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lentilles de crown, qui sont, l'une plané-convexe, et l'autre concave-convexe.

ACHROMATOPSlE(dugr. & priv., /pôvj.a, couleur et o'I/'.;, vue), affection de l'organe de la vue qui empêche de distinguer les couleurs.

ACIDE (du lat. acidus), corps qui jouit de la propriété de se combiner avec une base saliliable pour former un sel, et qui, dans l'opinion commune, se rend au pôle positif quand on décompose le sel par la pile électrique. Les acides solubles dans l'eau sont caractérisés par une saveur aigre, par la propriété qu'ils possèdent de rougir le tournesol bleu, et par celle de décomposer avec effervescence la craie et le inarbre. On a cru pondant longtemps que tous les acides renfermaient de l'oxygène : cet élément entre en effet dans la composition du plus grand nombre ; mais on sait auj. que l'hydrogène forme aussi beaucoup d'acides. Les acides se divisent donc en A. hydrogénés ou hydr acides, et A. oxygénés ou oxacides. Ces derniers se subdivisent, en outre, en A. hydratés- et en A. anhydres, c.-à-d. avec ou sans eau. D'après les théories de Laurent et Gerhardt, les hydracides et les acides hydratés comptent seuls parmi les acides; les autres doivent être considérés comme des corps à part, appelés Anhydrides. Voy. ce mot.

On distingue encore: les A. minéraux, fournis par le règne minéral; les A. métalliques, formés par l'oxygène et un métal; les A. organiques, qui renferment du carbone, et sont obtenus avec les substances organiques; les A. gras, extraits des corps gras ; les .4. pyrogénés, produits par l'action de la chaleur sur les matières organiques.

Dans la nomenclature proposée par Guyton-Morvèau et Lavoisier, les acides minéraux oxygénés se désignent par un adjectif formé du nom des éléments unis à l'oxygène, et terminé en eux ou en ique (acide sulfureux, acide phosphorique). Si l'acide est formé par de l'hydrogène, on commence l'adjectif par hydro, ou bien on le termine par hydrique (acide hydrochlorique ou chlorhydrique). Dans les oxacides la terminaison ique coiTespond toujours à un acide qui renferme plus d'oxygène que l'acide dont le nom se termine en eux : ainsi l'acide sulfurique -est plus oxygéné que l'acide sulfureux. — Les acides dont le nom se termine en eux forment des sels dont le nom finit en ite ; les acides dont le nom se termine en ique donnent des sels dont le nom finit en ate : ainsi l'acide sulfureux produit les sulfites, l'acide sulfurique les sulfates, etc.

Les acides organiques, qui sont infiniment plus nombreux que les acides minéraux, et qui renferment tous du carbone et de l'hydrogène, la plupart -de l'oxygène, quelques-uns aussi de l'azote, n'ont point de nomenclature régulière.

Les acides proprement dits (hydracides et acides

hydratés), renferment toujours 1, 2,3 atomes

d'hydrogène, remplaçables par un métal ou un radical d'alcool. On les nomme acides mono, bi, tribasiquesr, etc. Les composés ainsi formés sont les sels de ces acides. Ainsi l'acide nitrique (Az03)H est monobasique et donne les nitrates (Az03)R' ; l'acide sulfurique (SOv;HÈ est bibasïque et donne les sulfates {SO^'-'R'; l'acide phosphorique (PhOl)H3 est tribasique et donne des phosphates PhO'^R'.

Plusieurs acides sont employés en médecine : tels sont notamment les acides sulfurique, azotique, chlorhydrique, phosphorique, tartrique, citrique, oxalique et acétique. Étendus de beaucoup d'eau et donnés sous forme de boisson acidulé, ils diminuent la chaleur et l'irritation ; ce qui leur a valu le nom de rafraîchissants , tempérants, antiphlogistiques. On y recourt dans les cas de fièvre, d'inflammation, etc. On les emploie aussi à l'extérieur, contre les phlogoses, et, en général, contre toutes les irritations de la peau.

-ACIER (du b. -lat. aciarium; à'acies, tranchant), substance métallique formée de fer pur et d'une trèspetite quantité de carbone et quelquefois d'azote.

