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CHIRURGIE

res némocères, famille des Tipuladres, renferme des mouches de petite taille, ainsi appelées à cause de la manière symétrique dont elles étendent leurs pattes quand elles sont posées. Leur» larves vernhformes, de couleur rouge, vivent dans la vase, au fond dés eaux, ou bien, encore dans les fumiers humides. Celles du C. plumeux constituent le Ver rouge ou Ver de vase dont les pêcheurs à la ligne se servent comme d'appât.

CHIKOINOMIE (du gr. xsipovofj.ia), partie de la mimique qui enseigne à mouvoir les mains d'après les règles de l'art. On voit dans Quintilien (Tnst. orat., xi, 3) quelle importance les anciens rhéteurs attachaient à ce genre de gestes. Consulter sur ce sujet Gilb. Austin, Chironomia, or a Treatise on rhetoricul delivery (Londres, 1816).

CHIIIOI'LASTE (du gr../£i'p, main* et «WBmû'r, qui façonne;, machine qui s'adapte au clavierdes pianos, et qui a pour objer de placer la main des élèves et de guider le mouvement des doigts. Elle a été inventée par M. Logier, de Dublin.

CIIIItOTE (du gr. y de,, main\ durâtes, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, intermédiaire entre les Chalcideset les Amphisbènes, n'a que les pieds antérieurs : tête obtuse, et corps cylindrique. Le C. canaliculotus , unique espèce de ce genre, est long de 0m,30 à (P,35 et se trouve au Mexique:

CHIRURGIE (du gr. yeiçwmia), partie de l'ait de guérir qui s'occupe des maladies externes, de leur traitement, et particulièrement desproeédés manuels qui servent à leur guérison. Le but de la> chirurgie est de diviser les parties réunies contre nature, de réunir celles qui se trouvent divisées, de retrancher ce qui est devenu nuisible ou incommode à l'économie, d'extraire les corps étrangers ou les parties du corps devenues étrangères, enfin de ramener dans leur position normale les parties du corps accidentellement déplacées. — La Chirurgie ne forme point une science qui puisse être séparée de la Médecine, et qui ait un domaine à part; mais le médecin opérant a besoin de réunir plusieurs qualités indispensables, dont les unes sont un don de la nature, tandis que les autres résultent d'un fréquent exercice ; de là la distinction du médecin et du chirurgien. Néanmoins l'un et l'autre doivent posséder la connaissance complète de tout ce qui constitue l'art de guérir. Aussi, les matières de la chirurgie et celles de la médecine sont-elles également obligatoires pour les aspirants au titre de docteur.

L'origine de la chirurgie, se perd dans la nuit des temps: elle fut d'abord pratiquée par les ministres de la religion en Egypte, en Chaldéo, chez les Juifs, dans tout l'Orient, et en Grèce même, où longtemps la chirurgie fut le partage des prêtres d'EVulape. Ilippocrate donne dans ses écrits d'excellents préceptes pour quelques grandes opérations ; cependant il faut arriver à l'école d'Alexandrie pour trouver la véritable origine de la chirurgie comme science. Hérophilej Le premier, obtint de Ptolémée Soter la permission de disséquer des corps humains. De cette [lement datent les progrès que fit la chirurgie, sous l'influence des travaux d'Ammonius, u Erasistrate, de Thémison, d'Asclépiade. Ce dernier apporta à Rome la science chirurgicale, 100 ans av. J.-C. Depuis l'ère chrétienne jusqu'à Paul d'Egine, il s'écoule une période de 036 ans, pendant laquelle on voit seulement apparaître Celse, qui donna le prête in- des descriptions exactes de la cataracte, de la hernie, de la taille par le petit appareil] etc. Galien, qui vint ensuite, s'occupa peu de chirurgie. Apres la chute de l'empire remain, les sciences se réfugièrent chez 1rs Arabes où brillèrent, en ahïrwrgie comme en médecine, Avicenne, Albuoasàs et Averrhoës. — Longtemps dans l'Europe chrétienne, la chirurgie ne fut pratiquée que par le clergé; mais, en 1163, le concile de Tours en interdit l'exercice aux ecclésiastiques. La chirurgie se trouva alors livrée pour quel- -que temps à l'ignorance et au charlatanisme : on vit

