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CHLORHYDRIQUE

cessé de s'accroître : ce service reçut ses derniers perfectionnements sous le règne de Napoléon Ier. Il compte avecorgueil parmi ses célébrités Ledran, J.-L. Petit, Louis, Garengeot, Lafaye, Lapeyronie, Sabatier, Saucerotte, Perey,Larrey,Baudens,Bégin, etc. : c'est à Larrey qu'on doit les ambulances volantes.

CHITON, genre de Crustacés. Voy. Oscabiwon.

CBLAHYDE (du gr. y).a|AÛ;), vêtement des anciens, commun aux Grecs et aux Romains: c'était un manteau tout ouvert, de forme ronde ou ovale, quelquefois carrée, retroussé sur l'épaule droite, où il s'attachait avec une agrafe. Les Grecs portaient la chlnmyde en temps de paix comme en temps de guerre; mais les Romains ne s'en servaient qu'en campagne : ils la portaient aussi plus courte. On distinguait : le paludamentum, à l'usage des empereurs, des généraux et des officiers supérieurs ; il était de pourpre ou d'une étoffe légère et précieuse ; le sagum, d'une étoffe plus grossière : c'était la chlamyde des soldats et du peuple; la chlcne (y).aîva, enfants, lœna), chlamyde d'hiver, et qui était ordinairement fourrée à poil. — Les femmes grecques et romaines portaient aussi des chlamydes, mais plus légères et plus courtes que celles des hommes.

CHLAHTDOSAURE (du gr. •/)aV-^ et <™ûf.o:, lézard), Chlarnydosaurus, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Iguaniens, propre à l'Australie, et voisin des Dragons et des Sitanes,doit son nom à l'existence d'une sorte de collerette membraneuse, qu'il porte sur les cotés du cou. Ce reptile vit d'insectes.

CHLAMVDOTIIÉRIUM (du gr. x>.au.iî; et âr,piov, animal sauvage), genre de Tatous gigantesques fossiles, contemporains de la période quaternaire : ils avaient presque la taille de l'hippopotame, mais le corps plus ramassé.

CIILAMYPllORE. Voy. Tatou.

CHLÉNACÉES (du gr. vXaiva, manteau, à cause de l'involucre qui entoure lès fleurs), Chlœnaceœ, famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, formée par A. du Pctit-Thouars, et dont toutes les espèces sont originaires de Madagascar.

CHLORAL, composé organique répondant à la formule C*Cl3HO, a été découvert en 1832 par Liebig en faisant passer du chlore à travers l'alcool absolu ; les alcalis aqueux le transforment en formiate et chloroforme. — Le chloral hydraté introduit à l'état solide dans l'estomac ou dans les intestins, à la dose de 1, 2, 3 et 5sr au plus, agit comme anesthésique. Son action est plus longue h se déclarer que celle du chloroforme, mais elle dure plus longtemps. On l'a employé contre les douleurs de goutte, les coliques néphrétiques, etc. C'est le premier composé anesthésique qui ait été ainsi administré à l'intérieur.

CHLORATES, sels formés par l'acide calorique et une base. Ils sont tous solubles, et énergiquement oxydants. — Le Chlorate de potasse [C10*KJ est le plus remarquable d'entre les chlorates ; il se présente en lames ou en paillettes incolores, très-brillantes, d'une saveur fraîche et un peu acerbe. On l'obtient en faisant passer un courant de chlore dans une solution concentrée de potasse ; il se produit ainsi du chlorure de potassium très-soluble et du chlorate <le potasse moins soluble qu'on sépare par la cristallisation. Le chlorate de potasse se décompose par la chaleur; aussi s'en sert-on pour l'extraction de l'oxygène. Quand on le projette sur des charbons ardents, il produit une vive déflagration. Mêlé avec de combustibles (soufre, charbon, phosphore, métaux pulvérisés, résines, etc.), il donne lieu à des poudres qui s'embrasent et détonent avec la plus grande farilité, soit par la chaleur, soit par la percussion. Mêlé avec la résine, le soufre ou la sciure do bois, il s'en flamme subitement par le contact do l'acide sulfurique: cette inflammation, dont on a tiré parti pour la confection des briquets dits oxygénés, provient de ce que, quand pn plonge l'allumette dans le flacon contenant l'acide sulfunque, cet acide s'empare d • ui

potasse, et met à nu l'acide chlorique, qui cède aussitôt son oxygène à la matière combustible. Depuis 1835, on a remplacé ces briquets par des allumettes faites également avec du chlorate, mais qui s'enflamment par le simple frottement {Voy. Allumettes). On emploie aussi une certaine quantité de ce sel dans la fabrication du noir d'aniline, et en médecine contre les affections de la gorge. — Le chlorate de potasse a été découvert en 1786 par Berthollet, qui l'appela muriate swoxygénè de potasse.

