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STYLE

la strophe ne fut plus qu'une simple subdivision de l'ode. Voy. Ode, Stancb et Colplet.

STROPHULUS (du gr. OTpoçrj, retour, à cause de son intermittence), nom donné par VVillan à une inflammation cutanée fréquente chez les enfants à la mamelle et à l'époque de la première dentition ; elle est caractérisée par des papules rouges ou blanches, qui apparaissent successivement sur la face (vulg. feux de dents) et sur les membres, qui disparaissent et se reproduisent quelquefois d'une manière fntermittente, et se terminent par simple résolution ou par une desquammation furfuracée. Il suffit de bassiner légèrement les papules avec de l'eau amidonnée, et de donner aux enfants une alimentation appropriée à. leurs organes digestifs.

STRUMÉE, plante ainsi nommée par les anciens parce qu'ils la croyaient propre à guérir les écrouelles [strumee) : ce n'est autre chose que la Ficaire ou la petite Éclaire, de la famille des Renonculacées.

STRUMES (du lat. strumœ, écrouelles), synonyme de Scrofule. Voy. ce mot.

STRUTHIO, nom latin du genre Autruche (Vo>/. ce mot), a servi à former le mot Struthiones, qui désigne une famille d'Oiseaux échassiers connue aussi sous le nom de Brévipennes. Voy. ce mot.

STRYCHA'EN'E, alcaloïde découvert en 1818, par Pelletier et Caventou, dans le fruit, de plusieurs espèces du genre Strychnot, où il est mêlé à de la brucine et combiné avec l'acide strychnique. Il est composé de carbone, d'hydrogène, d'azote et d'oxygène. iC" HMAzM0*]. Il est solide, inodore, très-amer, inaltérable à l'air, et forme des sels avec les acides. On peut l'obtenir en traitant par une solution de sous-acétate de plomb l'extrait alcoolique des plantes qui le contiennent, puis en faisant bouiliir la dissolution avec de la magnésie ; on met ainsi à nu la strychnine et la brucine, que l'on sépare ensuite par des cristallisations successives. La strychnine demande pour se dissoudre CGG7 p. d'eau et cependant cette solution aqueuse est fort amère. Elle est très-vénéneuse : elle exerce sur le système nerveux, et particulièrement sur la moelle épinière, une action énergique, et produit instantanément des spasmes, des convulsions générales ou le tétanos : deux centigrammes de cette substance tuent un chien en trois minutes. C'est à la strychnine que la noix vomique doit ses vertus : on l'emploie contre la paralysie, contre les paresses intestinales, dans certains cas de ramollissements cérébraux, etc. L'Angleterre fait une consommation considérable de cet alcaloïde pour conserver les laines : on les plonge dans une solution faible d'un sel de strychnine pour empocher l'action des vers. On prétend même que l'on emploie la s'- hnine à donner de l'amertume à certaines bière-- anglaises.

STRTCDMQUE (acide), acide que l'on trouve dans la Noix vomique ei dans la Fève de St-Ignace, combiné avec la strychnine ; il a quelque analogie avec l'acide nialique.

STRYCHNOS (nom grec de la Morelle), genre de la famille des Loganiacées, type de la tribu des Strychnées, se compose d'arbres ou d'arbrisseaux grimpants, remarquables par leurs propriétés vénéneuses. Le S. noix vomique ou Vomi/juier [S. nux vomien) est un arbre de l'Inde, dont les graines, appelées noix vomir/ ues, sont orbiculaires, de couleur grisâtre, recouvertes d'une pellicule composée de plusieurs feuillets, luisante et comme nacrée. Leur action sur l'homme et les animaux est très-violente et très-rapide l'/y. sir.veiiM.M',) : on ne s'en sert en médecine qu'à très-petite dose. LOS. titutélS, tieute . qui croit à Bornéo, est une grande et belle liane a bois blanc, d'une odeur nauséabonde, et dont les ra- Cines donnent un poison violent, l'uptU tieuté, qu'il

ne fautpasconfondre avec le boun-upas {Voy. antiarib) : les indigènes de cette i le s'en servent pour empoisonner leurs Qècbes. Le*S. ignatier ou lynatier muer (Igitatia auiara), des lies Philippines, porte des

