‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 215 sur 1672 · CADENCE · texte numérisé non relu

CADENCE

oxyde par Cadet dans sa Liqueur fumante ou Alcatrsine, puis isolée et étudiée en 1842 par Bunsen, peut être considérée comme la combinaison de deux équivalents de méthyle avec une molécule d'arsenic As CH9)S, d'où le nom qu'on lui donne d'Ârsendùnéthi/le : c'est, un liquide incolore très-réfrangible et inflammable, d'une odeur insupportable; il bouta 170', et forme, avec le soufre, le brome, le cyanogène, des composés cristallisables pour la plupart.

CACOGUAPUIE ,du gr. xtxy.oypayia, orthographe vicieuse), recueil de mots et de phrases où lis règles de l'orlbographe et de la grammaire ont été violées à dessein, et que le maître fait corriger par s"> élèves. Cette méthode d'enseigner L'orthographe, imaginée en 1811 par Le Tellier, a eu un moment de v mais elle a été justement proscrite pane qu'elle habituait l'œil de l'élevé à des formes vicieuses qui se gravaient dans la mémoire et y portaient la confusion.

CACOLET (orig. inc), panier à dossier et garni de coussins, que l'on place sur le dos des mulets, des ânes, des chevaux, etc., et dont on se sert pour voyager dans les Pyrénées: on l'emploie aussi à la guerre, pour le transport des blessés.

CACOPHONIE (du gr. xaxoywv(a), rencontre vicieuse de syllabes qui se heurtent; répétition des mêmes syllabes, des mûmes consonnances, frappant désagréablement l'oreille, comme dans ce vers de Voltaire (Nanine, III, 8) :

Non, il n'est rien que sa vertu n'honore ; ou dans cet autre vers, fait à plaisir :

Ciel I si ceci se sait, ses soins sont sans succès.

— L'hiatus, ou rencontre de deux voyelles, forme aussi une espèce de cacophonie.

En Musique, on appelle Cacophonie les sons que produisent les voix et les instruments discordants.

CACTÉES, CACTUS. Les Cactées constituent uni' famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgy-j nés, composée d'un très-grand nombre de plantes charnues affectant les formes les plus bizarres, n'offrant en guise de "euillesqucdcs écailles, des aiguillons, ou même des poils; à fleurs hermaphrodites: calice adhérent à l'ovaire, corolle à pétales nombreuxfa étamines sans nombre, ovaire uniloculaire po! me; à fruits pulpeux et charnus. Ces plantes, la plupart originaires des pays chauds, ne sont guère cultivées que comme plantes d'ornement: quelquesunes cependant, le Figuier ae Barbarie p. ex., donnentdes fruits comestibles. C'est sur les Nopals qu'on élève l'insecte qui donne la cochenille [Voy. ce mot).

— Quant au genre Cactus, qui a donné son nom à toute la famille, il n'a plus d'existence scientifique. Les botanistes modernes l'ont réparti en un grand nombre de génies dont les principaux sont les suivants: Cierge (Cereus), Echinocactus, Echi Epiplujllum, Mamillaire, Melocactus, Pilocereus, Raquette {Opuntia), etc. Voy. ces mots.

CADASTRE (.du h. -latin capitastrum, registre de l'impôt par tête), ensemble des opérations par lesquelles on recherche la contenance des biens-fonds d'un pays et les revenus qu'ils produisent, dans le but (, établir l'assiette de l impôt foncier el d'en t'ai e la répartition. — Ces opérations comprennent : l" la partie d'art, qui s'exécute sous la direction d'u mètre en i nef, et qui a pour but la délimitât! communes, la division du territoire communal en

