CÉRÈS
1 année de bonne récolte, 6 moyennes et 3 mauvaises. La consommation exige 60 centièmes de la récolle pour les hommes, 19 centièmes pour les animaux, 10 centièmes pour les semailleset 2 centièmes pour les boissons; ce qui fait en tout 97 centièmes, et laisse dans les années ordinaires un excédant de ;; - entièmes, qui peut s'élever à 15 centièmes dans les bonnes années. La consommation par habitant est en nid\ enne de 172 litres ; cette consommation d'ailleurs est i Ls-inégalement distribuée : elle est de 180 à 199 peur le nord, de 135 à 164 pour le midi ; sousLouisXIV, elle n'était guère que de 100 litres.
Le commerce des céréales a été, à toutes les époques, réglementé par les gouvernements. Chez les Ro- , qui étaient forcés de s'approvisionner de blé daigne, en Sicile, en Egypte et dans le reste (i l'Afrique, le commerce des céréales était entre les mains du gouvernement qui fixait lui-même le prix auquel le blé devait être vendu. C. Gracchus (125 av. J.-C), donna le premier l'exemple de distribuer presque gratuitement le blé aux citoyens pauvres; cet abus, ruineux pour les agriculteurs comme pour l'État, subsista jusqu'à la chute de i'empire romain. En France, l'exportation fut tantôt permise, tantôt défendue, même de province à province : en outre, le bit fut très-souvent taxé, et le maximum changea sans cesse. Sous Louis XV, on concéda à certaines compagnies le monopole du commerce des blés, ce qui donna lieu aux plus graves abus [Voy. Accaparement). Le mal fut porté au comble pendant la Révolution : la disette, résultat d'une mauvaise législation et des désordres politiques plus encore que de l'intempérie des saisons, fut suivie du pillage, et amena, outre la défense d'exporter, quisitions vexatoires et une taxation ruineuse pour les producteurs : Paris fut, pendant plusieurs années, rationné par le gouvernement, qui se chargeait lui-même de la vente du blé; ce ne fut qu'en janvier 17fJ6 que l'approvisionnement fut rendu au commerce. En 1811, Napoléon, voulant assurer la subsistance de la capitale, ordonna la création d'une i éserve de farines et la construction de greniers d'abondance ; mais cette mesure n'eut pas les résultats qu'il en attendait. En 1819, le gouvernement établit une chelle mobile Voy. ce mot) qui réglait les cas dans lesquels l'importation et l'exportation étaient permises et fixait le droit qu'auraient à payer les blés importés; cette législation, tout h fait contraire au développement de l'agriculture, a été maintenue jusi,n 'en 1801, époque à laquelle l'échelle mobile a été supprimée et la liberté rendue au commerce des céréales. Voy. aussi Boulangerie.
En Angleterre, la législation des céréales (cornn'a pas subi moins de vicissitudes : l'exporta- ; importation furent alternativement prohibées i:;ses ; !a législation, faite principalement dans l'intérêt de l'aristocratie territoriale, finit par devenir tellement oppressive qu'il seforma contre elle une redoutable; cette ligue, née à Manchester, en habilen nt dirigée par le célèbre Cobden, it.en juin 1846, après une lutte de huit ans, à abroger, sous le ministère de Robert Peel, les i restreignaient le commerce des blés.
Voir : Dupont de Nemours, De l'exportation et de station des grains (1764), et Analyse de la léon îles grains <'17s9 ; Mirabeau, Lettres sur le erce des blés (1768, ; l'abbé Galiani, Dialogues sur le commerce des blés (1770); Necker, Sur la léion et le commerce des grains (177.») ; Chaillou di - Barres, Essai historique sur la législation des 1820 ; F. Bastiat, Cobden ei ta Ligue; A. Molinari, Histoire du tarif des céréales (1847), etc. CEREBELLEUX fdu lat. cirebellum), qui appartient au cervelet. Voy. ce mot.
» ERERRAL (du lat. cerelrum „ ce qui a rapport au cerveauCVoy. Cerveau). — On compte de chaque cote de la tête 3 artères cér, bnles : l'antérieure, ou artère du corps calleux ; la moyenne, branche qui ter-
mine en devant la carotide interne ; la postérieure, qui est fournie par l'artère vertébrale; — 12 nerfs cérébraux ou crâniens ; l'olfactif, l'optique, le moteur oculaire commun, le pathétique, le trijumeau, le moteur oculaire externe, le facial, l'auditif, le glossopharyngien, le pneumogastrique, le spinal et l'hypoglosse.
