CENTRE
CENTRONOTE.
des Valérianées, dont l'espèce principale est la Valériane rouge (C. ruber , plante herbacée indigène, à feuilles ovales, lancéolées; à fleurs rouges ou blanches ; elle a toutes les propriétés de la Valériane officinale. Voy. ce mot.
CENTRE (du gr. xévrpov). En Géométrie, on appelle, en général, centre d'une figure un point tel que les lignes qui y passent et aboutissent de part et d'autre au contour de la figure, sont partagées en deux parties égales. Tels sont les centres d'un cercle, d'une conique, d'un parallélogramme, d'un parallélipipède, d'une sphère, etc.
centre d'attraction, point vers lequel tend un corps, ou autour duquel il tourne. Ainsi le centre de la terre est un centre d'attraction pour les corps terrestres ; le centre du soleil est un centre d'attraction pour les planètes qui gravitent autour de lui. Voy. Attraction.
centre de gravité ou d'inertie, point sur lequel un corps, sollicité seulement par la pesanteur, peut être maintenu en équilibre dans toutes les positions; c'est le point d'application de la résultante de toutes les attractions qu'exerce la terre sur les molécules de ce corps. Pour trouver, par exemple, le centre de gravité d'une planche, on la suspend par un point ; alors le fil à plomb, suspendu du même point, passera par le centre de gravité; après avoir tracé la direction du fil sur la planche, on la suspend par un autre point, et l'on applique le fil à plomb pour trouver une autre ligne semblable; le point d'intersection de cette ligne avec la première sera le centre de gravité. Le centre de gravité chez l'homme est situé vers la partie inférieure du bassin. L'homme assis repose solidement, parce que la verticale abaissée du centre de gravité sur la base de sustentation est difficilement portée hors de cette base ; quand il veut se lever, il est obligé déporter le corps en avant pour déplacer le centre de gravité et amener sa verticale à passer vers la pointe des pieds. Un homme qui porte un fardeau sur le dos se penche en avant pour ramener le centre de gravité que la charge avait porté en arrière ; si le fardeau est porté dans les bras en avant, c'est en arrière que le corps doit se jeter. Un danseur de corde doit maintenir sa position de manière que la verticale du centre de gravité passe toujours par la corde au point où pose le pied.
Dans une ligne droite, le centre de gravité est au milieu de la longueur; dans un cylindre à bases parallèles, au milieu de l'axe ; dans un parallélogramme, à la rencontre des diagonales; dans un cercle et dans une sphère, au centre ; dans un triangle, au point d'intersection de deux lignes tirées du sommet de deux angles au milieu des côtés opposés, etc.
centre de MOLLEMENT, point autour duquel tournent plusieurs corps ou un système de corps. On nomme centre de mouvement circulaire d'un corps ou d'un système de corps, le point où toute la masse devrait être réunie, pour que toute force appliquée à une distance donnée de l'axe de suspension produisit dans le même temps la même vitesse angulaire que lorsque tous les corps sont mis en mouvement à leurs distances respectives.
On: une encore Centre optique d'une lentille,
un point par lequel passent tous les rayons lumineux qui n'éprouvent pas de déviation, en traversant la lentille; — c. d'oscillation un peint du pendule qui j mit de certaines propriétés [Voy. Pi mdoi i ,. — C. de percussion, dans un corps en mouvement, le point où le v\\i^- est le plus fort ; — C. phonique, en Acous doue, la place où l'auditeur entend des échos polysyllabiques et articulés;— C. dep Bléca nique, un poini d'un i orps quelconque ou d'un Bya «me de corps, choisi de manière qu'on puisse exactement estimer la situation et le mouvementdu corps ou du système par la situation et le mouvement de mi; — C. de pression d'un fluide contre un
te P° i"'ii faut soutenir pour que le plan
sur lequel B'exerce la pression demeure en équilibre.
En Anatomie, on appelle Centre épigastriaue les ganglions et le plexus nerveux situes à l'épigastre, et f nmés par le grand sympathique et le nerf pneumogastrique ; — C. nerveux, l'endroit d'où plusieurs nerfs tirent leur origine : le cerveau, la moelle épinière, les ganglions du grand sympathique, etc. ; — C. phrénique, le centre tendineux du diaphragme.
