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ADULTÈRE

ciers (saisie, faillite) ; 2° dans certains cas d'aliénations volontaires et en observant les formes judiciaires (biens des mineurs, successions vacantes, biens indivis et impartageables, biens dotaux, etc.). L'adjudication est faite par un juge ou par un offi- ■ ier ministériel, notaire, commissaire-priseur, grefer, huissier, ou par un courtier.

En Matière administrative, l'adjudication doit être employée, en principe, pour les aliénations et baux de biens appartenant à l'État, aux départements, aux communes et aux établissements publics, pour marchés et fournitures à faire aux mômes administrations et pour les entreprises de travaux publics. Elle a lieu, au rabais et par soumission cachetée devant l'autorité administrative. Les enchères et soumissions doivent être publiques et libres ; l'entrave à cette liberté est un délit (C. pén., art. 412). L'adjudication n'est définitive que dans les 24 heures. Voy. Enchère, Folle E.NCHÉr.E, Si rknchèrb.

ADMINISTRATION publique. On nomme ainsi l'ensemble des pouvoirs qui, soit au centre de l'Etat, soit dans chaque département, arrondissement, canton et commune, sont chargés de l'exécution des lois, arrêtés et mesures d'intérêt général. On distingue : VA. civile, qui se subdivise en A. centrale (l'Empereur, les ministres et le conseil d'Etat); A. départementale (préfets, sous-préfets, conseils de préfecture, conseils généraux, conseils d'arrondissement) ; A . communale (maires, adjoints, conseils municipaux); A. militaire Judiciaire , ecclésiastique, universitaire, financière, forestière , des ponts-et-chaussées , des hospices, etc.

La science de l'Administration, d'origine toute récente, est surtout redevable en France aux travaux de .MM. de Gérando, de Cormenin et Macarel. — Voir en outre A. Blanche et Boulatignier, Dictionnaire général d'Administration (1850); Block, Dictionnaire de l'Administration française (1856,, etc.

Après février ,1848, le gouvernement provisoire avait créé une École d'administration, annexée au Collège de France; les cours devaient être faits par les hommes les plus éminents du nouveau gouvernement ; mais au^un d'eux ne monta jamais en et l'école fut supprimée en 1849-

ADOMDE, Adonis, genre de la famille des Renonculacées, tribu des Anémonées, se compose de plantes herbacées d'un aspect élégant, à feuilles finement découpées, à fleurs solitaires, rouges ou citrines, à 5 ou 6 pétales. On distingue : X A.vernale ou de printemps, VA. estivale ou d'été, dite aussi Œil-de-perdrix, et surtout VA* automnale ou Goutte-de-sang, ainsi nommée à cause de sa couleur d'un rouge pourpre : cette dernière, selon la Fable, reçut le sang d'Adonis blessé. L'Adonide croît naturellement dans les blés et sur les pentes des montagnes : on en cultive plusieurs variétés dans nos jardins.

ADON'IQUE (vehs), vers latin composé d'un dactyle et d'un spondée ou d'un trochée. Ex. : Vîsèrè montes. Il termine ordinairement la strophe saphique {Voy. saphique). Son nom vient, dit-on, de ce qu'il était souvent employé dans les lamentations en l'honneur d'Adonis. — Les poètes de la Renaissance ont essayé d'imiter ce vers en français.

ADOI'TION (du lat. adoptio), acte qui crée entre deux personnes un rapport analogue à celui qui ré- Milte de la paternité et de la filiation légitimes. Elle était connue chez les anciens, notamment chez les Juifs et les Grecs, mais elle était surtout usitée à Rome où il y avait V adoption propr. dite par laquelle on faisait sortir de leur famille pour les faire entrer dans une autre les fils de famille, et Yudrogation par laquelle un chef de famille passait sous la puissance d'une autre personne avec tous ceux qui dépendaient de lui. L'adoption parait s'être conservé en France sous les rois de la première et même de la seconde race, elle tomba ensuite en désuétude jusqu'au décret du 18 janvier 1792, qui la rétablit et en vertu duquel la Convention adopta le 27 janvier 1 793 la fille d Le-

