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CAILLOU

le café, et l'on obtient ain-i une infusion excellente : un sifflet adapté au bec de la cafetière avertit du moment où la vapeur commence à se produire. — On a imaginé une autre cafetière composée de deux ballons de verre superposés; 1" ballon inférieur reçoit l'eau froide ; le ballon supérieur la poudre de café ; un tube de verre établit la communication entre les deux ballons et vient affleurer l'eau. On chauffe celleci avec une lampe, el dès que l'ébullitiôn a commencé, la pression de la vapeur force l'eau bouillante à monter dans le ballon supérieur ; on éteint alors la lampe, el l'on voit redescendre le café tout préparé. — On préconise également la C.Morize, la C. L la < . à filtre et à pression de MM. Grandin et Crépaux, la C. à filtre et à vapeur de M. Gandais, la C. Capy, etc., etc.

CAFTAN ou cafetan (du turc kaftân), pelisse en étoffe plus ou moins riche, doublée de zibeline, de martre ou d'autres fourrures précieuses, que le sultan distribuait, dans les jours de solennité, à ses principaux officiers, et même quelquefois aux ambassadeurs étrangers.

CAGE (du lat. cavea). Voy. Volière.

cage, sorte de prison à claire-voie, en fer ou en bois. On sait qu'Alexandre-le-Grand enferma dans une cage de fer et y fit périr cruellement le philosophe Callisthène. Tamerlan, après avoir vaincu Bajazet, sultan des Turcs, le fit traîner à sa suite dans une cage de fer. Louis XI fit construire des cages de fer dans lesquelles il tint enfermés ses ennemis, entre autres le cardinal la Balue. Le duc d'Orléans (Louis XII) fut, dit-on, renfermé dans une de ces cag s par la dame de Beaujea.

CAGMAltDELLE, machine inventée par M. Cagniard de la Tour, pour insuffler l'air. C'est une sorte de vis d'Arehimède que l'on fait tourner en sens contraire de celui qui ferait monter l'eau dans son intérieur et dont la faible inclinaison permet que ses deux extrémités plongent partiellement dans l'eau. L'air entre à chaque tour par l'extrémité supérieure, et descend le long des spires en refoulant l'eau vers l'extrémité inférieure, d'où un tuyau le conduit aux tuyères de la soufflerie.

CAGOTS. Voy. Chétinishe et dans le Dict. i/'Ilist. et de Géogr. le mot Cagots.

CAiiiLlt (du b.-lat. quqtemum). On appelait autrefois, en France, Cahiers des Etats les mémoires contenant les demandes, propositions ou remontrances adressées au roi par les députés des trois ordres réunis en États-généraux. Ils portaient d'abord le nom de cédilles, et prirent celui de cahiers en 1363. C'était, un résumé des C. des bailliages, instructions écrites que chacun des trois ordres remettait à ses mandataires dans chaque bailliage, ville ou sénéchaussée, en les envoyant aux États.

On appelle Cahier des charges, l'acte dressé en

vue d'une vente ou adjudication publique, et qui

contient les principale- conditions que doive) I ac

les adjudicataires. — Tentes les ventes judi-

se t'eut sur un cahier des charges dom la ferme

lée par leC. de procédure (art. 6974)87), et par

le c il commerce (art. 56/i ; pour les adjudit ations

administratives, le cahier des charges esl rédigé par

l'admit : lie même.

CAICHE, petit bâtiment de mer à un pont, qui porte une , m-ne et qui est maté comme le yacht.

Caïi» île l'arabe kâid, ohef; de Mda. conduire), nom donné dans les États barbaresquesa un officier pul lie 1 1 1 i cumule les fonctions de Juge, de i ommandam, de receveur des contributions, etc. La France a maintenu en Ugérie l'institution des caïds indigènes, mais en s'en réservant la nomination.