Cl NTBE, partie d'une assemblée politique, quisi 'ge au milieu de la salle : c'est là que se placent ordinairement les membres dont les opinions modérées tiennent le milieu entre celles du côté droit et celles du côté gauche.
CENTRIFUGE (force). Lorsqu'un mobile est assujetti à se mouvoir sur une courbe fixe, on traite ce mouvement, en Mécanique, comme celui d'un mobile entièrement libre, en joignant à la force motrice une autre force qui est la réaction de la courbe fixe sur le mobile. On peut aussi substituera ces deux forces, une force dirigée suivant la tangente à la courbe, et une autre force dirigée suivant le rayon de courbure, dans la concavité de la courbe : cette dernière s'appelle force centripète. On appelle force centrifuge vinz force égale et opposée à la précédente. Lorsque la force motrice est nulle, c.-à-d. lorsque le mobile 5e meut sur la courbe fixe, en vertu d'une vitesse initiale seulement, la force centripète se confond avec la réaction de la courbe, et la force centrifuge avec la pression en action que le mobile exerce sur la courbe. Cette force est d'autant plus grand" 1 rayon de courbure est plus petit, et que la vit» s-.' est plus grande : dans la fronde, par ex., elle et présentée par la tension du cordon. C'est pour é\ il r les effets de cette force qu'on fait décrire aux ferrées des courbes de grand rayon, et qu'on ralentit la vitesse dans les endroits où la courbure est trop prononcée. On explique encore par la force centrifuge l'aplatissement de la terre aux pôles. — Le mot trifuge indique une tendance du mobile à fuir fugerej le centre de la courbe qu'il parcourt, et qui le retient comme un obstacle.
CENTRINA ;du gr. xevrptvT)), nom latin sci que du genre. Himantin.
CENTRIPETE (iorce). Voir sa définition ci-dessus au mot Centrielce. — La force centripète indique une tendance du mobile à chercher (petere) le centre de la courbe qu'il décrit. On explique la gravitation d'une planète autour du soleil à l'aide de la force centripète dirigée vers le soleil et d'une vitesse initiale.
CEXTRISÇUE (du gr. xîvTpi'ffxo:) , Centriscus , genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Bouches-en-flùte, a le museau très-allongé, les mâchoires dépourvues do dents, le corps très-comprimé. La seule espèce connue, le C. scolopax, a un museau dont la forme l'a fait comparer, tantôt à une bécasse, tantôt à un éléphant, tantôt à un soufflet : aussi l'appelle-t-on Bécasse il'- mer, et Soffietta, Trombctta, sur les bords de la Méditerranée.
(I YrROIlARlQUE(du gr. xïvTfOv, centre.
po:, poids]. On ne aune méthode centrobarique la règle qui sert à trouver l'aire ou le volume engendré par une ligne ou une surface dans sa révolution auteur d'un ave fixe. Cette règle s'énonce ainsi : I
figure engendrée par la révolution d'une ILd'une surface autour d'un axe fixe a pour met pp duit de la ligne ou de la surface génératrice par le chemin parcouru par son centre d P. Guldin, jésuite duxvii* siècle, a passé pour ! tour de cette règle ; maison l'a retrouvée 1 face du vu* livre des Collections mathématiq Pappua d' Alexandrie.
CENTRONOTE du gr. xévrpov, aiguill m, et vâ- . grand genre de Poissons ai antli de l'ordre des Squamodermes, famille d
roules, (|ni n'ont qu'une seul'
cédée d'aiguillons. Il comprend les c/ies, les Elacates et les / . -
CtëPttAÉLIS.
CEPHALOPODES.
été donné aussi à d'autres poissons, notamment à on Épinoche (Gasterosteus aculeatus).
