CHRÊME
et les procès ciliaires. Ses deux surfaces sont tapissées d'un enduit brunâtre foncé, dit enduit choroïdien.ha. choroïde est formée d'une multitude de vaisseaux artériels et veineux que soutient un tissu cellulaire très-serré. Elle paraît destinée à absorber les MyoflB lumineux superflus. — On appelle plexus choroïdes, deux replis membrano-vasculaires formés par la pie-mère dans les ventricules du cerveau ; 1 toile choroïdienne, un prolongement de la pie-mère qui se continue avec les plexus choroïdes ; artère choroïdienne, uneartèrequi naîtde la carotide interne; veines choroïdiennes , ou de Galien, deux veines qui suivent la toile choroïdienne ; glande choroïdienne, un corps, qui, chez les poissons, sépare l'une de l'autre la membrane ruyschienne et la choroïdienne.
CHOSE (du lat. causa). On entend par choses, en Droit, les objets extérieurs qui tombent sur nos sens et peuvent être l'objet de nos droits. Elles reçoivent plusieurs divisions. Voy. Biens.
chose jugée. L'autorité de la chose jugée est un principe en vertu duquel ce qui a été jugé ne peut être remis en question. Trois conditions sont nécessaires pour que l'exception dite de la chose jugée puisse être opposée à une nouvelle demande: 1° qu'elle ait le même objet que la première ; 2° qu'elle se fonde sur la même cause ; 3° qu'elle soit formée entre les mêmes parties (res inter alios judicata aliis nec nocet, nec prodest) (C. Nap., art. 1351). Voy. Non
BIS IN Il'EM.
chose trouvée. La loi assimile au vol l'action de celui qui s'approprie de son chef l'objet qu'il a trouvé •et met ainsi le propriétaire qui l'a perdu dans l'impossibilité de le retrouver. Voy. Epaves et Trésor.
CHOU (en v. franc, li chois, le chol, du lat. cau/is), Brassica, genre de la famille des Crucifères, tribu des Brassicées, caractérisé par un calice à sépales dressés, une silique presque cylindrique, grêle, à valves nerveuses ; des graines unisériées à cotylédons condupliqués. Ce genre renferme, outre le Chou proprement dit, le Colza, la Rave, le Navet, la Navette.
Le Chou proprement dit (Brassica oleracea) est une plante herbacée et bisannuelle, demi-ligneuse, portant en son sommet des feuilles charnues, vertes, et des fleurs nombreuses, d'un jaune pâle, disposées en panicules. On en distingue plusieurs variétés qui semblent être toutes issues du Chou sauvage (B. sylvestrù l, <iu'on trouve sur toutes les côtes maritimes de l'Europe : 1° le C. vert, appelé ainsi à cause de la couleur vert-glauque de son feuillage ; il ne pomme jamais ; on le nomme C. frisé, quand ses feuilles à lobes nombreux sont déchiquetées en lanières ; sur les marchés, le chou vert est souvent appelé C. de Beauvais, et le chou frisé, C. d'Ecosse : à cette variété appartient le C. cavalier ou Grand C. à vache, qui atteint 2<n. — 2o le C cabus (B. capitata) ou C. pommé, qui a les feuilles entières, concaves, se recouvrant les unes les autres, de manière à former des pommes ou têtes : on en distingue 2 sous-variétés principales, celle à fleurs jaunes et celle à fleurs blanches, dite C. de Sh/nn ; 3 autres sous-variétés dignes d'être notées sort : le C. quintal, cultivé surtout en Allemagne, avec lequel on fait la choucroute (Voy. ce mot) ; le C. rouge ou C. roquette (B. eruca), que l'on mange en salade ou confit, et dont on fait un sirop contre les inflammations chroniques du poumon; et le C. à jets, dit aussi C. de Bruxelles, C. à mille têtes, C. à petites pommes, poussant à l'aisselle de ses feuilles des jets couronnés par de petites têtes de la grosseur d'une noix : c'est un mets délicat ; — 3° le C.-fleur (B. botryHs), qui offre une masse charnue, mamelonnée ou grenue, blanche, que l'on mange (Voy. Chou-fleur); — k" le C.-brocoli, variété mitoyenne entre le choufleur et le chou vert, très-estimée ( Voy. Brocoli) ; — 5° les C. à racine ou à tige charnue, comme le C.navet et le C.-raue (Voy. Navet et Bave), etc.
