CHEMIN
chemin;
CHELASSON. Voy. Lynx.
CHÉLinOlKE (du gr. x£>lû0Vl0V)' Chelidonmm, genre de la famille des Papavéracées, tribu des Ar- ".Tiionées : ce sont des plantes vivaces qui, lorsqu on blesse une de leurs parties, laissent couler un suc jaune très-âcre et corrosif ; elles exhalent une odeur fétide lorsqu'on les froisse, et sont rejetées par les bestiaux. Ce genre a pour type la Grande Chélidoine (C. majus), vulg. Grande éclaire, parce qu'on employait, quoique bien à tort, son suc contre les ophtha'lmies. On la reconnaît à ses fleurs jaunes, disposées en ombelles terminales ; on la trouve partout à l'ombre des vieux murs. Elle est émétique et fortement purgative, et s'emploie contre les affections de la peau, les scrofules, les dartres, etc. ; elle fait disparaître les verrues. La C. glaucium, vulg. Pavot cornu, a les mêmes propriétés : on la cultive comme plante d'ornement, ainsi que la C. à fleurs rouges et la C. grandi flore.
CHÉunoiNES ou Pierres d' hirondelle, petits cailloux presque lenticulaires, polis, et de nature siliceuse, qui appartiennent à la famille des agates. On les trouve dans le lit de certains torrents, et surtout dans les grottes de Sassenage, près de Grenoble. On a cru longtemps qu'ils venaient des nids d'hirondelles : d'où leur nom.
CIIÉLinOXS ou chélidoîves (du grec ye>iSwv,hirondellc), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, renfermant les genres Hirondelle, Martinet, Engoulevent, répond aux Fissirostres deCuvier. Voy.
CHELIFÊRE, genre d'Arachnides. Voy. Pince.
CHELIXGUE, embarcation en usage sur la côte ■de Coromandel. Elle a beaucoup de creux et un trèspetit tillac ; elle est pointue par les deux bouts et marche à l'aviron.
CHÉLOÏDE et non kéloïde (du gr. yrto, pince d'écrevisse et etSoç, forme), sorte de tumeur ovale, aplatie et déprimée à son centre, avec des prolongements irradiant de tous côtés, et recouverte d'un épiderme luisant qui lui donne l'aspect d'une cicatrice de brûlure, a son siège ordinaire à la poitrine et quelquefois au cou et à la face. Le plus souvent indolente, elle est quelquefois douloureuse, surtout dans les changements de temps. Elle survient sans cause appréciable et jusqu'ici elle a résisté à tout traitement : elle n'offre du reste aucun caractère dangereux. — La C cicatricielle de Velpeau n'est autre chose que l'hypertrophie des cicatrices.
CHÉLO'E (du gr. y^Xtovo, tortue), ou Galane, genre de la famille des Scrofulariées, est composé de plantes herbacées vivaces, à feuilles opposées, à fleurs en épis terminaux, dont la lèvre supérieure rappelle la forme d'une tortue. Toutes les espèces appartiennent à l'Amérique du Nord, La C. glabre, à fleurs blanches, la C. oblique, à fleurs pourpres, et la Grande C/tïlone,k grosses fleurs d'un rose violacé, en épi,court,, sont cultivées dans les jardins.
CIIELONEES, chéloniens. Voy. Tortues.
CIIÉLOME, genre de Lépidoptères. Voy. Arctie.
CHÉLOM'RE. Voy. Emy-saure.
CHEMIN (orig. celtique), nom donné, en général, aux voies de communication par. terre. En France, on distingue : 1° les grands chemins, subdivisés en routes impériales et routes départementales (Voy. Routes) ; 2° les chemins vicinaux ; 3° les chemins de fer. Voy. ci-après.
