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VALET

superficie des feuilles, en contact avec l'air et la rosée qu'ils absorbent ; les I". excrétoires, qui déchargent les sucs impropres à nourrir les plantes et qui se seraient infiltrés dans leurs viscères ; les V. perpendiculaires on longitudinaux, qui régnent dans la longueur de la tige et qui servent à porter le suc jusque dans les parties supérieures de la plante ; les V. latéraux, quj se lient aux vaisseaux longitudinaux et parcourent horizontalement la plante, pour distribuer le suc a droite et à gauebe.

vaisseau (en Marine). Dans le langage vulgaire, le mot vaisseau s'emploie le plus souvent pour désigner tout bâtiment un peu considérable construit pour naviguer sur mer : c'est en ce sens qu'on dit un Vaisseau de atterre, un vaisseau marchand ; mais les marins ne donnent proprement ce nom qu'à un bâtiment de guerre portant au moins 80 canons. Ces vaisseaux reçoivent aussi le nom de vaisseaux de ligne, parce qu'ils peuvent se mettre en ligne de bataille. Dans notre ancienne flotte a voiles, les vaisseaux de ligne formaient 4 classes : les V. de 1er rang, ou de 120 canons, à trois ponts et à quatre batteries ; les V. de 2e rang, ou de 100 canons, à deux ponts et à trois batteries ; les V. de 3e rang, ou de 9i> canons, à deux ponts et à trois batteries; et les V. de V rang, ou de 80 canons, également à ' deux ponts et à trois batteries. — Les progrès de la marine à vapeur ont apporté de nos jours des changements considérables dans la construction des bâtiments de guerre. On donne néanmoins le nom de vaisseaux aux bâtiments cuirassés de premier ordre. Voy. Flotte et Navire.

Chez les anciens, les vaisseaux de guerre étaient fort longs (itaves longœ ou liburuicœ) par opposition aux vaisseaux de charge (onerariœ) qui étaient beaucoup plus larges : ils étaient pontés {tabulatœ), et portaient à la proue un éperon (rostrum) de fer ou de cuivre pour percer les vaisseaux ennemis; ils allaient à la voile en même temps qu'à la rame. On distinguait : les unirènies, qui n'avaient qu'un seul rang de rames de chaque côté ; les birèmes et les trirèmes, qui avaient 2 ou 3 rangs de rames superposés, etc. [Voy. Galère). — Au moyen âge, la navigation fut d'abord négligée, mais à l'époque des croisades, la Méditerranée vit des flottes nombreuses et même de très-grands vaisseaux. Quelques-uns étaient alors assez grands pour transporter 800, 1 000 et même 1500 soldats. — Voy. Marins.

Le Vaisseau, constellation de l'hémisphère austral, la même que VArgo. Voy. ce mot.

VAISSELLE ,de vaisseau), terme collectif, qui désigne l'ensemble de tous les vases ou vaisseaux plus ou moins creux, plus ou moins grands, servant à l'usage ordinaire de la table, comme plats, assiettes, soupières, casserolles, etc. La vaisselle commune est faite ordinairement de terre, de faïence ou d'étain ; la vaisselle de luxe est en porcelaine, en argent, en vermeil, en plaqué ou en or. — On appelle vaisselle montée la vaisselle d'or ou d'argent dont les pièces sont composées de parties jointes avec de la soudure, par opposition à la vaisselle plate, dont les pièces sont d'un seul morceau, sansaucune soudure. — Suivant d'autres, vaisselle plate est synonyme I de vaisselle d'argent : on fait alors dériver le mot plate de l'espagnol plata, argent.

VAKIL ou wakil, titre qu'ont pris quelques-uns des souverains qui ont gouverné la Perse. C'est un mot arabe qui signifie proprement vie-roi.

VALANGIEN (TERRAIN). On désigne ainsi, dans le midi de la France Bl en Suisse, un puissant ensemble de couelies, inférieures aux couches aéocomienni-s à Ottrea Coul ntet 0. rectangularis,tasàs supérieures aux dernières couches jurassiques. Elles paraissent représentées dans l'est de la France par les couches que U. Cornuel anomméesmame argileus noii i)tret minerai géodiqm , et subies blancs et jaunes.Voy. Nbocowem étage).

VALÉAATES. Voy. Y.u.i uiàniqce (acidb).

