‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 285 sur 1672 · CERVELET · texte numérisé non relu

CERVELET

CÉSIUM.

d'organe aux facultés de l'âme, à la sensibilité, à l'intelligence, à la volonté et à la force motrice : 1° Par rapport à la sensibilité, le nerf sensitif reçoit l'impression ou excitation venant soit du milieu extérieur, soit du milieu intérieur organique, et il la transmet au cerveau, parcequ'il sert de conducteur à un fluide qui circule ou qui vibre, comme le fil télégraphique qui relie deux stations ; alors se produisent dans le cerveau des phénomènes nerveux d'ordre supérieur, qui sont les conditions auxquelles la Î perception s'ajoute à la sensation. D'après Gratiolet, es nerfs du goût, de l'odorat, de la vue aboutissante des parties différentes du cerveau, y forment des départements distincts pour les diverses sensations. D'après MM. Vulpian et Longet, c'est dans la protubérance annulaire que les sensations prennent leurs caractères distinctifs et spéciaux; 2° Pour l'exercice de la oolontë et de la force motrice, le cerveau, par suite de la volition, agit sur le nerf moteur, et celuici transmet cette excitation à l'élément musculaire qui se contracte sous cette influence et produit ainsi un mouvement. D'après les expériences de M. Flourens sur des vertébrés, les divers mouvements exécutés par les animaux qui ont subi l'ablation du cerveau ont perdu tout caractère volontaire; 3° Quant à Yintelligence, son développement est généralement en rapport avec celui des lobes cérébraux. Cependant on n'a pas encore pu déterminer ce rapport d'une manière précise, et il y a désaccord entre les physiologistes au sujet de l'importance de chacun des caractères distinctifs reconnus par l'anatomie comparée; ces caractères sont la forme (le développement du cerveau d'avant en arrière, la complication des circonvolutions cérébrales), le poids, et, d'après Gratiolet, l'énergie vitale ou puissance intrinsèque du cerveau. Les diverses opérations intellectuelles cessent quand le cerveau est détruit ou même profondément lésé ; il est vrai que, d'après M. Vulpian, les diverses parties deshémisphères cérébraux, et surtout de leur substance grise, peuvent se suppléer, et une portion relativement minime, surtout chez les animaux, peut suffire à remplir les fonctions du tout ; mais il n'en reste pas moins établi que, lorsque le cerveau descend au-dessous d'un certain volume et d'un certain poids, l'individu est frappé d'idiotie ou d'imbécillité. Voy. Ame, Encéphalf.Cervelet, Innervation, Phrénolocie, etc.

Voir sur ce sujet: Flourens, la Vie et l'Intelligence; Gratiolet, Système nerveux; Vulpian, Physiologie du système nerveux; Claude Bernard, la Physiologie au \i\' siècle ; P. Janet, le Cerveau et la Pensée.

Le cerveau est sujet à des maladies graves, qui sont décrites aux mots Délire, Encéphalite, Fièvre

CÉRÉBRALE, HALLUCINATION, FOLIE, etc.

CERVELAS (de l'ital. cervellata), espèce de saucisson, composé d'un mélange de porc frais, de veau, de lard et de beaucoup d'épices, le tout haché et renfermé dans un boyau de porc. On estime surtout le cervelas de Milan.

CERVELET (du lat. cerebellum), portion de l'encéphale qui occupe le bas et l'arrière de la cavité rânienne, dans le point qui correspond à la nuque. (. BSt le premier des renflements quise trouvent surajoutéssurle trajet des cordons nerveux de la moelle ; il est constitué par deux masses symétriques (lobes latéraux) réunies par le lobe moyen ov.vermis :û reçoit de la moelle épinière deux cordons (pédoncules cérébelleux inférieurs) et envoie deux autres cordons ( pédoncules supérieurs), vers les parties situées plus haut. Enfin ses deux lobes latéraux sont réunis par un cordon commissural (pédoncule moyen), qui forme une grande partie de la protubérance annulaire. — Le cervelet est composé de substance blanche et de substance grise dont la consistance est plus molle que dans le cerveau. La substance grise est à l'extérieur; l'autre forme un noyau central, peu considérable dans le lobe médian, niais se renflant dans les lobes latéraux où elle pousse des ramifications nombreuses : de là l'aspect arborescent qu'offre la coupe verticale du

