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CATHÉDRALE

CAÏIIULIOIK.

nièfé d'être, relation. Plotin, dans les 3 premiers livres de sa Ge Ennéade, a combattu Aristote ainsi que les stoïciens et exposé un autre système ; il reconnaît 5 genres de l'être pour le monde intelligible, substance, repos, mouvement , identité, et différence ; et 5 pour le monde sensible, substance, relation, quantité, qualité, mouvement. Chez les modernes, Kant a établi un nouveau système de catégories, qui sont pour lui les lois nécessaires de l'entendement, les formes sous lesquelles doivent se produire toutes les idées qui entrent dans nos jugements. Ces catégories se rangent sous U chefs, comprenant chacun 3 modes: quantité, unité, pluralité, totalité ;qi ai m, affirmation, négation, limitation ; relation, substance et accident, causalité et dépendance, communauté; modalité, possibilité et impossibilité, existence et néant, nécessité et contingence. Cette liste renferme, selon Kant, tous les concepts purs ou à priori, au moyen desquels nous pouvons penser les objets; elle épuise, selon lui, tout le domaine de l'entendement. Les catégories de Kant n'en ont pas moins subi après lui de graves modifications ; elles sont incontestablement susceptibles de simplifications.— Le travail le plus récent sur ce sujet est celui de M. Ch. Renouvier, qui, dans ses Essais de critique générale, propose une nouvelle théorie des catégories au double point de vue de la nature et de l'esprit.

CATEL ou cattel (comme cheptel), dit aussi Cateux, vieux mot usité dans les anciennes coutumes de Flandre et de Hainaut pour désigner une chose qui tient le milieu entre les immeubles et les meubles, et qui, étant de sa nature immeuble, est néanmoins réputée meuble et se partage de même. On distinguait les C. verts, tels que les grains, les foins pendants par racines, etc.; et les C secs, tels que les bâtiments, les moulins, les granges, les étables, les navires, etc. — On appelait jadis Droit de meilleur catel le droit qu'avaient plusieurs seigneurs des Pays- Bas de prendre, après le décès de leurs hoirs ou vassaux, le meilleur meuble qui se trouvait en la succession.

CATÈ.\E (du latin catena), en Théologie. Voy.

Cll.\i\F.

CATÉMPORES [dulat. catena, chaîne, etde pore), sorte de Polypes à polypier pierreux. Le Catenipora escharotdes est un polypier fossile du terrain silurien.

CATHARES (du gr. xaOapô;, pur), nom donné à tous les hérétiques qui affectent une plus grande pureté que les autres chrétiens. Tels étaient les.Montanistes, les Manichéens, les Vaudois; tels sont dans les temps modernes, les Puritains.

CATHARTE (du gr. xaOapTr,;, nettoyeur; à cause des services que rendent ces oiseaux en mangeant des débris putréfiés), genre d'Oiseaux formé par IIliger pour toutes les espèces de Vautours du Nouveau Monde qui ont la tète nue, ainsi que le haut du cou, le bec grêle, allongé, droit jusqu'au milieu et convexe en dessus, les narines longitudinales, les ongles courts et obtus. L'espèce la plus connue est l'Urubu. Voy. ce nom.

CATllAKTlQUES(dugr. xoSapttxôc, qui nettoie), nom qu'on donne tantôt aux purgatifs eu général, tantôt à ceux des purgatifs qui agissent plus vivement que les laxatifs, mais moins fortement que les drastiques. On a appelé sel eathartique amer le sulfate de magnésie; poudre eathartique, un mélange de poudre de jalap, de scammonée d'Alep et de nitrate acidulé d" potasse.

