TABLEAU
un suçoir de 6 pièces. — Cette famille renferme les genres : Taon, Pangonie, Dkranie, Rhinomyze, Diubase, Acanthocère, Hématopote, Hexatome, Chrysops, Silvius, Raphiorhynque et Avant homère.
TABANUS, nom latin scientifique du genre Taon.
TABELLION (du lat. tabellio), nom donné, dans l'antiquité et au moyen âge, aux fonctionnaires publics appelés aujourd'hui notaires. Voy. ce mot.
TABEBNACLE (du lat. tabernaculum, tente). Chez les Israélites, ce nom fut d'abord donné, pendant leur séjour dans le désert, à la tente qui leur servait de sanctuaire ; il fut ensuite conservé à la partie la plus reculée et la plus sainte du temple de Jérusalem, celle où l'on conservait l'arche d'alliance. — Chez les Catholiques, le tabernacle est une petite armoire, placée sur l'autel, et dans laquelle on renferme le saint ciboire rempli d'hosties consacrées.
TAB1S (orig. inc), nom donné autrefois à de gros taffetas ondes par la calandre ; c'est l'étoffe qu'on désigne aujourd'hui sous le nom de moire.
TABLATURE (de table). On nommait ainsi jadis la totalité des signes dont on se servait pour marquer le chant à ceux qui chantaient ou jouaient des instruments, ainsi que l'arrangement ou la combinaison de ces signes, et l'art de les lire ou de les appliquer. Cet art offrait d'assez grandes difficultés: delà l'expression donner de la tablature, pour dire : donner des embarras à quelqu'un. — On appelle aujourd'hui tablatureun tableau qui représente un instrument à vent et à trous (flûte, flageolet, clarinette, basson, etc.), et qui indique quels trous doivent être bouchés ou bien ouverts pour former les diverses notes. La tablature de chaque instrument se trouve en tête des méthodes de cet instrument.
On appelait tablature alphabétique l'emploi qu'on a lait longtemps des lettres de l'alphabet pour noter les parties du luth, de la guitare et de quelques instruments du même genre. On figurait les cordes par plusieurs lignes parallèles : A, sur la ligne d'une corde, marquait qu'on devait la pincer à vide ; B, qu'il fallait mettre un doigt de la main gauche sur la première touche du manche, etc.
TABLE (du lat. tabula). Outre le meuble usuel de ce nom, ce mot désigne : 1° une lame ou plaque de cuivre, d'airain ou de tout autre métal, un morceau de marbre ou de pierre, plat et uni, sur quoi on peut écrire, graver, peindre, etc. : c'est dans ce sens qu'on dit les tables de la loi; — 2° les deux lames de tissu compacte qui revêtent à l'extérieur las os du crâne; — 3* des pierres précieuses taillées de manière que la surface en est plate ; ainsi on dit : diamant en table, table de rubis, etc.
Au Figuré, table s'emploie pour signifier : soit un relevé, méthodique ou alphabétique, qui indique les matières traitées dans un livre, et qui renvoie aux pages ; on dit en ce sens : table de* chapitres, table des matières, etc. ; soit un tableau dans lequel certaines matières sont disposées méthodiquement, de manière à être embrassées d'un seul coup d'œil ou trouvées facilement, comme les tables de signaux, la table de multiplication, les tables de logarithmes, les tables chronologiques, etc.
Table alimentaire, nom donné à une inscription découverte en 1747, en Italie, près de Plaisance, et qui est conservée aujourd'hui à Parme, au palais Farnèse. Elle renferme la liste d'un grand nombre de fonds de terre dont les revenus avaient été affectés par l'empereur Trajan à l'entretien des enfants pauvres. Cette inscription a donné lieu à d'importants travaux archéologiques. M. Ern. Desjardins l'a publiée en 1852, avec de savantes remarques.
Table d'harmonie, partie sonore de la caisse des instruments à clavier et à cordes : c'est celle sur laquelle on appuie le chevalet des violons, altos, bassus, etc.
