‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 26 sur 1672 · ADJUDICATION · texte numérisé non relu

ADJUDICATION

les chemins de fer, p. ex., on diminue les obstacles qui s'opposent à la marche des lu- an aug-

mentant leur adhérence aux rails. On pourrait ren- ■ î transformant les roues des locomotives en aimant au moyen d'un système de courants voltaïques. — On attribue le phénomène de L'adhérence à une force que l'on nomme adhésion, s'il s'agit de corps de nature différente: c'est une espèce d'attraction mi léculaire qui commence à se

approchés l'un de l'autre; cependant ce phénom ne ne paraît le chi-

mique ou attrt 'i 0 de combinaison. On détermine luanl l'effi rt nécessaire pour détacher des disques solides de la surface d'un liquide. Pour mesurer cet effort, on se sert d'une balance : d'un côté on met le disque, de l'autre des contre-poids; et, quand l'équilibre est établi, on approche la surface liquide jusqu'à ce qu'elle touche la surface inférieure du disque; al ira on ajoute peu à peu des poids du côté opposé, et l'on note combien il en faut mettre pour rompre l'adhérence. Ce procédé a été imaginé par Taylor et perfectionné par Cigna, Guyton-M rveau, etc L'adhérence des gaz pour les solides a été l'objet de nombreuses recherches dans ces derniers temps. — Quant à l'adhérence des corps de moine nature, Voy. Cohésion.

AD HOMINEH (Argument), argument qui s'adresse directement à l'adversaire en se servant contre lui de ses propres concessions.

ADIABAT1QUE (ligne), du gr. à priv. etSiagaTtxoç, qui peut être traversé; ligne faisant connaître comment varient le volume et la pression de l'unité de poids d'un corps, lorsqu'il change d'état sans prendre ni céder de la chaleur; les ordonnées de cette ligne mesurent les pressions, et ses abscisses mesurent les volumes. Cette expression, due à H. Rankine, a été adoptée dans la théorie mécanique de la chaleur.

ADIANTE(du gr. &&lœnov),Adiantum, genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiacées : feuilles minces et transparentes; tige grêle et lisse comme les cheveux; d'où son nom vulgaire de Capillaire. Il comprend environ GO espèces, dont deux habitent nos climats : ce sont VA.pedatum ou A. du la, etl'.l. capillus Veneris • u Cheveu de Vénus. i dernière tire son nom de ses feuilles élégamment découpées et comparables aux cheveux les plus lins. Cette jolie plante est commune dans le midi de la France, surtout aux environs de Montpellier : elle croP entre les fentes des rochers humides, sur le bord des fontaines. La plante desséchée a un arôme fort agréable : elle est employée en infusion dans la toux ; on en fait un sirop connu sous le nom // lie capillaire. Voy. Capillaibb.

ADINOLE. Voy. PÉTROSILEX.

adipeux. Voy. Graisse et Tissd.

ADIPIQUE (acide , acide organique, en cristaux blancs, obtenu par M. Laurent en faisant agir l'acide azotique sur les corps gras (en lat. adeps) ; [formule, C«H,0O*].

ADIPOCHIE du lat. adeps, graisse, el de cire), ou Grasde cadavre, produit de la décomposition des subes animales dans la terre humide ou sous l'eau. Ce produit se rencontre fréquemment dans I

imides. il a été observé pour la lr« fois 1787 par Fourcroy. Chevreul l'a trouvé formé d'une petite quantité d'ammoniaque, de potBI chaux, unie ;'i beaucoup d'acide margarique el a trèsl'acide oléique. LAdipocire provient seulement ixistante dans le corps mort, i de l'altératj nde la chair humaine, des tendons ou >si qu'on l'avait d'abord supposé.

kDWEMENT, mot sort. mi employée!) Procédure, signifie perte d'une pi< i e. Voy. Pi

EDITION d'héb É(du lat. aditio), acte par 1 1

■r1"1 '1:i ]- iti itacil m< nt,

la volonté d'acquérir une bui ci û m ■. o dit plus gè-

rent acceptation ; cependant on trouve lemot dans l'art. 779 du C. Nap.

