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BRANCHIES

prennent les familles des Thècidées, des Caprinidées et des Radiolidées.

BRACUISTOCIIRONE (du gr. fo6.yj.atoc, le plus court, et xpâvo:, temps). On appelle ainsi, en Géométrie, la courbe par laquelle un corps, abandonné à l'action de la pesanteur, arrive d'un pointa un autre dans le temps le plus court ; dans le vide, cette courbe est la cydoïde {Voy. ce mot). — Le problème de la brachistochrone fut proposé par Jean Bernouilli, en 1G96, aux savants de l'Europe, et résolu par Leibnitz, Jacq. Bernouilli, Newton et Lhôpital.

BRACHYGRAPHIE (du gr. fox/y;, court, et Ypâçw, écrire). , Voy. Sténogbaphie.

BRACHYI'TERE (du gr. fovyy; et ircipov, aile), famille d'Oiseaux. Voy. Bbévipennes.

BRACIIYURES (du gr. SpayOî, et oùpà, queue), ordre de Crustacés décapodes, qui a pour caractères : une queue (abdomen) plus courte que le tronc, sans nageoires à son extrémité, et se reployant en dessous à l'état de repos; la poitrine triangulaire chez les mâles, arrondie et bombée chez les femelles ; k paires de doubles filets velus destinés à porter les œufs ; les antennes petites ; les yeux portés sur de longs pédoncules, la première paire de pattes se terminant par une serre didactyle. — M. Milnu Edwards a partagé les Brachyures en k familles: Oxyrhynques, Cyclométopes, Catoméîopes etOxystomes.

BRACONNIER, braconnage. Le mot braconnier désignait d'abord, non celui qui chasse en fraude, mais les valets de chasse qui gouvernaient l'espèce de chiens nommés braques, comme les fauconniers étaient chargés de l'entretien et de l'éducation des faucons. — Autrefois, le braconnage était puni, selon les cas, de l'amende, du fouet, de la flétrissure, du bannissement, des galères, de la mort même, et toute personne achetant du gibier provenant du braconnage était passible des mêmes peines. Auj. le braconnage, qui porte préjudice aux propriétaires et qui souvent expose les gardes à des dangers réels, n'est puni que comme simple délit de chasse et est seulement justiciable des tribunaux correctionnels. Les lois qui, depuis l'abolition des privilèges de chasse, atteignent le braconnage, sontcelledu30avril 1790 et celle du 3 mai 1844 (sur la police de la chasse). Voy. Chasse.

BRACTÉATES (du lat. bractea, feuille de métnl), monnaies grossières fabriquées avec des feuilles d'or -et d'argent, et frappées d'un seul côté, de sorte que l'effigie est en creux d'un côté et en relief de l'autre. Les premières monnaies de ce genre étaient de fabrication byzantine; l'usage s'en répandit en Allemagne du xe au xivc siècle. Il en existe une collection curieuse au musée de Berlin. Voir : Mader, Essai sur les bractétaes (1808).

BRACTÉES (du lat. bractea, feuille de métal), petites feuilles, ordinairement colorées, qui accompagnent les fleurs de certaines plantes : tantôt elles soutiennent la fleur, en ajoutant à son éclat; tantôt elles l'enveloppent plus ou moins complètement : les plus petites s'appellent bracléoles.

BRADFORD CLAY. Voy. Bathonien (étage).

BRADYPE (du gr. fipaôûnovç, qui marche lentement), genre de Mammifères, de l'ordre des Édentés et de la famille des Paresseux. A terre, ces animaux sont très-disgracieux : ils sont forcés de se traîner sur les coudes, à cause de l'énorme disproportion de leurs membres antérieurs ; mais cette gêne disparaît dès qu'ils se trouvent sur les arbres, où ils grimpent avec la plus grande facilité. Les Bradypes habitent les forêts de l'Amérique du Sud, où ils ne se nourrissent que de feuilles et d'écorce. L'Aï ou Paresseux à trots doigts, est de la taille d'un chat ; il est surtout remarquable en ce qu'il a 9 vertèbres au cou au lieu de l.L'Unau ou Paresseux à deux doigts, est moitié moins grand.