Membranes cérébrales. Voy. Méninges.
Protubérance cérébrale. Voy. Pont he Varole.
En Pathologie, on donne le nom de Maladies cérébrales à toutes les affections qui paraissent avoir leur siège dans la masse encéphalique. — Fièvre cérébrale. Voy. Méningite.
CÉBÉBRIFORME (matière). Voy. ExcËniALOiDE.
CÉRÉBRINE, substance extraite du cerveau par M. Gobley. Voy. Protacon.
CÉRÉBR1TE. Voy. Encéphalite.
CÉRÉBRO-SPINAL, qui a rapport au cerveau et à l&moelle épinière. — On appelle Système cérébro-spinal, Axe cérébro-spinal, l'ensemble du cerveau et de la moelle épinière ; Liquide cérébro-spinal, le liquide que renferme l'arachnoïde.
CÉRÉBROTE, un des éléments de la substance Manche du cerveau {Voy. Cerveau) : c'est une matière d'apparence graisseuse, soluble dans l'alcool bouillant et qui contient, outre le carbone, l'oxygène, l'hydrogène et l'azote, du soufre et du phosphore.
CÉRÉMONIAL (de cérémonie), ensemble des usages observés dans les cérémonies politiques et religieuses. Ces dernières comprennent tout ce qui constitue le culte extérieur, sacrifices, offrandes, jeux sacrés, prières publiques, consécration du mariage et des funérailles, etc. {Voy. Culte et Rituel)., — Le cérémonial politique peut se diviser en C. d'Etat et de Cour {Voy. Couronnement, Sacre, Baise-main, etc.), en C. diplomatique, ou d'États à États, comprenant aussi le cérémonial maritime; il constitue ce que l'on nomme l'étiquette { Voy. ce mot), et en C. officie/, comprenant les droits et les devoirs honorifiques des fonctionnaires civils et militaires, et tout ce qui concerne lesrangset préséances. — Consulter: Kœnig, Theatrum ceremoniale historico-politicum (Leipzig, 1719-20); Rousset, Cérémonial diplomatique des cours de l'Europe (Amsterdam, 1739;; Th. et D. Godefroy, le Cérémonial de France (Paris, 1649;; ie Cérémonial de l'Empire français (Paris, 1805; ; L. Dupont, le Cérémonial officiel (1868\ etc.
CÉRÉMONIES (de Cœre, ville d'Étrurie, h laquelle les Romains empruntèrent une partie de leur culte), formes extérieures observées soit dans le culte religieux, soit dans les solennités publiques. On doit à Bernard Picard l'Histoire des Cérémonies de tous les peuples. Voy. Fêtes.
On nomme Maîtres des cérémonies, Grand maître des cérémonies, les officiers chargés d'ordonner les cérémonies et d'y présider. On a retenu les noms de M. de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies du roi Louis XVI, et de M. de Ségur, grand maître des cérémonies de l'empereur Napoléon Ier. — Voy. Cérémonial.
CÉRÉOPSE, Cereopsis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes, famille des Lamellirostres, voisin des Oies et des Bernaches. La seule espèce qui le compose est le C. cendré, de l'Australie : bec fort, très-court, obtus, presque aussi élevé à sa base que long, couvert d'une cire qui s'étend à peu près jusqu'à la pointe; ailes amples; tête d'un blanc pur, et le reste du corps cendré.
CÉRÉR1TE. Voy. Cérite.
CERÈS (nom mythologique), planète télescopique, découverte par Piazzi en 1801. Elle fait sa révolution en 1681 jours, 13 h., 55 m., ou env. 4 ans et demi; l'inclinaison de son orbite sur l'écliptique est de 10° 37' 28", 5; son excentricité, de 0,07S5; sa distance moyenne au soleil est de 428 millions de kilomètres, ou 2,77, la distance de la terre au soleil étant prise pour unité. Elle n'a que 100 kilomètres de diamètre ; son volume n'est que le quart de celui de la lune ; son