Chemins vicinaux, chemins qui servent à unir entre elles les diverses communes d'un département ; on les appelle encore C. communaux, pour les distinguer des C. ruraux, qui ne servent qu'à l'exploitation des terres. Ces chemins doivent être déclarés tels par un arrêté préfectoral ; ils sont la propriété des communes ; tous les habitants sont obligés de contribuer à leur entretien, soit par des contributions pécuniaires, soit par des prestations en nature. La répartition des charges auxquelles ils donnent lieu est réglée par les conseils municipaux ; toutefois, ceux .e ces chemins qui, en raison de leur importance,
ont été déclarés C. de grande communication, sont, pour tout ce qui regarde leur construction, leur largeur, leur direction, leur entretien, administrés par les préfets, et ils peuvent recevoir des subventions sur les fonds départementaux. — Jusqu'en 1789, les chemins vicinaux avaient été complètement négligés ; mais depuis cette époque, des lois nombreuses ont peu à peu amélioré leur condition ; celles qui régissent auj. toute la matière sont les lois des 28 juillet 1824 et 21 mai 1836. Voir aussi le décret du 17 août 1867 et la loi du il juillet 1868 relative à l'achèvement de ces chemins par le vote de subsides départementaux.
Chemins de fer (railways), chemins dont la voie est formée par deux barres de fer parallèles (rails), sur lesquelles roulent des chariots dits wagons, dont les roues s'emboîtent dans les rails, et qui sont entraînés par une machine à vapeur, dite locomotive.
L'établissement d'un chemin de fer exige de longues études préalables que les ingénieurs ne peuvent faire que sur le terrain : le tracé de sa direction une fois déterminé, on commence par exécuter les travaux de terrassement et d'art nécessaires pour former la chaussée qui doit supporter la voie, tels que nivellements, ponts, ponceaux, viaducs, etc. ; puis on pose la voie : ce nouveau travail comprend : 1° le ballastage ou ensablement, qui a pour but d'égaliser le terrain, de permettre aux eaux pluviales de s'écouler, et de donner à la voie plus de douceur par l'élasticité de la matière sur laquelle elle repose;
— 2° la pose des traverses, pièces de bois sur lesquelles reposent les coussinets qui portent les rails ;
— 3° la pose des rails, barres de fer forgé, ou même d'acier, qui sont maintenues, à l'aide de chevilles, dans les mâchoires des coussinets : ces rails sont écartés l'un de l'autre par une largeur de lm,44, fixéo par les règlements. — Le matériel d'exploitation se compose des locomotives (Voy. ce mot) et des wa~ gons, dont les uns servent au transport des marchand dises, et les autres au transport des voyageurs: ce», derniers sont distin gués, selon le plus ou moins de commodités qu'ils offrent, en wagons de lre, de 2e et d& 3e classe.
Les voies ferrées facilitent immensément le tirage des véhicules, en diminuant le frottement (le rapport de l'effort de traction au poids traîné n'est qut» l/200e) ; par suite, elles procurent une vitesse prodigieuse, qui est ordinairement de 60 kilomètres par heure et qui pourrait aller facilement à 100 kilom. ; mais la construction de ces voies exige des frais considérables ; en outre, ce mode de transport rencontre, plus qu'aucun autre, de grands obstacles dans les montées ou rampes et dans les courbes. On surmonte le premier de ces obstacles en augmentant l'adhésion et en employant une plus grande force de vapeur ; on obvie au second au moyen de trains articulés, qui permettent aux roues des wagons de se déplacer et de se plier ainsi aux courbures du chemin.
L'invention des chemins de fer appartient à l'Angleterre ; mais on n'arriva que graduellement au mode adopté aujourd'hui. — Dès lexvn* siècle, en 1649, diton, on avait imaginé, pour soulager les animaux de trait des chemins à bandes de bois (hundegestœngé) dans les mines du Hartz en Allemagne; on en établit de pareils en 1676 dans les mines de Newcastle en Angleterre ; puis, afin de diminuer l'usure du bois, on l'arma de métal ; on eut, plus tard, l'idée de remplacer les ornières ordinaires, qui se remplissaient rapidement de boue et de pierres, par des barres saillantes dans lesquelles s'enchâsseraient les roues. En 1767, on commença à employer la fonte seule à la place du bois plaqué de métal ; en 1805, on remplaça les barres en fonte, qui étaient trop cassantes, par des barres en fer. En 1802, l'ingénieur Trevithik tenta de remplacer les chevaux de trait nar la vapeur : c'est sur le raihvay de Merthyr-Tydvill, dans le pays de Galles, qu'eut lieu ce premier essai. Après divers tâtonnements pour appliquer la vapeur