Sous cette forme, le fer acquiert des pro] nouvelles. Lorsqu'après l'avoir fait rougir, on le refroidit brusquement en le plong anl dans l'eau, l'acier devii m très-élastique, moins dense, moine tile, plus dur et très-cassant à froid : dans cel on l'appelle acier trempé. En ne chauffant l'acier trempé que jusqu'au moment où su surfac c.-à-d. en deçà du point où il a subi la trempe, laissant ensuite refroidir lentement, on pratique l'of, opération qui j | de

donner à l'acier des degrés de dureté et d'élasticité variables, appropriés au genre de fabrication a on le destine. Les couleurs que prend l'acier quand on le recuit permettent d'apprécier le moment où il est arrivé au degré de dun ire pour l'u-

sage auquel on le destine. On peut distinguer l'acier du fer en déposant à la surface du métal poli une goutte d'acide sulfurique affaibli : avec l'acier, il se produit une tache noire due au charbon mis à nu, tandis qu'il n'apparaît sur le fer qu'une tache verdàtre que l'eau enlève aisément. En outre, l'acier est moins attirable à l'aimant; mais il conserve plus longtemps que le fer la propriété magnétique. L'acier est susceptible de recevoir par le poli un bel éclat ; il s'applique, dans l'industrie, à mille usages qui varient selon sa qualité.

On distingue : l'A- naturel, tiré directement des minerais ; l'A., de forge, obtenu par l'affinage partiel de la fonte; l'A. de cémentation, préparé par la cémentation du fer forgé; l'A. fondu, provenant delà fusion d'un des aciers précédents, et enfin, l'A. indien ou A. wootz, imité des Orientaux. — On trouve souvent dans les forges catalanes l'A. naturel en traitant certains minerais de fer très-purs. — On obtient l'A. de forge en soumettant les fontes grises ou blanches à l'action de la chaleur et d'un courant d'air ; on leur fait perdre alors une quantité surabondante de carbone, ainsi que d'autres subis étrangères, spécialement le manganèse, le sili le soufre et le phosphore. L'acier dit A. Ses du nom de l'inventeur de sa fabrication, est le connu des aciers de forge. 11 se prépare en soumettant dans une cornue de forte tôle, garnie intérieurement de briques réfractaires, et appelée tisseur, la fonte fondue à un vif courant d'air. C'est avec l'acier de forge qu'on fabrique la grosse coutellerie, les ressorts de voiture, les sabres, les scies, les instruments aratoires, etc. — On prépare l'A. de cémentation, dit aussi A. poule, en chauffant fortement du fer en barres au milieu d'une poussière composée de charbon, de suie, de cendres et de sel marin. On emploie cet acier à la fabrication des limes et des objets de quincaillerie; on le soude au fer pour armer des marteaux, des cisailles, des enclumes, etc. — VA. fondu ou A. fin s'obtient par la fusion des autres aciers. Il acquiert par la trempe une dureté et une ténacité très-grandes : c'est avec lui que l'on confectionne les burins et les ciseaux capables de couper la fonte, le fer et les autres aciers. Il prend le plus beau poli; aussi l'emploict-on de préférence pour la belle coutellerie fine, la bijouterie d'acier, les ressorts de montre, les instruments de chirurgie, les coins des monnaies, etc. — VA. indien est celui avec lequel les Orientaux fabriquent, depuis un temps immémorial, leurs excellentes lames de sabre, appelées du unis Voy. ce nom). Stodart et Faraday ont trouvé, en 1822, qu'en alliant à l'acier de petites quantités de platine, d'argent ou de palladium, on lui donne tous les caractères de l'acier de l'Inde. Aussi auj. imite-t-on parfaitement cet acier en France.

L'art de préparer l'acier, que la Bible attribue à Tubalcaïn, et dans lequel excellaient les Chalybes, peuple du Pont, fut enseigné aux Européens par les Orientaux ; c'est surtout à partir du xe siècle qu armes blanches furent fabriquées avec l'acier. Les petits instruments d'acier, tels que couteaux et ciseaux, ne furent connus que plus tard. On ne vendit

ACORUS.

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