Q — CHRONOLOGIE
icanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Labroîdes ou des Seiénoîdes, caractérisé par la présence de deux petits caecums au pylore, i par ses dents en velours et par une ligne latérale interrompue. Le Chromis vulgaire ou Castagneau, petii poisson de la Méditerranée, est le type du genre. CHROMOLITHOGRAPHIE (du gr. ypôj(xa, couleur, et de lithographie), impression lithographique en couleur. Après avoir tracé le dessin sur la pierre, ■ on fait autant d'épreuves que l'impression doit reproduire de couleurs; on transporte ensuite chacune de ces épreuves sur une pierre différente, puis on dispose les couleurs de manière qu'elles s'impriment exactement à l'endroit voulu. Ce procédé appliqué d'abord aux cartes géographiques, puis à l'imitation des aquarelles, a pu servir à reproduire avec une exactitude parfaite les miniatures des manuscrits, des vitraux du moyen âge et même des tableaux des grands maîtres, comme l'a fait récemment M. Kellerhoven (Reproduction en couleur des tableaux des grands maîtres, 1869 et suiv.). Les belles planches de blason de notre Atlas Universel, ont été imprimées par M. Regamey à l'aide de ce procédé. Engel- . mann, en France (1837); Daty, Hogarth et Rowney, i en Angleterre, ont beaucoup fait sous ce rapport pour les progrès de la chromolithographie. On applique aussi la chromolithographie à la décoration des porcelaines. — Il ne faut pas confondre la Chromolithographie avec la Typographie en couleurs, qui donne des résultats analogues, mais par l'emploi des procédés typographiques ordinaires.
CHROMOSI'HÈRE (du gr. xpwu-a et de sphère), atmosphère intérieure du Soleil. Voy. Soleil. CHROMULE. Voy. Chlorophylle.
CHRONIQUE (du lat. chronica, du gr. XP°V0Ç» temps), nom donné aux histoires générales ou particulières dans lesquelles les faits sont classés dans i leur simple ordre de succession, et ordinairement , sans réflexion aucune (Voy. Annales) ; il se donne ( plus particulièrement aux vieilles narrations des anciens temps, surtout du moyen âge. Telles sont les Grandes Chroniques de France ou C. de St-Denis ;la C. du religieux de St-Denis, etc. — On étend le nom de Chroniques aux récits historiques de Villehardouin, de Froissart, de Monstrelet, etc.
Il a été formé de nombreux recueils de Chroniques : les principaux sont ceux de Grœvius, de Muratori, pour l'Italie ; de Leibnitz, de Meibomius, de Bernard Pez, de G. -H. Pertz, pour l'Allemagne ; et pour la France, ceux de Duchesne, de D. Bouquet et autres Bénédictins (Recueil des Historiens de France), de Buchon (Collection des Chroniques nationales),etc. On connaît sous le nom de Chronique scandaleuse, une histoire de Louis XI, depuis 1460 jusqu'en 1483, attribuée à Jean de Troyes, greffier de l'hôtel de ville de Paris. — On entend ordinairement par ce nom un recueil d'anecdotes galantes.
En Médecine, on appelle Maladies chroniques, par opposition à Maladies aiguës, toutes les affections dont la durée est prolongée.
CHRONOGRAMME (du gr. xpévoç et Ypâtxu.a, lettre , sorte d'anagramme dans laquelle les lettres numérales, c.-à-d. celles qui, chez les Romains, tenaient lieu de nombres, étant additionnées ensemble, donnent le millésime ou la date d'un événement mémorable : tel est ce distique de Godard sur la naissance de Louis XIV, qui eut lieu en 1638, le jour où la constellation de l'Aigle se trouvait en conjonction avec le Cœur du Lion :
eXorleus DeLphln aqYlLee CorDIsqVe Leonls CongressV gaLLos spe LœlltlaqVe refeCIt.
Les lettres capitales additionnées ensemble comme chiffres font justement 1638.
