I.a science dis accords, qui se confond avec celle
de l'harmonie, ne date guère que du xvie siècle. Cl.
verde se servit le premier des accords disso-
fomètre Sauveur, les musiciens Rameau,
i, Kirnberger, Catel et lïtis ont porté cette
e à un haut degré de perfection. Bertôn a donné
un Dictionnaire des accords (1815), et Dourlen, un
Tableau de tous les accords (182/j). Voy. Harmonie.
Accord se dit aussi de l'état d'un instrument dont les cordes sont entre elles dans toute leur justesse, ou de l'état de tous les instruments ensemble par rapport à un ton donné. Un instrument à vent est toujours d'accord avec lui-môme; il peut ne pas l'être avec les autres instruments; pour l'y mettre, il faut qu'on allonge le corps de l'instrument s'il est trop haut, ou qu'on le raccourcisse s'il est trop bas. De môme on tend ou on lâche les cordes d'un violon, d'un piano, les peaux des timbales : c'est ce qu'on nomme accorder. Voy. Accordeur.
Accord, en Grammaire, se dit des mots qui, à raison du rapport d'identité ou de liaison indissoluble qu'ont entre elles les choses qu'ils expriment, subissent les mômes accidents grammaticaux, c.-à-d. prennent le môme nombre, le môme genre, la môme personne : c'est ainsi que l'adjectif s'accorde avec son substantif en genre, en nombre et en ca-s; que le verbe s'accorde avec son sujet en nombre et en personne, etc. Voy. SYNTAXE.
ACCORDAILLLS. Voy. Épousailles.
.W.CQïliyÛoy (d'accord, harmonie), instrument de musique à soufflet et à touches que l'on tient et que l'on manœuvre avec les deux mains. Il consiste essentiellement en une petite boîte en forme de livre percée par-dessus d'un certain nombre de trous, que la main droite ouvre ou ferme à l'aide des touches : ■es trous correspondent à autant de compartiments intérieurs portant chacun deux anches métalliques libres, que la main gauche fait vibrer à volonté en tirant et en repoussant le soufflet placé à la partie inférieure de I instrument. Le son de l'accordéon est doux et agréable; mais il est monotone. Cet instrument nous vient de l'Allemagne : il a eu un instant de VOgne; unis il est auj. à peu près délaissé.
ACCORDEUR, celui qui fait profession d'accor-
der certains instruments de musique d'un mécanisme
compliqué, comme le piano, l'orgue, etc. M. Giorgio
(ii Ri Manuel de f 'Accordeur depia-
■ oll. Roret . — Pour le qui veulent
iccordeur, en a imaginé un petit instru-
. «lit accordeur, qui se compose de douze diapa-
ir une planche Bonore i il
douze demi-tons de la Kamme
pu- tempérament égal. On peut encore recourir à
l'emploi du Chromamètre ou à celui du Monocorde.
I Oy. ees mots.
1CCOR1 ■'■■ ietdel'angl.sAore,i i),nom
donné, dans la Construction maritime, à des étan-
: !■'• ci 'i ■ beis.,.1, servent à étayer un vnis-
r.e.ni en i onstruction ou en réparation. —On appelle
I le contour d'un banc ou écueil à partir
du point où il commence à B'élever. On dit qu'une
-and elle est fortement inclinée ou
coupée perpend culaireinent à la surface de 'a mer. ( ACCOUCIII MENT 'le M mme,
:' hemenl a lieu, en : énéral, ti la fln du <r mois de grossesse; on le nomme prématuré, avanl
époque, lorsque l'enfant est viable; tardif, après les 9 mois révolus ; la loi en a fixé les limites au 300' jour, c.-à-d. à la fin du 10e mois depuis la mort, le départ ou la séparation de l'époux. L'accoui bernent est ditnaturel, quand il s'opère par les forces de la nature; laborieux, quand il réclame l'intervention active de Yaccoucheur soit par la main seule, soit à l'aide d'instruments tels que le levier, etc. — Dans les premiers temps, les femmes accouchèrent seules, comme cela a lieu de nos jours encore chez les sauvages, et souvent da campagnes. Plus tard, quand la nécessité eut fait réduire en méthode la pratique des accouchements, cette pratique devint une profession exclusivement exercée par des femmes expérimentées, dites matrones. C'est ce qui avait lieu chez les Israélr en fut d'abord ainsi chez les Égyptiens et les Grecs. Ilippocrate et Aristotc les appellent omp/ialotomoi; mais déjà, à cette époque, il y avait en Grée médecins qui venaient en aide aux. sages- feinmesdans les cas difficiles. En France, jusqu'au zvn* cette profession fut exclusivement exercée par d. femmes; en 1GG3. pour les premières couches de la duchesse de La Vallière, un chirurgien fut i; rieusement appelé; le secret transpira et les dames de la cour suivirent l'exemple de la duchesse et bientôt la coutume en devint générale.
