‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 255 sur 1672 · CAS · texte numérisé non relu

CAS

CARUM, nom latin botanique du genre Carvi. Voy. ce mot.

CARUS (du gr. xàpo,)> assoupissement profond, dernier degré du coma, est caractérisé par l'insensibilité à l'action des plus forts stimulants.

CARY1 du gr. y.àpov), Carum, genre delà famille des Ombellifères, tribu des Amminées, se compose d'herbes à racines tubéreuses et à fleurs blanches. Le Carvi des prés (C. carvi) est une plante bisannuelle, à tige lisse et rameuse, haute de 0,n,00, garnie de feuilles pointues et de petites fleurs d'un blanc jaunâtre ; sa racine, fusiforme, allongée, de la grosseur du pouce, analogue à celle du panais, devient comestible par la culture; ses fruits graines de carvi , sont brunâtres, d'une odeur forte et aromatique ; ils fournissent une huile essentielle, et sont stimulants et carminatifs. Le C. noix de terre ou Bunion bulbeux (C. bulbocastanum) est une herbe vivace dont la racine, grosse comme une noix, blanche à l'intérieur, noire extérieurement se mange cuite et a une saveur qui se rapproche de celle de la châtaigne.

CARYATIDES ou cahiatides (esclaves de Caryes ou de Carie), figures de femmes ou d'hommes ( Voy. Atlantes) servant, en Architecture, de support à une architrave qui pose sur leur tête. — On donne quelquefois par abus de mot, le nom de Caryatides- aux Canéphores, figures de jeunes filles ou de jeunes hommes portant des corbeilles sur leur tète.

CARYoCATACTES (du gr. xctpvov, noix, et xa- Tiaaw, briser), oiseau du genre Casse-noix, famille des Corvidés. Voy. r Casse-noix.

CARYOPHYLLÉES(du lat. caryophyllus, œillet,1, famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, renferme des herbes quelquefois sous-frutescentes à leur base, à tige cylindrique, noueuse et comme articulée : feuilles opposées, fleurs formées d'un calice à 4 ou 5 folioles, d'une corolle à 4 ou 5 pétales alternes et onguiculés, d'un nombre double d'étamines et d'un ovaire surmonté de 2 à 5 stigmates ; le fruit est une capsule. Cette famille n'habite que les contrées froides ou tempérées. Elle forme deux tribus : les Altinées et les Silénées (Voy. ces mots) : c'est à la tribu des Silénées qu'appartient le genre type Caryophyllus (Œillet).

Le nom latin de l'Œillet, Caryophyllus, étant aussi celui du Giroflier, quelques botanistes, pour éviter toute confusion, ont donné le nom Diunthus à l'œillet, et, par suite, ont remplacé par le nom de Diauthées celui de Caryophyllées.

CAR YorilïLLIE,C«/7/o/)/(iy//î'a, genre de Polypes à polypiers pierreux, établi par Lamouroux, mais qui n'a pas été adopté. 11 se confond avec les Astrées. Voy. ce mot et Polype.

CARYOPHYLLUS, nom latin de l'Œillet. Voy. Caryophyllées.

CARYOPSE (du gr. xdcpvov, noix, et ctyi;, aspect), se dit, en Botanique, de tout fruit sec, indéhiscent, monosperme, et à péricarpe tellement mince qu'on le confond avec le tégument des graines, dont on ne peut le distinguer à l'époque de la maturité. Tels sont lus fruits des Graminées.

CARYOTEfdugr. xapuwTÔ;), Caryota, nom donné par les anciens à un Dattier, a été transporté par Linné à un genre de la famille des Palmiers, tribu des Irécinées, qui a pour caractères: Bpadices Fascicules, em ironnés à la base de plusieurs Bpathes imbriquées, el portant des fleurs maies et f< dlea ; ca

lices à (i divisions profondes, dont 3 intérieures. Le fruit est une baie rougi', Bphérique, uniloculaire,con tenant i ou a graines. Les principales espèces Bont le C. meus, palmier épineux, originaire de L'Inde, dont les semences onl une saveur très caustique, mais qui fournit une Bève sucrée très-abondante et une fécule analogue au sagou ; Le C. furfuracea. de Java, et le C. horrida, qu'on trouve dans l'Amérique du Sud.

