‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 229 sur 1672 · CE CROIX · texte numérisé non relu

CE CROIX

CALVILLE, variété de pommes très-estimée, comprenant plusieurs sous-variétés : la C. d'été, la C. blanche d'hiver, la C. rouge d'automne, la C. St- Sauveur. Voy. Pojime.

CALVITIE (du lat. calvities, de calvus, chauve), chute des cheveux. La calvitie est quelquefois native, mais bien rarement; elle est accident elle, quand elle provient subitement à la suite d'une maladie; naturelle, quand elle est due au progrès de l'âge. Malgré les promesses des charlatans, cette infirmité est généralement incurable. Voy. Alopécie et Cheveux.

CALYCANTIIE (du gr. xd&ug, calice et <xv6o:, fleur), Calycanthus, genre-type delà famille des Catycanthées, détachée des R sacées, renferme de jolis arbrisseaux, originaires de l'Amérique du Nord et du Japon, à feuilles opposées et à fleurs terminales d'un pourpre noirâtre : périanthe simple et coloré ; étamines et ovaires nombreux. On en distingue plusieurs eopèces : le C.pompadour, ou Arbre aux anémones (C. floridus), de la Caroline, à bois odoriférant, à fleurs d'un rouge foncé, qui répandent un parfum de pomme de reinette ; le C. glauque (C. glaucus), à feuilles pubescentes, le C. lisse (C. lœvigatus), h feuilles glabres et rugueuses, et le C. précoce ou d'hiver (C. chimouanthus), du Japon, qui fleurit en hiver, etc.

CALYCÉRÉES (du g. -type Calycera), famille de plantes Dicotylédones gamopétales épigynes, intermédiaire entre les Dipsacées et les Composées, a reçu aussi le nom de Boopidées, du genre lioopis. Tous les genres de cette famille appartiennent à l'Amérique tropicale.

CALYCIFLORES (du gr. xâ>.u|, et du lat. flos, fleur), nom donné par de Candolle, aux végétaux dicotylédones dunt la corolle polypétale est libre ou insérée sur le calice.

CALYMÈISE, Calymene, genre de Crustacés branchiopodes fossiles, de l'ordre des Trilobites et type de la famille des Calyménidées : bouclier céphalique muni d'un bord relevé ; thorax à 13 anneaux. Les Calymènes pouvaient se rouler en boule. Elles commencent avec l'étage silurien, et atteignent leur maximum dans l'étage dévonien.

CALYMiNA, polype'. Voy. CaLLIANIRE.

CAL\TTRE (du gr. xaXvircpa), organe qui, dans les Hépatiques et les Mousses, enveloppe le pistil jusqu'au moment de la maturité. On l'appelle aussi coiffe.

CALYPTREE(du gr. xaXv7rrpa), Calyptraa, genre de Mollusques gastéropodes, de L'ordre doa Pectinibranches, famille des Crépidulidées: coquille non spi -

raie, munie dans son intérieur d'une laine eu « 1 • ■ 1 1 1 i -

cornet, et fixée par Le Bommet.Les principales espèces vivantes sont: la C. scabre [C, equestrts), des mers de L'Inde, et la C. tubifère. Ou en trouve de fossiles dans les terrains tertiaire •

CALYSTÉGIE du gr. xiXuÇ, et orlvu, couvrir), Calystegia, genre de la famille des Convolvulacées, détaché du genre Convolvuhu et caractérisé par les deux bractées qui recouvrent le calice. U comprend deux espèces principales : la ( '. des haies f< '. sepium), vulg. Grand hseron el Chemise de Notre-Dame, plante grimpante a grandes fleurs blanches et la Ç, pubescente C, j), de La Chine

anciennement une pierre gravée en relief (Voy. Camée). Il signifie auj. un genre de peinture dans lequel on n'emploie qu'une seule couleur, ce qu'on appelle aussi peinture monochrome ou grisaille. La peinture en camaïeu était fort à la mode au siècle dernier, pour imiter les bas-reliefs dans les dessus de porte et les ornements. On en peut voira Paris un très-bel emploi dans les peintures de la grande salle de la Bourse, et dans la chapelle du Calvaire, à Saint-Iioch. Les camaïeux ne sont pas toujours en grisaille : on en fait de deux ou de trois couleurs; il y en a de bleus, de verts, de rouges. La Bibliothèque nationale possède de superbes Heures de Louis XIV, dont chaque page est entourée d'un camaïeu de coulenr différente.