L'art des accouchements (obstétrique, tocologie) ne s'est perfectionné que fort tard; on en peut suivre les progrès dans les ouvrages de Paré, Alauriceau, Smellie, Levret, Astruc, Puzos, Baudelocque, Gardien, et de nos jours, dans les traités particuliers et les cliniques des Capuron, des Moreau, des Velpeau, de MAL P. Dubois, Chailly, Cazeaux, Pajot, Jacquemier, et dans les livres si pratiques de Al"" Lachapelle et Boivin. Voy. Sacp-fi mmf.
ACCOUCHEUR. Voy. Accouchement.
ACCOUCHEUR (CRAPAUD). VoiJ. CrATAUD.
ACCROISSEMENT (d'accroitre). En Physiologie, c'est la série des phénomènes successifs par lesquels passent les êtres pour augmenter en masse et en étendue et pour parvenir au dopré de développement assigné à leur espèce. L'accroissement des minéraux n'a pas de limites déterminées et il s'accomplit par juxtaposition, c.-à-d. par simple applicati matière à la surface extérieure. Dans les êtres vivants , l'accroissement est lié au mouvement vital, c.-à-d. à cette sorte de circulation qui amène du dehors les matériaux destinés à faire un moment partie intégrante de l'ôtre lui-môme et à s'en échapper i isuite sous une forme différente. Il s'accomplit par le mécanisme de la nutrition. Voy. ce mot.
Accroissement. En Droit civil, c'est le droit en vertu duquel plusieurs personnes étant appelées à recueillir une môme chose, h part de colles qui fonl défaut est prise par les autres. Ainsi, en mat:. cession, la part du cohériter renonçant ai cohéritiers C. Nap., art. 780 ; en matière de legs fait conjointement à plusieurs personnes, la part du colégataire prédécédé, incapable, ou renonçant,! à ses colocataires (C. Nap., art. 10 Vi i ' 1045). Voir Machelard, Du droit d'accroissement entre cohéritiers et colégataires, Paris, 1858.
ACCUMULATION. Voy. AMPLIFICATION.
ACCUSATIF. Voy. C.\^.
ACCUSATION (du laf. accusatio). Dans notre Droit criminel, ce mot ne s'applique qu'à la poursuite d'un crime; s'il s'agit d'un simple délit, la loi se sert du mot prévention. — Dans toute accusation, il faut distinguer : {'inculpation, qui comprend la dénonciation du crime et l'instruction; la prévenlion du juge d'instruction qui renvoie ou non l'affaire à la chambre des mises en accusation; la mise en accusation, résultant d'un arrêl de cette chambre qui renvoie le prévenu d vanl i
sises. A la suite de la mise on accusation, le procureur général ■ •' I .Les formalités à remplir à l'égard ib s accus ^s"nt détern
ACER AGI i. .
ACETATES.
par le Code d'Instruction criminelle, notamment aux
articles 217 <t suiv , et par le décret du 6 juil >■, 1810. L'accusé une l'ois a> «[tiittû ne peut plus être repris ni accusé à raison du même fait (art. 3C0).
