‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 1664 sur 1672 · EXPLOSION · texte numérisé non relu

EXPLOSION

mure de potassium, le sel marin, le phosphate de soude et le phosphate de chaux à la dose de 50 à 25 centigr., sont aussi employés dans le môme but. Avec ces médicaments et un régime principalement azoté, on a toujours observé l'amendement progressif de tous les symptômes; on a vu guérir des malades qui souffraient depuis de longues années. Il s'agit, bien entendu, de la dyspepsie caractérisée par l'exosmose aqueux des capillaires de l'estomac et par ces aigreurs qui donnent le sentiment de brûlures; il ne s'agit point de la dyspepsie gazeuse.

DZOS [p. 558]. On désigne sous ce nom le métis de 1 Yak et du Zébu. Voy. ces mots.

EAUX ménagères [p. 555] . Les é^'outs des grandes villes qui déversent une quantité considérable de liquides dans les fleuves et rivières en empoisonnent rapidement les eaux et deviennent une source permanente d'insalubrité. On peut parer à cet inconvénient en déversant ces eaux sur des terrains eu culture. C'est ce qui se fait depuis longtemps en Angleterre et ce que l'on commence à faire, près de Paris, dans la plaine de Gennevilliers. La végétation s'approprie les principes fécondants que contiennent ces eaux et celle qui sort des drains est limpide et inodore. Il se produit en effet à travers le sol un filtrage physique, et les racines des végétaux opèrent une véritable épuration chimique Ces racines, fonctionnant comme sources d'oxygène, arrêtent la putréfaction des matières organiques tenues en suspension ou dissoutes dans l'eau : sous leur influence, les bactéries et les monades, ferments de la putréfaction, disparaissent pour faire place aux itifusoires qui vivent dans les eaux relativement salubres.

ÉCHELLE [p. 561]. Échelles des ponts. On appelle ainsi les mesures linéaires, indiquées sur les piles des ponts pour faire connaître la hauteur de l'eau au-dessus de Véliage (Voy. ce mot). A Paris, il y a une différence de niveau de 0m,57 entre les deux échelles du pont <ie la Tournelle et du pont Boyal ; le zéro de la première est à 20m,25 au-dessus du niveau de la mer ; celui de la seconde à 25a>,58. Cela tient à ce que le zéro de la Tournelle ayant été placé en 1732 au niveau des basses eaux de 1719, que Ton croyait être le plus bas possible, il survint depuis des eaux plus basses encore et en 1814, l'échelle du pont Royal fut établie d'après ce nouvel étiage. Il faut remarquer en outre que l'eau trrossit moins en amont qu'en aval, le lit du fleuve étant plus large et l'écoulement des eaux rencontrant moins d'obstacles. Il en résulte que la différence entre les cotes des deux échelles n'est pas seulement de 0m,57, mais qu'elle dépasse quelquefois 1 mètre.

EC1TONE [p. 563], Eciton, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Formicaires, établi pour des fourmis d'Amérique, longues, minces, à tête plate, à mandibules tranchantes, à pattes grêles. Ces insectes carnassiers se réunissent en grandes troupes pour chasser et dévorer les autres fourmis.

ÉCOLES [p. 560]. Aux écoles mentionnées dans le Dictionnaire, il faut ajouter: 1° \'E. française d'Athènes- et VE. française de Rome (qu'il De faut pas confondre avec l'école artistique de la villa Médicis). Ces deux écoles destinées aux travaux d'érudition ont été définitivement constituées par les décrets du 25 mars 1873 et du 29 octobre I8TS; 2° VE. d'administration militaire et l'A', supérieure de lu (/uerre, instituées par les décrets du 21 juillet 1875 et du 18 février I87(..