On nomme Chou bâtard,Y Arabette tourette; C. caraïbe, le Caladion sagittatum ; C. de chien, la Mercuriale des bois ; C. marin, le Crambé ; C. oléifère,
le Colza ; C. palmiste, le gros bourgeon qui termine la tige du Palmier; C. poirré, le Genêt.
CHOUCALCYON, oiseau. Voy. Martin-Chasseur.
CnoUCAS (orig. germaniq.), nom vulgaire de plusieurs espèces de Corbeaux et autres oiseaux de Tordre des Passereaux, est donné principalement aux deux variétés de Corbeaux suivantes : le C. des Alpes ( Voy. Choquard), et le C. de clocher ou Corneille d'église (Corvus monedula) , dit aussi Corneillon, répandu dans toute l'Europe et la Sibérie : il habite les clochers, les vieux bâtiments, les troncs d'arbres creux, et a, comme la pie, l'habitude de dérobertous les objets brillants qui sont à sa portée.
CHOUCROUTE (de l'ail. Sauerkraut, herbe aigre), aliment d'un usage presque général dans le Nord, se prépare avec le chou quintal, espèce de chou cabus dont le poids s'élève quelquefois jusqu'à 40 kïlogr. On le coupe en rubans menus et fins qu'on mêle à du sel et à des graines de carvi ou de genièvre ; on le laisse fermenter dans l'eau végétale que fournit le chou, puis on remplace cette eau par une saumure faite à froid. Ainsi préparée et tenue dans un lieu frais, la choucroute se conserve longtemps, et garde toujours sa saveur acidulée. L'emploi de cet aliment à bord des vaisseaux est un préservatif du scorbut.
CHOUETTE (orig. germaniq.), Strix, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Rapaces nocturnes, reconnaissable à sa tête grosse, avec des yeux très-grands, à, pupilles énormes, dirigés en avant et plus ou moins complètement entourés par un cercle de plumes effilées; l'appareil du vol n'a pas une grande force. Les bois sont la demeure ordinaire des chouettes, et elles passent la journée entière sur les branches des arbres les plus touffus, dans des buissons épais ou de vieux troncs. Elles se nourrissent de petits oiseaux, de taupes, de mulots, d'insectes, etc. Les chouettes sortent de leur retraite au crépuscule, et surprennent les petits oiseaux endormis ; mais si, en plein jour, elles sont forcées de quitter leur réduit, elles errent en aveugles, poussant des cris de détresse, et sont à leur tour poursuiviesparles petits oiseauxjusqu'à ce qu'elles aient trouvé un refuge. — Le genre Chouette renferme plusieurs sous-genres, tels que la Chouette propr. dite, le Duc, le Chat-huant, Y Effraie, la Chevêche ( Voy. ces mots). Le sous-genre Chouette propr. dite (Sumia) renferme la C. commune (Strix ulula), qui a le plumage varié de noir et de blanc et la queue d'un roux foncé. Ces oiseaux poussent pendant la nuit des cris plaintifs que le peuple considère comme de mauvais présage. Ils rendent cependant de grands services à l'agriculture en détruisant une immense quantité de rats, de mulots, d'insectes et de reptiles.
Les anciens avaient consacré la chouette à Minerve. On trouve l'image de cet oiseau sur les monnaies athéniennes. La divinité égyptienne nommée Neith était représentée sous la forme d'une chouette.
CHOU-FLEUR, Brassica botrytù, variété du Chou propr. dit, qui offre une organisation singulière : les pédoncules des grappes de leurs fleurs sont rapprochés de leur base et serrés les uns contre les autres ; avant la floraison, ces pédoncules se déforment, se soudent ensemble et deviennent charnus. Le choufleur a été apporté de l'Orient en France au commencement du xviie siècle. Les trois principales variétés sont : le Chou-fleur tendre, le C. deini-dur et le C. dur. La culture du chou-fleur exige de grands soins. C'est un excellent légume quand il a été débarrassé par la cuisson de son âcreté.
CHOU-i'ILLE, se dit, en termes de Chasse, d'un chien qui dessine mal l'arrêt et qui ne quête que sous le fusil.
CHRÉMATISTlQUE(dugr.}(pn(iaTKJTtxri)i science des richesses, ou art d'acquérir des biens et de les conserver. Ce mot, employé par Aristote, a été adopté par quelques économistes modernes. Koy.ÉcoxoiiiE roi. moi e.