CHLORE (du gr. y).iop6:, jaune verdâtre), corps simple, gazeux à la température ordinaire, d'une couleur jaune-verdâtre, d'une odeur particulière, forte et désagréable, d'une densité de 2,45 ; il se liquéfie au0 à la pression de G atmosphères (Faraday), et est très-soluble dans l'eau. Une bougie plongée dans ce gaz s'y éteint rapidement : la flamme, avant de disparaître, pâlit d'abord, puis prend une couleur verte a sa base et rougeâtre à son extrémité supérieure. Il exerce une action violente sur l'économie animale, excite la toux et une sorte de strangulation qui avec le temps finirait par donner la mort. On combat son effet soit par des fumigations de gaz ammoniac, soit avec du sucre trempé dans de l'esprit-de-vin, soit encore par le lait tiède.

Le chlore se rencontre abondamment dans la nature en combinaison avec des métaux, particulièrement avec le sodium dans le sel marin, avec le potassium, le magnésium, l'argent, le mercure et le cuivre. Les volcans exhalent aussi des vapeurs chlorhydriques. — On obtient le chlore en chauffant du peroxyde de manganèse avec de l'acide chlorhydrique ; il se produit, dans cette réaction, de l'eau, du chlorure de manganèse et du chlore gazeux.

Le chlore forme avec l'oxygène cinq combinaisons, toutes acides : Vacide hypoch/oreux [CIO + 11., l'Or cide chloreux [CIO2 + H], l'acide hypochloriquë [C102+H1, l'acide chlorique [C10»+H|, et Y acide perchlorique [C10v|. — L'hydrogène et le chlore s'unissent activement: lorsqu'on expose aux rayons solaires le mélange des deux gaz, ils se combinent instantanément avec une forte explosion ;le produit est Yacide chlorhydrique. Le chlore forme avec les métaux un grand nombre de chlorures, l'o»/. ci-après.

Gazeux ou dissous dans l'eau, le chlore, à cause de son affinité pour l'hydrogène, détruit les matières colorantes végétales et animales ; cette propriété est utilisée dans l'industrie pour le blanchiment des tissus. Le chlore détruit aussi les matières odorantes, les miasmes répandus dans l'atmosphère. Pratiquées dans des lieux qui ne peuvent être évacués, les fumigations de chlore gazeux ont l'inconvénient d'irriter les organes et de fortement incommoder: Labarraque, en 1822, les a remplacées avec avantage par des aspersions de liquides qu'on appelle vulg. chlorures, mais qui sont des mélanges de chlorures et d'hypochlorites. Voy. ce mot.

Le chlore fut découvert en 1774 par Schéele, qui le nomma d'abord acide muriatique déphlogistiqué j plus tard, Lavoisier et Berthollet, l'envisageant comme de l'acide muriatique surchargé d'oxygène, rappelèrent adde muriatique oxygéna. A partir de lt*11, il fut constaté en France par Gay-Lus>ac et Thénard, et par H. Davy en Angleterre, que ce corps est un élément. Berthollet utilisa le premier en 17s.r> l'action du chlore pour le blanchiment des tissus. Halle signala, vers la môme époque, les propriétés antiseptiques «lu chlore, et en 1791 Fourcroy le recommanda comme propre à désinfecter les cimet'èr s, les salles d section, les étables dans les cas d'épizootie, et ton Morveau popularisa l'emploi du chlore comme désinfectant par l'invention d'un petit appareil portatif, propre aux fumigations.

CHLORÉE, Chlortra, genre de la famille des Or- Chidées, tribu des Areth . \i.uuiSE.

CHLOREUX (acide). Voy. Chlomti.

CHLORHYDRATES. I < montras.

CHLORHYDRIQUE \cnu,dit aussi. icide hydro*

CHLORITE.

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