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BUCCIN

|° Enerica (anthères latérales, corolle urcéolée ou campanulée). — Les bruyères sont presque toutes des arbustes ou des sous-arbrisseaux qui croissent dans les terrains incultes de nature sablonneuse: elles en augmentent progressivement l'épaisseur el la fécondité, et forment ainsi ces terreaux légers et substantiels qu'on appelle terre de bruyère. Les diverses espèces offrent, dans leur forme générale, dans la disposition et la couleur de leurs fleurs, des variétés infinies ; mais toutes sont remarquables par la persistance de leur verdure et la durée de leurs fleurs. Les bruyères exotiques, qui sont les plus jolies et les plus recherchées, sont aussi les plus délicates; on 1rs multiplie de graines, de marcottes et de boutures. Les espèces indigènes les plus intéressantes : ut -. la H. vulgaire E. vulqaris), qui croît si abondamment dans les landes de Bordeaux et de la Sologne, sur les plateaux arides de la Bretagne et dans beaucoup de forêts : elle répand, par l'abondance de ses fleurs violettes, une teinte générale sur ces lieux incultes : les bestiaux la broutent quand elle est encore tendre ; les abeilles sont avides du suc de ses fleurs ; elle est astringente et passait autrefois pour dissoudre les calculs; enfin elle peut remplacer le houblon dans la préparation de la bière. Quelques botanistes ont voulu en faire un genre spécial, le genre Cnlhtna caractérisé par sa corolle plus courte que le calice; - la B. à balais ou Bruse, dont on fait des balais, des brosses, etc. ; dans plusieurs pays, elle remplace le bois de chauffage; ses racines, qui sont fort grosses, produisent un excellent charbon ; — la B. herbacée, qui fleurit blanc, et prend insensiblement une teinte rose ; — la B. en arbre, qui atteint une très grande hauteur; — la B. cendrée, la 8. ciliée, etc. — Parmi les espèces exotiques, on remarque surtout la B. à grandes fleurs, apportée du Cap en 177."), haute de l'",50, à fleurs d'un beau rouge orangé ou rouge écarlate; et la B. en bouteille, dont les (leurs blanchâtres, bordées de rouge, ont la forme d'une petite carafe.

Bill vn:i: m cap, Phylica eriedides. Voy. piiymqve.

BnuYÈiiE (coq de), espèce de Coq sauvage. Vuy. coq.

BBY (du gr. ppîov, mousse), Bryum, genre de Mousses acrocarpes, caractérisé par un péristome double, l'un externe à io dents, l'autre interne présentant des prolongements en forme de carène, dans l'intervalle desquels existent 2 ou 3 filaments munis de crochets. Les Brys constituent un des genres les plus nombreux et les plus remarquables de la fades Mousses: ce sont des plantes terrestres formant des gazons plus ou moins touffus, mais qui ne croissent jamais dans l'eau ou sur les arbres.

itltvoNi: (du gr. BpucovT]), Bryoma, genre de la famille des Cucurbitacées, renferme des plantes herbacées, annuelles, poilues ou rugueuses, volubiles, à feuilles alternes, à rhizomes tubéreux et à fleurs asilaires monoïques ou di ligues. La B. commune [B. dioica), dite aussi Couleuvrée, Vigne blanche, dans les haies, les bois ou les beux incultes. Ses fleurs s. ml disposées en grappes d'un blanc vordàtre; sa racine, grosse et charnue, appelée nuret du diable, renferme un principe vénéneux, la bryonine, substance roussâtre, demi-solide et très amere. La Mé

decine emploie la bryone connue purgatif drastique et comme succédané de l'ipécacuanha et du jalap. L'homoeopathie en fait grand usage, surtout contre les malad es gastriques et les rhumatismes aigus. On peut débarrasser la bryone de son principe acre par

la torréfaction et le lavage. Elle fournit, dans ce cas, une féCUle aussi saine < pi 'abondant e. Les autres espères : la /;. Manche, la H. d'Afrique et la B. à feuilles ladniées, sont sans us;iU'e.

ItllYOl'IlYI I i: (du gr. Ppyw, germer, et -y).-

),ov, feuille), Bryophyllum, genre de la famille des Crassulacées, renferme des arbustes originaires des Moluques, et remarquables par leur facilité de repro

duction. si l'on Axe sur le sel une de 1 -s feuilles,

on vit bientôl sorti; d chacune des dentelures do

petites radicelles, que surmontent immédiatementuM ou plusieurs jeunes plantes. Leurs fleurs, pend en forme de pavillon chinois, sont grandes, tubuleuses et d'un rouge fauve et pourpre.

