‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 176 sur 1672 · BILLON · texte numérisé non relu

BILLON

passant en nature dans le sang, peuvent dissoudre les globules rouges et rendre les urines sanguinolentes.

BILIAIRI s (calculs), concrétions qui se forment dans la vésicule biliaire. Voy. Bile et Calci i .

BILII l\. ce qui abonde en bile, ou ce qui tient à la bile. On désigne en général, mais improprement, sous le nom de Maladies bilieuses toutes les affections des organes digestifs qui paraissent avoir pour cause la surabondance ou une altération quelconque datis la sécrétion de la bile, depuis L'embarras gastrique ou intestinal jusqu'à la gastrite, l'hépatite et certaines formes de la fièvre typhoïde, qu'on appelle alors spécialement Fièvre bilieuse (Voy. Bile). — Quant à la Fièvre bilieuse des pays chauds, c'est une variété de la fièvre rémittente. Voy. Fièvre.

Tempérament bilieux. Voy. Tempérament.

BILL (du lat. bulla), mot de la langue anglaise qui signifie, dans le langage parlementaire, un projet de loi quelconque. Chaque bill subit trois lectures et trois votes successifs, et doit avoir l'approbation des deux Chambres et la sanction du souverain ; il devient alors acte du parlement et statut du royaume. — On appelle Bill d'indemnité une résolution par laquelle le parlement déclare qu'un acte ministériel, bien qu'irrégulier, ne donnera lieu à aucune poursuite.

BILL AGE. Voy. Halage.

BILLARD (de billard, crosse, bâton ;de bille, branche, tronc d'arbre), jeu qui se joue avec des billes d'ivoire sur une table longue de 3 à âm, large à peu près de moitié, garnie de rebords ou bandes rembourrées, couverte d'un tapis vert, et à laquelle il y a ord. six blouses. Chacun sait que, pour pousser les billes, on se sert d'une longue canne, appelée d'abord li/lord et auj. queue, et qui est garnie à l'un de ses bouts, le plus mince, d'un morceau de cuir dit procédé, et à l'autre d'une plaque d'os ou d'ivoire. Les parties qu'on joue le plus souvent sont la carambole, le doublé, la partie blanche, la partie russe, la poule, etc.: les règles de ce jeu sont connues de tout le monde. Un bon billard doit être parfaitement horizontal et immobile, et avoir des bandes bien élastiques. VoirCoriolis, Théorie mathématique des effets du jeu de billard (1835).— Le jeu de billard paraît avoir été inventé en Angleterre ; il a été mis à la mode enFrance par Louis XIV, à qui les médecins avaient recommandé cet exercice après ses repas.

Les billards publics et privés sont soumis aune taxe. — 1. jeudu billard n'est pas un jeu d'adresse dans le sens de l'art. 1966 du C. civ., et les dettes contractées à ce jeu ne donnent pas lieu à une action en justice.

BILLARDER (de billard, bâton et boiteux, parce queles boiteux marchent avec un bâton). Onditqu'un cheval bilUtrde quand en marchant, etsurtout en trottant il jette en dehors les jambes de devant.

BILLE (du b.-lat. billu pour bulla), se dit : 1° des petites boules de pierre, de stuc ou d'agate, avec lesquelle les enfants jouent à la bloquette, à la tapette, au pot, au triangle, à la poursuite, etc. ; 2" des boules d'ivoire qui servent au billard.

BILL! du b.-lat. billa, tronc d'arbre; orig. celtique .Ce mot désigne, dans l'Industrie, on morceau de tronc d'arbre brut et destiné à être équarri et un

morceau d'acier carré destiné à être travaillé. — Il J6 dil aussi d'un rejeton qui pousse au pied d'un arbre, ei d'une espèce de bateau connu aussi sous le nom de fustereau. Voy. Fustereai .

