BILBOQUET
BILK
fois un garde forestier ou un individu rive ain d'une forêt auquel était commis le soin de veiller à la conservation des abeilles et de recueillir leur miel et leur cire. — Les bigres avaient le droit de couper ou d'abattre les arbres où se trouvaient [es i ssaims. Un édit de 1669 leur ôta ce droit.
DIGUES (du b.-lat. bigus, biga), mâtereaux qui ont à leur extrémité des poulies, et qui servent à élever ou à soutenir des fardeaux, à étayer une machine à mater, un bâtiment couché, etc.
BIIIOREAU, espèce de Héron. Voy. Héron.
BIJOUX, buoitf.rie (de /-!.?, 2 fois, etjocare, jouer, briller;. On emploie àla confection des bijoux, outre les perles, les diamants et autres pierres précieuses, toutes sortes de matières, or, argent, cuivre, fer, acier, ivoire, os, nacre, écaille, bois même ; mais c'est surtout aux ouvrages faits en métaux précieux qu'on applique le nom de bijoux, et l'on nomme bijoutier celui qui fabrique ou qui vend ces ouvrages. On distingue: la bijouterie en fin, qui travaille l'or; la/J. en argent ; la H. en faux, qui travaille le cuivre doré, le siiuilor, l'or de Manheim, le chrysocalque, etc. ; la B. en acier, introduite en France en 17/|0, et qui eut longtemps une vogue méritée. On peut y joindre la B. en fonte, importée de Berlin en 1822 : elle opère par le simple moulage de la fonte de fer. — Après la bijouterie de Paris, on cite celles de Londres, Anvers, Genève et New-York, et pour la bijouterie en faux Manheim et Nuremberg. Voy. Joyaux.
La loi du 19 brumaire an VI admet 3 titres pour les bijoux d'or :1e 1er, 920 millièmes de fin et 80 d'alliage ; le 2% 840 de fin et ICO d'alliage ; le 3e, 750 et 250. Il y a seulement 2 titres pour l'argent : le 1er, 950 d'alliage et 50 de fin ; le 2e, 800 d'alliage et 200 de fin. Un poinçonnage que porte chaque objet indique le titre particulier de chaque bijou.
Le goût des bijoux a régné en tout lieu et en tout temps, surtout chez les femmes; dans l'antiquité, il fut porté à l'excès ; au moyen âge les bijoux étaient l'attribut de la noblesse ; auj. ils sont indistinctement p »rtés par toutes les classes de la société.
BIJUGUÉ (du lat. bijugus), se dit, en Botanique, des feuilles pennées dont le pétiole commun porte deux paires de folioles.
ItILABIÉ (du lat. bis, et labium, lèvre), se dit, en Botanique, d'un organe dont les parties distinctes ou soudées sont disposées de manière à représenter deux lèvres, l'une supérieure, et l'autre inférieure. Les Labiées, les Acanthacées, offrent des calices et des corolles labiées.
BILAN 'du lat. bilanx, balance), état ou inventaire d • l'actif et du passif d'un négociant. — On dit vulg. d'un négociant qu'il a dépos '■ son bilan, pour dire qu'il se déclare en état de faillite. Dans ce cas, en effet, le failli est obligé de fournir son bilan, c.-à-d. l'état actif et passif de ses affaires ; cet inventaire ■il outre, contenir Pénumération et l'évaluation de ses biens mobiliers et immobiliers, le tableau de ses profits, de ses pertes et de ses dépenses {Voy. Faillite). — Tout failli qui ne pourrait fournir de bilan, faute d'avoir eu ses livres de commerce en règle, pourrait être poursuivi comme banqueroutier K. de comm., art. 58C).
BILATÉRAL (du lat. bis, et latus, hderis, côté), I • dit, en Botanique, des parties d'une plante dispo- - 'es des deux cotés d'un organe central. Les feuilles de l'if sont bilatérales.
bilatéral (contrat), convention qui lie les deux parties. Voy. Contrat et Synai.lagmatiqie.
BILBOQUET 'de bille et de boquet, petit morceau de bois, ou bocquet, fer de lance dans le blason). Le jouet de ce nom, qui est connu de tous, fut mis à la mode en France par le roi Henri III, qui l'aimait à la passion.