BRYOPSIS (du gr. (îpûov, mousse, et ôdnç, apparence), genre d'Algues, remarquables par l'élégance de leur port et leurs frondes membraneuses, do ramules sont disposées en barbes de plume. Elles abondent dans la Méditerranée.

BRYOZOAIRES du gr. ppyov, mousse, et Çwiotov, animal), animaux d'abord confondus avec les Polypes, mais réunis par MM. Milne-Edwards et Audouin à la classe des Mollusques. Ils ont un canal digestif complet présentant une bouche et un anus distincts, el sont protégés par une enveloppe calcaire appelée cellule. Ces cellules ne restent pas isolées, mais forment par leur agglomération des corps de formes di\> souvent très-remarquables. Les Bryozoaires habitent les eaux douces et surtout les eaux marines. Il en existe beaucoup à l'état fossile. — Familles principales : Sérialidées, Candidées, Escharidées, Celléporidées, Rétéporidées, Crisidées et Myriozoonidées.

BUARDEBIE sde buée, lessive.. Voy. Lessive et Blanchisserie.

BUBALE '.'du gr. BoûSaXo;), Buôa/tw, dit aussi Bœuf d'Afrique, Vache-biche, Taureau-cerf, Mammifère ruminant du genre Antilope. Il a les cornes ann recourbées en arrière. Le bubale vit par troupes dans les déserts de l'Afrique. — Voy. Blfki.e.

BL'BO, nom latin du Hibou (Voy.ce mot). — (Test aussi le nom spécifique du Grand-duc d'Europe S Bul'o). Voy. I)i c.

BUBOrs (du gr. (3o\jêwv, aine), tumeur inflammatoire, qui a son siège dans les ganglions lymphatiques sous-cutanés et particulièreme it aux aines, aux aisselles, au cou, etc. ( Voy. Glandes). On distingue : le //. d'irritation, qui a pour cause ordinaire une plaie, une écorchure, une piqûre, etc., dont l'irritation s'est propagée jusqu'aux ganglions lymphatiques; le B.pet* tilentiel, qui est un des phénomènes de la peste d'Orient ( Voy. Peste) ; le B. scrofuleux, qui affecte surtout les glandes cervicales et sous-maxillaires et qui est un des principaux symptômes de la scrofule ; enfin le/?, syphilitique, vulg. poulain, causé par l'info lion syphilitique et qui se développe surtout aux aines. — Les bubons, même déjà volumineux, peuvent se résoudre soit spontanément, soit par le secours des antipblogistiques, dos émollients el du repos. La plus souvent, néanmoins, la tumeur arrive à la suppuration, ce qui nécessite ordinairement l'action du bistouri.

r.i bon, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Peucédanées, renferme deux espèces principales i le Bubon ou Persil de Macédoine, qui se cultive dans nos jardins; ses fleurs blanches servaient jadis rir 1 inflammation des aines d'où son nom ;— le B.- Galbanum, arbrisseau à fleurs jaunes, qui fournit la gomme-résine appelée galbanum, employée en médecine comme antispasmodique.

BUBONOCÈLE du gr. pVjêwv, aine, et v.r}r„ tumeur , synonyme de Hernie inguinale. Voy. IL unie.

BUCAIL, sorte de Blé noir. Vqu. SARBASIN.

BUCARDE.c. à-d. cœur de bœuf, Mollusque. Voy. CAnnn il.

BUCCIN (du lat. buccina, trompette de g basse de trombone en usage dans la musique militaire:

le pavillon représente la bouche d'un serpent.

Bi ci in, Buccinum. Ce nom donné jadis à une foule do coquilles univalves différentes, mais toutes en forme de cornet(AucciM<] . ne désigne plusauj. qu'un

genre de l'ordre des Gastéropodes pectinibra caractérisés par leur coquille spirale, oblongue ou allongée, pourvue d'une ouverture ovale, échani avant, et d'une columelle non calleuse renfli de l'ouverture. Le ge ire Buccin forme plus :

pèces.dont une dizaine se trouvent sur nos côtes, notamment le Buccin onde. La plupart de ces mollusques sont munis d'une glande, qui sécrète un liquidé

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