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CHAMBRE

ment, parce qu'ils n'absorbent et n'émettent que peu de chaleur. Les objets noirs ont un pouvoir émissif oeaucoup plus grand que les objets blancs, dont le pouvoir réfléchissant est plus considérable : c'est ce qui fait que l'on doit préférer les vêtements blancs dans les pays chauds et dans les pays froids ; dans les premiers, ils empêchent l'introduction de la chaleur; dans les seconds, ils on préviennent la déperdition. — La formation de la rosée est un des effets du rayonnement nocturne des corps vers les espacea célestes.

chaleur spécifique, quantité de chaleur nécessaire pour élever d'un degré la température d'un kilogr. d'un corps. Pour mesurer cette quantité, on est convenu de prendre pour unité la quantité de chaleur qui est nécessaire pour élever de 1 degré la température de 1 kilogr. d'eau. Quand on dit, par exemple, que la chaleur spécifique du fer est de 0,11, cela signifie que, pour élever de 1 degré la température de 1 kilogr. de fer, il ne faut que 0,11 de la ^....ntité de chaleur qui est nécessaire pour élever de 1 degré la température de 1 kilogr. d'eau. O*1 détermine les chaleurs spécifiques par trois méthodes : celle du calorimètre, celle des mélanges et celle du refroidissement. \'oy. Calorimétrie.

CIIALKOLITHE Voy. Urane PHOSPHATÉ.

CJBALROPYRITE, CHALEOSIXE. Voy. Cuivre.

CHALON, grand filet de rivière qui se tire en remontant le cours de l'eau, au moyen de deux bateaux auxquels il est attaché. Ce filet est prohibé, comme tous les filets destinés à rebrousser l'eau.

CHALOUPE (le même que l'anglais sloop), embarcation forte et solide, mais non pontée, allant à l'aviron et à la voile, dont on se sert dans les ports et les rades pour le transport des vivres, des munitions, des ancres, en un mot, des fardeaux de tout genre ; en pleine mer, la chaloupe reste fixée sur le pont du navire. — Il ne faut pas confondre les chaloupes avec les canots, dont la première condition est la légèi*eté et la rapidité. Voy. Canot.

Chaloupe canonnière. Voy. Canonnière.

On appelle vulg. Choloupe cannelée la coquille de l'Argonaute. Voy. ce mot.

CIIALL'MEAU(dulat.ca/a»iw,?,roseau). Ce mot qui, au propre, signifie tout tuyau de paille, de roseau, de métal, etc., désigne, en Musique, l'un des plus anciens instruments à vent, instrument formé dans le principe d'un simple tube de roseau percé de quelques trous {Voy. Pipeau). Le chalumeau est encore en usage dans quelques contrées du Midi : il a donné naissance au hautbois. — On appelle aussi chalumeau, dans la clarinette, la série des sons de cet instrument qui sont au-dessus du la entre les lignes de la clef de sol.

chalumeau. On nomme ainsi, en Chimie, un tube de verre ou de métal, dont un bout est arqué et dont le canal intérieur va se rétrécissant jusqu'à ne former, à cette extrémité, qu'une ouverture presque aussi fine que le trou d'une aiguille. On tient cette ouverture contre la flamme d'une bougie ou d'une lampe, tandis qu'on souffle par l'autre bout avec la 1 ouche : la flamme se dévie alors horizontalement, prend la forme d'un dard et acquiert une chaleur assez intense pour déterminer la fusion d'un grand nombre de corps. On peut distinguer dans cette flamme deux parties, l'une interne, bleuâtre, trèschaude et oxydante ; l'autre externe, pâle et pouvant devenir réductrice quand on souffle modérément. Le chalumeau est employé dans les arts pour travailler le verre et l'émail; les orfèvres, les bijoules essayeurs des monnaies en font un fréquent pour opérer de petites soudures, le montage des diamants et des essais de tout genre. C'est pour 3 un moyen d'analyse, simple, économir opérer en grand, le soufflage a lu bouche devient pénible et même insuffisant. Il ;i donc H. Un inventer des appareils plus énergiqi