■os, la triangulation, le lever du plan; S pertise, qui se fait avec le concours de propriétaire^ désignés par le conseil municipal, al qui a pour objet la classification, le tarif, des évaluations el le clasl Bernent; 3° la répt 'ion individuelle, faite par le directeur des contributions directes, pour appliquer a chaque parcelle le tarit des évaluations, et former la matrice cadastgale; 4° les mutations, consignées par le contrôleur des i ontributions directes. Charles Vil conçut Le premier l'idée d'un cadastre général ;Colberï tenta vainemenl de l'exécuter; en 1789,

les assemblées électorales demandèrent le cadastre %. l'Assemblée constituante le décréta en 1791 ; mais les opérations marchèrent d'abord lentement. En 1802, le premier consul, voulant activer ce travail, le reprit sur un plan nouveau, qui consistait a délimiter d'abord les communes, puis à faire l'arpentage et l'évaluation des revenus des propriétés d'un certain aombrede communes par sous-préfectures, pour servir de base à l'évaluation approximative de toutes les autres. Ce plan fut bientôt abandonné, et, après divers essais, on en revint, par une loi du 15 sept. 1807, au plan de cadastre général conçu par la Constituante, et rectifié par Delambre. Continué depuis lors sans interruption, le cadastre est arrivé à son terme en 1821. A partir du 1er janvier 1822, les opérations cadastrales n'eurent plus pour objet que de rectifier les répa titions individuelles et de consigner les mutations. Cependant, depuis plusieurs années, on a reconnu l'inexactitude et l'inégalité des évaluations primitives, et l'on sent le besoin de recommencer le cadastre, ou de recourir à un autre mode pour assurer l'égalité proportionnelle de l'impôt foin v — Consul er : le Recueil méthodique des lois, déci'ets, règlements, etc., sur le Cadastre de France (Paris, 1811;, etle Traité de la fortune publique, de MM. Macarel et Boulatignier.

CADAVRE (du lat. cadaver, de cadere, tomber)» corps mort {Voy. Mort). — Les formalités imposées par la loi pour l'inhumation des morts, la le\> corps trouvés morts sur la voie publique ou partout ailleurs, l'autopsie ou l'ouverture des cadavres, son| énumérées soit dans le C. Nap. (art. 77-98;, soit dans le C. d'Instr. crim. (art. 43 et 44)- Voy. aussi Du.t> et Autopsie.

Les cadavres ou débris d'animaux, vulg. ai charognes, ont dû être l'objet de prescriptions ciales dans l'intérêt de la salubrité publique. Dans les villes, il est défendu de déposer ou de jeter des cadavres d'animaux sur la voie publique ( Voy. Abattoir et Voirie). Dans les campagnes, les bestiaux morts doivent être enfouis dans la journée, à plus d'un mètre de profondeur, par le propriétaire et dans son terrain, ou voitures à la voirie, sous peine d'amende (C. rural de 1791, art. 13).

CAI>E du gr. xaoor, du lat. cadus), 1° mesure de capacité qui, chez les anciens Grecs, valait 10i (env. 32 lit.); — 2° baril en usagedansles sa. mes; — 3° mesure de capacité valant iooo litres dan- \ tème de mesures établi par la loi du 1er août 1793, mesure qui n'a pas été conservée par la loi du 19 janvier 1794.

cade (huile de). Voy. Genévrier.

CADEAU (du lat. catellus, diminutif de calena, chaîne . Ce mot, qui primitivement désigna traits de plume, enlacés, citc/nii/tét avec art, d i raphes ornent les modèles d'écriture lettres majuscules, a été ensuite emploj gner une partie de plaisir, un divertissement à des dames. Corneille, Molière et La Fontain sont servi dansée dernier sens.

CADELLE ou chevrette brune, larve qui le blé. Voy- ThoGOSJ il'.

CADENAS (de l'ital. catenaccio, du lat. c , petite serrure mobile qui sert a ferm porte, une malle, un valise, au moyen d'un a passé, soit dans un autre anneau, soit dans deux pilons: la f inné des cadenas varie beaucoup, ain iode de fermeture. On t'ait des çadeita* à i d serait difficile de fo

On appelait autrefois Cadenas un coffret d de vermeil, soigneusement fermé', qui ci cuiller, la fourchette et je couteau du roi et des i a s. On L'apportait en cérémonie, el on le leur main quand ils avaient pris place à tabl

provenait de la crainte dos empois si fréquents au temps passé.

