CÉTOINE
Durklieim et depuis retrouvé dans plusieurs autres eaux minérales, telles que celles de Bourbonne. Il est plus souvent accompagné de rubidium, de potassium,
de sodium et de lithium. Certains minerais de l'île d'Elbe contiennent jusqu'à 34,07 0,0 d'oxyde de césium. Poids atomique, 133.
CESSION (du lat. cessio), transmission par acte entre-vifs d'un droit incorporel : on l'appelle aussi transport. Elle s'opère : pour les créances civiles par la tradition du titre, par la signification de la cession au débiteur de la créance cédée, à moins d'acceptation spontanée de sa part (C. Nap., art. 1689 etsuiv. ; pour les lettres de change et billets à ordre, par l'endossement (C. de comm.,art. 13C-160 ; pour les inscriptions de rente et les actions nominatives dans une société, par le transfert. — On appelle cédant celui qui transporte à un autre la créance, le droit ou l'action qu'il possède ; cession/taire celui auquel le transport e>t fait.
Cession de biens, abandon ou délaissement qu'un débiteur malheureux est admis à faire de tous ses biens à ses créanciers lorsqu'il se trouve hors d'état de payer ses dettes (C. Nap., art. 1205,. La cession di's biens est volontaire ou judiciaire. Elle n'éteint point l'action des créanciers sur les biens que le débiteur peut acquérir par la suite; elle n'avait d'autre effet que de soustraire le débiteur à la contrainte par corps et n'a plus d'utilité depuis que cette dernière a été abolie. La loi n'admet point au bénéfice de cession : 1° les stellionataires, les banqueroutiers frauduleux, les personnes condamnées pour fait d'escroquerie, ni les personnes comptables; 2° les étrangers, les tuteurs, administrateurs ou dépositaires (C. de proc, art. 905; ; 3° les commerçants (C. de comm., art. 541).
Cession de droits successifs ou litigieux. Voy. Retrait.
CESTE (du lat. cœstus), gantelet de cuir garni de fer ou de plomb, dont les athlètes se servaient dans les combats du pugilat. Pour se garantir les tempes et les oreilles des coups du ceste, les athlètes couvraient leur tète d'une calotte nommée amphotide, et .qui était d'airain doublé de drap. Virgile, dans Y Enéide (liv. V, v. 387-484), décrit un combat au ceste entre Entelle et Darès.
ceste (du grec v.z7-.6;, ceinture de Vénus). Voy. CEINTURE.
ceste, Cestum, genre d'Acalèphes, de la classe des Polypes cténophorcs et voisins des Béroés : ce sont des corps rubanés plus larges que longs et munis de cils latéraux aiubulacruirus : on en trouve sur les côtes de la Méditerranée.
CESTOÏDES (du gr. xeotô;, et de eîog:, forme), ordre de la classe des Helminthes, se compose de vers formés d'anneaux allongés, aplatis comme des cestes ou rubans. Les Vers solitaires, Ténias et Bothri'>cépha!es (Voy. ces mots), appartiennent à l'ordre des Cestoîdes.
CESTKE (du gr. xéorpoc , flèche OU trait que les anciens lançaient à l'aide d'une fronde: le Fer de ce trait était long de deux palmes, et la hampe d'une demi-coudée. Le cestre fut inventé pur les .Macédoniens vers l'an 170 av. J.-C.
CESTREAU(du gr. xsorpov), Cestrutn, genre-type
de la tribu ou plutôt de la famille des Cestrinées, de-
■ de celle des Solan des plantes in-
digènes «les parties chaudes de I Amérique. Co sont
des arbrisseaux à feuilles tOUjOUTS \eiles, figurant
très-bien dans les jardins paysagers. Certaines esexhalent une odeur suave pendant le jour, d'autres le soir, ou bien la nuit; ainsi le c. noires on Jasmin vénéneux a une odeur nauséabonde le jour, agréable pendant la nuit. Le C. rocs et le C. "' sont cultivés pour la beauté de l< urs Heurs.
i.i m itE (du lat. catsura), coupe du vers, repos suspensif qui Bépare les deux parties d'un vers et qui se marque après mi certain nombre de syllabes. —
Dans nos vers Byllabiques, la place de la 'césure va-
rie suivant le nombre de syllabes. Dans le vers alexandrin, elle se place ordinairement après laGc syllabe; dans le vers de io syllal es, après la 4e; dans celui de 8 syllabes, après la 3e ou la 5e. Les vers qui ont moins de 6 syllabes n'ont pas de césure obligée.
