BUDGET
MFFLE.
doué, dans quelques espèces, de la propriété de passer du jaune vert au pourpre éclatant; aussi a-t-on pensé que la pourpre des anciens était due à une espèce de ce genre. Voy. Pourpre.
Bl'CClXATEUR (muscle), du lat. buccma, trompette, muscle qui occupe latéralement l'espace compris entre les deux mâchoires. Quand les lèvres sont fermées, il appuie les joues contre lesdents, soit pour aider à la mastication, soit pour faciliter l'émission de la voix en expulsant l'air de la bouche.
BUCCOIDÉS, famille d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs, loi/. Barbus.
BUCENTAURE, vaisseau de parade de la république de Venise. Voy. le Dict. d Hist. et de Géogr.
BUCÉIMIALE (Harpale), Insecte coléoptère. Voy. Harpale.
BUCÉROS, c.-à-d. corne de bœuf, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux syndactyles, type de la famille des Bucéridées. Voy. Calao!
BICHE (de l'ail. Busch, bois), morceau de gros bois de chauffage. La bûche doit avoir une longueur de lm,135. — Bûche de Noël, bûche ou grosse souche de bois que dans beaucoup de familles on met au feu la veille de Noël.
Bâche économique, espèce de brique préparée avec de l'anthracite en poudre unie à de la houille et à un peu d'argile, qu'on place dans le fond des cheminées pour économiser le combustible.
BÛCHER (de bûche , pyramide de bois sur laquelle les anciens plaçaient le corps des morts pour les brûler. Il y avait des bûchers publics élevés dans la campagne, au milieu d'une enceinte appelée ustrinurn, et des bûchers particuliers. On les construisait avec des bois odorants et résineux, et l'on y versait du vin, du lait, du miel, des parfums, de l'encens, des aromates et de l'huile. On recueillait, après la combustion, les cendres dans une urne. — Chez les anciens, l'usage de brûler les morts était commun aux Scythes, aux Thraces, aux Grecs et aux Romains; de nos jours, il existe encore chez les Hindous ( Voy. Incinération). Les bûchers ont aussi servi d'autels où l'un immolait aux dieux des victimes vivantes, et d'instruments de supplice pour les condamnés: tels étaient les bûchers que les druides allumaient en l'honneur de Teutatès ; tels furent, du xvie au xviii8 siècle, les auto-da-fé de l'inquisition.
BUCOLIQUE (du gr. pW/.oi.ixô:, pastoral), se dit des poésies champêtres ou pastorales ( Voy. Pastoral [Ge\re] et Égloguk). On connaît plus particulièrement sous le nom de Bucoliques le recueil des Ëglogues de Virgile. — Dans la prosodie latine, on appelle Vers bucolique un vers hexamètre dont la césure se trouve après le quatrième pied. Cette coupe était recherchée par les poètes bucoliques.
Bl'CRA.XE (du gr. [kO:, bœuf, et xpaviov, crâne), nom qu'on donne, en Architecture, aux têtes décharnées d'animaux, et surtout de bœufs, placées comme ornements dans les métopes des temples, ou aux coins d'un autel. r
BH)I>LÉE(du bot. anglais Budd/e,Jhiddleia,genre de la famille des Scrofulariées ; renferme des arbrisseaux élégants à feuilles opposées et à fleurs campanules. On cultive dans nos jardins la B. globuleuse [B. g/obosa), du Chili : feuillage vert-foncé en dessus blancen dessous, s'agitant au moindre vent; fleurs odorantes, d'un beau jaune safrané, tranchant agréablement sur la couleur des feuilles, et la B. de Lindleq 'B. lindleyana), de la Chine, à fleurs d'un pourpre foncé.
BUDGET (mot anglais, dérivé du vieux franc, bougette, bourse), état des dépenses et des recettes publiques. C'est en 1814 que ce mot a été pour la première fois employé officiellement en France. L'Etat, les départements, les communes, chaque établissement public, dressent annuellement leur budget de manière qu'il puisse être examiné et voté ou approuvé avant le 1er janvier.
