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CÉRÉALES

cercle que le soleil paraît décrire sur la splière céleste dans son mouvement annuel. Les cercle* de longitude sont les grands cercles perpendiculaires à l'écliptique. — On distingue encore le grand cercle de ['horizon, ainsi nommé parce qu'il limite la vue, etqui est perpendiculaire à la verticale, <'t les cercles de hauteur ou almicantarats, qui sont les petits cercles parallèles à l'horizon. — Sur la sphère terrestre on distingue de même l'équateur et les parallèles, qui se définissent comme les cercles de même nom de la sphère céleste. Parmi ceux-ci, on considère spécialement les cercles polaires situes à 23" 28' des pôles (le cercle polaire arctique, dans l'hémisphère boréal, et le cercle polaire antarctique, dans l'hémisphère austral), et [encercles tropiques, situés à 23° 28' de l'équateur (le tropique du cancer, au nord, le tropique du capricorne, au sud) : ces quatre, cercles partagent la surface de la terre en cinq Z'h/rs. Voy. ce mot.

cerclechro.uatique, cercle divisé en secteurs égaux, coupés par des circonférences concentriques et équidistantes ; ce qui constitue un grand nombre de cases quadrangulaires. Chaque secteur a une couleur particulière : mais en allant de la circonférence du cercle au centre, on passe par tous les tons, depuis le noir jusqu'au blanc. Quand on suit une circonférence on voit toutes les nuances se succéder graduellement dans le même ton. On peut donc désigner par un numéro la nuance et le ton, ce qui permet d'avoir un langage précis pour la désignation des couleurs. Le cercle de M. Chevreul contient 72 secteurs et 20 tons, en tout 1440 couleurs servant de types. Voy. Couleur.

cercle mural, instrument d'Astronomie, dont on se sert pour déterminer la déclinaison des astres. Il se compose'd'un limbe ou cercle divisé, appliqué contre un mur parallèle au plan méridien, et d'une lunette astronomique, mobile dans le plan du limbe et au tour de son centre, et qui ne peut dès lors viser les astres qu'à, leurculmination supérieure ou inférieure. La direction de l'horizontale sur le limbe s'obtient en visant une étoile directement avec la lunette, puis par réflexion dans un bain de mercure : l'horizontale est la bissectrice de l'angle formé par les deux directions de la lunette. La direction de la ligne des pôles s'obtient en visant une même étoile circumpolaire à sa culmination inférieure et supérieure et menant la bissectrice des deux directions obtenues. — Quand une étoile atteint sa culmination supérieure, on mesure à l'aide de cet instrument, sa distance zénithale, c.-à-d. l'angle que fait le rayon visuel mené à cette étoile avec la ligne des pôles; et l'on calcule sa déclinais m à l'aide de la formule d=8+ h, dans laquelle d désigne la déclinaison, h la hauteur du pôle au-dessus de l'orizon, et S la distance zénithale et où la déclinaison d et la distance zénithale 8 sont regardées comme positives ou négatives, la première suivant qu'elle est boréale ou australe, la seconde suivant qu'elle est comptée du côté du pôle ou à l'opposé.

i ii, ci. e iwriiklique, nom donné, en Météorologie, à une partie d'un halo solaire, consistant en un cercle blanc horizontal, passant parle soleil; ce météore optique a été expliqué par Huyghens, ^ oung, e1 plus complètement par Bravais et par M. Babinel : il est dû à la réflexion des rayons solaires sur des prismes de glace flottant verticalement dans l'atmosphère. Ce phénomène se voit surtout dans les régions polaires. Voy. Halo.

I i RCLB RÉPÉTI ni R, instrument de Physique appliquée imaginé par Borda, qui permet de mesurer les angles avec une exactitude presque indéfinie, il se compose d'un limbe ou cercle divisé qu'on peut amener dans un plan quelconque, et de deux lunettes qui se meuvent dans son plan, l'une en dessus, l'autre en dessous. En visant les cotés d'un angle successivement avec les deux lunettes que l'on fixe au liml t qu'on

en détache alternativement, on parvient à mesurer,

au lieu de cet angle, un multiple aussi grand qu'on

veut de cet angle. De la sorte, la valeur trouvée se trouvant divisée, après coup, par un nombre' suffisamment grand, l'erreur du résultat se trouve atténuée autant que l'on veut. — L'idée première de la répétition des angles est duc à Tobie Mayer.