CATHÉDRALE (du gr. xaOsôpa, chaise, église principale d'un diocèse, celle où l'évoque a son siège. Cette dénomination, qui n'est eu usage que dans l'Église latine, ne remonte pas au delà 'lu \* ièçle; auparavant on se servait du mot église principale, ou simplement église. Les églises cathédrales Jouissent en cette qualité de diverses prérogatives, et leur chapitre représente l'antique presbytère {Voy. ce mot).— Presque toutes les cathé '

drales du moyen âge sont construites en stylo gothique, ce qui les distingue des basiliques ce mot), qui sont pour la plupart d'origine romane ou construites en style roman. En France, les plus belles cathédrales gothiques sont celles de Paris [terminée en 1259), de Rouen '1128,, de Chartres (1145), de Reims (1242;, d'Amiens (1280), d'Orléans (l287), de BeauvaisU4's.j, etc. Parmi les cathédrales riches en vitraux, on cite surtout celles de Bourges et d'Auch. La Belgique, l'Angleterre et l'Allemagne sont les contrées de l'Europe où l'on trouve encore de belles cathédrales gothiques. La Renaissance produisit le temple le plus grandiose et le plus magnifique du' monde chrétien, St-Pierre de Rome, qui a servi de type à l'église de St-Paul à Londres, à celle des Invalides et au Panthéon à Paris, etc. Voir sur ce sujet :Coney, Engravings ofancient cathedrals, etc., in France,Holland,9Ac. (Londres, 1829-31 ) ; Chiese principali in Europa (Milan, 1824) ; Histoire pittoresque des cathédrales, églises, basiliques, temples, etc., par une Société d'archéologues (Paris, 1851 . — Voy. Église, Basilique, etc.

CATHÉDRAXT (du gr. xaOiopa, chaire). Ce mot, en style ecclésiastique, désigne celui qui préside à une thèse de théologie.

CATHERÈSE (du gr. xorôaîpefft;), se dit, en Médecine, de l'épuisement provenant par le fait seul de la maladie, indépendamment de toute évacuation artificielle.

CATHÉRÉTIQUES (du gr. xaOaipsTixô;. qui purifie), nom donné, en Médecine, aux caustiques ou escharotiques faibles, tels que la pierre infernale (azotate d'argent). Voy. Caustique.

CATHÈTE (du gr. xàf)sTo:), mot tombé auj. en désuétude et que l'on employait, en Géométrie et en Physique, comme synonyme de verticale ou de perpendiculaire. Voy. ces mots.

CATHÉTER (du gr. xaÔETTJp), nom donné d'abord ;i toutes les sondes ou algalies employées en Chirurgie, est auj. spécialement réservé a une sonde métallique courbe, cannelée sur sa convexité, qui sert à l'exploration de la vessie.

CATHÉTÉRISME, opération chirurgicale qui consiste à faire pénétrer un cathéter dans un des conduits naturels du corps, mais surtout dans la vessie, soit pour explorer cet organe et y reconnaître la présence de calculs ou de tumeurs, soit pour en évacuer l'urine retenue par une cause quelconque, soit, dans la lithotomie, pour servir de conducteur à des instruments tranchants. Cette opération se fait avec des sondes en métal ou en caoutchouc, des bougies de cire, etc. Ces sondes sont tantôt droites, tantôt courbes (cathéters); de là deux espèces de cathétérisme, lerecti/igneet le curviligne. Cette opération demande une main exercée et prudente.

CATHÉTOMÈTRE^du gr. xàÔcTo:, vertical, et \iétpov, mesure), instrument de Physique servant à mesurer la différence de hauteur verticale entre deux points. Voy. Verticalité.

CATIIOLICOX ou catholicum (du gr. xsôoXixô;, universel i, nom donné jadis à une sorte d'électuaire destiné à purger toutes les humeurs ; la rhubarbe et le séné en formaient la base. — Par allusion, o:\ nomma Catholicon d'Espagne une satire ingéa dirigée contre la Ligue et contre Philippe II, roi d'Espagne, qui, sous prétexte de sauver la France, ne voulait que s'emparer delà couronne. Elle forme la première partie de la Satire Ménippée, Voy. Ml -

miti i au Dut. d'Hist. et tir Géogr.

CATHOLIQUE du gr. x<xOo>ixo;), nom par lequel on désigne les Fidèles dans l'Eglise romaine. Voy. l.'.iisr au Di'er. d'Hist. et de Géogr.

Roi Catholique, titre que prend le roi l.e nu ivisigotn Récarède ''st le premier qui ait reçu ce surnom. Négligé par si urs, il fut repris

par Ferdinand V en 1401 : on 1508 le pape Jules II le rendit héréditaire pour les rois d'Espagne.

Epltres catholiques, Voy. Epitre.