A Athènes, dans les différends entre particuliers, la personne lésée pouvait seule accuser; mais, pour les délits qui concernaient l'Etat, chacun en avait le droit. On portait ces accusations devant le sénat ou devantle peuple, qui, après un premier jugement, les renvoyait aux cours supérieures. L'accusateur s'engageait par serment à soutenir l'accusation : s'il s'en désistait, ou s'il n'obtenait pas la 5e partie des suffrages, il était condamné h une amende de 1,000 drachmes; s'il triomphait, il avait le tiers des biens confisqués au coupable. Celui qui ne pouvait convaincre d'impiété un citoyen qu'il avait accusé était condamné à- mort. — A Rome, tout citoyen avait droit d'en accuser un autre. On remettait au préteur l'acte d'accusation ; le jugement avait lieu le 30e, quelquefois le 10e jour après l'accusation. L'abus de ce droit donna naissance aux délateurs {Voy. ce mot). — La Constitution de 1791 créa un accusateur public, magistrat chargé de poursuivre, au nom de la société, les personnes prévenues de crime; il fut d'abord nommé par le roi ; puis, à partir de 1703, par l'assemblée électorale. En 1700, il fut remplacé par le procureur de la République (depuis procureur impérial et procureur du Roi).Voy. Ministère pi duc et Procireur.
ACÈNE (du gr. âxociva), mesure de longueur dans l'anc. Grèce et l'Asie, valait 10 pieds grecs ^".OS).
ACÉPHALES (du gr. àxÉioc)o;, sans tête) ou Lamellibranches, 3e classe dé l'embranchement des Mollusques. Ces animaux sont dépourvus de tête et manquent des organes de la vision, de la préhension et de l'audition. Ils ont un cœur formé d'un seul ventricule,*7 un système nerveux composé de quelques ganglions épars, un tube digestif complet terminé par une bouche et un anus distincts. Ces organes sont renfermés dans une large expansion charnue appelée manteau et divisée en 2 grandes lames paires ; sur les bords du manteau sont les branchies, organes respiratoires, composés de 2 feuillets minces régulièrement striés ; souvent du manteau sortent 2 tubes plus ou moins longs, dont l'un est le tube branchial et l'autre le tube anal. — L'animal est protégé par une coquille calcaire bivalve. Le manteau adhère h chaque valve par un ou plusieurs muscles qui laissent sur la coquille vide les traces dites impressions musculaires ; il laisse souvent aussi une autre trace linéaire plus eu moins sinueuse appelée impressionpalléale. L'occlusion des valves est déterminée parlacontraction des muscles d'attache, etleuréeartement, par l'effet d'un ligament corné élastique, placé à leur point de jonction.— La coquille est équivalve ouinéquivalve ; équiîatérale ou inéquilatérale, symétrique ou irrégultere. Le point où commence la valve et qui présente d'ordinaire une saillie recourbée, a reçu le nom de crochet. En arrière du crochet existe souvent une dépression appelée lunule. En avant est une autre dépression plus allongée, ord. recouverte par le ligament corné, et qu'on appelle l'écusson, la suture ou le corselet. Le bord de la valve opposé au crochet porte le nom de labre. Enfin, les deux valves sont le plus souvent réunies par une sorte d'engrenage appelé charnière, et composé à chaque valve d'un certain nombre de dents, et de fossettes dans lesquelles pénètrent les dents de la valve opposée : ces dents sont dites cardinales, quand elles sont sous le crochet ; latérales, quand elles en sont séparées. — Les Acéphales se divisent en 3 ordres : 1° le^ Ortkoc sinupalléales, 2° les Orthoconques intégropàlléales, 3" les Pleuroconqu.es.
Acéphales. Voy. Monstres.
ACÉPHALOCYSTES. Voy. Hydatides.
ACÉRACÉES ou acérinées (du lat. acer, érable), famille de plantes Dicotylédones diah pétales hypogynes, renferme des arbres élevés, ;\ feuilles oppo-
sées, simples ; îi fleurs jaune verdàtre, en corymbes ou en grappes ; corolle de 5 à 9 pétales ; 7 à 11' étamines, ovaires à 2 ou 3 loges; fruit en samare ou capsule. — Elle formait autrefois 2 sections ayant types les genres Érable et Marronnier : la ïre seule a été conservée sous le nom d° Acérinées (genres, et Negundium). Pour la 2e, Voy. Hippocastanées.
