BREVET
BItIDE.
rement usage pour les duels, on appela bretteuru les duellistes de profession.
BREVE (du latin 'revis, court). On nomme ainsi : en Prosodie, une syllabe qui doit être prononcée rapidement; on l'oppose à longue : on la marque par le %igne(") placé au dessus de la voyelle; — en Musique, une note qui passe deux fois plus vite que celle qui la précède ou qui la suit; les Italiens appellent encore ainsi une figure de note carrée, qui vaut tantôt 2 rondes, tantôt 3, suivant qu'elle est droite ou altérée ( Voy. Alla brève) ; — dans la fabrication des Monnaies, la quantité d'espèces monnayées provenant d'une môme fonte, que les ouvriers délivrent en retour des matières qui leur ont été confiées.
brève, Pitta, genre d'Oiseaux insectivores, de l'ordre des Passereaux dentirostres, appartient aux parties chaudes de l'ancien continent. Ces oiseaux ont un plumage brillant, avec des formes lourdes et massives : ils volent mal à cause de la brièveté de leur queue et de leurs ailes; mais, d'après la longueur de leurs jambes et le peu de développement de leurs doigts, ils doivent faire sans doute d'excellents coureurs.
BREVET (de bref). On appelait d'abord ainsi une sorte d'expédition non scellée par laquelle, autrefois, le roi accordait quelque grâce, quelque avantage, comme une abbaye, ou quelque titre de dignité, comme un titre de duc. — On appelle encore auj. actes en brevet des actes dont le notaire ne garde pas minute, et qu'il délivre sans y mettre la formule exécutoire. — Le nom de brevet a depuis été étendu à tous les titres ou diplômes délivrés au nom d'un gouvernement, d'un prince souverain, etc., comme le titre d'un grade dans l'armée, le titre d'une pension, et enfin certaines déclarations qui établissent la capacité d'un individu ( Voy. Capacité), les droits des inventeurs, des importateurs ; c'est ce qu'on nomme B. d'invention, B. d'importation, B. de perfectionnement, etc. Voy. ci-après.
bre\ kt d'invention, titre que le gouvernement délivre à l'auteur d'une nouvelle découverte ou d'un nouveau procédé d'application, pour lui en assurer la propriété et l'exploitation exclusive pendant un temps déterminé. Ces brevets sonti'égis auj. parla loi du 5 juillet 1844 : il est accordé des brevets d'invention à tous ceux qui le demandent, sur simple requête et sans examen préalable, mais aussi sans garantie du gouvernement, c.-à-d. sans aucune intention de certifier la bonté des procédés ou la primauté de la découverte: une amende de 50 à 1000 fr. est encourue par quiconque prendrait la qualité de breveté en n'y ajoutant pas les mots suns garantie du gouvernement ou en abrégé s. g.d. g.: ces brevets peuvent être annulés, soit par le ministre du Commerce à défaut de payement de la taxe ou d'exploitation du brevet dans les délais prescrits, soit par les tribunaux, si l'on conteste au breveté la réalité de la découverte. Les brevets d'invention ne sont accordés que pour 5, 10 ou 15 ans, au eboix de l'inventeur. Ils sont assujettis £ une taxe: cette taxe est de 500 fr. pour cinq ans, 1,000 fr. pour dix ans, 1,500 fr. pour quinze ans; cette taxe doit être payée par annuités de îoo fr., sous peine de déchéance. — Les compositions pharmaceutiques ou remèdes de toute espèce, et les plans et combinaisons de crédit el de finances ne sont pas susceptibles d'être brevetés.
BREVE! D'IMPORTATION» C'était autrefois le brevet
délivré pour découverte importée d'un pays étranger : la loi de 1864 a supprimé ce genre de brevet; seu-
lementli s inventeurs étrangers peuvent eux mêmes
obtenir des brevets en France : C68 brevets ne leur
Il cordés que pour le temps fixé dans chaque
.1 la jouissance îles inventeurs.
il. m DE i BRI ii '. IONNEMBNT. C'était autrefois le
i i accordé pour le perfectionnement d'une invention déjà brevet,',.. | ;, |,,i (le I S '| '( B é{ 'ilemei It
supprimé ces brevets el les a remplacés par d< s ,,■,■- '■ d'addition délivrés dans la même forme que
le brevet principal, produisant les mêmes effets et expirant en même temps.
