‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 277 sur 1672 · CÉRAT · texte numérisé non relu

CÉRAT

CEPHALOPTÈBE (du gr. xe^a).^ et UTÉpov, aile), Cephaloptcrus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Corvidés, renferme une seule espèce, le C. orné du Brésil, au plumage d'un beau bleu noir; sa tête est ornée d'une aigrette composée de plumes étroites et longues.

céphaloptère, Cephaloptera, genre de Poissons, de l'ordre desPlagiostomesetde la famille des Raies, à nageoires pectorales grandes, élargies et pointues; taille dépassant quelquefois l\m. Le C. Masséna, type du genre, se prend avec les thons, dans les madragues de la Méditerranée.

CEI'IIALOTE (du gr. xEya)^) Cephalotes, genre de la famille des Chéiroptères(Chauves-souris), voisin des Roussettes, et appelé aussi Harpie ; — Genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques.

CÉPHÉE (nom myth.), constellation de l'hémisphère boréal, située entre le Dragon et Cassiopée, renferme 35 étoiles dont trois de 3e grandeur.

CEPS, genre de Champignons. Voy. Bolet.

CÉRAÏSTE (du gr. xepâaTT):, cornu, de la forme des graines), Cerastium, genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsinées, renferme des espèces herbacées, la plupart vivaces, presque toutes d'Europe. Elles sont recherchées à cause de la multitude et de l'éclatante blancheur de leurs fleurs. Le C. tomenteux (C tomentosum^, vulg. Argentine et Oreille de souris, a des fleurs d'un blanc pur et un feuillage argenté et cotonneux dont on tapisse les rochers dans les jardins paysagers.

CERAMBYCINS (du g.-type cerambyx), tribu d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, caractérisés par leur labre très-apparent, leurs yeux toujours échancrés pour recevoir la base des antennes, qui sont longues; leurs cuisses en forme de massue et, leurs couleurs brillantes. Ils habitent les contrées chaudes du midi de la France. — Genres principaux: Cerambyx, Callichrome, etc.

CERAMBYX 'du gr. xepàfjuSuÉ). Voy. Capricorne.

CERAMIE (du gr. xepâjitov, vase de terre, à cause de la forme des capsules), Ceramium, genre de la famille des Algues, section des Floridées, type de la tribu des Céramiaires, a pour caractères : des fila ments cylindriques articulés par sections et marqués intérieurement d'une seule macule de matière colorante ; des capsules externes, solitaires, nues, opaques. Leur couleur varie du pourpre au violet; elles ont la forme d'arbustes, et croissent dans l'Océan.

CERAMIQUE (art), du gr. x£pap.o:, terre à potier, en lat. Ftguli/ta ; art qui a pour objet la fabrication des poteries, faïences et porcelaines, employées soit comme vases et ustensiles, soit comme tuyaux, briques, tuiles, antéfixes et ornements pour la décoration intérieure et extérieure des édifices, ou bien encore comme bas-reliefe, statuettes, etc. Les substances qui entrent dans leur composition sont l'argile plastique, la tore de pipe, le kaolin, le grès. Hlles peuvnt être non vernissées (terre cuite, biscuit), ou être glacées soit par un vertus transparent de silex et de plomb [vases antiques), ou de feldspath j»>fc / soit par un émail composé d'une matière vitrifiable ei d'étain [faïence), soit par une couverte composée d'une matière vitrifiable et d'une terre qui ne feu déni qu'à la température requise par la cuisson même de la pâte [grèi .

La céramique est un des arts les plus anciens ; on a trouvé dans 1rs hypogées de l'Egypte des poteries émaillées de diverses couleurs ; eu a recueilli également dans 1rs ruines de l'AsByrie des briques émaillées qui servaient h |a construction des édifices, etc. Les Phéniciens étaient d'habiles céramistes qui exportaient leurs produits dai s toutes les contrées que baigne la Méditerranée. C'est d'eux que les Grecs apprirent l'industrie des vases peints ; ils la portèrenl ensuite au plus haut degré de perfection el produisi rent des u'tivros d'un -eut exquis, soit parla pureté