ACERDÉSE (du gr. ày.epôVj;, sans valeur), Manganèse oxydé hydraté. Voy, Mw.-.m e.
ACERES (du gr. àxépw;, sans corne), nom donné à des Mollusques, h des Arachnides, à des Insectes, dépourvus de tentacules.
ACERINA, poisson. Voy. Grémille.
A«:eri>tÉES. Voy. Acéracébs.
ACÉTARL'LE (du lat. acetabulum), mesure dont les Romains se servaient pour quelques liquides, tire son nom du vase où l'on mettait le vinaigre ; c'était la moitié de Vhémine (0 lit., 067).
Acétabcle, production marine, classée d'abord parmi les Zoophytes, mais que M. Rafeneau a reconnu appartenir au règne végétal : c'est une plante cryptogame, de la classe des Algues, qui ressemble à un petit agaric vert, ayant un disque en ombelle un peu concave : d'où son nom.
ACÉTABULIFÈRES, un des 2 ordres de la classe des Mollusques céphalopodes, sont ainsi nommés à cause des ventouses qui garnissent leurs expansions céphaliques : on les appelle aussi Dibranches, parce qu'ils n'ont qu'une paire de branchies. Voy. Céphalopodes.
ACÉTATES, sels organiques composés d'acide acétique et d'une base. Voici les principaux :
Acétate d'alumine. On l'obtient par double décomposition, au moyen de l'alun et de l'acétate de plomb, préalablement dissous dans l'eau. Il sert de mordant dans l'impression des toiles.
Acétate d'ammoniaque. On l'obtient en traitant l'acide acétique par l'ammoniaque. On l'emploie en thérapeutique comme sudorifique sous le nom d'£j>- 7}rit de ][wtdrrerus.
Acétate d'amyle\{Ç}mO"-). C^H11]. On le prépare en disillant ensemble l'alcool amylique, l'acide sulfurique et l'acétate de potassium. V Essence de poire artificielle de la parfumerie est de l'acétate d'amv'e étendu d'alcool. — En général les Acétates alcooliques ou Ethers acétiques jouissent d'une odeur trèsagréable qui les fait rechercher dans la eonfisr t e ou la parfumerie pour imiter les essences de fru ts.
[cétates de cuivre. h'A. neutre, \u\g. Vert di Vert cristallisé, Cristaux de Vénus [(C'2H:,OV- : a + H'20], se présente en prismes rhomboïdaux uniques légèrement efflorescents et d'un vert foncé. Il s'obtient en dissolvant dans du vinaigre distillé VA. basique ou Sous-acétate, vulg. Verdet ou Vert-degris, qui renferme les mêmes éléments, plus une certaine quantité d'oxyde de cuivre. Ce dernier acétate se prépare en grand au moyen de lames mince s de cuivre, empilées avec du marc de raisin qu'on a laissé s'aigrir : le métal est oxydé par l'air, et l'osyde formé s'unit à l'acide acétique contenu dans le marc. Le soùs-acétate de cuivre est presque insoluble dar.s l'eau, mais très-soluble dans le vinaigre et dans les autres acides. — Ces deux acétates s'emploient comme couleurs vertes dans la peinture à l'huile, et comme mordants dans la teinture en noir sur laine ; on en fait aussi des liqueurs nommée vert d'eau, vert préparé, qui servent au lavis des plans. Ils sont très-vénéneux : on leur oppose comme contre-poisons le blanc d'œuf, le fer en poudre et le sucre. Toutes les fois que des liqueurs ou des mets mêlés de vinaigre se refroidissent et séjournent dans des vases de cuivre, ils se chargent d'acétate de cuivre, et acquièrent ainsi des propriétés délétères. Il no faut pas confondre le sous-acétate de cuivre avec le vert-de-gris qui se forme à la surface des ustensiles de cuivre, des statues de bronze, des pièces do monnaie, par la seule action de l'air humide ; ce vert-de-gris n'est qu'un sous-carbonate de cuivre.
