II. M
ACCI s r du lat, • i q nomme ainsi •
les gyll
On peut, en lisant ou en débitant une phrase, appuyer sur les mots qui semblent plus propres, soit à comprendre la pensée, soit à mieux rendre le sentiment ; l'accent est dit logique dans le premier thétique ou oratoire dans le second. — On peut aussi, en prononçant un mot, élever ou abaisser la voix sur telle ou telle syllabe ; c'est alors l'accentprosodique ou tonique: on l'appelle aigu quand la voix , grave quand elle s'abaisse, circonflexe quand elle s'élève et s'abaisse successivement sur la môme voyelle. Souvent on réserve au seul aigu le nom d'accent tonique ou d'accent propr. dit. En règle générale, un mot ne peut avoir qu'un seul accent tonique. Cet accent, dans la langue grecque, peut porter sur les trois dernières syllabes du mot; en latin, il ne porte que sur la pénultième et l'antépénultième; en français, il affecte la dernière syllabe, si elle est sonore, et la pénultième si la dernière est muette. L'accent qui fait de la parole une espèce de chant, était surtout sensible chez les Grecs et les Romains ; il formait, avec la quantité, la base de leur versification. Il joue aussi un rôle important dans la formation des mots des langues dérivées.
Jusqu'au ne siècle av. J.-C, l'accent tonique ne fut représenté par aucun signe dans l'écriture. Ce fut Aristophane de Byzance qui imagina le premier de noter les syllabes où la voix devait s'élever. On donna aussi le nom d'accents à ces signes prosodique-. I Romains ne paraissent point en avoir fait un usage sérieux. Complètement négligée au moyen âge, l'accentuation n'apparaît en français, d'une manière régulière, qu'à partir du xvne s. ; mais alors les accents qui, chez les Grecs, marquaient véritablement l'intonation, ne sont plus que des signes orthographiques, destinés soit à indiquer les diverses manières de prononcer certaines voyelles, soit à distinguer un mot d'un autre motqui s'écrit de mêm signes d'accentuation usités en français sont : l'aigu ('), le grave (x), le circonflexe (") et le tréma ("").
Parmi les travaux les plus importants et les plus récents sur l'accent et sur son rôle dans les langues indo-européennes, nous renvoyons aux ouvrages de MM. Benloew et Weil, Quicherat, G. Paris, et pour l'accentuation proprement dite, à ceux de Matthias Longueville, Bétolaud, Egger, etc.
En Musique, on appelle Accents les signes qui servent à indiquer l'expression de force ou de douceur qui doit être donnée à une note ou à un passage : < indique qu'il faut augmenter graduellement l'intensité du son ; >, qu'il faut la diminuer ; <>, qu'il faut l'augmenter, puis la diminuer.
ACCEPTEUR, Accentor. Voy. Fai nette.
ACCEPTATION {d'accepter], se dit, en Droit, du consentement légal de celui à qui l'on fait une offre. Ainsi on accepte une caution, une chose en payement, une communauté, une donation entre-vifs, une succession, la cession d'une ci mots). — En Droit commercial, l'acceptation d'une lettre de change est l'engagement de la payer, pris par celui sur qui elle est tirée. S'il la refuse, et que la lettre de change ait été protestée, une tierce sonne peut faire l'acceptation par intervention (C.de COmm., art. 11S-129). — On appelle .1 personne sur qui une lettre de change est tirée et qui
■ vouloir la payer. L'accepl SUT par i ti t > lion esi celui qui accepte à son défi
ACCES (du lat. , approche), ensemble de
symptômes qui cesi ennent à des interval-
les plus ou moins éloignés. Ce mot se dit surtout dans les cas de lièvre intermittente, I ' de tiévre
intermittente se compose de trois temps ou si
le froid, la chaleur et la sueur. L'accès complet est
celui qui présente ces trois stades ; l'a
complet si un ou deux de ■ viennent ;'i
manquer. 1. 'intervalle qui sépare st dit
\( i , en Droit,
l'acqui produit par une choso