BAUME
ment alternativement s'ajouter et se détruire dans l'oreille, parce qu'elles sont alternativement de même sens et de sens contraire. Voy. Interférence.
On appelle encore battement : en Musique, 1° un agrément de chant qui consiste à battre un trille sur une note commencée uniment ; 2° l'action de battre la mesure; — en Chorégraphie, certains mouvements en l'air qui se fond avec une jambe, tandis que l'autre soutient le poids du corps ; — en Escrime, un coup qui consiste à frapper la lame de son épée contre celle de son adversaire, quelquefois en retirant l'épéeà soi: on distingue le B. de tierce, le B. de quarte, etc. ; — en Architecture, une tringle de bois ou de fer, qui cache la jonction des deux vantaux d'une porte ou d'une croisée.
BATTERIE (de battre). Dans l'Artillerie, on appelle ainsi la réunion de plusieurs bouches à feu destinées à agir concurremment. On distingue : d'une part, les H. de place et de siège, les B. de campagne, les B. flottantes (Voy. Canonnière) et les B. de côtes, ainsi nommées de leurs diverses destinations; de l'autre, les B. de plein fouet, ou à ricochet, les B. directes, croisées, d'enfilade, de revers, de côté, en ce harpe ou de bricole, rasantes ; les B. par carnarades, les B. blindées, casematées , masquées, à épaulement, à barbette ou à découvert, etc., ainsi nommées selon la manière dont elles sont placées pour le combat. Les vaisseaux de guerre ont 2 ou 3 batteries couvertes et une batterie découverte.
On donne aussi le nom de batterie à une compagnie d'artillerie, et sous ce nom on comprend à la fois le personnel et le matériel. Voy. Artillerie.
Ce nom désigne encore : 1° la pièce d'acier qui couvre le bassinet des fusils à silex, et contre laquelle donne la pierre que porte le chien ; 2° les diverses manières de battre le tambour, comme l'assemblée, le roulement, la diane, la retraite, la générale, etc.
En Musique, on donne le nom de batterie à une manière de frapper l'une après l'autre les différentes notes d'un ou de plusieurs accords pour donner plus de mouvement à l'harmonie. Ces notes se répètent d'une manière régulière et symétrique, et admettent des notes de passage qui sont en dehors de l'harmonie, mais qui n'en changent point l'effet général.
Butterie électrique, B. galvanique, appareils disposés pour produire de fortes décharges électriques. Vou. Bouteille de Leyde et Pile.
BATTEUR D'OR, artisan qui bat les lames d'or, et les réduit en feuilles très-minces, destinées à la dorure. L'or qu'on emploie pour ce travail doit être parfaitement pur. Après avoir réduit le métal, par plusieurs laminages successifs, à un ruban de 0"\001 d'épaisseur, on le coupe par quartiers d'environ Qmfik de long; on bat ensuite ces quartiers d'abord à nu, ■litre des feuilles de vélin formant un ca'iier appelé moule à caucher. Les feuilles d'or, ainsi bat- >ont coupées en 4 et placées entre des feuilles d ■ baudruche : le nouveau cahier, appelé chaudret, ocore battu et les feuilles d'or réduites à une ténuité telle que 30 gr. d'or peuvent fournir 5,000 feuilles carrées de 0™,09 de côté, et couvrir, par conséquent, une surface de ûOm carrés. Les rognures qui te détachent de ces feuilles servent à faire l'or en coquille, destiné à la peinture. On se sert des mêmes procédés pour battre l'argent et même le cuivre. — L'art du batteur d'or est très-ancien, il était connu desHomains; mais, suivant Pline, on ne tirait alors d une once d'or que 5 à 000 feuilles de quatre doigts en carré.
BATTOLOGIE 'du gr. pxrroXoyta, du poëte Battos qui était bègue), répétition inutile d'une même ««pression. C'est le défaut des personnes qui ont aciop\» Ul, motqu'ellesplacentà tout propos, et qu'elles prononce it comme machinalement; défaut aussi fatigant qu il est répanda.
BATTRE (machines a). Voy. Battage.
aw; T,;> action de battre les bois et les taillis c BranûWiit. p0LU. en fa i i-e sortir les loups, les
renards et autres bêtes que l'on veut chasser. La manière de procéder aux battues pour la destruction des loups est indiquée par l'ordonn. du 20 août 1814, et les instructions du 9 juillet 1818 et du 23 mars 1821. Voir aussi la loi sur la police de la chasse du 3 mai 1834. — Voy. Chasse et Lolveterie.