graines de couleur brun pâle, connues sous le nom de fèves de St-I>/w:ce, noix igasur : elles sont amères, et fournissent un poison très-actif, Vigasurine (Voy. ce mot). Le S. 6ois de couleuvre [S. coluùrina), de l'Inde, est un arbrisseau sarmenteux ainsi nommé de la marbrure de son écorce, qui porte aussi le nom de fausse angusture, et qui est un poison très-violent. — On remarque encore le S. faux quinquina, dont l'écorce peut s'employer comme succédané du quinquina, et le S. des buveurs, dont le fruit a, dit-on, la propriété de clarifier l'eau.

STUC (de l'ital. stucco), composition faite soit avec un mélange de chaux éteinte, de craie et de marbre blanc pulvérisé que l'on gâche dans de l'eau de manière à former une espèce de mortier, soit avec du plâtre cuit exprès, bien pilé et tamisé, puis gâché dans de l'eau chaude contenant de la colle de Flandre en dissolution. Cette composition est susceptible de prendre le poli du marbre, et acquiert, en séchant, une dureté égale à celle de la pierre. On peut aussi donner au stuc la couleur des divers marbres au moyen de pâtes colorées. On appelle stucuteur l'ouvrier qui fait le stuc. — Les Romains connaissaient déjà le stuc ; on s'en sert avec avantage, dans les constructions modernes, pour revêtir les colonnes en pierre, les murs d'escalier, les parois des salles de bain, etc.

STUD-BOOK (c.-à-d. livre de haras), nom donné, en Angleterre, au registre que l'on tient des chevaux entretenus dans les haras de l'État et de leur filiation. Un registre semblable a été introduit, en France, dans les haras de l'État, en 1853.

STUPÉFIANTS (de stupéfier, du lat. stupéfiai,, substances qui produisent la stupeur ou qui diminuent le sentiment et le mouvement : tels sont les narcotiques et les anesthésiques.

STUPEUR (du lat. stupor), état d'engourdissement des facultés intellectuelles, accompagné d'une expression d'étonnement hébété : c'est un des symptômes du typhus.

STUKIO, nom latin scientifique de Y Esturgeon, genre de poissons, de l'ordre des Ganoïdes et type de la famille des Sturoniens,

STURNUS, nom la; in scientifique de l'Étoumeau, genre de Passereaux conirostreset type de la famille des StnrnidéS.

STYLE (du lat. sty/us, du gr. otv),o;). Les anciens appelaient proprement ainsi un petit poinçon de métal, pointu par un bout et plat de l'autre, dont ils se servaient pour écrire. Avec la pointe ils écrivaient sur des tablettes enduites de cire ; l'extrémité plate leur servait à effacer les caractères que l'on avait tracés : d'où l'expression vertere stylum, retourner le style, pour dire corriger. — Par analogie, le mot style a désigné, en parlant des ouvrages d'esprit, la manière d'écrire, le caractère particulier que chaque écrivain imprime a la langus commune : c'est en ce sens qu'on dit le style <te Voltaire, le style de Montesquieu, etc. Buffon, dans son Discours de réception à L'Académie française, a exprimé les considérations les plus justes comme les plus élevées sur ce sujet. La partie de la Rhétorique qui traite des règles du style s'appelle a locution. On distinguo trois genre de style : le style simple, le style tetH' pire et le style sublime; on oppose aussi le styte simple au style figuré, c.-à-d. au style dans lequel on fait un emploi fréquent des figures ( Voy. ce mot). Les qualités générales qui conviennent à tout genre de style sont : la pureté ou correction, la propriété, la clarté, la précision, la convenance et l'harmonie. I.o style simple y joint le naturel et la concision ; le stylo tempéré, l'élégance et la richesse, quelquefois la finesse, la délicatesse et la naïveté; le style sublime, l'énergie, la véhémence, la magnificence, le sublime de pensée ou do sentiment. L'incorrection, l'obscurité, l'emphase, la prétention sont 1 "s défauts les plus graves «le tout genre de style. — On trouvera les règles particulières à chaque genre dans tous les traités de Rhétorique et de Littérature, ainsi

STYRACÉES.

