‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 256 sur 1672 · CASINO · texte numérisé non relu

CASINO

dans lesquels le vendeur ou le bailleur a livré un objet qui a certains vices, dits rédhibitoires, dont la découverte permet à l'acheteur ou au preneur de rompre le contrat. Voy. Vices rédhibitoires.

cas irréductible. On donne ce nom, en Algèbre, à celui où les trois racines d'une équation du troisième degré sont réelles et inégales.

cas présidiai \ ou prévotaux. On appelait ainsi, dans notre anc. Législation, ceux des crimes qui, présentant des caractères graves, paraissaient devoir être promptement punis, et qui étaient, en conséquence, jugés sommairement en dernier ressort et sans appel par un tribunal présidiai ou prévôtal. De ce nombre étaient les crimes commis par les gens de guerre, les désertions, les vols de grands chemins ou avec effraction, les sacrilèges, les séditions populaires, etc. Voy. ci-après Cas royaux.

Cas privilégiés, causes criminelles qui sortaient du droit commun, et dont la connaissance était dévolue k des juges qui avaient le privilège de dépouiller la cause de toutes les garanties qui lui étaient assurées par la loi. — Cette expression s'appliquait, en outre, spécialement aux crimes concernant l'Égltee, ou commis par des hommes d'église, mais dont la connaissance était dévolue aux juges séculiers, à l'exclusion des juges ecclésiastiques.

l 'et roi/aux, nom donné autrefois aux crimes qui portaient directement atteinte à la majesté et à l'autorité du prince, aux droits de sa couronne, k la dignité de ses officiers et à la sûreté publique. Le crime de lèse-majesté, la rébellion aux ordres émanés du roi et de ses officiers, les assemblées illicites, les séditions, la fabrication et l'altération de la monnaie, etc., étaient des cas royaux, dont le jugement était réservé aux baillis, sénéchaux et juges présidiaux.

CASAQUE (de l'ital. casacca ; du lat. casa, maison et quelquefois cape), manteau à longues manches, qui se mettait par-dessus l'habit, surtout pour monter à cheval ; auj. il ne se dit plus que d'un surtout d'étoffe grossière. — Casaque d'armes, surtout que portaient les mousquetaires, les gardes du corps, les gendarmes et les cavaliers des diverses compagnies, et qui avait des marques et des broderies particulières pour distinguer les corps.

CASBAH ou casauba, palais du souverain et citadelle dans les villes barbaresques.

CASCADE (de l'ital. cascata), se dit de toute chute d'eau, mais surtout de celles qui, se précipitant d'une certaine hauteur, rejaillissent de rocher en rocher. Les plus grandes chutes prennent le nom de cataractes ( Voy. ce mot) ; on nomme cascatelle une cascade peu considérable. On admire la cascade de Gavarnie, dans les Pyrénées; celles du Mont-Doreetde l'Ardèche ; celles deLuléa en Suède, de Serio (bassin «lu Pô)en Italie.— Les cascades naturelles ont été imi- ■ lans les eaux de quelques jardins royaux, comme à S'-< loud, k Versailles, etc.

Bu Mathématiques, on appelle méthode des cas- . une méthode par laquelle, dans la résolution d'une équation algébrique, on approche de plus en plus de lu valeur de l'inconnue, par des équations différentes et successives qui vont toujours en baissant d'un d( ;

En Physique, on emploie le mot cascade pour désigner une certaine disposition des bouteilles de Leyde, ou des ôattmftf \lecti ■c'fyMtw. Elles sontdisposées en cascade lorsqu'elles formentune série, dans laquelle l'armature extérieure de chacune d'elles communique avec l'armature intérieure de la suivante. On peut charger et décharger unecascade, en se servant des armatures extrêmes de lu série comme de celles d'un ondensateur; mais l'électricité acquiert avec la cascade des condensateurs intermédiaires une plus grande tension.