des formes, soit par la décoration polychrome ; on voit dans les musées des collections de vases destinés aux sacrifices, aux repas, à l'ornement des maisons, aux tombeaux, et couverts de sujets mythologiques, bachiques, ou empruntés à la vie ordinaire, vases sur lesquels de grands travaux d'érudition ont été publiés depuis un siècle en Allemagne, en Angleterre, en France et en Italie ( Voy. Vases). De Givre, une colonie apporta les mêmes procédés en Étrurie. Les Romains imprimèrent à la poterie usuelle un caractère de force et de commodité, comme on on peut juger par les jarres et les amphores qu'on emploie encore dans le midi de la France. Aumoyen-àge, on dalla les églises et les châteaux avec des carreaux soit incrustés de terre colorée, soit émaillés; on fit des vases de grès. Au xive siècle, des potiers maures s'installèrentàMajorque ety fabriquèrent une faïence à reflets irisés et métalliques (majolique hispano-moresque). L'imitation donna naissance à la majolique italienne, que les Français nommèrent faïence; au xve siècle, Lucca délia Robia, d'après Vasari, inventa l'émail stannifère blanc et fabriqua des bas-reliefs coloriés, des médaillons, etc., pour remplacer les mosaïques. Cet art passa ensuite en France, où l'on cite les faïences d'Oiron (soi-disant service de Henri II), les terres émaillées de Limoges, les plats de Bernard de Palissy, les poteries de Nevers, de Moustiers et surtout de Rouen. C'est seulementauxvm* siècle que remonte l'invention de la terre de pipe ou faïence anglaise et de la porcelaine européenne. Les Anglais empruntèrent cette dernière aux Chinois ; mais ces produits de la Chine trouvèrent presque aussitôt en France et en Saxe une concurrence redoutable. La porcelaine de Saxe n'a plus son ancienne réputation ; mais les produits de la manufacture de Sèvres ont toujours conservé leur supériorité. On estime beaucoup aussi les faïences et les porcelaines de Creil, de Montereau et de Limoges ; les produits de Menton et ceux des fabriques anglaises.

Consulter sur ce sujet : A. Brongniart, Traité det Arts céramiques (1844\ et avec M. Riocroux, Description du mfdée céramique de Sevra 18^5; ; J.Labarte, Collection Debruge-Duménil \-'\l ; Marryat, Collections towards a nistory ofpotery and porce/ain (1850) ; A. Tainturier, les Terres émaillées de Hernard de Palissy .1863) ; A. Demmin, Histoire de la céramique 1869); Alb. Jacquemart, Histoire de la céramique (1872), etc. Voy. Grès, Faïe.nc.e, Porcb

LAINE, TERRE DE PIPE, etc.

CÉltASINE (du lat. cerasus, cerise % principe chimique qui constitue la presque totalité des gommes qui exsudent des cerisiers, amandiers, pruniers, etc. Sa composition répond à la formule C1SH,U010. Voy. Commis.

CERASTE (du gr. xspiiriQ;, cornu), Vipera cérastes, espèce de Vipère très-venimeuse de l'Afrique septentrionale, est caractérisée par une1 petite corne pointue qu'elle porte sur chaque sourcil, ce qui lui a fait donner le nom de Serpent cornu : elle es) sâtre, et se tient cachée dans le -aide en Vfrique. On la voit gravée sur les anciens monuments égyptiens. Quelques zoologistes lui ont donné la nom d'Aspic. Voy. ce mot.

CERAT du lat. cera, cire), Ceratum, médicament externe magistral ou officinal, formé d'huile et de cire, et quelquefois de blanc d i haleine, mais a graisse ou de matières résineuses comme les pommades et les onguents. Le cérai simple, < ■ ' ■ use ou C. deGalien,se faitavecderhuiled'amandesdo de la cire vierge : dans les hôpitaux, on le fs de la cire jaune et îlest toul aussi heu. Bn j sj mtant quelques gouttes d'essence de roses, o i •' ta C. aie ou labial; de l'eau de laurier-cerise, le C. cal' mont de Roux ; du laudanum, ta C. opiacé; du acétate de plomb, ta C. saturnin ou rf<

du soufre sublimé, le C. SOUflré, etc. — 1

beurre de cacao el ta C. cosmétique, dit ■

ne Boni pas de véritables cérats. — Il ne fat

CERCEKIS.

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