VALÉlUAAE, Vuleriaua, genre type de la famille des Valérianées, renferme encore un assez grand nombre d'espèces, quoiqu'on en ait retranché successivement les genres Fedia, Valerianella, tranthus et l'ait inia : ce sont des plantes herbacées, à feuilles découpées, un peu épaisses; à fleurs d'un blanc rougeâtre, en corymbes terminaux. — La F. officinale (F. offurinaUs) est très-commune dans les bois et les lieux un peu humides ; sa tige fistuleuse, haute de 1 à 2m, porte un ample bouquet de fleurs blanches ou rongeàtres, légèrement odorantes; sa racine a une odeur forte, pénétrante, qui plaît beaucoup aux chats ; la saveur en est amère, un peu acre : c'est un puissant antispasmodique : il est surtout renommé pour ses bons effets contre l'épilepsie ; on l'emploie aussi dans les fièvres intermittentes. File contient une huile volatile verte qui parait être un mélange d'une huile d'odeur camphrée et d'acide valérianique. — La V.phu, dite aussi Grande Valériane bien que sa taille ne dépasse pas celle de l'espèce précédente, croît dans les lieux montueux, surtout en Suisse : on lui attribue les mêmes propriétés qu'à la Valériane officinale. — La F. tubéreu I . tuberosa) a une racine dure, épaisse, très-odorante, tuberculeuse ou allongée ; des fleurs blanches ou rougeâtres. Elle croit dans les Alpes et les Pyrénées.

Valériane locuste. Voy. Valbrianblle.

Valériane grecque ou F. bleue. Voy. Poi.émoinf.

VALÉIUANEESjfamille de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes, renferme des herbes tantôt annuelles, à racine grêle et inodore, tantôt vivaces ou suffrutescentes, droites ou volubiles, à rhizome subligneux, souvent aromatique : feuilles radicales, serrées, feuilles caulinaires opposées, simples, entières ou pinnatilides ; fleurs monoïques ou dioiques, disposées en grappes ou cymes terminales; fruit indéhiscent,coriace ou membraneux. — Les genres de cette famille habitent surtout l'Europe centrale, les régions méditerranéenne-, l'Orient, la Sibérie et le sud de l'Amérique; les principaux sont les genres Valerianu, Fedia, Patrinia, Valerianella, Centrant hus, etc.

VALÊIUAMXLE, Valeriunella, genre de Valérianées formé avec les diverses variétés d'une espèce du genre Valériane, la V.locusta do Linné. Ce genre n'offre aucune des propriétés médicaies de la Valériane officinale. L'espèce principale est la V.oi. à fruit comprimé, lenticulaire, plus large que long, plus connue sous le nom de Mâche. Voy. ce mot.

VAXÉB1ANIQUE ou vai.éiwqie (acide), produit extrait de la Valériane, bouillant à 175e, d'une densité de 0,944, inflammable et miscible en toutes proportions a Falcool, à l'éther et à l'essence de térébenthine. Pur, il a l'aspect d'une huile essentielle, incolore, ou d'un jaune opalin ; son odeur rappelle celle de l'huile essentielle de valériane; mais elle est pins désagréable et se rapproche de celle du fromage pourri ; sa saveur est très-acide et fort désagréable. 11 nage sur l'eau, qui en dissout 1.20. Sa composition esi (,:,ll'"() . Parmi les sels que cet acide forme avec les bases, trois surtout ont été introduits dans la médecine : ie Valérianate ou Valéraie de quinine, le F. d:' feret le F. de line. Le Volerait d'elhyle et surtout le F. d'amyle sont aujourd'hui fortempl surtout en Angleterre, pour imiter les essences de fruits. Le premier a une odeur pénétrante de fruits fort agréable; le second a le parfum de la noire et porte le nom décence de poire artificielle. — L'acide valérianique a été découvert par drôle, dans l'eau de valériane, etj depuis, produit artificiellement pat Duma-, Cahours, Gerbardt, etc.

> ai i:uo.\k. Voy. A' i rom.

VAi.i r et VARXBt du ii lai. vassaletus, dlmin. de vassalù). Dans l'origine, le mot variet désignait un jeune gentilhomme attaché h la personne d'un chevalier mi d'un grand seigneur, pour remplir auprès de lui les fonctions de page ou d'écuyer ('«y. Damoisel). — Le mot valet, corruption de varie/, a conservé cette même acception dans les Jeux de cartes,

VALEUR

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