Budget de l'Etat. Les dépenses y comprennent 4
subdivisions : 1° dette publique et dotations (27 chapitres); 2° services généraux des ministères (248 chap.); 3° frais de régie, de perception et d'exploitation des impôts et revenus publics; remboursements et restitutions, non-valeurs, primes et escomptes (35 chap ) ; d" dépenses sur ressources spéciales (17 chap.). — Les recettes se subdivisent également en plusieurs parties : 1° contributions directes ; 2" enregistrement, timbre et domaines ; 3° produits des forêts et de la pèche; 4° douanes et sels; 5° contributions indirectes; G" produits des postes; 7° revenus divers, tels que taxes, remboursements, redevances, etc. — Dans les Etats constitutionnels, les budgets sont librement discutés et votés par le Corps législatif. En France, de 1852 à 1869, le budget de chaque ministère s'est voté par sections et le budget de chaque section était réparti entre les divers chapitres par un décret impérial rendu en Conseil d'Etat; les virements d'un chapitre à l'autre devaient être autorisés dans la même forme (Sénatus-consulte du 31 déc. 1861 ). Un nouveau sénatus-consulte du 8 sept. 1869 décida que le budget de chaque ministère serait désormais voté par chapitres. La loi du 16 sept. 1871, en même temps qu'elle confirmait ce dernier point, supprima les virements.
L'institution du budget appartient à l'Angleterre, où elle paraît être contemporaine du gouvernement représentatif. En France, les premiers essais en ce genre sont dus à Necker, qui donna l'exemple par la publication de son fameux compte rendu (1781;.
Louis XVI, par une déclarati n du 24 janvier 1789, promit que désormais le tableau des recettes et des dépenses serait dressé chaque année et soumis au vote des Etats généraux ; mais les désordres de la Révolution empêchèrent d'exécuter cet engagement : ce n'est que sous le Consulat, en 1802, (pie fut établi le premier budget de la France. Toutefois, les budgets du Consulat et de l'Empire laissaient encore beaucoup à désirer; en outre, ils étaient plutôt homologués que délibérés; ce n'est que depuis la Restauration que les budgets ont été dressés d'une manière vraiment complète, et qu'ils ont pu être librement discutés.
Budgets départementaux. Les dépenses comprennent les traitements administratifs, l'entretien des maisons de détention, des dépôts de mendicité, des bâtiments de la cour d'appel et de la préfecture, des routes départementales, la gendarmerie, les enfants assistés, la dette du département, etc. Les recettes se composent de la portion des contributions directes affectées aux dépenses départementales, et des ressources dites extraordinaires, provenant de location d'immeubles, du prix des péages, du prix d'expédition des actes de la préfecture, etc. Les budgets départementaux sont préparés par les préfets, discutés et votés par les conseils généraux, puis arrêtés par un décret.
Budgets communaux. Ils sont dressés dans chaque commune par le maire et votés par le conseil municipal, mais ils ne sont définitivement arrêtés que lorsqu'ils ont été approuvés par le chef de l'État, sur le rapport du ministre de l'intérieur, ou par le préfet, suivant qu'ils donnent lieu ou non à des impositions extraordinaires.
Budgets des établissements publics. Ils sont dressés par les chefs de ces établissements, et arrêtés soit par le ministre dans les attributions duquel ils se trouvent, soit par le préfet, suivant les cas.
BUDYTES, un des noms latins du genre Bergeroxxette.
BUFFA (opéra). Voy. Bouffes et Opéra.
BUFFET d'orgue. Voy. Orgqe.
BUFFLE, Bos bubalus, espèce de Bœuf à demi sauvage qui vit dans les pays marécageux ; il aime à se vautrer dans la boue, et reste plongé dans l'eau une partie du jour. Il se distingue du Bœuf ordinaire par une taille plus haute, des proportions plus robustes, mais aussi plus lourdes; par un front plus
BUGLOSSE.
IUISSONNIÈRES.