CADENCE du lat. cadere, tombe;-. En Musique on nomme ainsi la terminaison ou le repos d'uni

CADM1E. — ±

phrase musicale. On donne le même nom à la résolution d'unaccord dissonant sur uneconsonnance. La C. parfaite est celle qui se "résout sur la tonique; celle qui s'arrête sur la dominante et suspend seulement la phrase, se nomme C. rompue ou demi-cadence. — On nomme aussi Cadence le battement qui s'exécute sur la pénultième note d'une phrase, et qui prépare la cadence harmonique (Voy. Trille). Enfin, ce mot est vulg. employé à la place du mot rhythme, pour marquer le parfait accord de la danse avec le rhythme d'une mélodie musicale. — Le mot italien cadenza est synonyme de point d'orgue.

En Littérature,on appelle Cadence la chute agréable d'un vers nombreux et bien tourné, ou celle d'une période dont l'harmonie flatte l'oreille. Le mot cadence est alors presque synonyme de nombre ou de rhythme, comme dans ces vers de Boileau (Art poétique, ch. I) :

Enfin Malherbe vint, et le premier, en France, Fit sentir dans les vers une juste cadence.

CADENETTE, coiffure militaire, ainsi appelée, diton, du sire de Cadenet, frère du connétable de Luynes, qui la mit à la mode, devint d'un usage général dans l'armée au xvin* siècle : elle consistait, du moins à cette époque, en deux tresses de cheveux partant du milieu du crâne, et se retroussant, de chaque côté de la tête, sous le chapeau. Les grenadiers, et surtout les hussards, sont les corps qui ont conservé le plus longtemps la cadenette.

CADET pour capdet, du b.-lat. capitetus, dimin. de caput, tète). Dans un sens rigoureux, ce mot se dit seulement du dernier des enfants d'une famille ; mais ord. il est synonyme de puîné. Jusqu'en 1789, en France, les cadets des familles nobles étaient exclus du partage des biensde leur père, etse voyaient forcés de chercher fortune, les uns dans les armes, les autres dans l'Église. L'abolition du droit d'aînesse fit cesser en France cette iniquité, qui subsiste encore dans plusieurs États de l'Europe.

Autrefois, on appelait Corps des cadets un corps militaire composé de jeunes gens d'origine noble qui servaient comme volontaires, et qui passaient par tous les grades inférieurs, jusqu'à ce qu'on leur donnât les premières sous-lieutenances vacantes. Louis XIV en 1682, et Louis XV en 1726, créèrent plusieurs compagnies de cadets. En 1776, on créa un emploi deradet-yentil/iornme dans chaque compagnie d'infanterie et de cavalerie. Tous ces emplois disparurent en France en 1789. — La Russie, l'Autriche, la Prusse, la Bavière, ont encore des établissements de cadets où sont reçus gratuitement les fils de gentilshommes peu favorisés de la fortune.

CADI (de l'arabe kàd/ii),']nge musulman. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

CAD1E de l'arabe qadhy), Cadia, genre de la famille des Césalpiniées. La C. rose est un arbrisseau de l'Arabie, haut de 3m, à feuilles persistantes, pennées; à larges fleurs pendantes, d'abord blanches, puis rose foncé. On la cultive en serre chaude et on la reproduit de marcottes et de boutures.

CADIÈRE oucH.\iSE(du lat. cathedra), nom donné - >is Philippe le Bel à une monnaie d'or sur laquelle le roi était figuré assis dans une chaise ou sur son trône. Elle valut d'abord 25 sous tournois de l'époque ; mais le poids et le titre en ont beaucoup varié. Cette monnaie se nommait aussi gros royal, royal d'or à la chaise, masse (parce que le roi y tenait une masse), etc.

CADIL (dimin. de cade, du lat. cadus). Voy. Litre.

CAD1S (orig. inc), petite étoffe de laine croisée, à grains, tondue et apprêtée a chaud comme le drap. Autrefois très-recherchée, elle estauj. à peu près délaissée. La largeur ordinaire du cadis était deOm,60.

CADMIE (du gr. xaSjj.sîa). Les anciens chimistes appelaient : C. fossile, le cobalt ; C. naturelle ou pierre calaminaire, l'oxyde de zinc, qui est jaune ou rOugeàtre; C. artificielle ou des fourneaux, l'oxyde

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