Dans les vers métriques grecs et latins), on entend par césure une syllabe longue qui finit un mot et qui commence un pied : ce repos, d'ailleurs, ne suspend aucunement le sens. Le vers hexamètre exige au moins une césure après le 2e pied ; le plus souvent il en a deux, l'une après le 1" et l'autre après le 3'; quelquefois il en a trois, comme dans ce vers de la lre églogue de Virgile :
Silves | trem tenu | i mu | su m medi j taris a | vena.
Le vers pentamètre n'admet de césure qu'après le l,retle 2' pied ; le vers iambique doi: avoir, au moins, une césure au commencement du 3' pied.
CETACES, en lat. Cete(du gr. xtjtii), ordrede Mammifères marins qui a pour caractères principaux : une seule paire de membres, les membres antérieurs, toujours dépourvus d'ongles; une queue analogue à celle d s poissons, mais disposée transversalement; souvent une nageoire dorsale simplement cutanée ; une seule sorte de dents, toujours à une seule racine; des poumons, le sang chaud et des mamelles placées sous le ventre près de l'anus. Les Cétacés vivent dans l'eau et n'en sortent jamais; mais ils ne peuvent plonger longtemps et sont obligés de venir i la surface respirer l'air ; leurs narines sont disposées de manière qu'ils peuvent ouvrir la gueule pour saisir leur nourriture sans s'exposer à introduire de l'eau dans leurs voies aériennes ; plusieurs ont à l'arrière-bouche des ëvents par lesquels ils rejettent avec force l'eau que leur bouche a engloutie. Ces animaux atteignent quelquefois des proportions gigantesques ; ils se nourrissent de substances animales, mais le plus souvent de très-petites espèces, de mollusques ou de petits crustacés. — L'ordre des Cétacés peut être subdivisé en deux sous-ordres : les Cétodontes, qui sont pourvus de dents et qui comprennent les genres: Cachalot, Hyperoodon, Ziphius, Dauphin, Marsouin, Sarval, etc., et les L étu ces mysticètes, chez qui les dents sont remplacés par des fanons et qui comprennent les genres : Haleine, Rorqual, Még aptère, etc. Voy. ces divers mots. m
CÉTÉRACH (orig. arabe), genre de la famille des Fougères, tribu des Aspléniacées, confondu par quelques botanistes avec le Gymnogramma, est caractérisé par les écailles larges et nombreuses qui c entièrement ses capsules : ces fougères croissent dans toute l'Europe à la surface des rochers i Les vieux murs. Les feuilles du C. officinal (C. officinarum) sunt légèrement amèreset mucilagineuses : elles passaient autrefois pour dissoudre les calculs et guérir les maladies de la rate.
CÉTIA'E ^du gr. xrjto;, baleine). Voy. Bla.nc de BALEINE.
CÉTIMOl'i: ou cétïuqie (acide). Voy. Éthal.
CÉTIOSAURE (du gr. y.^ro:, baleine, et -ratOpa, Lézard), genre de Reptiles fossiles gigantesqu la famille des Crocodiliens, dont le> d. luis se rencontrent dans les étages portlandienet néocomien de diverses parties de l'Angleterr . I caractérisés principalement par leurs os spongieux et l'absence de cavité médullaire dans les os .
CÉTODONTES ou Cétacés à dents. Voy. Ci
CÉTOINE,* etonia, genre d'insectes, de l'ord Coléoptères, famille des Lamellicornes, voisins des Hannetons, comprend un grand nombre ci marquables par leurs couleurs métalliques et variées, mais de forme lourde et massive. Leur vol, rapide et bruyant, s'exécute avec leurs élytresferméi Cétoines aim nt a se reposer sur les lilas et les roses, dont eiles sucent le suc. La I . commune dans nos jardins, est d'un vert éne raude qui contraste agréablement avec L'incarnat de la rose: of a proj' ;oine comme un spécifique contre'