CATOPTROMANCIE. — 281 —

CAUDIMANES.

CATI, catissage (de catir, presser). Le cati est un apprêt ou lustre que l'on donne aux étoffes de laine, surtout aux draps, pour les rendre plus fermes et plus brillantes. On commence par déplisser et étendre les étoffes à l'aide d'un mécanisme nommé corroi ou étcndoir, composé de plusieurs rouleaux de bois sur lesquels la pièce s'enroule et se déroule : ce corroyage se fait à froid ou à chaud ; puis on procède au catissage. Il se donne à la presse en plaçant chaque double du tissu entre des cartons bien lisses; le plus souvent, pour aider l'action delà presse, on interpose des plaques de fonte plus ou moins chauffées entre les plis de l'étoffe. Après une pression de 24 heures les pièces sont codes. Plus le pressage est fort, plus l'apprêt glacé est beau et durable. On peut catir les soieries comme les lainages. Voy. Décatissage.

CATICIIE (du b.-lat. casticia), trou sur les bords des rivières et des étangs, dans lequels se cachent les loutres et autres amphibies.

CATILLAC ou catillard, grosse Poire d'hiver, qui se mange surtout cuite.

CATILLE, Catillus. Voy. Inocérame.

CATIMARON ou catamaran, radeau léger et triangulaire à ses deux extrémités, formé de troncs de cocotiers croisés et liés ensemble. Il sert surtout à passer les barres et à pêcher au large. Les Indiens de la côte de Coromandel, manœuvrent ces radeaux avec de larges rames appelées pagayes et s'en servent pour naviguer le long des côtes.

CATISSAGE ou écatissage. Voy. Cati.

CATOBLÉPAS, espèce d'Antilope. Voy. Gnou.

CATOCALA, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, type de la tribu des Culocalides.

CATODOiNTE (du gr. xaxw et ôooû;, ôûôvto;, dent), nom donné par Linné au Cachalot, parce qu'il n'a proprement de dents qu'à la mâchoire inférieure. Voy. Cachalot.

CATOGAN ou cadogan, coiffure, d'origine prussienne, adoptée par l'infanterie française au xvni' siècle, consistait en un nœud formé d'une pelote de cheveux roulés et attachés près delà tête. Le catogan fut remplacé par la queue en 1792.

CATOMÉTOPES, famille de Crustacés décapodes. Voy. Br.ACHïiiRES.

CATOPTRIQUE (du gr. xaxo7tTpixô?, de xaTOTt- Tpov, miroir), dite aussi Anacamptique, partie de l'Optique qui traite des lois relatives à la réflexion de la lumière. Quand des rayons lumineux tombent sur une surface, une partie s'éteint, une partie s'éparpille, une partie est réfléchie régulièrement. L'inclinaison des rayons incidents a une influence marquée sur les résultats : il y a d'autant plus de rayons réfléchis que la lumière tombe sous un angle plus oblique ; les rayons qui arrivent perpendiculairement sur une surface plane sont réfléchis irrégulièrement et la rendent éblouissante. — ToutelaCatoptriquese déduit des deux lois suivantes :1° Le rayon incident et le rayon réfléchi sont toujours compris dans un p/un perpendiculaire à la surface; 2° les angles d'incidence et de réflexion formés respectivement par le rayon incident et par le rayon réfléchi avec la perpendiculaire ou normale à la surface, sont égaux entre eux. Ces lois ne souffrent aucune exception : elles sont vraies pour la lumière qui nous vient des astres, comme pour celle que nous pouvons produire par la combustion, les actions chimiques, la phosphorescence, l'électricité, etc. — Si la direction delà lumière réfléchie peut être déterminée avec une précision géométrique, il n'en est pas de même de son intensité ; à cet égard, on sait seulement : que la quantité de lumière régulièrement réfléchie va croissant avec l'angle d'incidence, sans toutefois être nulle quand cet angle est nul ; qu'elle dépend du milieu dans lequel la lumière se meut et de la surface sur laquelle elle tombe, et qu'elle est très-différente pour des corps de différente nature, qui sont placés dans les mêmes circonstances. Voy. Miroir, Oi-tiole, Réflexion.

et (McvreCa, divination), divination qui se faisait au moyen d'un miroir dans lequel on prétendait lire les événements à venir. On s'en servait, soit pour connaître et guérir les maladies, comme cela se pratiquait, au rapport de Pausanias, dans le temple de Cérès à Patras; soit pour prévoir les événements politiques : c'est ainsi, au dire deSpartien, que Didius Julianus connut sa chute prochaine et l'avènement de Septime Sévère.

