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CHARBON

culio, grand genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Rhynchophores, type de la tribu des Charançonitos. Son principai caractère est d'avoir la tête terminée par une trompe qui porte les antennes. Ce genre renferme : 1° les Charançons proprement dits (Voy. ci-après); 2° les Bruches, qui attaquent les pois et les lentilles ; 3° les Attelabes, qui rongent les parties tendres des végétaux et dont la larve, appelée Lisette, roule et détruit les feuilles de la vigne ; 4° les Lixes, dont la larve vit dans les tiges du Phellandrium et cause, dit-on, la paraplégie des chevaux ; 5° les Rhynchénes, qui s'introduisent dans la noisette et les fruits à noyau et en mangent l'amande ; 6° les Antlionomes, qui vivent sur les fleurs, principalement sur celles du pommier ; 7° enfin, les Calandres qui font de grands dégâts dans les magasins à blé ( Voy. ces mots). Le nombre et la petitesse de la plupart de ces insectes rendent impuissants tous les moyens qu'on a imaginés pour les détruire.

Les Charançons propr. dits, tels que ce genre se compose auj., sont les moins nuisibles de tous ces insectes. Ils comprennent beaucoup d'espèces d'Amérique, remarquables par leurs couleurs variées et brillantes. La plus belle espèce indigène est le C. vert, qu'on trouve, dans le midi de la France.

CHARA>"ÇONITES, tribu de la famille des Rhynchophores dé Latreille, répond à la famille des Curculionites, de Schœnherr, ainsi appelée du genre Curcutio (Charançon), qui en est le type.

CIIARAXE (nom mythologique), Charaxus, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères diurnes, tribu des Nymphalides, créé pour un des plus beaux papillons de l'Europe : ailes inférieures terminées par deux prolongements en forme de queue ; chenille verte dont la tête est surmontée de 4 cornes, et dont l'abdomen finit en queue de poisson. Le C. jasius se trouve dans le midi de la France ; il répand une odeur de musc ; sa chenille vit sur l'arbousier.

CHARBON (du lat. carbo), produit que l'on obtient en brûlant à l'abri du contact de l'air le bois et d'autres matières organiques : c'est du carbone plus ou moins pur (Voy. Carbone et Carbonisation). On distingue, selon son origine, le C. végétal et le C. animal. — Outre son emploi le plus ordinaire, c.-à-d. comme combustible, le charbon a des applications nombreuses en raison de la propriété qu'il possède d'absorber les gaz et de s'emparer des matières colorantes. On utilise le charbon végétal pour purifier les mines, les puits et autres excavations souterraines, de certains gaz irrespirables. On l'emploie comme désinfectant pour les liquides, pour l'eau notamment ( Voy. Filtrage), et pour les matières organiques qui répandent une mauvaise odeur : le poisson, le gibier ou la viande qui commencent à se putréfier, se désinfectent entièrement quand on les entoure de charbon en fragments ou de braise. Les médecins tirent aussi parti de la propriété désinfectante du charbon, dans le traitement des ulcères et des plaies gangreneuses, pour faire disparaître la fétidité de 1 haleine et retarder la carie des dents, etc. Le charbon est inaltérable dans la terre humide ; c'est sur cette propriété que repose l'usage de ebarbonner, en l'exposant au feu, la surface des pièces de bois, des pieux, des pilotis qui doivent séjourner dans la terre ou dans l'eau. — Le charbon, spécialement le charbon animal, s'empare avec rapidité des couleurs de presque tous les liquides végétaux et animaui : 1rs sucs des plantes, les décoctions des substances tinctoriales, les vins rouges, les vinaigras, les sirops bruns, agités pendant quelques instants avec de la poudre de charbon, ou filtrés sur une coin lie de cette poudre, deviennent aussitôt clairs et pour ainsi due Incolores. — Les anciens connaissaient l'incorruptibilité du charbon dans la terre humide et dan-, l'eau. Ses propriétés décolorantes ont été signalées en 1790

par LowitZ, marin et chimiste tusse. Le pharmacien Figuier, de Montpellier, reconnut, en 1810, la

supériorité du charbon d'os sous ce dernier rapport. — Dans les Arts chimiques, le charbon est souvent désigné sous le nom de brute.