BRAHMANES, brahmin'es, bisahmes, prêtres de la religion de firahma, formant la première caste chez les Indiens. Voy. leDict. ctHist. et de Gêogr.

BRAI ''du Scandinave hrùt, goudron), poix retirée du sapin et du pin. On distingue : 1° le lirai liquide ou goudron, que l'on retire des sapins trop vieux pour fournir la térébenthine {Voy. GounBON) ; 2° le brai sec, colophane ou arcansoti, résine presque complètement privée d'huile essentielle, et qui n'est que le résidu de la distillation de la térébenthine ; ilentre dans la composition du mastic de fontaine, de la cire à cacheter les bouteilles, de certains onguents et emplâtres, où il agit comme stimulant : le nom d'arcanson lui a été donné par les musiciens, qui en frottent les crins de leurs archets {Voy. Colophane) ; 3° le brai gras ou pégu, qui s'obtient par Févaporation des goudrons de pin : on désigne aussi sous ce dernier nom différents goudrons épaissis qui se tirent de la houille et des bitumes. Le brai gras sert à la confection de la poix des cordonniers, des mastics bitumineux, des vernis noirs pour calfatage, etc. — Ces brais se fabriquent en grande quantité en Suède et en Russie.

brai, bray ou brail, noms sous lesquels on désigne vulgairement divers engins ou pièges à prendre les petits oiseaux.

BRAIE (du b.-lat. braca, digue, levée), se dit, en termes de Fortification, d'un mur servant de retranchement. Voy. Fausse-braie.

BRAIES (du lat. braccœ, dérivé lui-même du gaulois), vêtement en forme de caleçon qui couvrait le corps depuis la ceinture jusqu'aux genoux, et qui était en usage chez les Scythes, les Germains et les Gaulois. César avait donné à une partie des Gaules le nom de braccata, parce que les habitants portaient des braies. — Dans certaines parties de la Bretagne, les paysans portent encore des hauts-dechausses fort amples qu'ils nomment brogues, braguettes, brouettes.

BRAISE (du germ. brasen, brûler)* Voy. Charbon.

BRAME ou brème, poisson. Voy. Brème.

BRANCARD (de branche). Voy. Guère.

BRANCHE (du b.-lat. braca ; orig. celtique), les plus grosses divisions du tronc d'un arbre. Les divisions des branches portent le nom de rameaux; celles des rameaux, celui de ramilles. — Les jardiniers appellent B. mères, les principales bifurcations du tronc; membres, les principales bifurcations des branches mères ; B. à bois, celles qui forment les extrémités de toutes les branches, et qui proviennent du développement des bourgeons de l'année; B. à fruit, celles qui naissent des branches à bois de l'année précédente ; bouquets ou cochonnets, celles qui, parmi ces dernières, ne portent que des yeux à fruit ; lambourdes, celles sur lesquelles les boutons à fruit sont plus nombreux que les boutons à bois ; dards, de petites branches courtes, terminées par un œil très-aigu, destinées à devenir bouton à fruit; brindilles, de petites branchesanalogues aux lambourdes, mais plus minces et plus allongées ; B. folles, celles qui sont maigres et sans valeur; B. gourmandes, celles qui absorbent toute la nourriture des branches voisines, et qu'on doit couper.

En Anatomie, on nomme branches, par analogie, les divisions des vaisseaux, des nerfs, et quelquefois des os; p. ex., on dit les branches du pubis.

BRANCHÉ-URSINE OU BRANCURSINE, C-à-d. patte d'ours, nom vuhaire de l'Acanthe. Voy. ce mot.

Branche-ursine bâtarde. Voy. Behce.

BRANCHIES (du gr. ppâyx-*)' organes au moyen desquels les animaux qui vivent dans l'eau y puisent l'air nécessaire à leur resp rat on et à l'entretien de leur vie. Les branchies ont des formes diverses : tantôt internes, tantôt extérieu -es et saillantes, elles ont l'apparence de feuillets, de panaches, de franges, de houppes. Chez les Poissons, les branchies son; n forme de peignes, sur lesquels se ramifient les vaisseaux sanguins : le vulgaire les confond, sous le nom commun d'ouïes, avec les ouvertures par lesquelles l'eau s'échappe après avoir été avalée pa.la bouche et tamisée par les branchies. Les Batra-

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