Cl bclb d'ui.loa, nom donné, en Météorologie, à un grand cercle blanc qui entoure quelquefois les apothéoses ( \'oy. ce mot) : on ne sait pas l'expliquer complètement.

cercle \ (cieox, nom sous lequel on désigne, en Logique, le sophisme qui consiste à donner pour preuve d'une allégation une proposition que l'on prouve elle-même par la proposition que l'on avait démontrée avec son secours; ce qui est tourner dans un cercle sans issue : par exemple, prouver l'immortalité de l'âme par son immatérialité, puis prouver son immatérialité par son immortalité. Voy. Sophisme.

cercles. On nomme ainsi auj. certaines réunions d'hommes seuls, faites à l'imitation des clubs des Anglais, où l'on se rend habituellement pour converser ou traiter d'affaires, et où l'on se cotise pour recevoir les journaux et aussi pour jouer. On trouve de ces réunions dans presque toutes les villes de France, notamment à Paris (Jockey Club,C.des < h.Èlisées.C. Grammont, C. de la rue Roijale, etc.). Plusieurs cercles ont une destination scientifique ou commerciale :tels sont le C. agricole, le C. du commerce, le C. des chemins de fer, le C. des arts, le C. de la librairie, etc. — Dans l'origine, le mot cercle ne s'appliquait qu'aux réunions de la Cour, dans lesquelles les personnes étaient réellement rangées en cercle autour du prince; il s'est étendu ensuite aux réunions de la haute société, et enfin à des réunions payantes.

CERCODIEINW'ES, famille de plantes. Voy. Halo-

RACiÉES.

CERCOPE (du gr. aepxcomi), Cercopis, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, famille

des Cicadaires. Ce sont des insectes sauteurs, à couleurs vives, ordinairement jaunes ou rouges sur un fond noir. Le C. sanguinolent, type du genre, est assez commun aux environs de Paris. La larve du C. écunieux ou Aphrophore, laisse sur les plantes et en particulier sur les luzernes ces traces glair suse vulg. crachats de coucou ou écume printanière.

CERCOPITHÈQUES (du gr. xipxo;, queue, Or,xo;, singe), nom scientifique du genre Guenon. Voy. ce mot.

CERCUEIL (du b.-lat. sarcus, de l'anchaut-allem. tare,* aveau funéraire), coffre dans lequel on renferme les corps des morts. Le cercueil ordinaire, ou bière, se compose uniquement de cinq planches de sapin ; celui du riche est un coffre de chêne, d'ébène ou d'aï ajou, enveloppant une boite de plomb soigneusement soudée. Chez les anciens, les Égyptiens sont Célèbres pour le soin qu'ils prenaient de leur sépulture; leurs cercueils étaient ordinairement en boisde sycomore ou de cèdre, et ornés de peintures etd'hiéroglyphes (Voy: .Momie). Les Grecs et les Romains,

qui brûlaient leurs morts, n'ont p:is eu de •.wueils.

L'usage des cercueils fut renouvelé par les chrétiens. En Chine, le luxe des cercueils a été de tout temps porté au plus haut degré : le Chinois le plus pauvre Consacre ses premières économies à lâchât d'un

cercueil.

CÉRÉALES (du lat. cereaUa, de ( —'des

mois ons), nom sous lequel on réunit toutes les (ira minées qui sont la base de la nourriture de l'homme et des animaux domestiques. Ce sont, en générai, le fromeiitfVépeautre, [eseigle,Vorget['avm auxquels on joint souvent le rix, le sarrasin, Le gho, Valpiste, la fètuque /luttante, la suante et le millet, — En France, la production des o réaies augmente à mesure 'i'"' les procédés de culture s'améliorent : en 1815, la récolte a donné 132 millions d le Ctolitres; en 1835, 204 millions ; en 1865, 930 mil

la région septentrionale fournit les deux tiers de cette

production. Dans les départements les plus ride céréales, lea agriculteurs comptent, sur 10 années,

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