charbon animal. lien existe deux variétés dans le commerce : le noir animal ou charbon d os, et le noir d'ivoire. Le premier est préparé avec les os qu'on se procure dans les grandes villes, où la consommation de la viande est considérable ; le second s'obtient avec les rognures d'ivoire mises au rebut par les labletiers; on l'imite avec des os de pieds de mouton bien nettoyés. On carbonise ces matières dans des marmites en fonte bien closes. Le charbon d'os renferme toujours une certaine quantité d'azote. — On se sert particulièrement du noir animal dans lesraffineries, pour décolorer le sucre. On peut le faire resservir en le révivifiant, c.-à-d. en le soumettant à des lavages avec des liqueurs acides, ou en le laissant fermenter après qu'il aser\i,puis le calcinant de nouveau en vase clos. Cet usage du charbon animal a été introduit en 1813 par MM.Derosne, Payen et Pluvinet. Une grande partie du noir animal consommé en France et dans nos colonies se fabrique dans le département de la Seine.

charbon végétal, charbon ordinaire, provenant de la carbonisation du bois (Voy. Carbonisation). Ce charbon se fait avec toute espèce de bois : on préfère toutefois les charbons de bois durs, si ce n'est dans certaines industries, notamment pour la fabrication delà poudre ( Voy. Boirdaine, Chanvre). Le charbon qui n'est pas assez consumé est lourd, de couleur brune et renferme beaucoup de fumerons : celui qui est de bonne qualité est léger, cassant, sonore, sans écorce et rondin. Le bois réduit en charbons ardents, puis éteint rapidement dans un étouffoir, constitue la braise : c'est un charbon léger qui s'allume aisément et ne répand pas d'odeur. Dans les ménages, on fait un grand usage de braise de boulanger. Il est bon de remarquer qne la braise asphyxie tout autant que le charbon. — La plus grande partie des charbons consommés à Paris y sont amenés par eau et sont connus dans le commerce sous le nom de charbons de l'Yonne, de la Marne, de la Loire, etc. L'ordonn. royale du 0 juillet 1834 et l'ordonn. de police du 15 décembre de la même année règlent la vente du charbon de bois.

charbon de terre. Voy. Hoiille.

charbons agglomérés, nom qu'on donne aux menus ou poussiers de houille, de coke, ou de charbon de bois, que l'on agglomère par une forte pression, après les avoir mélangés d'un bitume agglutinatif appelé brai. Le charbon dit de Paris ou pérat est un charbon artificiel ainsi fabriqué.

charbon (en Médecine), Anthrax malin ou pestilentiel, tumeur dure et circonscrite, extrêmement douloureuse, avec tension et chaleur brûlante dans le tissu cellulaire sous-cutané, et rougeur livide de la peau, au centre de laquelle s'élèvent bientôt une ou plusieurs phlyctènes, qui crèvent et se convertissent en une escarre ou croûte noirâtre gangreneuse. Le charbon peut se développerdans les diverses parties du corps, mais il affecte plus souvent le \ le cou, le- lu-as et les épaules. Le mal s'étend rapidement et amène une mort prompte, si l'on ne sehàte d'en arrêter les progrès. Le charbon es: le plus souvent contracté par contagion : aussi l'observe t-ou particulièrement sur les individus qui ont touche sans précaution des animaux atteints de maladies chai bon neuses, cher; les bouchers, les éouarrisseurs, lestanneurs, les laveurs de laine, etc. Quelqn leurs regardent cette maladie comme identique à la Pustule maligne [Voy. ce mot). Le charbon peut résulter aussi d'une alimentation malsaine ou insuffisante, de l'habitation dans les lieux bas, humides,

mal aérés. — l'es que le caractère de la tumeur est reconnu, il faut inciser I - par-

ties frappées de gangrène, et cautériser profonde* ment la plaie. On applique ensuite des antiseptiques quinquina, chlorures désinfectants, et. .

CHAHDONNEKET.

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