CAS (du lat cosuf, chute, terminaison), nom donné, en Grammaire, aui diverses terminaisons des mots déclinables (substantif, article, adjectif, pronom et

participe). Les désinences casuelles expriment les rapports d'espace, de temps, de cause, etc., qui lient les mots entre eux. Bopp a établi que ces désinences étaient originairement des pronoms et que le temps ayant fait perdre le sens de ces suffixes pronominaux, on en vint peu à peu à les soutenir et à les expliquer à l'aide des prépositions. L'emploi de ces prépositionsa même fini, dans la plupart des langues modernes, par faire disparaître les cas. — Le sanscrit, le grec, le latin, l'arabe ancien, l'arménien, l'allemand, le lithuanien, le hongrois, etc., ont des cas; l'hébreu, le syrien, le phénicien, en étaient privés ; on ne les retrouve pas non plus dans l'arabe moderne, le chinois, le siamois, le copte, ni dans la plupart des langues modernes de l'Europe (français, anglais, italien, espagnol;. Il faut noter toutefois que l'ancien français, du xte au xin' siècle, avait deux cas : lenominatif ou sujet et le régime (p. ex.emperereet empereor, empereur ; sire et sei^nor^seigneur, etc.). — Le latin a six cas : le nominatif, qui nomme le sujet existant ou agissant; le génitif (soit de gignere, parce qu'il engendre les autres cas, soit de genus, genre), qui indique l'espèce ou le genre, et souvent aussi la possession ; le datif (de dure, donner), qui indique l'attribution; l'accusatif, qui accuse, c.-à-d. fait connaître l'être qui reçoit l'action; l'ablatif [d'ablatus, enlevé), qui exprime essentiellement la séparation, l'éloignement; le vocatif\de vocare, appeler), par lequel on appelle. Le grec a les mêmes cas, moins l'ablatif, qu'il remplace par le génitif ou le datif. Le sanscrit a huit cas, ceux du latin, plus l'instrumental et le locatif. L'arabe ancien n'a que trois cas ; l'arménien en a dix (ce sont, outre les six des Grecs et des Latins, l'instrumental et le locatif du sanscrit, plus le narratif et le circonférentiel, qui lui sont propres). — Les langues qui ont des cas peuvent se permettre des inversions, et par là donnera l'expression plus de grâce et de variété ; elles ont aussi l'avantage de la brièveté, débarrassées qu'elles sont dn lourd attirail des prépositions; en compensation, les langues qui n'ont pas de cas sont plus claires et plus favorables à la déduction de la pensée, parce qu'elles suivent l'ordre logique des idées.

cas de conscience. On nomme ainsi, en Théologie, les difficultés qui peuvent s'élever, dans la conduite, sur ce que la religion permet ou défend : le théologien résout ces cas en pesant la nature et les circonstances de l'action, et en se guidant d'après les lumières de la raison, les lois civiles, les maximes de l'Évangile et les canons de l'Eglise. Quelques cas ne peuvent être résolus par les simples prêtres, et sont réservés à l'autorité supérieure ( Voy. ci-après Cas réservés). — On nomme Casuistes les théologiens qui s'adonnent surtout à la discussion et à la solution des cas de conscience.

Cas réservés, nom donné, en Théologie, aux péchés et griefs, dont le pape, l'évèque et les autres supérieurs majeurs, tels que les généraux ou provinciaux des ordres religieux, se réservent l'absolution. La violence envers les clercs, moinea, évoques,

cardinaux ; la simonie, la falsification des lettres pontificales, la spoliation des églises, la communication d'un clerc avec un excommunié, sont d' réservés au pape

( vs i OBI DITS. Oo ilonne ce nom, en Droit, au\ aements occasionnés par une (owc mafc ne peuvent être prévus. Le débiteur est libéré de son obligation quand la chose due périt par cas fortuit ; il ne doit aucuns dommages-intérêts quand 0 fortuit l'a empêché de faire ce à quoi il était obligé, ou l'a obligé de faire ce qui lui était interdit. A la libération du débiteur pu la perte de la • due, il y a fois exceptions: 1° s'il était en demeure

[Voy. ce mot) el «pie la chose n'eût pas péri chez le

créancier ; 2 ' s'il s'était rendu responsable du cnf fortuit par une convention particulière ; 3° s'il l'a

volée au propriétaire (C. Nap., art. 1148 et 1.102). Cas rédhibitoircs, nom donné, en Droit, a

CASCAHILLE.

Page 1