académie une figure entière, peinte ou dessinée d'après un modèle nu ou d'après la bosse. Ces figures ont été ainsi nommées parce que la pose donnée au modèle devait tendre à faire ressortir les formes du corps, comme on s'y appliquait dans les académies gymnastiques.

ACAJOU (en malais, bois à travailler), nom donné à 3 arbres d'Amérique de genres différents :

1° L'A. à meubles (Swie tenta mahogonî) : il appartient à la famille des Gédrélacées ;, c'est un grand arbre très- ruineux qui atteint de 33 à 60"; son bois dur et compacte, d'un brun rougeâtre et susceptible d'un beau poli, est excellent pour les ouvrages de charpente, de menuiserie, et surtout d'ébénisterie. Les ébénistes l'emploient soit massif, soit en feuilles plaquées; sous cette dernière forme, il offre, par l'heureuse disposition des veines, les plus belles nuances et les dessins les plus élégants. C'est au commencement du siècle dernier que le bois d'acajou a commencé à être employé ; introduit d'abord en Angleterre, il s'est bientôt répandu sur le continent.

2° L'A. à planches (Cedreta odorata) : il appartient h la même famille que le précédent et en forme le genre type ; c'est un très-grand arbre au bois léger, coloré, odorant, d'une saveur amère qui le rend inattaquable aux insectes : on en fait des planches qui servent surtout pour la construction des vaisseaux.

3° L'A. à pommes, espèce du genre Anacardier (Voy. ce mot), appelée par les botanistes Anacardium occidentale et Cassuvium pomiferum : c'est un petit arbre noueux, à bois blanc, qui fournit la pomme et la noix d'acajou : la pomme n'est qu'un pédoncule très-développé qui supporte la noix et qui est comestible ; la noix, en forme de rein, est lisse, grisâtre, et renferme une amande blanche, émulsive, d'une saveur agréable.

ACALÈPHES (du gr. àxoO.ïj'f/i, ortie), 3* classe des Zoophytes de Cuvier, comprenait des animaux marins.gélatineux, tels que les Méduses, les Béroês, les Phy sales, les Vèlelles, les Porpites, etc., ayant pour la plupart la propriété de causer au contact une sensation de brûlure, analogue à celle des orties. On les range auj. parmi les Polypes. Voy. ce mot.

ACALYPHE (du gr. àxa).r,q5-/i), Acaïypha, vulg. Ricinelle, genre de la famille des Euphorbiacées, tribu des Acalyphées, renferme un assez grand nombre d'espèces, la plupart originaires de l'Amérique tropicale. Elles sont herbacées ou frutescentes, et ressemblent assez par leur port à l'ortie, sans toutefois posséder les propriétés nuisibles de cette plante.

ACANTHACÉES, famille de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, renferme des plantas herbacées ou frutescentes, à. feuilles opposées; à fleurs en grappes ou en épis : calice découpé en h ou 5 sépales, corolle bilabiée, 2 ou 4 étamines, un stylo, 1 ou 2 stigmates; fruit capsulaire à 2 loges, 2 valves longitudinales, cloison opposée aux valves se partageant en 2 parties pourvues de crochets dans les aisselles desquels sont les graines. — Les Acanthacées forment 3 tribus : Thunbergiées, Netsoniées, Ecmacanthacées, et comptent un grand nombre de genres: Acanthus, Thimbergia, Jusiicia, Ruellia, etc.

ACANTHE (du gr. âx.avôo;), Acanthus, genre type de la famille des Acanthacées, tribu des Ecmacanthacées, se compose de plantes herbacées ou vivaces, remarquables par la beauté de leur port. Deux espèces, l'A. molle et VA. épineuse, croissent naturellement dans le midi de l'Europe. — La feuille d'acanthe, large et profondément découpée, a été appliquée de bonne heure à l'ornementation des frises, des corniches, et principalement du chapiteau ; c'est un des traits distinctifs de l'ordre corinthien. Vitruve raconte que Callimaque, architecte de Corinthe, aurait conçu l'idée de ce chapiteau en voyant l'effet produit par des branches d'acanthe qui s'étaient enroulées autour d'une corbeille qu'on avait déposée sur une tombe. — On a donné h l'Acanthe le nom de Brancursine, à cause d'une prétendue ressemblance qu'aurait sa feuille avec la patte d'un ours.

Acanthe d'Allemagne. Voy. Berce.

ACANTIHAS, espèce de Squale. Voy. Aiguillât.

ACANTHOPTERYGIENS (du gr. ôxavBa, épine, et 7tT:p'jyiov, nageoire), nom donné par Cuvier au 1er ordre des Poissons osseux, principalement carac-

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