‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 249 sur 1672 · CARPE · texte numérisé non relu

CARPE

femberg, valant 23 fr. 3."> c. — Voy. Capl et Cari ri.

GAROLUS (de Carolus, Charles), ancienne monnaie d'or d'Angleterre, qui valait autrefois 13 livres 16 sous de France. — (l'est aussi le nom d'une ancienne monnaie de billon de France, valant io deniers, qui fut frappée sous Charles VIII, et qui n'eut cours que ^ou> sou règne.

CARONADE, bouche à feu, ordinairement en fer, dont on fait surtout usage dans la marine ■ elle est moins lourde et moins longue que le canon, dont elle diffère en outre en ce qu'elle a, comme le morti r, une chambre pour recevoir la poudre : on fait des caronades de divers calibres (de 36, de 2a, de 18 et de 12). — La caronadc a été inventée en 1774 à Corroa, près de Stirling, en Ecosse : d'où son nom; elle fut employée pour la première fois par la marine anglaise en 1779. — Vày. Canon.

CARONCULE (du lat. caruncula). petite éminence charnue. On appelle ''• lacrymale un petit renflement rougeâtre; situé à l'angle interne de l'œil, et formé par un amas de follicules muqueux recouverts par un repli de la membrane clignotante ; C. populaires, de petits mamelons que présente le tissu des i versent l'urine dans les calices.

En Ornithologie, on nomme caroncule une excroissance charnue, molle, dénuée de plumes, qui orne le Iront, la gorge ou les sourcils de certains oiseaux.

En Botanique, on donne ce nom à un renflement de la surface qui, dans certaines graines, entoure le hile, comme dans le haricot.

CAROTIDES (du gr.xapwrîÔE:, dexâpo:, assoupissement, parce que les anciens y plaçaient la cause du sommeil,, artères qui portent le sang aux diverses parties de la tête. On appelle C.primitivestle&deva ar- / qui remontent un peu obliquement en d de chaque côté du cou, et qui naissent, la droite de e innominée, la gauche, de l'aorte ; chacune se partage ensuite en C. externe etC. interne. Les blessures des carotides sont très-dangereuses: le pli - souvent il en résulte une hémorrhagie foudans quelques cas très-rares, on parvient à arrêter l'effusion du sang au moyen delà compression ou de la ligature de l'artère : c'est presque exclusivement sur la carotide primitive que l'on peut opérer cette ligature. — Quelques médecins ont prétendu que la compression des carotides primitives pouvait faire cesser les convulsions chez les enfants ; le fait est encore incertain.

Canal car otidien, conduit creusé dansl'intérieurdu rocher, donne passage à la carotide interne.

CAROTTE 'du gr. xapurôv . Daucus, genre delà

famille des Ombelnfèpes, type de la tribu desDau-

s : fruit oblong, à 5 côtes épineuses; fleurs

; 9 en cœur, à ."> pétales et à 5 étamines alternes.

On en connaît ane quinzaine d'espèces, toutes,!

ipriétés aromatiques; mais la plus intéressante

( '. commune l>. carotta , plante bisannuelle,

qui croit spontanément en France. Sa racine est pi-

te, charnue, succulente, d'une couleur et d'une

r bien connues:;! l'étal Bauvage faux du

leuse, el se divise en nombreuses ramili-

oéliorée par la culture, elle devient plus grosse el fournit un aliment agréable et salubre ; sa

de 0",60, est Velue et marquée de stries

tdinales; ses feuilles sont profondément dé-

- (leurs, blanches et disposées en ninlles du cerfeuil. On eu cultive pln-

se urs <: >ui les principales sont : la c.

plus délicate et la plus Bucrée de

: la C. jaune onde Flandre , qni est très-grosse ;

la C. rouge longue; la C. blanche, excellente pour

la nourriture des chevaux el l'engraissemenl des

LUX; la C. violette, d'un gOÛl plus fort et d'un moins répandu, etc. La Carotte demande une

terre meuble et légère, et desarrosementa tréqm nts: on la sème au printemps el en automne. — On aes- Bayé de tirer du sucre de la racine de la carotte,

niais sans grand pr lit; on en extrait, de l'acide peo- '

tique et une matièrecolorante (carottine) qui répond. à la formule L'l8II240et qui s,' présentesous la forme de cristaux rouges à reflets métalliques. S s semences fournissent une huile volatile dune odeur pénétrante. — Tout le monde connaît l'usage alimentaire de la carotte. En Médecine, elle s'emploie comme émollient : elle a quelque action dans les maladi foie (la jaunis- p, ex.) et celles des voies urinaires. Ses semences sont stimulantes.