A CHTYLÈNE.
ACHROMATISME.
Les anciens connaissaient le sous-acétate de cuivre ; ils l'employaient comme couleur et comme médicament, e1 le préparaient comme no
Acétate de fer, liqueur brun foncé, incristallisable, qu'on obtient en mettant en digestion du vinaigre de vin ou de l'acide pyroligneux distillé avec rognureB de fer. On l'emploie comme mordant dans la teinture en noir. '
tate 'le mercure, A. de potassium, A. de so-
(. TEKflE FOLIÉE.
Acétates de plomb. Il existe un acétate neutre, et drs tout " • I premier, plus connu nom de Sel de Salante, Sucre de plomb [(( :-! l'O- '. Pb -(-311*0], se présente en prismes incolores, effloits, d'une saveur à la fois sucrée et astrin- -vénéneux. On I' btient en dissolle la litbarge dans de l'acide acétique, et faisant cristalliser la solution par la concentration. On en consomme beaucoup pour la fabricati m de la céruse et de l'acétate d'alumine ou mordant rouge des indienneurs. Les médecins l'administrent quelquefois à l'intérieur pour combattre les sueurs nocturnes des phthisiques. Il était déjà connu des alchimistes. — Le Sous-acétate B8t un sel blanc qui s'obtient en dissolvant de la litbarge dans l'acétate neutre. Les médecins l'emploi nt en dissolution à l'extérieur, sous le nom d'Extrait de Saturne, comme calmant, pour prévenir ou détruire l'inflammation, pour bâter la cicatrisation des plaies. L'Eau blanche, ou Eau de Goulard, avec laquelle on lave les plaies, est le môme sous-acétate, étendu d'eau et lé par un peu de sous-carbonate de plomb en suspens] m : elle est astrin.ente et résolutive.
ACET1FICATION, réaction chimique qui transforme l'esprit-de-v in en vinaigre. Voy. ce mot.
ACÉTI>ES, produits neutres qui résultent de l'union de la glycérine avec 1, 2 ou 3 molécules d'acide acétique, 1, 2 ou 3 molécules d'eau étant éliminées en même temps. *
ACÉTIQUE (acide), du lat. acetum, vinaigre, liquide contenu dans le vinaigre et dans tous les produits de la fermentation acide des liquides spiritueux, tels que le vin, la bière, le cidre, etc. A concentré, il a une odeur forte, et pénétrante, mais agréable, ce qui le fait employer contre les défaillances (sel anglais ou sel de vinaigre) ; il peut même s'obtenir sous forme solide et cristallisée ; il renferme alors du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène dans les rapports C-H'O2, et bout à 120°. il s- produit en grande quantité dans la carbonisation du buis en vas is clos, el c'est par ce moyen qu'on Le prépare de préférence : de là le nom d'agneux ou de vinaigre de bois, qu'on lui il unedans le commerce. On l'emploie fréquemment dans li 9 laboratoire s de chimie. — Obtenu à l'état ahl, l'acide acétique n'a été bien a qu'au commencement de ce siècle. Ilaété étupécialement par Gerhardt.
ai i.to.m:, ou Esprit pyroacétique, liquide inco- I . .l'une, odeur empyreuma ique, inilammable,
produit dans la distillati ainsi que 'lu sucre, de l'acide taitrique, de I dtriqu formule esl C»HeO. Il fur d
aldéhydes par la substitution d'une momolécule d'hydn i valérates i
,,nii.
■ i m i m incolore, d'odeur allia-
que h ment, il Be
. Surchauffé, il se
t II In !L le !
rand nombre de corps; il forme un coin posé dé-
: uvi c les oxj desdo ci ent. L'élec-
le condense en une substance solide, de forme
1 Davy.
ACHARNA n, étoile de 1" grandeur. V. Éridan.