AOIVE ou corsac, espèce de Chien. Voy. Corsac

ADJECTIF (du lat. adjectivus), une des parties essentielles du discours, exprime une qualité, une manière d'être comme ajoutée ou rapportée à une substance : aussi n'y a-t-il point d'adjectif sans substantif, exprimé ou sous-entendu. En grec, en latin et dans toutes les langues néo-latines, l'adjectif subit toutes les variations du substantif ; il s'accorde avec lui en genre, en nombre, et, s'il y a lieu, en cas. Il est toujours invariable en anglais et souvent en allemand. Les substantifs peuvent devenir adjectifs s'ils servent à marquer la qualité d'dne personne ou d'une chese; réciproquement, les adjectifs peuvent être pris substantivement, p. ex., pour exprimer les abstractions. — On distingue deux classes d'adjectifs: les A. qualificatifs, comme blanc, noir; beau, laid, et les A. aéterminatifs, comme ce, ces; un, plusieurs, mon, ton, son, etc., qu'on subdivise en .4. numéraux, démonstratifs, possessifs, conjonctifs, interrogatifs et indéfinis. On fait aussi rentrer l'article dans la classe des adjectifs dé.erminatifs. — Pi ur V Adjectif verbal {Voy. verbal): pour les degrés de comparaison, Voy. Comparatif et Superlatif.

ADJOINT (d'adjuindre).Cemot, qui signifie e néral toute personne associée à une autre . dans ses travaux, s'applique spécialement à Vu au moire, officier public qui, dans chaque commune, est chargé de remplacer le maire en cas d'absence et d'empêchement, et qui le seconde dans ses fonctions. Le nombre des adjoints varie suivant la population des communes : un jusqu'à 2,500 hab. ; deux jusqu'à 10,000 ; et si la population est supérieure, plus par chaque excédant de20,000 hab. Voy. Maire.

ADJO>'CTlo.\ (du lat. adjunctio). C'est, en Droit, un cas d'accession : on acquiert par adjonction la propriété d'une chose qui a été unie à la notre pour l'orner, la compléter ou s'en servir. Si cependant • ■liose est plus précieuse que la nôtre, et que nous l'ayons employée à l'insu du propriétaire, celui-ci peut en réclamer la séparation quand même il en résulterait quelque préjudice pour notre chose (C. Nap., art. 566-569).

ADJUDANT (du lat. adjuvare, aider), officier militaire, subordonné à un autre pour l'aider du fonctions. — Les A. sous-officiers font le service nalier ; ils sont les premiers parmi les sous-oft; ils portent à droite une épaulette d'or ou d';: à franges simples, barrée d'un double galon tissé dans le corps; à gauche une contre-épauletie s imblable; ils sont sous les ordres des adjudants-majors et à la nomination du colonel : il y a un adjudant s.-ofl". par bataillon d'infanterie, un pour d >ux escadrons de cavalerie. Ce grade a été créé en 1771. — Les A. majors servent d'aides de camp au i bataillon : ils sont chargés de tous les détails d vice, ainsi que de l'instruction des s us-officiers et caporaux : ils sont nommés par le ministre sur la présentation du colonel et ont rang de capital]

it des épaulettes d'une couleur distincte de celle du corps (en argent quand colles du corps sont en or et réciproquement). Ces adjudan s 1790. — Les .1. généraux, créés en 1790, appel 1800 A commandants, s nt devenus en 1815 li lonels d'étut-major. — 11 y a eni or ■ Vt .■//. Aim.-u k ros BtéenA.d' rfwiipourles

ix, l'équipement,

Adjudant du Palais. in di l'Empi

ADJUDICATION [du lat. adjudicatic .

lequel une personne est de larée acquéreur, fermier ou entrepr neur dans u ou un

marché administratif. L'acquéreur B'appelle adjudicataire. L'adjudication est volontaire ou fore* ■■ L' l. volontaire est celle que fait un majeur capeblede

ter non poursuivi par des créanciers ; l'.l.

. dite aussi judiciaire, parce qu'elle est par autorité* : lieu: 1° alai

Page 1