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CATÉGORIES

tallin et sa capsule, soit en pénétrant à travers la sclérotique, comme dans la méthode par abaissement, soit en -introduisant l'instrument à travers la cornée transparente (kératonyxis) ; on dissémine ensuite les débris dans le corps vitré et dans la chambre antérieur.', où ils sont peu à peu résorbés. — Un 4e procédé, proposé parQuadri, est X&méthode mixte, qui consiste à déplacer le cristallin à l'aide d'une aiguille comme dans la première méthode, en môme temps qu'on fait pénétrer par la cornée une autre aiguille pourvue de petites pinces avec lesquelles on extrait la capsule cristalline. — Quelle que soit la méthode employée, l'opération doit être préparée par un traitement convenable et suivie de soins assidus : on place l'opéré sur un lit à tête un peu élevée, dans une chambre obscure, et on le soumet au régime le plus sévère.

La méthode d'opérer par déplacement, abaissement ou dépression, est la plus ancienne : Celse, auier siècle de notre ère, la connaissait et la pratiquait; Albinus prétend qu'elle nous vient d'Egypte, où la cataracte est fort commune. Le broiement est aussi exposé dans un passage de Celse; Pott, longtemps avant Scarpa, en a parlé dans ses œuvres chirurgicales, et l'a pratiqué avec succès. Daviel, en 1737, proposa le premier et exécuta avec succès l'extraction du cristallin. — Les auteurs principaux qui ont écrit sur la cataracte sont : Richter, Daviel, Heister, J.-L. Petit, Lafaye, Scarpa, Wenzel, Dupuytren, Roux, Sanson, Carron, Duvillards, Sichel, Desmarres, etc.

Cataracte noire, synonyme d'Amaurose ou Goutte sereine. Voy. Amaurose.

CATARRHACTES, nom latin scientifique du genre Gorfou. Voy. ce mot.

CATARRHE (du gr. xaTOtpfooç, flux, parce qu'on regardait le catarrhe comme un flux d'humeurs descendant de la tête), inflammation des membranes muqueuses, accompagnée de sécrétion. Selon la membrane affectée, le catarrhe prend les noms de bronchite, laryngite, pharyngite, entérite, cystite, blépharite, etc. ( Voy. ces mots) ; quelques médecins ne désignentainsi que le catarrhe aigu et distinguent le catarrhe chronique par les mots bronchorrhée , otorrhée, leucorrhée, etc. Toutefois les expressions Catarrhe pulmonaire, C. vésical, C. utérin, sont encore généralement employées. — Dans le langage vulgaire, le mot catarrhe s'applique plus particulièrement à l'inflammation de la muqueuse des voies aériennes. Voy. Rronchite.

Les vieillards, les enfants, les femmes, et en général les individus lymphatiques sont spécialement prédisposés aux affections catarrhales. Ces maladies sévissent surtout lors des brusques alternatives de froid et de chaud, pendant les temps froids et humides; on les voit souvent régner épidémiquement. Le début de ces affections est marqué seulement par du malaise, de l'anxiété, etc. ; puis surviennent l'enchifrènement et l'altération de l'odorat, si le catarrhe affecte les fosses nasales; ou bien l'altération du timbre de la voix, s'il a lieu dans les organes vocaux. Si c'est dans les voies digestives, on observe le manque d'appétit, l'enduit limoneux de la langue, la pâleur et le gonflement des gencives, etc.

Ces maladies sont caractérisées par le peu de douleur de l'organe affecté, l'abondance des mucosités qu'il sécrète, la mollesse et la faiblesse du pouls, qui cependant, dans quelques cas, peut devenir assez fréq uent, et accuser une véritable fièvre, dite alors fièvre catarrhale. Quant au traitement, il est indiqué par l'état général du malade : suivant l'organe affecté, il consistera dans les purgatifs, les vomitifs, les amers, les toniques, les stimulants, les sudorihques, etc.

On appelle catarrhe suffocant la dyspnée qui survient quelquefois tout à coup dans le cours d'un «atarrhe pulmonaire, et qui peut entraîner rapidement la mort.

CATARRHININS (du gr. xcctix, contre, et fîv, nez), nom donné par M. Is. Geoffroy St-Hilaire aux

Singes de l'Ancien continent, parce qu'ils ont les narines rapprochées et la cloison du nez très-mince.