CAM vil (de cap mail, armure de tête). Lecamail fut d'abord un casque garni de mailles de fer pour protéger le cou et les épaules. On étendit ensuite ce nom à un vêtement de femme en forme de capuchon et au collet que les évêques et les chanoines portent par-dessus le rochet. Ce dernier camail s'étend depuis le cou jusqu'au coude; il est quelquefois garni d'un capuchon ; il est toujours de la couleur de la robe ecclésiastique. Les chanoines ne commencèrent à s'en servir que vers la fin du xv* siècle. Les simples prêtres portent aussi le camail; mais alors il est . entièrement noir, au lieu que celui des chanoines est bordé d'un liséré de soie ou de velours le plus souvent rouge. Quelquefois le camail se termine en pointe, et descend jusqu'aux talons. C'est un vêtement de chœur, qu'on ne porte pas toute l'année : ■ Paris, on le porte depuis le 17 octobre jusqu'au jour de Pâques. — Le camail des évêques s'appelle au^si mosette.

CAMARE (dugr. xatxdtpa, chambre voûtée), se dit, en Botanique, d'un fruit aplati et membraneux formé par la réunion de deux valves jointes ensemble patdeux sutures marginales. Tels sont les fruits de 1.1conit et du Delphinium.

camarilla (de l'espagnol camarilla, petite chambre). DansleLangage politique, ce mot désigne l'influence occulte que sont supposés exercer -u ■• le chef de l'État les hommes attachés au servie, de M personne, influence qui presque toujours entrave ou arrête la marche du gouvernement officiel. O servi pour la première fins de cette expression en Espagne, en 1S14, après le retour de Ferdinand \ 11. Depuis, elle a été adoptée par les publicistes et angers, surtout en France.

CAMARIX, espèce de Plongeon. Voy. ce mot.

CAMARIXE (du portugais camarinhas), plante. Voy, Fmi'ktrum.

CAMBISTE (de l'itai. cambio, cliange), celui qui s'occupe des opérations de change (Voy. ce mot . Le cambiste ne doit pas être confondu avec le changeur, dont le commerce consiste à échanger li c'est plutôt un banquier. \ oir sur ce sujet le < 'ambiste universel, de Kellj traduit de l'anglais en I

CAMBIUH [du b.-lat. cambire, changer!, mol employé quelquefois, en Botanique, pour désigner la z'inr génératrice qui sert à l'accroissement annuel de la tige dans les arbres dicotyli doues et qui produit chaque été une nouvelle couche de bois et un velle couche décorée. D'autres botanistes, spécifiant davantage, ont réservé ce nom au liquide mut

lieux qui baigne cette /.eue, liquide qui 1M serait autre chose que la sève descendante, et demi lequel s'organiseraient les nouveaux éléments du vi . en réalité, ce liquide ne sert pas à former de i ■ les éléments anatomiquea nouveaux. I ou cellules, mais il sert comme substance nutritive

seulement au développement et à la reprodu ti n de

ceux qui existent. Enfin, d'extension en extension, certains auteurs sein arrivés a désigner par II

de cambium, non plus le liquide extérieur, mais i.. liquide intérieur aux i ellules végétales, a cause de n ressemblance avec le premier. Dans ce demie

camaïeu. Ce mut, lu même que camée, désignait . , lasma ou plasma, est auj. p

CAMEE.

GAMELLIA.

CAMBOUIS (du provençal cannois, boue, souillure), vieux oing dont on a enduit les essieux des voitures ot. les axes des machines, et qui est devena noir par le frottement des roues ; il renferme beaucoup de particules métalliques. Le cambouis passe pour avoir la propriété de résoudre les hémorroïdes ; on s'en sert aussi comme de lut. Les taches de cambouis ne peuvent être enlevées qu'à l'aide de l'essence de térébenthine.