ACHAT. Voy. Vente.
ACHE, .1 re de plantes herbacées de la
famille des Ombellifères, tribu des Amminées, comprend le Persil M. petroselinum), le Cél ri .1. crans) {Voy. Persil et Céleri), etl'Ache des marais ou A.prop. dite (A. palustre] -. • -o espèce est d'un beau vert; ses feuill
.lu persil ; mais elles sont plus amples et plus épaisses : elle croît à l'état sauvage dans les marais n li long des ruisseaux; cultivée, elle perd sa saveur âcreetamère. Les anciens mettaient Tache au nombre des plantes funèbres. Le vainqueur aux jeu méens recevait une couronne d'ache verte. Les fleurons des couronnes de duc et de marquis su; feuilles d'ache. — Ache d'eau. Voy. Berle ; A. de montagne, Voy. Ltvêche.
ACHÉE. Voy. APPAT.
ACHILLE (tendon d'). Voy. Tendon.
ACUILLÉE, Achi/lea, genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, s.-tribu des Anthémidées, se compose d'herbes vivaces, communes aux deux continents : fleurs blanches en corymbes.àodeur aromatique ; feuillesdécoupéesetun peu velues. L'A. mille feuille renferme un suc amer, Ion gtemps regardé comme fébrifuge. Achille s'en servait, dit-on, pour cicatriser les blessures, d'où son nom et ceux d'Herbe aux charpentiers ou à la coupure. On en cultive an assez grand nombre de variétés : VA. dorée, l'A. l'A. d'Egypte, VA. visqueuse, etc., à fleurs jaunes, roses ou purpurines. L'A. sternutatoire, ou Bouton d'argent, a des fleurs blanches; l'A. de Hongrie a des fleurs blanches aussi, mais plus petites.
ACHMITE ou Akmite (du gr. àxo.r,, pointe), minéral composé de silice, d'oxyde de fer et de soude [3-Fe Si2 -+- Na Si*] et cristallisé en prismes rhombol» daux obliques à sommets très-aigus. On le trouve engagé dans le quartz à Kongsberg en No:
ACilRAS. Voy. Sapotillier.
ACHROMATISME (du gr. à priv. et /pùo-a, couleur). On nomme ainsi la destruction de o tion des images des corps qui résulte de la d position de la lumière. Lorsqu'on regarde les objets à travers un prisme de verre ou à travers une lunette ordinaire, ils paraissent bordés de franlorées.Cet effet est dû à ce qu'ils envoient des rayons diversement colorés, qui sont inégalement di leur entrée et à leur sortie du verre. On est parvenu à corriger cet effet dans les lunettes dites achromatiques. Dans ces lunettes, les objectifs -oit fora deux ou de plusieurs verres de facultés réfractives différentes, accolés les uns contre les autres, de manière à anéantir, en se compensant, les effets de la dispersion. Ce résultat se trouve réalisé dans l'œil, qui est. parfaitement achromatique.
Newton avait cru insoluble le problème de l'achromatisme ; mais Hall en 1733, et, après lui, J. Dollond, prouvèrent son erreur en construiea premiers des lunettes achromatiques. Les deux sortes de \ > par Dollond et usité néralemenl depuis '-eut le croum-glass, verre blableau verre àvitres, et le/3 ' i -t analogue au cristal. Dollond obtint l'achro appliquant, une lentille biconcave de Oint l une lentille biconvexe de crown. Le tlint réfracte plus la lumière que le crown ; il écarte aussi davantage les divers rayons les uns des autres. On peut, disposer les deux lentilles de telle sorte que les rayons partis d'un même point
oit les lentilles, mai- r
à l.i BOrtie. On peut aussi substituer avec a\ani
au crown. Les substances liquides peuv m. comme les solid s, entrer d uis la composition d achromatiques. Le D* Blair emploie
d'une pari le crown. et de l'autre une s du lien de chlorure d'antimoine, dissous dans l'acide chll r!i\driquc, ou bien une SOlutil n de bichleruro de mi
ammoniac. H introduit lo liquide entre