CENTROPOGON (du gr. xévcpov ct7rwvwv, barbe", genre 'de la famille des Lobéliacées, tribu des Dé- (S, dont les deux espèces principales sont le C. de Surinam, petit arbrisseau à fleurs d'un beau rouge et le C. a feuilles en cœur, plante herbacée vivace, à fleurs également rouges: toutes deux demandent la serre chaude.
CE>"TKOrOME (du gr. xsvtoov et 7tù>;j.a, opercule), Cenfropomus, vulg. Brocliet de mer, poisson de la famille des Percoides, commun sur les côtes de l'Amérique tropicale.
CENTROPUS, oiseau. Voy. Colcal.
CENTROTE (du gr. xsvxpMTÔ:, armé d'aiguillons), Centrotus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères, famille des Cicadaires, caractérisé par la forme allongée de la partie postérieure de leur prothorax, dont les côtés sont dilatés en forme de corne. Les centrotes ont des aiguillons; ils sont de couleur noire, et sautent avec facilité. Le C. petit diable (C. cornutus) des environs de Paris se trouve sur les plantes et dans les lieux humides.
LENT-SUISSES, troupe d'infanterie qui a été longtemps affectée à la garde des rois de France. Voy. Gardes du corps.
CENTCMVIRS (du lat. centumviri), .tribunal composé de cent membres, à F.ome, jugeait les questions d'état, de propriété et de succession. Voy. le Dict. (THist. et de Géogr.
CENTURIE (du lat. centuria), nom donné, chez les Romains, aune compagnie de cent hommes commandée par un centurion, et à une ancienne division politique du peuple. Voy. Cirie et le Dict . d'Hist. et de Géogr.
Les Centuries de Magdebourg sont un corps d'histoire ecclésiastique, écrit vers 1560 par des ministres protestantsde .Magdebourg. — Les C.de Nosjtradamus sont les prédictions attribuées à cet astrologue: elles sont rangées par centaines de quatrains ou de sixains.
CENTURION (du lat. centv.rio). Voy. centorie.
CÉNL'UE, Cœnurus, entozoaire qui habite le cerv au des agneaux et dont la présence cause la maladie appelée tournis { Voy. ce mot) : ce n'est qu'un ténia en' ore à l'état d'hydatide, mais qui peut se transformer en ténia complet, si on l'introduit dans l'estomac d'un autre animal. Voy. Ténia.
CEP (du lat. cippus, tronçon, palissade ; ou duceltique ceap, tronc), souche ou pied de vigne. Voy. i et Vigne.
CEPAGE (de cep), sarment de virnie cultivée employé comme plant ou bouture. On a reconnu de tout temps l'influence du cépage sur la qualité du vin. Cette influence est telle que plusieurs vins renommés tirent leur dénomination de celle des plants qui les ont produits : tels sont les vins muscats, et ceux de Grenache, de Malvoisie, de Picardan, etc. Le choix du cépage est donc des plus importants pour le viticulteur. Voy. Vigne.
CÈPE ou CErs, espèce de Champignon du genre Bolet. Voy. Bolet.
CÉPÉE 'de cep), touffe de tiges qui sortent de la lie d'un arbre après que le tronc a été coupé, oommeon le voitdansles châtaigniers, lesfrênes, etc. Ces pousses, presque toujours trop nombreuses, se n lisent réciproquement. Il faut avoir soin, à mesure qu'elles grandissent, d'en retrancher une partie et de ne conserver que les plus belles.
CÉPIIAÉLIS (du gr. xE?a).YJ, tête, à cause des capiules que forment les fleurs), genre de la famille des l'-'ibiacées, est composé de plantes herbacées ou d'arbustes qui croissent dans les parties chaudes et humides de l'Amérique méridionale : feuilles opposées; fleurs bractéolées, réunies en capitules terminaux ou axillaires. L'espèce la plus commune et en même temps la plus utile est le C. ipécacuanha, petit arbrisseau du Brésil qui fournit à la médecine une racine émétique d'un très-grand emploi [Voy. Ipécacoanhi).
Les autre- espèi es, commele C. violet et le C. pourpre, se cultivent en serre.