BATZ (de l'ail, liatzen), anc. monnaie de Suisse et d'Allemagne : c'était une petite pièce de cuivre, saucée d'argent, qui valait env. 0 fr. 15 c. Le batz Suisse a été réduit à 0 fr. 10 c, en 1850, quand le système monétaire français fut adopté en Suisse.
BAU, nom donné à de longues solives qui traversent un navire d'un flanc à l'autre, et servent à soutenir les tillacs et affermir le bordage. On nomme B. de dalle le premier bau vers l'arrière ; B. de lof, le dernier bau sur l'avant; maître bau, celui qui traverse le bâtiment dans sa plus grande largeur : faux baux, des solives semblables aux baux ordinaires placées à 2m de distance l'une de l'autre sous le premier tillac des grands vaisseaux, afin de fortifier le fond du bâtiment, et de former le faux pont.
BAl'BI ou chien normand, variété du Chien domestique, dont le corps e»ù épais et la tète courte ; on l'emploie à la chasse du renard et du sanglier.
BÂUCHE. Voy. Torchis.
BAUD, race de Chiens, originaire de Barbarie.
BAUDET, nom vulg. de l'Ane étalon. Voy. Ane.
BAUDRIER (du b.-lat. balterarius, de balteus), bande de buffle, de cuir ou d'étoffe, qui se met en écharpe, et sert à porter l'épée ou le sabre. Le baudrier est d'un usage très-ancien ; au moyen âge, c'était un signe de commandement. Dans nos armées, il a été plusieurs fois abandonné et repris : supprimé par Louis XlVen 1690, remis en faveur vers la fin du siècle dernier, il a été, depuis quelques années, presque généralement remplacé par le ceinturon.
Baudrier de Neptune, espèce d'Algue. Voy. Laminaire saccharine.
Baudrier d'Orion. Voy. Orion.
BAUDROIE ou baldreuil (comme le suiv.), Lophius, dite aussi Raie pécheresse ou Diable de mer, genre de Poissons acanthoptérygiens. de l'ordre des Squamodermes, famille des Pectorales pédiculées, commun dans la Méditerranée et dans l'Océan d'Europe. Ce poisson est surtout remarquable par sa forme bizarre et laide, par sa tête énorme et sa taille, qui atteint presque 2m. Il vit habituellement sur le sable ou enfoncé dans la vase, et fait flotter au-dessus les filets longs et mobiles dont sa tête est armée, attirant ainsi les poissons, qui les prennent pour des vers.
BAUDRUCHE (du vieux franc, baudrée, cuir, peau, d'où baudrier), pellicule membraneuse qui tapisse le gros intestin du boeuf et du mouton : on en fait, en la dégraissant et la préparant, une espèce de parchemin fort léger que les médecins emploient quelquefois pour garantir du contact de l'air les plaies et les surfaces malades (d'où son nom de peau divine), et les batteurs d'or pour réduire l'or en feuilles; elle sert aussi à faire de petits ballons ou aérostats.
BAUFFE ou Maîtresse corde. Les pêcheurs maritimes nomment ainsi une grosse corde le long de laquelle sont distribuées nombre de lignes garnies d'haims ou hameçons et dont l'extrémité reste ordinairement fixée au rivage.
BAUGE (du b.-lat. bugia, baugium), nom donné : 1° au gîte que le sanglier se choisit dans les lieux écartés et humides, 2° au nid de l'écureuil.
BAIT.E OU BAUCHE. Voit. TORCHIS.
BAUHKVIE(des frères 6fli//(/«,botanistesduxvie s.', Bauhinia, genre de la famille des Césalpiniées, renferme des arbrisseaux élégants, propres aux régions équatoriales. La li. cotonneuse est un excellent vermifuge, et ses racines, pilées, sont employées contre les tumeurs scrofuleuses et les maladies des yeux.
BAUME (du gr. pâXcrau-ov), Balsamum. On comprend sous ce nom un grand nombre de substances liquides ou concrètes, d'odeur vive, d'origine végétale, qui contiennent de l'acide benzoïque ou cinna-