CHRÊME (saint-) (du gr. xpî<ijj.a\ onction, huile sacrée servant aux onctions qu'on fait dans certaines
CHROMATES.
CHROMIS.
cérémonies de l'Église. C'est un composé d'huile d'olive et de baume (opobalsanium), que l'évoque seul a le droit de consacrer : la consécration s'en fait solennellement le Jeudi-Saint. On l'emploie pour le baptême, la confirmation, pour la consécration des évoques, pour (elle du calice, de la patène, des églises et des cloches.
CHRESTOMATHIE (du gr. y^nzopMeia.), titre d'un ouvrage de Proclus, cité par Photius, où il énumérait les noms de tous les poètes cycliques et la patrie de chacun d'eux. Auj. on entend par ce nom un choix de poëtes ou de prosateurs, grecs, orientaux, etc., ou de morceaux de leurs ouvrages, réunis en corps et coordonnés de manière à offrir aux commençants des difficultés progressives, et à les initier par degrés à la connaissance des langues. Telle est p. ex. la Chrcstomathie avube de Silvestre de Sacy. — M.Blondeau a donné sous ce nom un recueil de textes pour servir à l'étude du droit romain.
CHRÉTIEN, celui qui fait profession de croire en Jésus-Christ. Voy. le Dict. dllist. et de Géogr. aux mots Chrétiens et Christianisme.
Roi Très-Chrétien, titre qu'ont porté les rois de France depuis Childebert, vers 530, devint une expression de formule dans les bulles adressées aux rois de France à partir du pontificat de Paul II, en 1469.
chrétien (bon-), variété de Poire. V. Bon-chrétien.
CHRICHTOINTTE. Voy. Titane.
CIMUE (du gr. ypefa). Chez les anciens, ce mot désignait un genre de composition apophthegmatique ou sentencieuse, dans lequel s'exercèrent les philosophes grecs, notamment après Aristippe. — Dans les écoles du moyen âge et dans l'ancienne Université, on désignait sous ce nom une sorte d'amplification ( Voy. ce mot) d'un mot ou d'un fait mémorable qu'on donnait à faire aux élèves de rhétorique.
CHRISMAL (de chrême), vase dans lequel les anciens moines portaient sur eux de l'huile bénite pour en oindre les malades.
CHU ISMI ■', nom donné dans les anciens manuscrits au monogramme de Jésus-Christ. Il est formé d'un P (le p des Grecs) avec un X ou croix de Saint- André dessous. On écrit aussi XPS, XPI, typ;, j(pi),etc, par abréviation pour Chris tus t Christi.
CIMUSTIAMTE. Voy. Anorthite.
CIIROMAMÈTRE (de chromatique et du gr. uirpov, mesure),instrumcnt inventé en 1827 par Roller.et destiné à faciliter l'accord du piano. Il se compose d'un petit corps sonore, avec un long manche divisé par demi-tons, et monté d'une corde sur laquelle on l'ait glisser un sillet mobile, en bois ou en ivoire, qui varie les intonations selon les divisions du manche auquel il correspond. Une touche de clavier fait mouvoir un marteau qui agit sur sa corde et la fait résonner.
CHROMATES (de chrome), sels dérivant de l'action de l'acide chromique sur une base.
Le Chromate de notasse sert a préparer tous les autres chromâtes. 11 existe dans le commerce deux chromâtes de potasse : l'un, d'un beau jaune citrin, légèrement amer, constitue le sel neutre \ CrO' K . et présente une réaction alcaline ; l'autre, le sel acide ou bichromate de potasse [(Cr*0*] KSJ , forme de larges tables d'un beau rouge orangé, et se produit quand on ajoute de l'acide nitrique à la solution du sel neutre. On obtient celui-ci en calcinant le fer chromé avec du nitre, épuisant la masse avec de l'eau et faisant cristalliser. Toutes les matières susceptibles d'absorber de l'oxygène, comme l'acide sulfureux,
l'acide sulfhydrique, les matières colorantes végétales, jouissent <lo la propriété de ramener l'acide chromique de ces deux chromâtes à l'étal d'oxyde vert de Chrome. Oïl emploie ces sels pour obtenir, sur Soie et BUT coton, lesj;mnes dits afadÙlS, et pour donner de la stabilité et des nuances nouvelles aux matières colorantes végétales. Leur fabrication expose ies ouvriers a certaines maladies; elle exerce surtoul une influence malfaisante sur la muqueuse du ne/. Le tabac à priser serait, dit-on, un excellent antidote.