CÉPIIALACAXTIIE (du gr. xeçoprij et ôxavôa, épine), Cephalacanthus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre d s Squamodermes, famille des Joues-cuirassées, ressemble beaucoup aux Dactyloptères ou Poissons volants : il n'en diffère que par la brièveté de ses pectorales.
CEPHAL.EMATOME (du grec xespaXirç et aîua, sang, avec la désinence ôme\, tumeur ou basse sanguine qui se forme à la surface interne ou externe des os du crâne chpz le nouveau-né. Quand elle fait saillie au dehors, elle n'offre aucune gravité et disparaît au bout de quelques jours par de simples applications de compresses résolutives ; si elle persiste on l'ouvre par une légère incision.
CÉPHALALGIE (dugr. xeçaX^j etâ).yo;, douleur), nom sous lequel on désigne tout mal de tête, toute douleur qui occupe une région quelconque ou toute l'étendue de la tête et du crâne. On distingue la céphalée, ou céphalalgie persistante ; Y/témicranie, ou migraine {Voy. Migraine); le clou hystérique {Voy. Cloi), etc.
CÉPHALANTHE (du gr. xopaMj et <xv6o; fleur), synonyme de calathide et de capitule. — C'est aussi le nom d'un genre de la famille des P.ubiacées, dont la principale espèce est le C. occidental ou Bcis-bouton, arbrisseau de l'Amérique du i\ord que l'on cultive comme plante d'ornement.
CÉPHALÉE. Voy. Céphalalgie.
CÉl'HALIQUE (du gr. xe?a).txô;, ce qui a rapport à la têtej. — Artère céphalique, synonyme de carotide primitive ( Voy. Carotide). — Veine céphalique, veine superficielle de la face antérieure et extérieure du bras, se forme, au pli du coude, par la réunion de la médiane céphalique, de la radiale superfici 1le, etc. ; c'est une des veines sur lesquelles on pratique la saignée : on croyait autrefois que la saignée de cette veine était utile dans les maladies de la tête. — Remèdes céphaliques, antispasmodiques employés contre les maladies nerveuses de la tête.
CÉPH ALITE. Voy. Encéphalite.
CÉPHALOBRAN'CHES (du gr. xE3a).ïj, tète, et de branchies), sous-ordre de la classe des Annélides, ordre des Chétopodes : corps divisible en tête, thorax et abdomen ; branchies insérées sur la première de ces parties. Ces animaux vivent habituellement dans des tubes calcaires ou membraneux, ce qui leur a fait donner le nom de Tubicoles. Genres principaux : Serpule, Amphitrite, Térébelle, Sabelle, etc.
CÉPHALOPODES (du gr. xe^a).^ et iroûç, ttooô;, pied), lr* classe de l'embranchement des Mollusques, comprend des animaux formés d'un corps qui renferme les viscères et les branchies, et d'une tête surmontée de 8 ou 10 bras ou pieds, armés de ventouses. Tantôt les céphalopodes sont pourvus d'une coquille uniloculaire, comme l'Argonaute ; tantôt, comme le Nautile, ils habitent la dernière cavité d'une coquille multiloculaire dont les loges aériennes sont traversées par un siphon membraneux; tantôt enfin ils portent dans l'intérieur de leurs téguments soit une coquille formée de loges aériennes, comme la Spirale, soit un osselet calcaire ou corné, comme la Sèche. Plusieurs sont munis d'une poche remplie d'une substance noirâtre dont ils troublent l'eau autour d'eux pour se soustraire à leurs ennemis. Les sexes sont séparés sur des individus distincts. Tous les céphalopodes sont marins : ils sont très-voraces, et se nourrissent de crustacés et de poissons dont ils s'emparent avec leurs bras, et qu'ils dévorent à l'aide des deux fortes mandibules dont leur bouche est armée. — Les Cépha/apodes se divisent en deux ordres : 1° les Acétuou/if'ères, formant deux sous-ordres, les Décapodes et les Octopodes, et renfermant les familles des Sépidées, des Spirulidées, des Loli'j des Teuthidées et des Bélemnitidées ; 2° les Tentaculifères, qui comprennent les familles des Nautilidées, des Clyménidées, et des Ammonidées.