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SUDINTBANT.

que dans les traités spéciaux, comme le Manuel de style de Sommer, la Méthode de composition et de style de Barrau, etc.

Dans les Beaux-Arts, style s'emploie pour la manière de composer et d'exécuter particulière à chaque artiste. 11 se dit aussi du caractère imprimé à tous les ouvrages d'une même époque; c'est en ce sens qu'on dit, p. ex. en parlant d'Architecture, le S. grec, le S. romain, le S. gothique, etc.

En Chronologie, on appelle vieux style la manière Jont on comptait les jours de l'année avant la réforme de Grégoire XIII, et qui est encore suivie en Grèce et en Bussie. On dit par opposition nouveau style, pour la manière dont on compte depuis cette réforme. Le vieux style est aujourd'hui en retard 12 jours sur le nouveau style : ce qui dans le vieux style est le 1" janvier est pour nous le 13. Voy. Année

Style (de cadran solaire) ou Gnomon. Voy. ce mot et Cadran.

En Botanique, \e style est l'une des trois parties qui composent le pistil : c'est un prolongement de l'ovaire qui supporte le stigmate. Le style peut être unique ou multiple ; il y a des plantes qui n'en ont point. Le style est terminal quand il surmonte l'ovaire : c'est le cas le plus ordinaire; latéral, quand il naît de ses parties latérales (Rosacées); basilaire, quand il parait naître de la base (Alchéinille).

STYLET (dimin. de style) poinçon, poignard a lame mince et ordinairement triangulaire : c'est l'arme favorite des Italiens et des Espagnols.

En Chirurgie, on appelle stylet une tige métallique fine et flexible, qui sert à sonder les plaies fistuleuses, à passer des mèches de séton, etc. Cet instrument est terminé à l'une de ses extrémités par un petit bouton olivaire, et quelquefois percé d'un chas à l'autre bout.

STYLiDIER, Stylidium, genre type de la famille des Stvlidiées, se compose de plantes herbacées annuelles ou vivaces, et quelquefois d'arbrisseaux de l'Australie, remarquables par l'irritabilité de leur style, qui s'agite lorsqu'on le touche avec une aiguille. On cultive dans les serres le S. frutescent (S. glandulosum) et le S. adné{S. adnatum). — La famille des Stylidiées renferme, outre le genre type, les genres Levenhookia et Forstera ou Phyllacne.

STYLITE (du gr. <jtuXCt»iç), surnom donné à certains anachorètes qui, par esprit de pénitence et pour s'isoler plus complètement du monde, avaient placé leurs cellules sur des colonnes ou des édifices en ruines. St-Siméon, qui vivait à Antioche au \e siècle, a été le premier des stylites ; il a eu des successeurs jusqu'au \nc siècle.

STYLOBATE (du gr. CTtu/oSâtr,;), espèce de soubassement ayant base et corniche et formant un piédestal continu sous un rang de colonnes. — Ce mot se prend aussi pour plinthe.

STYLOÏDEfdu gr. (jrj/.OctSr,;), épithète donnée à plusieurs apophyses qui par leur forme grêle et aiguë ressemblent à un stylet. — On en a formé les composés stylo-glosse, stylo-hyoïdien, stylo-mastoïdien, stylo-pharyngien, etc.

STYPI1ÉL1E, Styphe/ia, genre de la famille des Épacridées, tribu des Styphéliées, se compose d'arbrisseaux de l'Australie, à feuilles rapprochées, presque sessiles, acuminées ; à fleurs axillaires : calice quinquéparti, corolle urcéolée, à 5 divisions réfléchies ; 5 étamines, ovaires à log<js monospermes.

STYPT1QUE du gr. orwmi%ôç), synonyme d'astringent, se dit surtout des astringents employés topiquement, tels que l'eau de Goulard, Yulun en poudre. Voy. Astringents.

STYRACÉES {du g.-type Styrax), famille de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, détachée de celle des Ébénacées, se compose d'arbres ou d'arbrisseaux t.1 labres ou tomenteux, à feuilles alternes, sans stipules; à fleurs régulières, solitaires sur des pédoncules axillaires ou terminaux ; à fruits légèrement charnus renfermant des nucules osseuses. —

Les Styracées habitent les régions tropicales de l'Asie, de l'Amérique et la partie orientale de la région méditerranéenne ; elles fournissent des substances résineuses et aromatiques, telles que le stomxct le benjoin ( Voy. ces mots*. On les partage en 2 tribus: les Styracées propr. dites (genres, Styrax, Petrostyrax,Halesia), et les Symplocées{g.,Symploco9).