fatigants. Tels sont le chalumeau à vapeurs

combustibles et le C. aérhydrique de M. Desbassayns de Richement : le premier brûlant de la vapeur d'essence de térébenthine chauffée et mêlée à de l'air fourni par un soufflet; le second remplaçant la vapeur de térébenthine par de l'hydrogène. Tel est encore le C. à yaz oxyhydrogène, dans lequel on utilise la combustion d'un mélange gazeux formé de 2 p. d'hydrogène et de 1 p. d'oxygène : on fait passer ce mélange par l'ouverture d'un chalumeau et on l'enflamme. La flamme ainsi obtenue fond fuci lement les corps les plus réfractaires, tels que le platine, le quartz et même l'alumine. Pour prévenir les dangers d'une explosion qui pourrait avoir lieu, on fait arriver les deux gaz par deux conduits différents ; ils ne se mélangent qu'à côté de l'ouverture. — Le chalumeau a été employé pour la première fois à l'examen des minéraux en 1738 par Schwab. Cronstedt, Rinmann, Gahn, Scheele et en particulier Bergmann l'ont perfectionné. Le professeur Hare de Philadelphie a le premier eu l'idée de construire un chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. Berzélius et P'attner ont écrit des traités spéciaux sur l'emploi au chalumeau. Voy. Soufflage.

CIIALUT, filet en forme de chausse ou de bourse à fermoir : c'est une sorte de drague. Il sert surtout à prendre le poisson plat. On le jette au fond de la mer, puis, hissant les voiles, l'embarcation se met en route en le traînant derrière elle.

CHAMADE (del'ital. cltiamata, de chiamare, crier, appeler,, batterie de caisse ou sonnerie de trompette, dont on se sert pour sommer les assiégés de se rendre, et, en général, pour avertir qu'on veut traiter avec l'ennemi.

CHAM/LCERASUS (du gr. yau.aî, à terre, et du lat. cerasus, c.-à-d. cerisier nain), nom latin botanique du Camérisier. Voy. ce mot.

CHAM^EDORÉE, Chamœdorea, genre de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées, renferme des espèces naines, originaires de l'Amérique tropicale, qui ne se cultivent qu'en serre chaude.

CHAM/EDRYS. Voy. Germandrée et Véronique.

CHAM/EROPS (du gr. -/oL^ai, à terre et çwiitc, broussailles), genre de Palmiers nains, de la tribu des Coryphinées,apour type le Palmier nain{C. humilis), qui croît en Europe : ses feuilles, profondément digitéej et portées sur un pédoncule épineux, font l'effet d'un large éventail ; on en fait des paniers et des nattes. Il est très-commun en Espagne, en Italie, et surtout en Algérie, où ses racines infestent les champs.

CHAMAN ou chamane (du sanscrit sramanas, ascète), nom que portent les prêtres boudhistes chez plusieurs tribus de l'Asie centrale. Voy. Chahanisme au Dict. d'Hist. et Géoyr.

CHAMBELLAN (de l'ital. ciambellano), officier chargé de veiller à tout ce qui regarde le service intérieur de la chambre d'un prince souverain ; il porte pour marque distinctive une clef attachée ou brodée sur la poche droite de l'habit. Le titre de Grand Chambellan était autrefois une des grandes charges de la couronne de France. Aboli en 1790, il fut rétabli sous le premier Empire, supprimé de nouveau en 1830, et rétabli par Napoléon III. Il existe des chambellans dans la plupart des cours étrangères. D'après laRulle d'or, l'électeur de Brandebourg était archi-chambellan de l'Empire. Voy. Camérier et Camerlingue.

CHAMBRANLE (orig. incert.), cadre de bois, de pierre ou de marbre, qui borde les portes, les fenêtres et les cheminées, est composé de deux montants verticaux et d'une traverse supérieure horizontale. Les chambranles peuvent être décorés de moulures, cannelures, sculptures, etc. On nomme C. à crossettes celui qui a des oreillons à ses encoignures; C. à cru, celui qui porte sur l'aire du pavé ou sur un appui de croisée sans plinthe.

CHAMBRE (du lat. caméra ou camara, du srr. xajii&a, voûte;. Ce mot a été étendu au lieu où jus-

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