CARTILAGE
d'une province ou d'un canton; topographique, lorsque les accidents du terrain y sont indiqués. Les tartes physiques représententexclusivement lesmontagnes, les cours d'eau et la nature du sol (C. orographiques, géologiques, miner alogiqiies, phytograr phiques ou botaniques, zoologiques, etc.); les cartes politiques et spéciales donnent les divisions administratives, les itinéraires, etc. (C. adminùtratives, militaires, routières, historiques, etc.). Enfin, on appelle carte hydrographique ou marine, celle qui, négligeant les détails terrestres, ne représente que la nier, les îles et les côtes, pour l'usage de la navigation. — Les mappemondes sont construites auj. dans le système des projections Stéréographiques, les planisphères dans le système de M. Babinet. I tes particulières se construisent dans le système du développement conique soit pur, soit modifié. Les cartes marines sont faites dans le système du développement cylindrique ou de Mercator. Quant aux cartes en relief, dont l'usage devient tous les jours de plus en plus répandu, le premier essai en ce genre date de 1726.
On fait remonter l'invention des cartes géographiques jusqu'au Grec Anaximandre. Chez les anciens, Agathodémon.Eratosthène, Marin de Tyr,etc, avaient construit des cartes itinéraires, auj. perdues; quant aux cartes de Ptolémée , celles que nous possédons sous son nom ont été faites aux xme et xive siècles d'après les ouvrages de ce géographe. La carte itinéraire de l'empire romain, dite de Peutinger, est du uie siècle, ou peut-être postérieure. Vient ensuite la carte du monde, faite au vie siècle par le moine Cosmas Indicopleustes. Chez les Arabes, on cite surtout les cartes d'Edrisi, qui sont du xue siècle : c'est d'après ces dernières que les cosmographes d'Orient ont dressé toutes les leurs, en se contentant d'y ajouter les nouvelles découvertes. — Au xrve siècle, les Majorquins, puis les Catalans, dressèrent les premières cartes-planés : la bibliothèque impériale possède en ce genre un précieux Atlas catalan de 1375. — Aux\e siècle, les progrès de l'astronomie, l'invention de la boussole et la découverte de l'Amérique firent faire de nouveaux progrès à la cartographie ; on construisit d'excellentes cartes nautiques ; on cite aussi les mappemondes d'Andréa Bianco (1436) et de Fra Mao ni (145D), et le globe terrestre construit en H92 par Martin Behaim. — Le xvip siècle fut signalé par les travaux d'Ortélius et de Mercator, qui tirent révolution dans la science et l'affranchirent désormais du joug des anciens. Guillaume de l'Isle et d'Anville, ni xwte siècle, en profitèrent pour refondre en entier le système île la géographie moderne, et pour le soumettre aune nouvelle critique. Depuis les publications de ces deux habiles géographes, les plus bcllescartes connues sont celles des Français Cassini, Barbie du Bocage, Brué, Lapie, celle dite des Chastes ; des Lnglais Rennell, Dalrymple, Arrowamith, Gardner, Owen, etc. ; des Allemands Grimm, BerguauB, Reymann, Petermann, A. Stieler, etc. ; de l'Italien [nguirami,etc.— -Tout le monde connaît la belle Carte topographique de France, en 238 feuilles au quatre \in-t -millième, dite Carte du dépôt de la Guerre. Conçu sous l'Empire dès 1808, ce vaste projet n'a pu être mis à exécution qu'à partir de 1818, et les premières feuilles n'ont paru qu'en 1833. Dirigée del830 à r850 par le généralPelet, continuée depuis 1851 par M. le général Morin, la Carte de France est u pu près terminée aujourd'hui.
Parmi les Cartes marines, on estime surtout celles de Bellin, de Mannevillette, de Beautemps-Beaupré, <le I'. Maury, etc.