étroit et plus bas, un mufle plus large, et surtout par ses cornes noires, compactes et recourbées en arrière. Le mugissement du buffle est plus grave et plus pénétrant que celui du taureau ; la femelle porte un mois de plus que la vache, et a t\ mamelles placées but une même ligne transversale; son lait est moins abondant et moins savoureux que celui de la vache, mais contient plus de crème; il fournit un beurre graisseux et qui conserve toujours un goût sauvage. Sa chai;- musquée ne fournit qu'un aliment médiocre. Le buffle a le poil noir, rude et peu fourni ; son cuir spongieux résiste parfaitement aux armes tranchantes : aussi sert-il à fabriquer des cuirasses, des ceinturons, des gants, et toute espèce de buffleterie.
Le buirie est originaire de l'Inde; on le trouve également en Afrique, en Turquie, en Transylvanie; il a été introduit en Italie au vnc siècle, et il y vit auj. à l'état de domesticité, mais en conservant une partie de ses habitudes sauvages. On s'en sert pour le labourage, et on le conduit au moyen d'un anneau passé dans les naseaux; le travail fini, on lui rend lu liberté. On est parvenu à naturalise]' le buffle en France; mais il ne saurait être substitué avantageusement à notre bœuf domestique. On a essayé vainement de croiser le buffle avec le bœuf.
Parmi les variétés du buffle, on distingue : 1° le B.-Arni, dont on connaît deux sous-variétés : l'Ami ù cornes, remarquable par le développement de ses cornes en forme de croissant, qui dépassent 2L"; et l'Ami géant, plus rare et dont on ne trouve plus guère en Europe que les cornes; 2" le B.-Gour, qui vit, comme le précédent, dans les forêts humides de l'Hindoustan ; 3° le B. du Cap, qui se trouve dans tout le midi de l'Afrique et qui est très-féroce.
BUFFLETERIE. On nomme ainsi les bandes de buffle blanches, jaunes ou noires, qui font partie de l'équipement d'un soldat, et qui servent à porter la giberne, le sabre, etc. Voy. Bl MIE.
BUFO, nom latin du Crapaud, a donné naissance à ceux de Bufonoïdes, Bu foni formes, nom donné itdes familles de Batraciens anoures, dont h; Crapaud est le type; de bufonine, humeur visqueuse qui suinte de la peau du crapaud, et de Bufonie, plante, qu'on écrit d'ailleurs aussi Buffonie. Voy. ci-après.
BUFONIE, Bufoniu, vulg. Herbe à crapaud, genre de la famille des Paronychiées, tribu «les Polycarpées, renferme deux espèces, la B. perennis et la />'. nnuua. Celle-ci se reconnaîl à ses tiges menues, à ses fleurs blanches et àses feuilles petites, pointues et réunies 2 à 2 à leur base. Elle se trouve dans les terrains secs et arides des pays du Midi.
BUGALET (orig. incert.), petit bâtiment à deux mâts avec une voile carrée et un hunier au-dessus, est employé sur nos côtes, surtout dans le Finistère, pour le transport des marchandises, des poudres, des
provisions, etc.
bit<;le (orig. iaconn.), Ajuga, genre de la famille des Labiées, tribu des Ajugoidées, renferme des plantes herbacées, vivaces, souvent rampantes : fleurs à calice globuleux-campanule, à ."> dents, presque égales, et à corolle privée de lèvre supérieure. La B. mune(A. reptans), vulg. Herbe de St- Laurent, à fleurs bleues et à tiL'e carrée, est commune au printemps. La B. pyramidale {A.pyramidali$),h feuilles velues,
est cultivée dans les jardins. On attribue h ces plantes des vertus vulnéraires.
bug le. Ce mot qui désignait autrefois une Bortede trompe en forme de corne de buffle bugle en vieux
franc.) s'applique auj. à un clairon à clef, employé
dans la musique militaire chezles anglais, el qui est propre à jouer des fanfares, adonner des signaux, è exécuter des soi ries d'ordonnance, el à remplacer
le tambour. Il a pour inventeur M. llallidax.
BUGLOSSE du ::[■. f)oÛY).<oaaov}, Anchusa, genre
de la famille îles lion-aminées, renferme un grand
nombre de plaines pu agères, dont les plus connues sont. : la /'. officinale I. officinalis , vulg. Langue de boeuf, plani I oirragèreà feuilles roides et oblon-
gues, qui possède les propriétés médicinales de la bourrache; la B. d'Italie (A. italica),h fleurs en panicule, d'un beau bleu d'azur : en Italie, on la mang cuite; la B. des teinturiers, originaire d'Amérique, auj. naturalisée dans le midi de la France, et don la racine, connue sous le nom d'orcanète, sert teindre en rouge les laines et les cuirs.