pelletier-Sl-Fargeau. Elle a été conservée dans leCode on où elle produit les effets suivants : l»addition du nom de l'adoptant à celui de l'adopté ; 2" empêchement de mariage entre l'adoptant, l'adopté et ses descendants, les enfants adoptifs d'une même personne, l'adopté et les enfants qui pourraient survenir à l'adoptant, l'adopté et le conjoint de l'adoptant, et vice versa ; 3° obligation alimentaire entre l'adoptant et l'adopté; 4° droit de succession de l'adopi ■ par rapport à l'adoptant. Quant aux conditions de l'adoption, il faut du côté de l'adoptant, qu'il ait 50 ans d'âge et 15 ans de plus que l'adopté, qu'il n'ait pas d'enfants légitimes, que son conjoint consente s'il est marié, qu'il ait fourni à l'adopté mineur des soins et des secours pendant 6 ans au moins; du côté de ce dernier, qu'il soit majeur, qu'il consente à l'adoption, qu'il ait obtenu le consentement de ses père et mère s'il a moins de 25 ans, ou demandé leur conseil s'il a plus de 25 ans. De plus il ne peut être adupté par deux personnes sinon par deux époux. Telles sont les conditions de l'A. ordinaire. Il y a aussi 1.1. testamentaire par le tuteur officieux (Voy. Tutelle officieuse), qui peut être faite au profit d'un mineur et n'exige ni 6 ans de soins ni le consentement du conjoint de l'adoptant, et l'A. rémunératoire ou prij vilégiée, faite au profit de celui qui a sauvé la vie à l'adoptant et qui n'exige ni 6 ans de soins ni aucune j condition d'âge dans la personne de l'adoptant. — Voir C.Nap., art. 343-360; Demolombe, De l'adoption et de la puissance paternelle (Paris, 1861).

ADOS 'de à et dos), talus de terre, en pente inclii née vers le midi, qu'on ménage dans les potagers ou le long des espaliers pour la culture des primeurs. Dans la culture maraîchère, si le terrain est humide, on le dispose quelquefois en ados, pour faciliter l'écoulement des eaux. Voy. Billonnage et Drainage.

ADOUCISSANTS. Voy. Bain, Béchiques, Calmants, Looch, Mucilage, etc.

ADOXA, sorte de Saxifrage. Voy. Moscatelle.

ADRAGANT (du mot tragacantha), gomme qui | découle spontanément des tiges et des rameaux de plusieurs Astragales, surtout de l'A. ver us et de l'A. gummifer. Voy. Astragale et Gomme.

ADRESSE. On nomme ainsi, en Politique, un discours adressé au chef de l'État par un corps politique, administratif, ou par une réunion de citoyens. De 1815 à 1848 on donna spécialement ce nom à la réponse faite par les Chambres au discours de la Couronne. On connaît la célèbre adresse des 221 votée en mars 1829, en réponse au discours menaçant de Charles X, et qui fut bientôt suivie de la révolution de Juillet. — L'adresse, supprimée en 1848, a été rétablie le 24 novembre 1800, puis supprimée de nouveau le 19 janvier 1867.

ADUOGATION. Voy. Adoption.

ADULAIRE, ou Pierre de Lune. On nomme ainsi les variétés translucides du Feldspath orthose. Les plus beaux cristaux de ce minéral se rencontrent au St-Gothard [Mont Adule). L'Adulaire qui affecte la forme de prismes rhomboîdaux obliques est souvent coloré en vert par de l'Actinote.

ADULTE. Voy. Age et Écoles.

ADULTÈRE (du lat. adultertum). Ce mot désigne et la violation de la foi conjugale et la personne coupable de cette violation. Le crime d'adultère a été de tout temps flétri parla morale, condamné par la religion, et puni sévèrement, quoique à des degrés différents, par la législation. Défendu par le Décalogue, il était puni de mort chez les Juifs : les deux coupables étaient lapidés. Les Lacédémoniens, les Germains, punissaient également l'adultère du dernier supplice : c'est ce qui a lieu encore auj. chez les Musulmans et chez la plupart des Orientaux. A Athènes, la femme coupable était répudiée et exclue des temples. A Rome, elle était livrée au mari, qui pouvait la répudier ou même la tu°r: la loi Julia, rendue par Auguste, prononçait, selon les cas, la mort ou la rélégation. — En France, avant la Révolution,

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