Voy. PlTHÉCINS.

CATARTISME (du gr. y.aTapxKTjxo:), nom que les médecins donnaient autrefois à la réduction d'un os luxé ou fracturé.

CATASTROPHE (du gr. xaxa<7Tpo?ïj), ce dit, en Littérature, du changement ou de la révolution qui arrive à la fin de l'action d'un poëme dramatique, et qui le termine. La catastrophe est simple ou compliquée : simple, quand elle n'amène aucun changement dans l'état des personnages, ni reconnaissance, ni dénoûment proprement dit ; compliquée, quand le principal personnage éprouve un changement de fortune : la catastrophe prend alorslenomde/)^n)>^te. Le mot catastrophe implique presque toujours l'idée d'un événement funeste : cependant, dans les comédies, la catastrophe est généralement heureuse. Voy. Péripétie et Dénoûment.

CATÉCHÈSE (du gr. xaxrixYidiç, instruction), nom donné, dans les premiers temps de l'Église, aux explications courtes et méthodiques de la doctrine chrétienne et des mystères de la foi pour ceux qui voulaient se faire chrétiens. Les catéchèses ne se faisaient point dans l'église, mais dans le baptistère ou ailleurs. — Au ine siècle, les catéchètes, c.-à-d. les instructeurs chargés de faire les catéchèses, formaient un 5e ordre mineur dans certaines églises.

CATÉCHISME (du gr. %Ka\y\a\i.ô:), désigne à la fois les instructions que l'on donne aux enfants sur les vérités et les devoirs de la religion, et le livre qui contient ces instructions. On nomme catéchiste celui qui enseigne le catéchisme. Cette charge a été longtemps une des plus honorables de l'Église. Les conciles recommandent aux curés de faire, tous les dimanches, des catéchismes dans leurs paroisses. D'excellents ouvrages ont paru sur la meilleure manière d'enseigner la religion, notamment le Bon Catéchiste de Mgr de la Palme, évoque d'Aoste. Quant aux livres appelés catéchismes, ils varient pour chaque diocèse ; mais ils ont pour type commun celui du concile de Trente : les plus célèbres sont le C. des Jésuites, publié en 1564 par le P. Pierre Canisius, et le C. de Meaux, rédigé par Rossuet (1687). — Chez les Protestants, on distingue : le Grand et le Petit catéchisme de Luther (1529), le C. d'Heidelberg (1563) pour les églises, dites réformées,àa Palatinat, le C. de Racovie des églises sociniennes polonaises, etc.

CATECHUMENE (du gr. xaTYixoû|xevo;, instruit), nom que portaient, dans les premiers siècles de l'Eglise, les Juifs ou les Gentils convertis que l'on instruisait pour recevoir le baptême. Les catéchumènes se divisaient en 3 classes : les écoutants, qui ne recevaient d'instruction que sur la foi et sur les mœurs ; les élus, qui étaient préparés pour le baptême; et les compétents, qui étaient admis à le recevoir. La durée du catéchuménat était de deux ans. Les catéchumènes ne pouvaient entendre la messe que depuis l'introït jusqu'à l'offertoire : cette partie de la messe portait le nom de messe des catéchumènes. La distinction des chrétiens en catéchumènes et fidèles s'effaça à mesure que le christianisme devint la religion générale.

CATÉGORIES (du gr. xarnyopia, attribution), titre donné par Aristote à la première partie de son Organon. Toute proposition contenant deux termes, un sujet et un attribut, les catégories sont 10 classes dans lesquelles ce pbilosophe a distribué les mots, et par suite les idées, qui peuvent remplir le rôle de sujet ou celui d'attribut. Les voici dansleurordre : 1, substance (ou être) ; 2, quantité; 3, qualité; U, relation ; 5, lieu ; 6, temps ; 7, situation ; 8, manière d'être (ou possession); 9, action ; 10, passion. Les catégories jouent un grand rôle dans le système d'Aristote ; elles sont à la fois pour lui des divisions logiques et des divisions métaphysiques : substance et attributs, ou bien être et acciàents. Les stoïciens réduisirent les catégories à 4 : substance, qualité, ma-

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