Le Chromate de plomb est un précipité jaune qu'on obtient en mélangeant l'un ou l'autre des chromâtes de potasse avec une solution d'acétate de plomb : les carrossiers l'emploient pour peindre en jaune les caisses des voitures ; on s'en sert aussi pour colorier les papiers de tenture, les tissus, les faïences, etc. On le vend, dans le commerce, en morceau \< ubi sous le nom de jaune de chrome, et en trochisques, sous celui de jaune de Cologne. Sous cette dernière forme, il est mélangé de sulfate de plomb et de sulfate de chaux. La pâte orange, employée dans la peinture à l'huile et dans la fabrication des toiles et des papiers peints, est un chromate de plomb basique, qu'on prépare en précipitant le chromate de potasse neutre avec de l'acétate de plomb basique.
CHROMATIQUE (du gr. /.pwp.a, couleur), science des couleurs. Voy. Couleurs et Cercle chromatique.
Polarisation chromatique. Voy. Polarisation.
chromatique, un des trois genres de la musique des anciens, celui qui divisait chaque ton en 3, savoir : 2 demi-tons et une tierce-mineure. On l'appelait ainsi, dit-on, parce qu'il tenait le milieu entre les deux autres, comme les couleurs entre le noir et le blanc, ou parce que les Grecs-notaient ce genre avec des caractères colorés. — Auj. on donne le nom de chromatique à une série ou succession de sons procédant par demi-tons, soit en montant, soit en descendant : c'est ainsi qu'on dit une gamme chromatique. — On désigne aussi par ce mot des morceaux renfermant beaucoup de modulations : telles sont les Fantaisies chrotna tiques de Séb. Bach.
CHROMATROPE (du gr. /pûu.a, couleur, et Tpoinfj, tour), appareil d'Optique, formé de deux disques de verre, qui portent des rayons courbes et colorés, et qui tournent en sens contraire. Il résulte de ce double mouvement de curieuses images mobiles, que l'on montre dans la fantasmagorie. Voy. ce mot.
CHROME (du gr. /pùjn.a, couleur), corps simple métallique, dont les combinaisons sont remarquables par leur belle coloration. 11 est de la couleur de l'étain, très-cassant, très-peu fusible, et d'une densité de 5,9. Il se rencontre dans la nature, en combinaison avec le fer et l'oxygène, à l'état de fer chromé, et en combinaison avec le plomb et l'oxygène, sous forme de plomb chromate ou crocoïde. On le trouve aussi, en petite quantité, dans quelques aéroli dans la serpentine, l'émeraude, l'olivine, le grenat* pyrope, etc. — Il forme avec l'oxygène deux bases saliliables, le protoxyde [Cr 0] et le sesquioxyde [Cr'O8], un peroxyde [CrO'], et un acide, 1 chromique ( Voy. ci-après). Les sels de protoxyde sont rouges; ceux de sesquioxyde sont verts, bleui ou violets. Ces derniers sont les plus communs. — Le chrome a été découvert en 1797 par Vauquelin,
chrome oxydé naturel, dit aussi CBROMOCRB, minéral qui n'est que de l'acide chromique [Voy. ciaprès) soit pur, soit mélangé de matières sÙic< Il est compacte ou terreux, d'une belle couleur verte; on le trouve dans les arkoses de l'infralias, à la montagne des Couchets ou des Bcouchets, près du
Creuzot Sa.' -et-Loire), dans une roche fel
tbique en Suède, et dans les roches diallagi>| U la Savoie et du Piémont.
CHROMIQUE (ACIDE), combinaison formi chrome el d oxygène pCrOs]. On L'obtient en belles aiguilles d'un beau rouge rubis, en ajoutant de l'acide BUlfurique concentré à une BOlutll u de bichromate de potasse. 11 est t rés-solulde dans Tenu.
la peau en brun, et détruit un grand noinl re de substances organiques. 11 se convertit promptement en oxyde de chrome vert par l'action de la chaleur; il
éprouve la même transformation au contact des substances organiques. En remplaçant une des proportions de son oxygène par une proporti n de chlore ou obtient un "nouvel acide dit
CrO CI . \\ec les bases, l';icide . lin m 1- pie fol'1110
'•ornâtes,
CHROMIS (du gr. 7.f'°y-l'0» genre de Poissons
CHRONOGRAPHE.