BILLET (du lat. bulla . Outre sou acception vul-

içt a pris par extension plusieurs Bigniflialcs : 1" on donne le nom de billet à tout 'us seing prive dont la rédaction exige celui nés formalités ( Voy. v.tf, Approbation, Doi blés :

J" une obligation souscrite par une personne anpro-

lit d'une autre personne. On nomme Billet à ordre, un effet commercial par lequel le souscripteur B'engage à payer à échéance une certaine somme à une personne désignée ou à toute autre personne qui la représentera et à laquelle le billet aura été passé par endossement [Voy. ce mot). Tout billet à ordre doit

être daté ; il doit énoncer la somme à payer, le nom de celui à l'ordre duquel il est souscrit, l'époque à laquelle le payement doit s'effectuer, la valeur qui a été fournie en espèces, marchandises, en compte ou de toute autre manière (C. de comm., art. 188). On appelle un billet /'. à domicile, quand il est payable dans un lieu autre que celui où il a été souscrit; II. a a porteur, quand il est sans désignation aucune de la pi rsonne pour laquelle il est souscrit : il devient alors une véritable monnaieet peut circuler de main en main sans qu'il soit nécessaire d'en constater la transmission. Voy. aussi Reconnaissance et Lettre de change.

Billet de complaisance ou Papier de circulation. Voy. Signature de crédit.

Billet de banque, papier de crédit qui tient lieu d'argent monnayé et qui est payable à vue ; c'est une espèce d'effet au porteur qui diffère de celui dont II est parlé ci-dessus en ce qu'il offre la garantie d'une société autorisée par 1 État, au lieu de celle d'individus isolés. Il se transmet de la main à la main, sans autre formalité ; mais il n'a pas cours légal et forcé, et l'on ne peut être contraint de le recevoir en payement au lieu de numéraire [Voy. Banque). — De grandes précautions ont été prises pour que les B. de banque ne pussent être contrefaits : on a fabriqué à cet effet un papier particulier, une encre indélébile; on détache les billets d'un registre à souche, on les couvre gnes que l'on s'efforce de rendre inimitables ; en outre, la valeur du billet se lit au travers du papier.

lii/lcts de l'Echiquier, effets mis en circulation par l'Échiquier ou Trésorerie de l'Angleterre, portent intérêt jusqu'à leur remboursement : ils sont ordinairement de J 00, 500 ou 1,000 liv. st. chacun.

Billets de r Epargne, nom donné avant 1789 à des rescriptions payables sur le Trésor royal qui s'appelait alors l'Epargne.

BILLETTE (dimin.de bille, pièce de bois). En termes de Blason, on appelleainsidepetitespièces d'armoirie solide, en forme de parallélogramme, dont on charge le champ ou les pièces principales de l'écu. — En Architecture, on nomme billettes une série de petits parallélogrammes ou portions de cylindres rés par des vides : s'il y a plusieurs rangs, les sailli s d" la Ue ligne répondent aux vides de la 2e et les saillies de la 2e aux vides de la 3e, etc.

BILL02X (du b.-lat. bilho, lingot). Ce mot d d'abord tout alliage dans lequel le métal pr était en quantité moindre que les métaux inférieurs, et, par suite, toute monnaie d'or et surtout d' où le cuivre se trouvait dans une prop rtion rieure au titre légal. L'altérationdes monnaie&,moyea coupable auquel les gouvernements avaient jadis troB souvent recours, donna ainsi naissance à la monnaie <!>■ b.'llon. On distinguait : le haut-billon, qui comprenait les espèces contenant de 6 à 10 deniers de loi e.-à-d. de 6 â 10 douzièmes d'à L'eut pur); et le l>asbt/lo/i, auquel on rapportait les espèces qui étaient au-dessous de ti deniers de loi. — Dès le x' E on rencontre quelques deniers d'argent bas; Louis IX, on ne trouve plus que des deniers de bas billon. Les pièces de billon qui furent fabriquées sous la 3' race étaient les blancs, les douzuins, les liants, les hardis, les doubles, les deniers, les mail pougeoise, dite aussi /,,/,■ ou poitevine. Toutes < pèies, défectueuses ou décriées, ont été successivement démonétisées. La dernière monnaie de billon qui ait été Fabriquée en France est la petite pièci centimes à l'N, i réi e sous Napoléon Iw (Loi du 15 sept. 1807), pesant 2 gr. et contenant 200 p. d'argei iiv goo de cuivre; elle a été aussi abandonné! près un di cret du 1S août t SIO, la monnaie de billon, ainsi que la monnaie de CUÎVre, ne pouvait et" ployée dans l,s payements, si ce n'est de gré que peur l'appoint de la pièce de 5 francs : prescription subsiste pour les monnaies divisionnaires. Ultérieurement, on pouvait payer en billon un quarantième des sommes dues. — on étend parfois,

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