cervelet et que l'on a nommée arbre de vie. — On est fort incertain sur la nature des fonctions du cervelet. La couche grise superficielle est comme celle du cerveau totalement insensible et inexcitable ; tandis que la lésion des partie* blanchesentraîne des convulsions universelles. Suivant Willis, le cervelet présiderait aux fonctions de la vie organique ; suivant d'autres, Pourfour du Petit, Dugès, Foville, il serait un des foyers principaux de la sensibilité générale. Récemment, M. Lussana l'a considéré comme l'organe du sens musculaire, c.-à-d. de cette sensibilité spéciale qui nous permet de mesurer et de gouverner les contractions des muscles pour l'accomplissement des mouvements que nous voulons produire. Flourens a prouvé que le cervelet a un rôle complètement distinct de celui du cerveau, et que ses lésions déterminent un désordre, une discordance très-remarquables dans les mouvements de locomotion; mais il est allé trop loin lorsque, exagérant cette propriété, il a considéré le cervelet comme le siège d'un principe particulier, celui de la coordination des mouvements.

CERVELLE, nom vulgaire de la substance du Cerveau ou Encéphale (Voy. ces mots), se dit spécialement du cerveau des animaux, surtout des animaux de boucherie, employé comme aliment.

CERVICAL (dul-at. cervix, nuque), tout ce qui appartient à la partie postérieure du col. On compte U artères et autant de veines cervicales, 8 paires de nerfs cervicaux, 7 vertèbres cervicales dont la lrC est appelée atlas, la 2' axis, etc.

CERVIDÉS, famille de Ruminants. Voy. Cerf.

CERVOISE (du lat. cervisia), ancien nom de la bière. Voy. ce mot.

CERVULE (dimin. de cerf), Cervulus, genre de la famille des Cervidés, comprend des espèces particulières à l'Hindoustan et dont le bois est porté par un long pédicule osseux dépendant des os du front : ces animaux sont rares en France. On distingue le C. muntjac ; le C. musc; et le C. à petit bois.

CÉRYLE, oiseau. Voy. Martin-pêcheur.

CÉSALPLXJ E (de Ce«//pi'«,botaniste du xvi' siècle), Cœsalpinia, genre-type de lafamille desCésalpiniées, renferme des végétaux arborescents armés d'aiguillons, à feuilles alternes, à fleurs jaunes ou jaunâtres, en grappes terminales. Ces végétaux sont particuliers aux régions tropicales. On remarque la C. épineuse (C. brasiliensis), qui fournit le bois de Brésil, ou Brésillet ; la C. sappan, ou Hrésillet des Indes, avec laquelle on teint en rouge ; la C. crista ou Bois de Fernambouc ; la C. mimosoïde, qui est contractile comme la sensitive, etc.

CÉSALI'IIVIÉES, famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, détachée de celle des Légumineuses : fleurs irrégulières, non papilionacées, calice à 5 divisions, corolle à 5 pétales unguiculés; 10 étamines ; ovaire libre, solitaire, style terminal ; gousse polysperme. — Genres principaux : Cœsalpinia, Gyrnnocladus, Hœmatoxylon, Cassia, Senna, Swartzia, Amlicrstia, Bauhiuia, Cercis, Cynometra, Copaifera, etc.

CÉSARIENNE (opération), opération chirurgicale par laquelle on extrait l'enfant du sein de la mère au moyen d'une incision pratiquée aux parois de l'abdomen. Cette opération était déjà en usage chez les Romains : ils donnaient aux enfants qui naissaient ainsi le surnom de Cœsar ou de Cœso ; Scipion l'Africain et J. César durent la naissance à cette opération. Pendant longtemps, elle ne fut pratiquée que sur des femmes mortes enceintes : Roussel proposa le premier, en 1581, de l'exécuter sur le vivant. Perfectionnée par Levret, Moriceau, Lauverjat, la méthode qu'il proposa eut un plein succès. On n'y recourt toutefois que dans le cas d'absolue nécessité.

CÉSIUM (du lat. cœsius, gris bleu, à cause de la couleur des deux raies bleues qu'il produit dans le spectre), métal alcalin, découvert, en 1861, par MM. Bunsen et Kirchlictï dans les eaux mères de la saline de.

CÉSUHE.

Page 1