naître \csrenoueurs, les rehouteurs,eA la corporation ietchùnirgxens-btrrbiérei Cependant, à cette époque de décadence, Guy deChauliac rédigea le premier un traité complet de chirurgie où il réunit tout ce qui était parvenu jusqu'à lui des connaissances des Grecs, des Humains, des Arabes (mvc siècle). Plus tard vinrent Béranger, Fallope, Eustache, Vigo; enfin parut, au xvi* siècle, Ambroise Paré, le véritable créateur de la chirurgie moderne. Sur ses traces marchèrent bientôt Fabrice d'Acquapendento, \\ illiam Harvey, qui découvrit la circulation du sang, Fabrice de Hilden, Ruysch, Franco, Méry, etc. Toutefois, la chirurgie restait encore subordonnée à la suprématie des médecins, qui dirigeaient les opérations; et il fallu* tout l'ascendant que prirent, au commencement du xvme siècle, Chirac, Maréchal, Lapeyronie, Lamartinière, successivement chirurgiens du roi, pour faire reconnaître dignité, h' Académie royale de Chirurgie fut fondée en 1731 , et la pratique de la chirurgie prit alors un essor des plus brillants. A cette époque se rapportent les grands noms de J.-L. Petit, Ledran, Garengeot, Lafaye, Verdier, Foubert, Lecat, Fabrej Puzos, Bordenave, Sabatier, Lamotte, Goulard, Pouteau, et du frère Corne, en France ; à. l'étranger, ceux de Cheselden, Douglas, des deux Mbnro, de Cowper, Pott', Smellie, des deux Hunter, en Angleterre; de Moscati, Bertrandi, Molinelli, en Italie; d'Albinus, Deventer, Camper, en Hollande; de Rœderer, Callisen,Theden, Richter et Heister, en Allemagne. Vint ensuite Desault, qui le premier institua dans son école l'étude de la clinique chirurgicale. Sur ses traces marchèrent Boyer, Pelletan, Dubois, et plus tard Dupuytren ; puis Roux, Marjolin, Lisfranc, J. Cloquet, Velpeau, Blandin, Gerdy, Delpech, Bretonneau, Richerand, Percy, Larrey, Sanson, Amussat, Jobert, Malgaigne, Laugier, Nëlaton, etc. ; et à l'étranger, Scarpa, sir A. Cooper, les frères Bell,Mayor, Maunoir, Dieffenbach, Grœfe, etc.

Les ouvrages les plus remarquables publiés sur la chirurgie sont, avec les Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie : les Œuvres chirurgicales de Desault et Chopart, la Médecine opératoire de Sabatier, la Nosographie chirurgicale de Richerand, le Traité des maladies chirurgicales de Boyer; les traités plus récents de Velpeau, de Malgaigne, etc. ; les Cliniques chirurgicales de Dupuytren, de Larrey, de Lisfranc ; les ouvrages classiques de Roche et Santon, de Vidal de Cassis, de Nélaton, etc. ; le Compendium de chirurgie de Bérard et Denonvllliers; le Traité pratique de Gerdy (1851). etc. On doit à Dujardin et PérflBeaine Histoire de la chirurgie (1780), et à Richerand, l'Histoire des progrès récents de la chirurgie (18SS).

cinrt r.oiE MiLiTAmr. Elle ne diffère de la chirurgie ordinaire qu'en ce qu'elle s'exerce le plus souvent au milieu des camps ou des batailles. Jusqu'au décret du 23 mars 1852, qui a réorganisé le service de Santé, il y a eu dans chaque régiment un chirurgienmajor, avec deux aides-majors et des sous-aides l roy. Mf:i>Fci\ Mn.iTMirr). — Dans l'Armée de mer, le titre de chirurgien existe encore.

Les Grecs n'avaient pas de chirurgiens militaires. Les Romains araiènt un chirurgien par légion : ils étaient appelés medici vulnerarii : sous l'empire, ils eurent rang de chevaliers et furent exempts de toutes taxes" et charges publiques. Cependant la chirurgie militaire, telle qu'elle est organisée auj., est une institution toute moderne. Ce ne fut que sous Henri IV qu'on établit les premiers Hôpitaux militaires. L'invention de la poudre à canon, en occasionnant plus fréquemment des blessures meurtrières, fit sentir la nécessité d'un service médical régulier, Le grand Ambroise Paré en devint l'organisateur, avec ses élèves et successeurs Pibray et Ouesnay. Sous Louis XIII et Louis XIV. on établit un grand nombre d'hôpitaux militaires et d'ambulances, rendus indispensables par les longues guerres. L'éclat qu'obtint alors la chirurgie militaire française n'a

CHLORATES.

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