On appelle Bilboquet : dans la fabrication des Monnaies, un outil servant à ajuster le flan : c'est un morceau de fer ovale au milieu duquel est un cercle creux de la grandeur du flan que l'on veut ajuster;
— dans la Typographie, certains petits ouvrages de ville, tels que billets de faire part, avis au public, etc.
BILE (du lat. bilis), produit de la sécrétion du foie. On ne la connaît pas pure, parce que au moment où on la recueille, les glandes des conduits biliaires y ont mêlé leur sécrétion. C'est un liquide filant, légèment visqueux; jaune brunâtre chez les herbivores, d'un vert plus ou moins foncé chez les carnivores ; l'odeur en est nauséabonde, la densité plus grande que celle de l'eau. Dissoute dans l'acide Bulfurique elle donne un liquide fluorescent à un haut degré. La bile est composée d'éléments organiques et d'éléments minéraux. Les premiers comprennent : 2 acides copules, Yaeide glycockolique (C*6H*'Ax O*) et Vacide tauroc/iolique (CitiWsAz5Ô")un\si\ de* alcalis, la soude et la potasse ; des matières coloi-ir^es spéciales, biHveraine, bit i fuchsine et biliprasine ; une substance, qui est un alcool d'ordre élevé, la cholestèrine (C26Hi40) : de plus, la bile contient en proportions variables, de la graisse, des produits saponifiés et du mucus. Les éléments minéraux sont le chlorure et le carbonate de sodium, et des phosphates alcalino-terreux. Les expériences les plus récentes ont établi que des deux ordres de vaisseaux que reçoit le foie, le système de la veine porte et l'artère hépatique, le premier seulement préside à la sécrétion de la bile. La bile n'est pas apportée toute faite à lu glande, et l'action du foie ne consiste pas en une simple séparation : au contraire l'organe ne reçoit du sang que les matériaux générateurs, et son rôle est une fabrication véritable. Ces matériaux générateurs sont pour les acides de la bile les substances azotées amenées par la veine porte : quant, aux matières colorantes, elles proviennent du contenu des cellules colorées du sang.
L'homme sécrète par 24 h. de 12 à 1800 gr. de bile. Cette sécrétion se faisant d'une manière continue, et d'autre part n'étant utile qu'au moment de la digestion, il faut qu'en attendant le moment d'agir elle s'amasse dans un réservoir, la vésicule biliaire. On appelle B. hépatique celle qui va directement du foie dans l'intestin : B. cystique, celle qui séjourne dans la vésicule biliaire avant de couler dans le duodénum par le canal cholédoque. C'est dans cette dernière qu'on trouve la cholestérine qui forme la base des calculs biliaires fréquents dans la vésicule des vieillards. Le rôle de la bile dans la digestion et l'absorption alimentaire a été longtemps mal connu. Ce liquide est étranger aux transformations chimiques qui constituent la digestion propr. dite ; mais il sert à émulsionner les graisses et il est l'agent principal de leur absorption à la surface de l'intestin grêle. C'est en vertu de ce rôle, que, dans l'industrie, on voit les dégraisseurs employer le fiel ou bile du bœuf pour détacher les étoffes. Enfin certains auteurs lui ont attribué un rôle accessoire, antiseptique, et ont considéré sa présence comme indispensable pour prévenir la putiïdité du contenu de l'intestin. Certains médicaments, l'iodure de potassium, les sels de cuivre, le sucre de canne, passent en nature dans la bile : d'autres, comme la quinine, le calomel, le nitrate de potasse, n'y apparaissent jamais. Quant à la destination dernière de ce liquide versé en si grande quantité clans l'intestin, on peut dire que la plus grande partie repasse dans le sang et s'y transforme immédiatement ; le reste est expulsé au dehors, et c'est lui qui contribue à colorer les excréments.
Les gens du monde font intervenir à tout propos dans leurs maladies l'action et les mouvements de la bile : en réalité la bile n'a d'influence pathologique que dans les circonstances suivantes : lorsqu'au lieu d'être résorbée dans ses éléments dissociés à la surface de l'intestin, elle est résorbée en nature dans le foie ou dans l'appareil excréteur, elle produit directement alors une coloration spéciale des téguments {ictère ou jaunisse) et un ralentissement plus ou moins marqué du pouls, lequel est dû à l'action exercée sur le cœur parles sels biliaires. F.nfin, les sels delà bil>'
liILLET.