CHROXOGR APIIE (du gr. ypôvo; et ypdcçw, écrire), synonyme de Chroniqueur (Voy. Chronioie\ —En Physique, on appelle Chronographe tout appareil qui enregistre les phases successives d'un phénomène,
et fait connaître ce qui se passe à des époques déterminées. — On nomme Chronoscope, tout appareil qui sert à mesurer un intervalle de temps excessivement court. On se sert beaucoup de l'électricité pour ce genre d'appareils. MM. Bréguet, Siemens, Wheatstone, Navez, ïlipp, Martin de Brettes, ont construit divers chronographes, particulièrement pour étudier la vitesse des projectiles. Le p incipe de ces divers appareils consiste à faire mouvoir uniformément un cylindre et à produire dans une direction fixe parallèle aux génératrices deux points correspondant au commencement et à la fin du phénomène dont on veut mesurer la durée. Tels sont les appareils du capitaine Schultz et de M. Hardy qui mesurent un intervalle de >t 0 '„ „ „ de seconde. — Dans l'appareil de M. Bourbouzé, la durée se déduit du tracé qui résulte de la vibration d'une lame élastique sur une surface enfumée.
CHRONOLOGIE (du gr. xpovo)oyîa), 'science qui a pour objet de faire connaître les divisions du temps chez les différents peuples et de classer dans leurs rapports de succession ou de simultanéité tous les
| faits passés. De là, deux parties : l'une théorique, dite Chronologie mathématique ou astronomique, qui traite des divisions du temps fournies par la nature, comme les révolutions de la lune, du soleil, les solsti-
! ces, leséquinoxes, les éclipses, etc. ; l'autre pratique,
I dite Chronologie historique, qui distribue les événements dans le temps et marque leur époque. Les épo-
1 ques elles-mêmes se distinguent en époques civiles,
| partant d'un fait qui a exercé une grande influence sur un peuple et après l'accomplissement duquel on
i date les années, comme la vocation d'Abraham, la sortie d'Egypte, la 1" Olympiade, la fondation de
' Rome, la naissance de Jésus-Christ, l'hégire ou fuite de Mahomet, etc. : c'est ce qu'on appelle ère; et en époques ou périodes historiques, choisies plus ou
' moins arbitrairement par les historiens. — Dans l'antiquité, il y eut presque autant de chronologies par-
■ ticulières que de peuples d'origines différentes, et c'est une des difficultés delà science d'établir la concordance entre les diverses chronologies (Voy. Ère, A:\nee et Calendrier). La réforme du calendrier par J. César amena une supputation uniforme du temps,
I qui se répandit dans tout l'empire romain, puis, avec
I la religion chrétienne, par toute la terre. Auj., chez tous les peuples chrétiens de l'Europe, l'ère et la division de l'année sont les mêmes ; seulement les chrétiens grecs d'Europe et d'Orient se servent encore du calendrier Julien non corrigé. Les Mahométans ont des années lunaires qu'ils datent de l'hégire. A ces systèmes divers, il faut encore ajouter ceux des Juifs modernes, des Hindous et des Chinois. — Malgré les travaux des chronologistes, il règne beaucoup d'incertitude sur la date précise des événements qui se rapportent aux premiers temps historiques.
La chronologie est une science toute moderne : ceux qui l'ont le plus avancée sont Scaliger, le P. Labbe, Ussérius, le P. Pétau, Newton, Fréret, Lenglet-Dufresnoy, Desvignoles, Ideler, Clinton, Dau-
, nou. Parmi les ouvrages les plus importants, il faut
' citer l'Art de vérifier les dates des Bénédictins dern. édit., 1783-87), continué par le marquis Fortia d'Urban; les Tables chronologiques de J. Blair; les Tablettes chronologiques de Lenglet-Dufresnoy (1778) ; le Système chronologique de Newton, avec les observations de Fréret; le Manuel de chronologie de L. Ideler (Berlin, 1825) ; et parmi les abrégés le Résumé de chronologie de Champollion-Figeac (1830); la Chronologie universelle de Dreyss (1853), et la partie chronologique de notre Atlas (1865). — Les découvertes faites depuis 50 ans par l'archéologie et la linguistique ont fait faire de grands progrès à la chronologie de l'Egypte, de l'Assyrie et de la Chaldée, de la Phénicie, "de la Médie, de la Perse, etc. ; on trouvera l'indication des travaux les plus récents dans le Manuel d'histoire ancienne de l'Orient, par Fr. Lenormant (1869).
CHRYSRLÉPHANTWE. — • 330 —