Table de marbre, nom donné autrefois à trois juridictions qui siégeaient au Palais de justice de Paris : ce nom venait de ce que la grande salle où elles
s'assemblaient était occupée par une grande table de marbre destinée aux banquets royaux, et autour de laquelle se plaçaient les juges. Les trois juridictions étaient : 1° la connétablie et maréchaussée de France ; 2° l'amirauté ; 3° la réformation générale des eaux et forêts. La dernière était la plus considérable par le nombre et l'importance des causes : on l'appelait spécialement la chambre de la table de marbre. La table de marbre fut détruite par le grand incendie du palais en 1618; mais les trois juridictions qui siégeaient à l'entour n'en conservèrent pas moins leur nom jusqu'en 1790.
Table rase. Voy. Empirisme.
Table sainte ou Sai/tte table, balustrade ou grille qui, dans les Églises, sépare le chœur du sanctuaire, ei devant laquelle les fidèles s'agenouillent pour recevoir la communion ; on y attache des nappes que l'on rejette en dedans après la communion. Par extension ce mot s'entend de la communion même.
Tables astronomiques, tables qui contiennent les calculs des mouvements, des lieux et des phénomènes des corps célestes. Les plus anciennes sont celles de Ptolémée, qu'on trouve dans son Aima y e de ; viennent ensuite les Tables alphonsines, dressées au xiii* siècle sur l'ordre d'Alphonse X, roi de Castille ; celles d'Ouloug-beg, et les Tables rudolplun's, rédigées par Tycho-Brahé et Kepler. Les meilleures ont été dressées par Delambre, Bùrg, Burckhart, Plana, Carlini, etc. Aujourd'hui, en France, le Bureau des longitudes est chargé de rectifier et de compléter les tables astronomiques : son travail paraît chaque année dans la Connaissance des temps. Table* de la loi, tables de pierre sur lesquelles étaient gravées les lois que Dieu donna à Moïse sur le mont Sinai, et qui renfermaient le Décalogue.
Tables loxodromiques, tables où la différence des longitudes et la route qu'un vaisseau parcourt en suivant un certain rumb sont marquées de 10 en 10 minutes de latitude. Voy. Loxodromie.
Tables de mortalité, de population, etc. Voy. Moutalité, Population.
Tables tournantes, tables frappantes. Voy. Spiritisme.
Tables trigonométriques, tables dans lesquelles, a côté de chacun des arcs du premier quadrant, on a mis les valeurs de leurs sinus, tangentes, cosinus ou cotangentes, ou mieux les logarithmes de ces lignes. Les tables les plus estimées sont celles de Gardiner, revues par Callet : elles donnent les logarithmes des sinus, tangentes, cosinus et cotangentes des arcs de 10 secondes en 10 secondes, avec sept décimales. Cependant on leur préfère souvent celles de Dupuis, qui leur sont supérieures au point de vue typographique. Les tables trigonométriques de Lalande contiennent seulement les lignes trigonométriques des arcs de minute en minute.
Pour la Table isiaque, monument égyptien; la Table dePeutinger, ancienne carte de l'empire romain exécutée au iv' ou au v* siècle ; la Table ronde, ordre de chevalerie au moyen âge, et les Lois des Douze Tables, code publié à Rome par les Décemvirs, Voy. le Dict. dHist. et de Géogr.
TABLEAU (d'un dimiw. du lat. tabula), ouvrage de peinture exécuté sur une toile ou sur une table de bois, de cuivre, etc. ( Voy. Peinture, Galerie, Musée, Pinacothèque). — En Droit, les tableaux sont considérés comme immeubles, quand ils sont placés à perpétuelle demeure ; comme meubles, quand ils font partie d'une collection dans des galeries ou pièces particulières; et comme >/< ubles meublant?, quand ils font partie du mobilier d'un appartement (C. civ., art. 525 et 534,.
En Architecture, ce qu'on appelle tableau i -i la partie de l'épaisseur d'un bois de porte ou de fenêtre qui est en dehors de la fermeture. — Dans la Marine, le tableau est la partie de la poupe d'un vaisseau qui est en dessous des contours du couronnement. C'est la face arrière, où sont percé