CA1EU ou cm i , Bulbulus. Voy. Bi 1 1> ,

CAILLE (du vieui flamand quakele), Cotvrmx, oiseau de passage de la famille des Gallinacés et du genre Perdrix, a beaucoup d'ans logis avec la perdrix par son organisât! il Bes habitudes, et n'en diffère que par sa taille plus petite, l'absence de sour-

' cils rouges et de l'éperon qui orne la patte de la per- . drix mâle, et aussi par son cri qui est bien connu. ; — Les cailles sont originaires des pays chauds ; elles ' arrivent en Europe au printemps et émigrent aux approches de l'hiver. La Caille commune (C. vulgaris) la seule espèce qui vienne en Europe, est pu sociable et vit isolée au milieu des champs ; elle court avec agilité et vole rarement; ses ailes sont très-courtes, ainsi que sa queue; celle-ci est courbée en dessous et fait suite à son dos, comme celle delà perdrix. Toutes les plumes delà partie supérieure de son corps ont chacune, au milieu, une ligne longitudinale jaunâtre ; tout le reste du corps est varié de gris et de roux obscurs, excepté la ei le ventre, qui sont blanchâtres. Le mâle de la caille est polygame; les femelles pondent danblés 15 ou 16 œufs bariolés de brun sur un fond jaune. La caille est un mets délicat, surtout à la fin de l'automne, époque à laquelle elle est fort gi L'ile de Caprée, à l'entrée du golfe de Naples, se couvre de cailles au mois de septembre; l'évêque de l'île en tire, dit-on, un revenu considérai'!', ce qui l'a fait appeler l'évégue des cailles. — Les cailles ont le caractère querelleur; les anciens en avaient fait un sujet d'amusement et se passionnaient pour les combats de cailles tout autant que pour les combats de coqs. C'est aussi de l'ardeur dont les mâles font preuve qu'est né le proverbe : chaud comme une caille. — Outre la Caille commune, les principales espècessont: la C. à ventre perlé, la C. australe, la C. à fraise, la C. à gorge blanche, la C. brime, la C. des bois. — Les espèces exotiques habitent l'Asie, les îles de la mer des Indes, et l'Afrique ; on n'en connaît point en Amérique : l'oiseau appelé Caille d'Amérique appartient au groupe des Colins. Voy. CoLin,

Rot des cailles. Voy. Haie i es gi m is.

CA1LLEBOT, nom vulg. de la Viorne Obier.

CAXLLEBOTIS, nom donné, dans la Marine, à une espèce de grillage ou de treillis fait de petites lattes légères, dont on recouvre les écoutill* s; il 1 à donner de l'air et du jour aux èhtré-poi

CAILLE-LAIT, nom vulg. du Gaillet. Voy. ce mot.

CAILLLTTE (de cailler), 4e estomac des animaux ruminants : il vient après le feuillet ou 3 estomac, et communique avec l'intestin par l'orifice pylprique. La caillette est le véritable estomac des ruminants; tant que l'animal tette encore, c'est le seul qui soit développé. Voy. Estom m. et Pbési ai .

CAlLLEU-TASSART,Ca/Aomus,nom vulg. d'une

espèce de hareng commun clans la mer des \ntilles, et dit aussi Savalle : on en a fait le genn Voy. ce mot.

CAILLOT (de cailler), niasse formée par les parties du sang qui se solidifient, lorsque ce liquide, esse de circuler dans les vaisseaux. Le caillot est essen> tiellement constitué par la fibrine, qui emprisonne entre ses mailles une pat tïe des ; lobules rouges, ce qui donne au caillot sa couleur rouge ; il est jaune quand il est presque exclusivement Composé de fibrine [Voy. mm. . c'est la formation du caillot qui

arrête les lietuorrliauies. l.e caillot, forme dans un

poinl du système vasculaire, peut être entraîné dans

DU autre et eauser les accidents les plus gra\ -

Voy. Bmboi h .

CAILLOU du lat. calculus?), nom vulgaire des

pierres de nature diverse qu'on trouve errantes à la

Burfai e de la terre ; leur forme arrondie résulte soit

de leur mode de format io u, soit d'un long fret te nient.

En Géologie, on nomme Cailloux roulés les fragments arrondis de granit, île silex, de < ait air< , et 6û général de toute roche dure, qui forment ces dépôts

diluviens que l'on remarque dans beaucoup de plaine-, telles que celles de Boulogne et de Clichy, près Pans; de la Grau Bouchi B-du-Rhône . et du nord de l' Allemagne, où ilssont accompagnés d'énormes entraines des régions septentrionales et nommés

blocs erratia I , Blocs). — Ces fragments,

glomérés à l'aide d'un ciment siliceux ou cal.

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