ELEOCOCCA [p. 580]. M. Cloéz a étudié tout récemm ml L'Auto rféléococca et y a découvert trois acides gras auxquels il a donné les noms d'acides margaroliqtie, éloélique et iténroUque. En traitant à chaud et à l'abri do l'air l'huile liquide, par le double de son poids d'une solution alcoolique do

potasse au cinquième, il y a vaporisation. Le savon, décomposé par une solution aqueuse d'acide phosphorique, donne de la glycérine et un mélange de deux acides gras, dont l'un est solide à la température ordinaire A. marg arctique) et l'autre liquide (A. é/oélique). Par des traitements particuliers, on finit par séparer un acide gras dont le point de fusibilité s'élève à 72° : c'est VA. stéaroiiqve. Quelques échantillons de bougie ont été préparés avec cet acide.

ÉLOQUENCE [p. 583]. On peut consulter sur l'histoire de l'éloquence, outre les ouvrages déj:'i cités à l'article Littérature (Voy. ce mot) : Relin de Hallu, Histoire critique de Véloquence chez les G 1813 ; G. Perrot, V Éloquence politique et judiciaire à Athènes, 187 <; Berger et V. Cucheval, Histoire de l'éloquence latine depuis l'origine de R"me jusqu'à Cicéron, 1875; Villemain, Tableau de l'éloquence chrétienne, au iv' siècle ; l'abbé Mauiy, Estai sur l'éloquence de la chaire, 18 10 ; l'abbé Henry, Histoire de l'éloquence, 1849 ; Ch. Labitte, lés Prédicnteurs du temps de la Ligue, 184V (Voy. aussi Prédicateur); Berryer, Leçons et modèles d'éloquence judiciaire du xive au xtxe siècle, 1838; de Cormenin (Timon), Etudes sur tes orateurs parlementaires-, 1838; Thomas, Essai sur les éloges, 1773, etc.

ÉP1NETTE [p. 614]. Ce qui distingue Vépinette du clavecin, c'est que ses cordes étaient disposées comme celle d'une harpe, ce qui donnait a l'instrument une forme triangulaire, le clavier s'étendant le long du grand côté. Les cordes du clavecin étaient disposées comme le sont maintenant celles du piano à queue.

ÉTAMAGE des glaces [p. 638]. L'iodure de potassium pris à petite dose, mais d'une façon continue met les ouvriers à l'abri de l'influence meurtrière du mercure.

EUCALYFTE [p 648]. Depuis la rédaction de notre article, l'acclimatation de cet arbre précieux au Cap de Bonne-Espérance, en Algérie, aux Antilles, etc., n'a cessé de faire des progrès. 11 réussit surtout dans les endroits marécageux qu'il transforme rapidement en splendides forêts, en même temps qu'il débarrasse la contrée des miasmes paludéens. L'huile essentielle, qu'on extrait de l'Eucalypte, a non-seulement des qualités astringentes et antiputrides qu'on peut utiliser contre l'asthme et la bronchite chronique; mais elle renferme an principe amer qui en fait un excellent succédané de la quinine : c'est ce qui a fait donner à l'Eucalypte le nom d'Arbre à la fièvre.

ÉVOLUTION [p. 653]. Ce mot a pris, de nos jours, une très-grande importance dans la science. Ainsi, en dehors de {'évolution organique, dont nous avons donné la définition, on a appliqué le nom d'évolution à la doctrine qui cherche à expliquer l'origine des êtres par des transformations successives des espèces sans cesse perfectionnées par le fait d'adaptations et de sélections naturelles déterminées (Voy. Espècb, Sélection, Transformisme). On trouvera l'exposition de cette doctrine dans ['Histoire de ta création des êtres organisés d'après les lois naturelles, d'flaeckel (traduit par Létourneau, Paris, 1874). — On appelle évolution historique le développement des sociétés et de leur civilisation suivant un ordre déterminé. Les iravaux remarquables de M. FuBtel de Coulang l'histoire de la civilisation au moyen âge s'appuient sur cette doCtl iue.

EXPLOSION [p. 658). L'emploi de la dynamite, des poudres brisantes et autres substances explostblet, telles que les fulminates, celui du phosphore do de calcium, du potassium, etc., dans la fabrication des torpilles et des engins de guerre, dans le na- VSJI des mines, etc., a fait imaginer divers appareils Ingénieux destinés à produire à d^ l'explosion ou l'inllammation de ces substa

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