Le Gouvernement a fait exécuter en 1826 un Catalogue des spécifications de tous tes procéda pour lesquels il a été pris des brevets d'invention, de perfectionnement et d'importation, depuis tel" juillet 1791. Il a depuis publié, chaque année, le catalogue des brevets nouvellement délivrés. En outre, en exécution de l'art. 15 de la loi du 7 janvier 1791 et d'un arrêté du Directoire exécutif en date du 7 vendémiaire an VII, le Conservatoire des arts et métiers publie la description des inventions dont les brevets sont expirés. Le recueil qui contient cette publication, commencé par M. Molard aîné, ancien directeur du Conservatoire, et continué par M. Christian, porte le titre de Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, de perfectionnement et d'importalion , dont la durée est expirée. — Voir: Perpigna, Manuel des inventeurs brevetés (1834 et 1852); Renouard, Traité des H. d 'invent ion (1844) ; Nouguier, des B. d'invention et de la contrefaçon (1856 et 58); Lesenne,Loosey,Tillière, Damourette, Schmoll, etc. Voy. Contrefaçon, Dessins, Marque de fabrique.
BRÉVIAIRE, livre qui contient les heures canoniales à l'usage des ecclésiastiques (Matines, Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres et Compiles), est ainsi nommé parce qu'il est, pour ainsi dire, l'abrégé (breviarium) de tous les livres qui servent au chœur pour l'office divin, le sommaire des prières à réciter. C'est pour tout ecclésiastique une obligation étroite de réciter chaque jour son bréviaire. Le bréviaire en usage auj. dans l'Église latine est le bréviaire romain, dont on fait remonter l'origine au pape Gélase Ier, en 494, mais qui a depuis subi de fréquentes modifications. Dans l'Église grecque, l'usage du bréviaire, qu'on appelle Ordre (tâÇt;) ou Eucologe, est encore plus ancien : on le fait remonter àFIavien et à St Jean Chrysostôme. — Par extension, on a donné à l'office canonial le nom de bréviaire.
BREVIARIUM, nom donné au xvie siècle au Code de lois rédigé en 506 par l'ordre d'Alaric II, roi des Wisigoths, pour ses sujets romains: c'est une compilation précieuse de lois romaines et de leurs commentaires. On trouve le Breviarium dans l'édition du Code Théodosien de Cujas (Lyon, 1566) et dans le Jus civile ante-justinianeum Berlin, 1815).
breviarium. Voy. Abrégé.
BRÉVIPENNES (du lat. brevis, court, etpenna, aile), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Échassiers de Cuvier, comprend ['Autruche, le Casoar, le Dronte, et plusieurs espèces éteintes, Y Aptéryx, VAZpyornis, le Dinornis, remarquables par leur grande taille. Ce sont les Coureurs de De Blainville, et les Struibiones de Ch. Bonaparte. On les appelle aussi quelquefois Brnchyptères.
BREWSTÉRITE, silicate hydraté naturel d'alumine et de chaux, dont la formule est 4ÂlSi3-r-(Ca, Na, Sr, fea)SiJ-f BAq.
bric a-brac. Voy. Bbocanteotl
BRICK (du radical brig, agitation, course), bâtiment à deux mâts (grand mât el mât de misaine), qui porte des hunes à l'extrémité des bas-mâts, ce qui le distingue des goélettes, qui n'ont que des barres. — On appelle bricks goè etU s des naviresqui ont hune au mat de l'avant et une barre au mat de l'arrière»
BRIDE de Pane, b.-allem. brittil, par contra britl), partie du harnais qui sert à conduire un val ou toute autre monture; on réunit & la fois ce nom les rênes, la têtière et le mors avec s on les rênes qu'on appclb bride. — On nomme bridon ou filet une brid dont le mois bris,, n'a point do brandi que l'on emploie quelquefois indépendamment i brid .
En Chirurgie, on entend par brides de petit ments membraneux ,piis' forment souvi loyer des abcès ou dans les plaies profondes, •
BMQUE.