BUGBANE ou bodcraine (pour bucrane? ou bougre?), Ononis, genre de la famille des Papiliona cées, tribu des Lotées, renferme un grand nnmbr d'espèces, dont la plus connue est la B. des chaut] [0. spînosa), vulg. Arrête-boeuf, parce que sa racine traçante arrête la charrue: cette racine est apéritive; mais on n'en fait usage que pour les chevaux. La B. frutescente (0. fruticosa), à fleurs ros blanches et la B. à feuilles rondes (0. rotundifolia , à fleurs grandes d'un jaune lavé et strié de rose vif, sont cultivées dans les jardins.
SUIS, Buxus, genre de la famille des Euphorbiacées, tribu des Buxacées, se compose d'arbrisseaux toujours verts originaires du midi de l'Europe. Le /;. commun (B. sempervirens), haut de ftà5œ,à tronc tortueux, à feuilles d'un vert foncé, a fleurs jaunâtres, croît abondamment dans les terrains secs et montagneux. Parmi ses variétés on remarque : le B. sous- frutescent, le B. nu in et le B. ù parterres, dont on fait des bordures recherchées pour leur solidité et la persistance de leur feuillage. Le B. arborescent du Levant, s'élève à plusieurs mètres, et forme à l'état sauvage des massifs entiers. Le bois du buis, et surtout celui de sa racine, qui est veiné, est excellent pour les ouvrages de tour et de tabletterie, et pour la gravure en bois: il est dur, compacte, pesant, d'un jaune plus ou moins foncé, et susceptible de prendre un beau poli. On utilise aussi les loupes île Luis, excroissances qui viennent au pied des buis rabougris du Jura. On imite le buis avec du bois blanc frotté d'eau-forte. Les feuilles de buis exhalent une odeur assez forte ; elles sont ainères et sudorifiques: dans quelques endroits, on les fait entrer dans la composition de la bière; les animaux refusent de brouter le feuillage de cet arbre. On extrait du bois une huile fétide, douée de propriétés antispasmodiques. Le buis se reproduit par graines, par marcottes et par boutures. — Chez les anciens, le buis était consacré à Cybèle. Chez nous, ce sont des branches do buis qu'on porte le jour des Rameaux.
Bl'ISSO.N diniin. de bois), nom collectif de tous les arbrisseaux et arbustes sauvages, très-rameux, et qui ne déliassent pas 3"' environ. — On appelle encore ainsi : 1° les arbres qu'on rabat tous les 3 ou k ans; 2" les arbres fruitiers presque nains et à plein vent, dont les branches sont disposées >-n forme d'entonnoir; .". ' les petits bois qui ont de 50
h îoo ares seulement d'étendue.
boisson-midi st, Pyraçantha, vulg. Arbrede Moïse,
par allusion au buisson ardent dans lequel Dieu apparut il Moisi', espère de Néflier épineux d fruits, de la grosseur d'un pois seulement el d'une C uleur rouge écarlate, forment île gros bou arrondis au milieu d'un feuillage vert sombre et luisant. Cet arbrisseau d'ornement ne dépasse 2m de hauteur; i! conserve ses feuilles avec ses fruits une partie de l'hiver, et se multiplie de drageons ou de marcottes.
ltl"lsso.\.\li:ni s i.ons. \„ moyen àg nommait ainsi à Paris de petites écoles (pie leurs maîtres tenaient à la campagne, derrière les buissans, pour se soustraire à la redevance due au chantre de l'église Notre-Dame. — Au xw' siècle. Henri II, on désigna sens ce nom les réunion! crêtes que les protestants tenaient ho: parlement, par arrêt du 0 août l.">:>2, défendit les écoles buiss, mnières. C'est sans doute par allusion ii ces dernières réunions qu'on a dit faire
//ère, pour dire d'un écolier, qu'il esl allé jouer au lieu de se rendre à l'école, ou d'un i m.'loyé qu'il manque à son bureau.