STYRAX (mot connu de Pline et qui dérive de l'arabe assthirak), nom scientifique de VAliboufier officinal, type de la famille des Styracées {Voy. Alibouiter). — On nomme aussi styrax ou storax, diversessubstances balsamiques et gommeuses que l'on tire des Styracées. Voy. Storax.

SUAGE (de sus, norc?/. En termes de Marine, on appelle ainsi les g.aisses et le suif dont on enduit de temps à autre un vaisseau.

SUAIRE (du lat. sudarium). C'était proprement, dans l'origine, un linge, un mouchoir propre à essuyer la sueur de la tête ou du visage. Il se disait aussi d'une espèce de voile dont on couvrait la tète et le visage des morts, ou d'un linceul dans lequel on les ensevelissait : c'est dans ce dernier sens seulement qu'on le prend aujourd'hui. On a nommé saint suaire le linge qui servit à la sépulture de Jésus-Christ.

SUR, préposition latine qui signifie sous, au-dessous, entre comme préfixe dans la composition d'un grand nombre de mots, où il indique soit la situation, ce qui est placé au-dessous : subabdominal, subeaUt dal; soit la diminution, l'a peu près: subanguleux, subconique, subéquilatéral, etc., pour : qui est presque anguleux, presque conique, etc.

SUBALTERNES (propositions, nom donné, en Logique, aux propositions qui diffèrent en quantité seulement et conviennent en qualité {Voy. Proposition). Ex. : 1° Tout homme est animal ; quelque homme est animal: 2° Nul homme n'est infaillible ; quelque homme n'est pas infaillible. — Si la proposition universelle est vraie, la proposition particulière l'est aussi; mais la réciproque n'a pas lieu.

SUBAPEXXEN (étage), dit aussi Pliocène, le dernier des étages tertiaires. Dans le bassin de Paris, on u'en connaît guère qu'un lambeau aux environs du Bosc d'Aubigny, près de Saint-Lô. On n'en trouve non plus que des lambeaux dans les autres bassins français. Mais en revanche il présente un développement considérable dans le reste de l'Europe, notamment en Italie (d'où son nom de subapennin), ainsi qu'aux États-Unis, etc. Les argiles, dites pampéennes, qui recouvrent d'immenses étendues dans l'Amérique du Sud, paraissent devoir se rattacher a cet étage. Principaux fossiles : Y Argonauta hians, le Turbo rugosus, le Duccinum maculosum, la Crépidula plana, la Mactra rugosa, l'Isocardia cor, etc. — Voy. Crag.

SUBBRACHIEXS, 2e ordre de la classe des Poissons malacoptérygiens, est caractérisé par les ventrales attachées sous les pectorales et immédiatement suspendues aux os de l'épaule (sub brachio). — II comprend 3 ou ti familles : les Gadoïdes, les Pleuronectesou Poissons plats, les Discoboles, et lesEchénéis qu'on réunit quelquefois aux Discoboles.

SUBCON'TRAIRES (propositions;. V. Contraires.

SUUDELIRILM, sorte de délire incomplet, dans lequel le malade, absorbé et comme à moitié endormi, s'égare en de perpétuelles rêvasseries, murmure des paroles inintelligibles, gesticule au hasard, ou sort de son lit sans but apparent.

SUBER, nom lat. boianiq. du. Liège. Voy.cc met.

SUBÉRIXE. Voy. Liège.

Sl'BÉRIQL'E (aciue , acide organique, composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène [C8H< 0*], qu'on obtient en faisant bouillir le liège, le suif et beaucoup de matières grasses, avec l'acide nitrique. Il est blanc, cristallin, peu soluble dans l'eau froide, et forme avec les bases lus subéuttes. — Il a été obtenu pour la première foi6 par Brugnatelli.

srBIXTRAXT. En Médecine, on appelle fièvre intermittente subiatrunte, celle dont les accès era-

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