CAMBRÉSINE, toile de lin fine et blanche qui se fabriquait primitivement à Cambrai. — On donne aussi ce nom à toutes les fortes étoffes de coton qui ont l'apparence des toiles de Cambrai.

CAMBREUR (de camhrer), ouvrier qui donne aux tiges de bottes la forme qu'elles doivent avoir. Pour cela, après avoir mouillé le cuir pour le rendre plus souple, il l'étend le plus possible, et le cloue par les bords sur une forme en bois disposée convenablement. — Ou donne aussi ce nom à l'ouvrier carrossier qui courbe les limons des voitures suspendues.

CAMBlUE.N (étage). On désignait autrefois sous ce ïom,ou encore sous ceux de Terrain cumbrien et de T. de transition inférieur, les terrains les plus anriens où l'on eût trouvé des traces d'êtres organisés. Auj. on les désigne du nom de T. siluriens inférieurs. Ces terrains sont développés principalement en Angleterre, aux États-Unis et en Bohême. Voy. Silurien (Étage).

CAMBRURE. Voy. Bosse et Lordose.

CAMBUSE (du holl. kabuys, maison à l'écuelle, i uisine), endroit fermé dans l'entre-pont d'un vaisseau, où l'on serre une partie des vivres, et où se fait la distribution des rations. La cambuse servait autrefois de cuisine, et au moment du combat, elle était transformée en poste pour les blessés.

CAME ou chame (du gr. yf\V-rùi Chama, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques et type de la famille des Chamacidées : coquille ronde, irrégulière, inéquivalve et adhérente, munie d'un ligament externe et dont la charnière présente une grosse dent cardinale à chaquevalve. Parmi les espèces vivantes, la C. feuilletée {C. Lazarus) et la C. gryphoide ou Huître écailleuse se trouvent dans la mer Méditerranée : on fait avec la valve supérieure j de la première des camées qui imitent les camées en pierre. On trouve des cames fossiles depuis l'étage cénomanien.

came ou camme v'orig. inc), sorte de dent ou saillie appliquée à l'arbre d'une machine ou taillée dans I cel arbre pour servir à soulever un pilon, auquel sont I adaptées d'autres dents que les cames rencontrent. ' On donne également ce nom à des lames de bois ou ' de fer saillantes, fixées aux axes tournants d'une machine à pilon. La came agit momentanément sur un objet qu'elle entraîne ou repousse pendant une partie de sa révolution, et qu'elle abandonne ensuite, différant en cela de l'engrenage {Voy. ce mot), dont l'action esteontinue.

CAMÉE (de came, coquillage), pierre fine gravée ! en relief, et offrant dans sa contexture plusieurs couches de diverses couleurs superposées, dont l'artiste profite pour obtenir des effets variés. On choisit ordi- ! îairement pour faire des camées la sardouyx ou sar- ' doine, pierre siliceuse, demi-transparente et à plusieurs couches ; les plus belles sardoin-?s viennent d'Orient, mais elles sont très-rares; aussi emploiet-on, pour graver les camées fins, les agates et les sardoines d'Allemagne, dont la pâte est moins belle. On grave encore des camées sur certaines coquilles, la ■:ame feuilletée, le casque de Madagascar, le strombe ' aile d'ange, etc. ; on en fait d'artificiels avec de la faïence, de la porcelaine, des émaux, etc. — Les anciens excellaient dans l'art de graver les camées: c'étaient, chez eux, des objets de luxe et de parure; ils en enrichissaient les meubles, les vases et les vêtements; les dames romaines en ornaient leurs coiffures, leurs bracelets, leurs ceintures, leurs agrafes; on en faisait aussi des cachets en relief, des bagues, etc. {Voy. !

Glyptique, Glyptothkque). Auj., les camées servent encore aux mêmes usages. Les plus beaux se fabriquent à Rome.