CATTEL, cattelx. Voy. Catel.

CATTLEYA, genre de la famille des Orchidées, tribu des Epidendrées, renferme un assez grand nombre d'espèces. On peut cultiver en pots ou en vases suspendus, dans de la terre de bruyère brute ou tourbeuse mêlée de mousse, la C. bulbeuse et la C. de Moss : les fleurs de la première sont d'un violet pourpre éclatant avec le labelle violet cramoisi ; celles de la seconde d'un rose lilas, avec un labelle portant à son centre une' tache d'un beau violet marbré et entourée d'une bande jaune maculée de pourpre.

CAUCALIDE (du gr. xa\jxa>.î?)> Caucalis, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Caucalinées, est composé de plantes herbacées, annuelles, à feuilles multifides, et à fleurs blanches. On cultive dans les jardins la C. à grandes fleurs (C. grandiflora), qui croît naturellement, en France, dans les champs de blé. Ses graines, hérissées de longues pointes, se mêlent quelquefois au blé et rendent le pain amer et malsain.

CAUCHEMAR (du \aX.calcare, fouler, presser, et, selon les uns, du germaniq. mar, incube, parce qu'on s'imaginait que ce mal était causé par un démon incube ou éphialte qui sautait et pesait sur la poitrine du dormeur; selon d'autres, du german. mare, cheval : en anglais, on l'appelle nightmare, cheval nocturne). Le cauchemar a été défini : « une sensation pénible transformée en un rêve pénible. » C'est ce que Maury a si justement appelé « le délire du rêve ». Il y a dans le cauchemar deux éléments :un malaise physique, provenant d'un trouble soit de l'appareil digestif, soit de l'appareil circulatoire, et un véritable délire, dans lequel se succèdent des images et des idées effrayantes. Le rêveur essaye de fuir, d'échapper au danger qui le menace, de se débarrasser du poids qui l'oppresse; il fait de vains efforts, il ne peut crier et, ce qu'il y a de plus pénible, il a le sentiment de son impuissance. — Le cauchemar dure peu de temps : de 5 à 10 ou 15 minutes; si le rêveur l'estime à une durée plus longue, c'est que dans le sommeil la notion du temps est pour ainsi dire abolie. La répétition fréquente du cauchemar pourrait peut-être entraîner des troubles intellectuels graves ; mais ordinairement il disparaît au réveil et ne laisse presqu'aucune trace. Le meilleur moyen de prévenir le cauchemar accidentel est renfermé dans ce précepte de l'école de Salerne : ut sis nocte leris, sit tibi ccena brevis. — Les auteurs à consulter sont : Baillarger, Maury, Macario, Moreau de Tours, etc.

CAUDALE (dulat. cauda, queue). Voi/. Nageoire.

CAUDA LUCIDA (c.-à-d. queue brillante), étoile del"oude2J grandeur. Voy. Lion.

CAUDATA1RE (de cauda), ou porte-queue, officier qui porte la queue de la robe du pape, d'un cardinal, d'un prélat, ainsi que des rois ou reines, princes ou princesses, etc. Voy. Queue.

CAUDE (de cauda), nom donné, en termes de Blason, aux étoiles qui ont une queue.

CAUDEX (du lat. caudex, souche, tronc). Ce mot, en Botanique, a pris divers sens. Il signifie : tantôt toute la partie d'une plante qui n'est point ramifiée, tantôt une tige souterraine et couchée ( Voy. Bhizome). Pour les uns, le C. descendant est le pivot central de la racine ; le C. ascendant, la tige du végétal ; pour les autres, ces deux mots sont synonymes de gemmule et de radicule. Voy. ces mots.

CAL'HICCLE, Caudicula, nom donné au pédicelto qui porte le pollen des Orchidées.

CAUDIMA.NLS (du lat. cauda, queue, et manu*

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