Carotte iti> tabac. Voy. Tabac

CAROURIKR ;de l'arabe al charroub, nom du fruit , Ceratonia siliqua, arbre toujours vert, de la famille des Césalpiniées, croît en Orient et dans le midi de l'Europe, surtout dans le voisinage de la Méditerranée. Le caroubier atteint de- 8 à lo10, et a, pour le port, quelque analogie avec le pommier. Ses feuilles, coriaces, luisantes, d'un vert bleuâtre, renferment un principe astringent, et peuvent, ainsi que l'écorce, servir à, la préparation des cuirs en guise de tan ; ses fleurs, disposées en grappes latérales, sont d'un pourpre foncé ; son fruit est une gousse, longue de plus de 0m,20, qu'on appelle caroube ; il renferme une pulpe rougeâtre et sucrée dent on extrait une assez bonne eau-de-vie, et un sirop employé' tantôt comme assaisonnement, tantôt pour faire des conserves de fruits: en Espagne et en Italie, on donne cette pulpe encore verte aux bêtes de somme et aux bestiaux, qu'elle engraisse rapidement ; mûre, elle sert d'aliment aux Aral.es des côtes de Barbarie, malgré ses propriétés laxatives ; enfin on la fait entrer, en guisede jujube, dans beaucoup de préparations pharmaceutiques. Le bois du caroubier, connu sous le nom de carouge, est trèsdur, et s'emploie en ébénisterie.

Caroubier de la Guyane ou Courba r il. V. ce mot.

CAROUGE, Oriolus et Xanthornus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres et assez semblables aux Troupiales. Il renferme plusieurs; espèces, toutes américaines, à l'exception d'une seule qu'on trouve dans la Nouvelle-Zélande. Les i . vivent par paires ou par petites troupes dans les taillis, les bosquets et les endroits fourrés : ils sont insectivores. Leurs nids, d'un tissu remarquable, sont ordinairement en forme de bourse ou d flottent Buspendus à l'extrémité d'un > branche. Leur plumage est généralement d'un jaune éclatant; quelques espèces ont la tète noire.

Carouge, bois du Caroubier. Voy. ce mot.

CARPK (du bas-latin carpa), Cyprinus, cenre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre I amodermes, type de la famille des Cyprinidés, a la bouche p 'tito, protractile, ordinairement garnie de barbillons et dépourvue de dents; le corps couvert d'écaillée imbriquées et assez, grandes. La

carpe est un poisson d'eau douce propre aux ri

méridionales et tempérées de l'Europe; elle n i introduite qu'assez tard dans les régions septentrionales : Pierre Marshall la porta en Angleterre en 1504, et Pierre Oxe en Danemark en nourrit du frai d'aui res poissons, d'ins ctes 1 1 de débris de Bubstances animales a : ndité est prodigieuse; elle vit aussi fortlongtteint en vieillissant îles proportions /des: on en trouve qui ont plus d'un mètre de long. Sa chair

est assez, estimée, mais pleine d'arêtes; le ; .dais, dit

langue de carpe, est un mets s ai-

ment les eaux stagnantes et bourfa i • •' |('l»r

donne souvent un goût de vase ; on en tTOUVl

dans les rivières : celles qu'on pèche dans la

et dans le Rhin sont les plus r

la plus connue est lat'. coma. ■ COrpi

aplati, fusiforme, de couleur \

jaunâtre en dessous. On appelle C. à miroir ou mé-

culaire (C. specularis) une variété de carpe à écailles

excessivement grandes; C. à es C. nudus), une

espèce totalement dépourvu!' d'écaillé*. qui si- pèche

en Allemagne, ainsi que la Reine d

cyprinorum); C.ù tête dedauphin eps),

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