CASCAHILLE 'de l'esp. cascarilla, dimin. de cascera, é< orce , écorce d'un arbre du genre Croton (famille des Euphorbiacées), qui croit particulièremenl a Eleuthère, l'une des îles Bahama, d'où le nom de

cortex eleutheranus donné à la cascarille. Cette écorce est en petites plaques roulées, longues de 0m,0û k 0m,10 et ayant k peu près l'apparence du quinquina gris: l'intérieur est d'un brun obscur. La cascarille a une saveur aromatique et amère et une odeur musquée particulière. On l'emploie comme fébrifuge ; les Espagnols s'en servent en fumigations et comme masticatoire pour faire disparaître l'odeur du tabac.

CASE. Voy. Trictrac et Damier.

CASÉEUX (du lat. caseus, fromage), se dit detout ce qui provient du fromage. Voy. Fromage.

CASÉLNE, matière albuminoïde qui se retire spécialement du lait. Elle forme le coagulum qui se sépare quand on ajoute au lait de l'acide acétique, du caillelait ou de la présure. On donne k la matière brute ainsi précipitée le nom de caséum : c'est elle qui forme la partie essentielle des fromages. — La caséine ne serait d'après Lieberkùhn qu'un albuminate de potasse et de soude. A l'état de pureté, elle est en grumeaux blancs, insipide, insoluble dans l'eau, soluble dans les acides et les alcalis faibles. La caséine est trèsriche en azote, et, par conséquent, très-altérable au contact de l'air. — On trouve une substance semblable au caséum dans le sang de bœuf et de brebis, dans le sang de certains malades, dans le liquide musculaire (thymus), etc. Le caséum est très-nutritif. Il forme avec la chaux un composé insoluble et imputrescible : on s'en sert dans la peinture en détrempe et pour préparer certains mastics.

Caséine végétale. Voy. Légumine.

CASEIQUE (acide), nom donné k un acide de couleur jaunâtre, d'une consistance sirupeuse, d'une saveur de fromage amer et acide k la fois, qu'on extrait des fromages faits, mais qu'on a reconnu n'être qu'un composé de divers acides, tels que l'acide butyrique, l'acide valérianique, etc.

CASEMATE (de l'espagn. casamata), souterrain voûté k l'épreuve de la bombe, qui sert de magasin pour la poudre et les munitions, et de refuge pour les malades et les blessés. — On construit aussi des batteries casematées, soit sous les flancs des bastions, pour défendre la face du bastion opposé en balayant le fond du fossé ; soit aux saillies des contrescarpes. — L'inconvénient ordinaire des casemates, c'est le manque d'air, inconvénient qu'augmente encore la fumée de la poudre.

CASERXE (du lat. casa, maison), bâtiment destiné au logement des troupes. Les Grecs, n'ayant pas de troupes permanentes, n'avaient pas de casernes. Chez les Romains, les casernes avaient un seul étage au-dessus du rez-de-chaussée, et il régnait sur tout le pourtour de cet étage une galerie extérieure sur laquelle ouvraient les portes des chambres occupées par les soldats. En France, c'est k Vauban que l'on doit les premières casernes (1691), mais leur construction n'a commencé k être étudiée sérieusement que de nos jours. Aux constructions monumentales, comme les casernes de Paris, on tend k substituer des bâtiments simples dans leur architecture et où toutes les conditions de la salubrité puissentse trouver réunies.— Les communes contribuent av<c l'État aux dépenses du casernement, moyennant un prélèvement sur le produit net de l'octroi, prélèvement qui peut être convertien abonnement fixe (Loi du 15 mai IMS, Circul. du 15 juill. 1833).

CASÉUM. Voy. Caséine.

CASIA, plante aromatique des anciens, a été rapportée k une Santalacée, l'Osyris blanc, et k une espèce de Daphné. Voy. ces mots.

CASIMIR (du nom de l'inventeur), drap léger, dont le tissu est croisé, et qu'on a d'abord fabriqué avec la plus belle laine ; on en fait aujourd'hui avec du coton. On emploie surtout le Casimir pour faire des pantalons et dis gilets. Les villes de France où l'on en fabrique le plus sunt Abbeville, Amiens, Elbeuf, Louviers, Reims, Sedan.

CASIAO, mot italien qui si^niiie maison de carnet par suite lieu de réunion et de plaisir. Sui-

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