CAMÉLÉE (du gr. /au.î).aîa), Cneorum, genre de la famille des Connaracées, est composé de petits arbustes toujours verts, à feuilles sessiles, à fleurs jaunes, axillaires, qu'on cultive en orangerie. Les principales espèces sont : le C. tricoccos ou Garoupe du midi de l'Europe, dont le suc acre et caustique passe pour un purgatif violent, et le C. pulverulentum, qu'on trouve dans l'île de Ténériffe et dont l'écorce est employée comme fébrifuge.

CAMÉLÉON (du gr. yau-ocOiov), Charwrleo, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, voisins des Agames et qui ont l'aspect d'un lézard à grosse tête : peau chagrinée ; corps comprimé, dos tranchant et dentelé, queue prenante et recourbée en dessous ; tête grosse et anguleuse, cou goitreux, langue longue et terminée par un tube gluant qui lui permet d'attraper les insectes dont il se nourrit; pieds disposés pour grimper ; 5 doigts à chaque patte, réunis en deux faisceaux opposés ; longueur, de 0m,40 à 0m,50. Le caméléon est un animal timide et inoffensif, qui habite les contrées les plus chaudes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique ; il est peu agile, et semble concentrer toute son énergie musculaire dans sa langue, qu'il darde avec une extrême rapidité sur les insectes dont il fait sa proie : il peut rester des mois entiers sans manger. — On a dit que le caméléon changeait de couleur à volonté, et qu'il pouvait emprunter celle des objets qui l'environnaient. La vérité est que cet animal a une couleur qui lui est propre, mais dont la nuance change sous l'effet des impressions qu'il peut éprouver. On explique ces variations de couleur par un jeu du pigment placé sous l'épiderme. Ce pigment peut rentrer complètement dans le derme ou se montrer soit en totalité, soit en partie, et produire ainsi des tons divers depuis le jaune verdâtre jusqu'au rouge brun et au noir. On sait que cette singulière propriété du caméléon l'a fait prendre pour emblème de l'homme versatile qui, par ambition, prend successivement toutes les couleurs. — Espèces principales : le C. ordinaire, de l'Algérie et de l'Egypte ; le C. du Sénégal, de l'Afrique centrale ; le C. nain, de l'Afrique méridionale, le C. desMoluques, à nez fourchu, etc.

caméléon, constellation de l'hémisphère austral, située sur le colure des équinoxes, en dedans du cercle polaire : elle renferme neuf étoiles.

Caméléon minéral, combinaison d'acide manganique et de potasse (Mn02,K), de couleur verte, et qui a la propriété de se décomposer et de passer peu à peu par toutes les nuances de violet et de rouge quand on l'étend de beaucoup d'eau. On l'obtient en chauffant au rouge parties égales de potasse et de peroxyde de manganèse.

CAMÉLÉOPARD. Voy. GIRAFE.

CAMÉLIA. Voy. CAMELLIA.

CAMÉLIENS, camélidés, famille d'animaux Ruminants, comprend les Chameaux et les Lamas. Voy. ces mots.

CAMÉLINE (du gr. ya^ai et ).îvov, petit lin), Came lina, genre de la famille des Crucifères, renferme des plantes herbacées, annuelles ou pérennes, qu'on trouve en Europe et dans l'Asie centrale, et dont une espèce, la C. cultivée (C. sativa), vulg. Camomille de Picardie, Sésame bâtard, est cultivée en grand pour ses graines, qui fournissent une huile siccative, bonne pour la peinture.

CAMELLIA (du P. Camelli, jésuite), genre de la famille des Ternstrœmiacées, qui forme, conjointement avec les Thés, la tribu des Camelliées, croît naturellement au Japon et en Chine, et renferme un grand nombre d'espèces, dont la plus intéressante est le C. propr. dit {C.japonica), dit aussi Rose du Japon : c'est un arbrisseau toujours vert, à feuilles ovales, dentées, coriaces, luisantes; à fleurs inodores, d'une belle couleur rouge et en forme de rose.

Page 1