CARTES ASTRONOMIQUES OU CARTES CÉUSïTS, représentation sur le papier des différentes constellations du ciel dans leurs positions relatives. Dans I teme des projections orthographiques ( 1 ou. Pi tion), qui B'applique à la représentation de tout un uemisphère, on c oit les astres de cet hémisphère projetés sur l'équateur et la carte n'est autre
chose que la réduction de la figure formée par ces différentes projections. On réunit d'ailleurs les cartes des deux hémisphères, ce qui donne le planisphère céleste. Dans ce système les cercles horaires sont figurés par les rayons de l'équateur, et les r»arallèles célestes par des circonférences concentriques à l'équateur. Son inconvénient princi^tl est d'altérer les dimensions des constellations équatoriales dans le sens perpendiculaire à l'équateur. Pour obtenir la représentation exacte de ces dernières on emploie le système des projections cylindriques, dans lequel les cercles horaires sont représentés par des droites parallèles et équidistantes, et l'équateur ainsi que les parallèles célestes par des droites perpendiculaires aux premières et de plus en plus écartées les unes des autres à mesure que les parallèles qu'elles représentent sont plus éloignés de l'équateur. — Dans ces dernières années, on a construit à Berlin des cartes qui donnent pour chaque minute carrée du ciel, l'ensemble de toutes les étoiles que les lunettes les plus puissantes permettent d'y observer. Ces cartes dressées par procédé photographique et gravées ensuite, sont d'un secours puissant pour constater l'apparition ou la disparition d taines étoiles, ou pour découvrir les planètes ou les comètes télescopiques. — Les Atlas célestes les plus célèbres sont ceux de Bayer, d Hévélius, de Flamsteed, de Lemonnier, de Bode, de Harding ; les Cartes partielles de Bessel et Agelander, les C. équinoxiales de Va]z, les C. échptiques de Chaeornac, etc.
cartes postales, mode de correspondance à découvert et économique, a été établi pour la première fois en Angleterre en 1870 et a été mis en pratique en France depuis le 1er janvier 1873.
CARTÉSIANISME, doctrine philosophique de Descartes. Voy. Descartes au Dict. d'Hùt. et deGéog.
CARTHAME (de l'arabe kirthim), Carthamu^, genre de la famille des Composées, tribu des Cinarées, est formé de plantes herbacées, à racines fibreuses, à tiges ramifiées, à feuilles glabres, souvent épineuses, à fleurs d'un beau rouge un peu safrané. L'espèce la plus commune et en même temps la plus utile est le C. des teinturiers (C. tinctorius), dit aussi Faux safran et Graine de perroquet. Cette plante annuelle, originaire de l'Inde, est cultivée dans le Levant, en Egypte, en Espagne, en Italie, dans le midi de la France, surtout aux environs de Lyon. Les fleurs sont la partie de cette plante dont on fait le plus d'usage : elles servent à la teinture; on les récolte lorsqu'elles commencent a se flétrir. Lecarthame d'Egypte est le plus estimé pour -a matière colorante. On se sert du carthame pour teindre la soie, le coton et le lin en ponceau, cerise, rose et couleur de chair; ces couleurs sont très-brillan tes, mais peu solides. Dans le Midi, le pauvres cultivateurs emploient le carthame à la place du safran pour colorer leurs ts. Il entre aussi dans la préparation du rouge de toilette ou rouge végétal. Enfin, on a employé les graines de carthame comme purgatives.
CAKTIIAMIM-: ou acide CAr.Tii vmk.u i , la principale des trois substances tinctoriales du carihame du commerce. On l'en retire en le faisant macérer a froid avec une Bolutionde carbonate de soude, et précipitant par an acide. La carthamuie est d'un beau rouge cerise, à reflets verdâtres.
CARTILAGE (du lut. cartilago), tissu particulier, d'un blanc opalin et nacré, souple, élastique, d'une Consistance moyenne entre celle des os si d6S ligaments, sans apparence de texture ni d'organisation,
et qui tend a s'ossitier avec l'âge. On distingue : le^